Le groupe Hersant mauvais

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Le groupe Hersant mauvais

Feu Robert Hersant a toujours traîné une réputation sulfureuse derrière lui. Le fondateur du groupe de presse a commencé sa carrière Au pilori, une feuille antisémite et collaborationniste, héritant d’une condamnation à dix ans d’indignité nationale après la Seconde Guerre mondiale [1]. Baptisé « Herr Sant », par le Canard enchaîné, Robert Hersant avait l’habitude de répéter, chaque fois qu’il mettait la main sur un nouveau journal : « Le premier jour, je demande aux journalistes l’autorisation d’aller pisser. Le lendemain, je pisse sans leur autorisation. Ensuite, je pisse sur les journalistes. » Et des publications, Philippe Hersant en a acquis beaucoup. Son plus jeune fils, Philippe, qui lui a succédé à son décès en 1996, possède encore 27 titres.

De Nice-Matin à Libération-Champagne en passant par Paris-Normandie, France-Antilles ou la Provence, le Groupe Hersant Média (GHM) règne sur un empire qui emploie plus de 7 000 collaborateurs et réalise un chiffre d’affaires tournant autour du milliard d’euros. GHM possède également des journaux gratuits, des radios et des télévisions locales.

 Seulement voilà, le groupe se porte très mal, « La situation est tellement mauvaise que la direction des journaux ne nous communique plus aucun chiffre. Mais nous savons que Philippe Hersant cherche à vendre plusieurs titres, y compris des publications

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Philippe Hersant est aussi l’heureux propriétaire, à 100%, d’Éditions Suisses Holding (ESH), qui possède les quotidiens la Côte (canton de Vaud), l’Express, l’Impartial (canton de Neuchâtel) et maintenant une partie du Nouvelliste (canton du Valais). Bien qu’ESH n’ait rien à voir avec GHM, Hersant junior a tout de même été interrogé, lors du comité du Groupe Hersant Média, le 13 juillet 2010, par les représentants des salariés sur les conditions de rachat du Nouvelliste. Selon le papivore franco-suisse, « il a été réalisé au moyen d’un relais bancaire ».

Contrairement à son père, élu plusieurs fois député, Philippe Hersant est d’une extraordinaire discrétion. Il ne donne jamais d’interviews, fait la chasse aux rares photos de lui. Signe particulier : il ne répond pas aux courriers qui lui sont adressés. « Robert Hersant avait beaucoup de défauts, mais il aimait la presse malgré tout. Son fils, en revanche, ne s’intéresse qu’à une seule chose : le fric », se souvient un ancien journaliste de Nord-Éclair. Philippe Hersant est installé depuis 2003 dans le hameau de Cara, sur la petite commune de Presinge, dans le canton de Genève, en Suisse. Trois bâtiments au milieu des vignes et des grands arbres rachetés 8,6 millions d’euros.

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Groupe Hersant Média et Rossel (Paris Normandie) Non, le pôle Normand n’est pas en faillite !

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Syndicat des travailleurs du Livre

du Papier et de la Communication

de Rouen, du Havre et de leur région 

Non, le pôle Normand n’est pas en faillite !

 

Suite aux différents communiqués de presse sur la situation du groupe GHM et du Pôle Normand en particulier, les élus du SILPAC-CGT ont mesuré limportance de ces déclarations, ils ont pris leurs responsabilités et ont demandé à rencontrer la direction de la SNPEI afin d

obtenir des informations complémentaires précises sur ces dires avant toute communication aux salariés.

Lors de cette rencontre, la direction a démenti létat de « faillite » du Pôle Normand et nous a confirmé la tenue de discussions sur un rapprochement de plusieurs titres de GHM avec les titres du groupe Rossel en précisant toutefois que le Pôle Normand nest pas concerné pour l’instant et qu’il sera rattaché à ce nouveau groupe dès son retour à l’équilibre … Ce qui a été confirmé par GHM dans une note interne à destination de tous les salariés.

 

On sait ce que le retour à léquilibre impose, nous ne sommes pas dupes!

Dores et déjà, nous avons rappelé à la direction notre attachement au respect des  accords signés, mais aussi au respect des institutions représentatives, ainsi que notre attachement au développement.

GHM et sa stratégie de communication n’est pas en faillite…

 

 

Seul « le Pôle Normand » était à vendre. Cela a encore été confirmé par Dominique BERNARD lors de la réunion du comité de groupe du 16 septembre 2011.

Alors quune autre réunion du comité de groupe est programmée pour le 21 octobre 2011, cest par voie de presse que nous apprenons la stratégie de rapprochement avec le groupe Rossel.

 

 

Nous, élus CGT, prenons acte de cette méthode de management qui nous conforte donc dans la mission que nous avons confiée au cabinet Sécafi : dune part pour le déclenchement d’un droit d’alerte sur le développement et d’autre part sur la mission d’analyse des risques psycho-sociaux dans l’entreprise.

Responsables, nous sommes prêts à discuter avec déventuels repreneurs, Groupe Rossel par exemple si celui-ci croit, comme nous, au développement du Pôle Normand.

Les élus CGT ne s’interdiront rien, avec vous, nous aussi nous serons trés attentifs à ce dossier, de l’Elysée à Bercy, du Ministère de la culture à celui de l’emploi! Aux élus locaux, aux colléctivités locales, ainsi qu’auprès de nos lecteurs.

 Syndicat des travailleurs du Livre

 de Paris Normandie

Groupe Hersant Média et Rossel  

confirment être entrés en négociations exclusives pour rapprocher leurs activités de presse régionale dans le Nord, l’Est et le Sud-Est et créer ainsi un leader de la PQR en France – communiqué officiel

Le Groupe Hersant Media (GHM) et le Groupe Rossel confirment aujourd’hui être entrés en négociations exclusives en vue de rapprocher les activités dans la presse régionale de leurs pôles Champagne-Ardenne-Picardie (CAP) et Provence, Alpes-Maritimes, Corse (PACA), d’une part, « Nord – Pas de Calais – Picardie », d’autre part.

Avec près de 900 000 exemplaires vendus quotidiennement, plus de 500 millions de chiffres d’affaires annuel et 800 journalistes, le nouvel ensemble deviendrait l’un des 3 leaders nationaux de la PQR en France.

La mise en commun des savoir faire et moyens des deux groupes permettrait d’accélérer l’adaptation des titres au nouvel environnement des médias, et notamment le développement de leurs services numériques tout en améliorant leurs conditions d’exploitation.

Le rapprochement se traduirait par la création d’une société holding détenue à parité par GHM et par le groupe Rossel à laquelle serait apportée tout ou partie des actifs des sociétés concernées. La gouvernance serait assurée paritairement par un conseil de surveillance et un directoire, dont la présidence serait dévolue respectivement à un représentant de GHM et un représentant du groupe Rossel.

Les décisions importantes seraient soumises préalablement à leur adoption à un comité stratégique paritaire.

La conclusion d’un accord définitif est subordonnée à la finalisation des diverses études en cours sur les modalités et effets du rapprochement, aux « due diligence » réciproques, ainsi qu’à un certain nombre de conditions suspensives dont l’accord des banques créancières sur la renégociation de la dette du groupe GHM, l’autorisation des autorités de la concurrence, la signature d’un pacte d’actionnaires et les procédures auprès des conseils d’administration des sociétés et des instances représentatives du personnel.

Les pôles Presse Gratuite d’Annonces (Comareg et Hebdoprint) et Outre-mer de presse régionale, qui ne sont pas concernés par ce projet, resteraient détenus et contrôlés à 100% par GHM.

Groupe Hersant Media est le leader des médias de proximité. Le Groupe Rossel est le premier groupe de presse francophone en Belgique.



Bernard Thibault : « l’austérité, il y en a marre »

imagescaz3k18f.jpgBernard Thibault : « l’austérité, il y en a marre »

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, qui participait mardi à la manifestation interprofessionnelle à Marseille, a appelé à la fin de l’austérité parce qu’ »il y en marre », et demandé au gouvernement de « changer d’optique ».

« Loin de nous sortir de la crise économique, cette austérité salariale, cette précarité sociale vont nous enfermer dans la récession et tout le monde va y perdre », a estimé le syndicaliste, en tête du cortège marseillais, qui a rassemblé 30 000 personnes selon les organisateurs. « Prenons d’autres mesures: il est possible par exemple de faire beaucoup d’économies sur l’argent public donné aujourd’hui sur les entreprises sans que les résultats sur l’emploi ou les salaires ne s’en trouvent modifiés« , a-t-il ajouté.

Il a expliqué avoir choisi Marseille – parmi les 200 manifestations prévues mardi au niveau national – parce qu’il s’agit d’une ville « combative, où les enjeux sont tout à fait symboliques, qu’il s’agisse du niveau de précarité ou de la bataille pour la sauvegarde des outils industriels dans notre pays ». Citant les employés en lutte de Fralib (groupe Unilever), qui occupent toujours leur usine à Gémenos, ou ceux de la raffinerie LyondellBasell, à Berre L’Etang (Bouches-du-Rhône), qui viennent d’obtenir un sursis du groupe pétrochimique américain, le secrétaire général de la CGT a rappelé qu’en France, « un salarié sur deux a moins de 1.500 euros pour vivre« . « Il y a urgence sociale dès maintenant. Les fermetures d’usine, c’est en ce moment qu’elles nous menacent, la baisse du pouvoir d’achat, c’est aujourd’hui qu’elle se produit », a-t-il martelé.

Interrogé sur les échéances électorales à venir, le syndicaliste a souligné que « six mois, c’est long pour le quotidien des salariés qui, pour beaucoup d’entre eux, n’ont pas de quoi finir le mois ou n’ont pas de travail ». Détaillant les propositions de la CGT pour remettre de l’argent dans les caisses, Bernard Thibault a rappelé que la fraude fiscale était « évaluée aujourd’hui entre 45 et 50 milliards d’euros par an« . Pourquoi ne pas « renforcer les effectifs pour le contrôle fiscal, notamment pour l’impôt que doivent payer les sociétés », a-t-il proposé. « Remettre en cause les aides fiscales, les aides publiques, les exonérations de cotisations qui sont versées aux entreprises, 186 millions d’heures supplémentaires effectuées par les salariés qui donnent lieu à des aides financières de la part de l’Etat, voilà une source d’économies ! ». « Revoir la fiscalité pour les plus fortunés, voilà une source de recettes fiscales supplémentaires« , a-t-il conclu.

Dans ce département, considéré comme le plus médicalisé de France, les salariés des fédérations mutualistes étaient représentés en nombre mardi. Ils ont ainsi dit refuser « de payer une nouvelle fois les conséquences de la crise ». Outre Fralib, l’autre symbole des luttes dans les Bouches-du-Rhône était également représentée par les salariés de la raffinerie Lyondellbasell, qui viennent de faire repousser la fermeture de leur site de Berre. On notait aussi la présence de syndicalistes du groupe sidérurgique ArcelorMittal défilant sous une banderole « Arcelor Minable, No1 mondial de misère ».




Archive pour 12 octobre, 2011

11 octobre; Une journée dynamique pour les revendications

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Une journée dynamique pour les revendications

Après le succès des mobilisations dans l’éducation publique et privée et celle des retraités, la mobilisation interprofessionnelle a fortement exprimé les attentes sociales des salariés et l’exigence d’une autre répartition des richesses.

Des milliers de salariés, de jeunes, de retraités et de privés d’emploi ont défilé, dans près de 200 manifestations partout en France. La CGT recense, à cette heure, 270 000 manifestants sur 150 rassemblements. Cette mobilisation s’est traduite par de très nombreux arrêts de travail dans les entreprises et les services. Elle est d’autant plus importante qu’elle est le fruit d’un engagement militant peu relayé par les médias.

Que ce soit en France ou en Europe, les politiques de bas salaires, de suppression et de précarisation de l’emploi, la réduction de la protection sociale, des services publics et des droits des salariés sont bien les raisons de la crise. Elles découlent des choix politiques opérés pour donner des gages aux marchés financiers et aux agences de notation avec des conséquences dramatiques pour les salariés. Le plan Fillon est une réponse inefficace et socialement injuste puisque les salariés et les retraités devront débourser quinze fois plus que les plus riches.
3 milliards d’euros pour le travail contre 200 millions pour le capital !
Il y a urgence à mettre en œuvre des politiques économiques et sociales, alternatives. La CGT a bien l’intention de poursuivre sa démarche offensive et unitaire en toute circonstance, comme elle l’a toujours fait, y compris, en période pré électorale.

Chaque avancée gagnée par les salariés inversera la répartition des richesses créées et représentera des milliards d’euros au niveau national et européen. Cela permettra de transformer réellement et durablement le travail, d’augmenter le pouvoir d’achat, de garantir une protection sociale de qualité et de développer des services publics en capacité de répondre aux besoins sociaux.

Sortir de la crise passe par l’augmentation des salaires et pensions, par des créations d’emplois dans le public et le privé, et par le développement de notre outil industriel de plus en plus menacé.

La CGT sera à l’initiative, pour continuer d’agir avec les salariés sur chaque lieu de travail, pour une véritable alternative à la crise et gagner du progrès social pour tous.

Montreuil, 11 octobre 2011 17h55

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