Flexibilité, 30 ans de désastre

Flexibilité, 30 ans de désastre sans-titrele 4 Octobre 2012

 

Ce jeudi : Flexibilité, 30 ans de désastre

Syndicats et patronant démarrent aujourd’hui la négociation sur l’emploi décidée lors de la conférence sociale de juillet. CDD, intérim, temps partiel, sous-traitance ne suffisent plus au Medef, qui veut pouvoir licencier plus vite et moins cher. C’est une véritable offensive du syndicat des patrons contre le modèle social. L’organisation ne cache pas sa volonté  d’obtenir un recul sans précédent du droit social et une baisse du coût  du travail.

Le Medef l’a voulu, l’Institut de l’entreprise, son laboratoire à  idées préféré, l’a fait. Laurence Parisot, la présidente de  l’organisation patronale, a défini comme l’une de ses priorités  l’instauration « d’un dialogue qui (…) permette des avancées majeures  vers notamment plus de flexibilité pour les salariés comme pour les  entreprises ».

Avant le lancement de la conférence sociale, en juillet dernier,  l’Institut de l’entreprise a élaboré un document programme dans lequel  il présente un certain nombre de propositions visant à « donner la  priorité à la compétitivité » des entreprises. En réalité à la  rentabilité financière des capitaux. En harmonie avec les demandes des  dirigeants de l’Union européenne (voir encadré page 2), l’Institut  demande une modification de la Constitution permettant de donner aux  accords conclus dans les entreprises entre représentants des salariés et  directions une portée supérieure à la loi. Seconde proposition choc :  permettre aux « entreprises en difficulté de négocier le niveau des  salaires ou le temps de travail ». Ce qui revient à réclamer pour le  patronat un droit de chantage aux licenciements. Dans un autre document,  l’Institut, sous prétexte d’améliorer les conditions de travail des  salariés en emploi précaire, propose de précariser les emplois stables.

Comment expliquer cette offensive visant à changer en profondeur le  modèle social français ? Le Medef prend appui sur des réalités. En  réponse à la gravité de la crise, à la mondialisation, au développement  de la révolution informationnelle, mais aussi du chômage, de la  précarité, aux difficultés de nombre de PME, il entend obtenir que les  salaires, l’emploi puissent être considérés encore davantage comme des  variables d’ajustement. Il s’agit de permettre une baisse des coûts qui  profiterait essentiellement aux grands groupes et à la finance et  contribuerait au relèvement de la rentabilité de ces derniers. Il  s’agirait en fait de pousser les feux de ce qui nous a déjà enfoncés  dans la crise.

À l’opposé de cela, seule la sécurisation de l’emploi, de la  formation, des parcours professionnels de tous les salariés, la conquête  pour eux de nouveaux droits, peuvent aider à prendre en compte les  enjeux de la crise et de la modernité.

Le vécu Algérien |
Le blog-note de Catherine G... |
Blog "Ensemble, dynamisons ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | DES IDEES ET DES REVES Nord
| cceta
| Les Enragés d'Aurillac