Le Medef exige la flexibilité tout de suite, pour la sécurisation des salariés, on verra plus tard !

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La séance de négociation sur la sécurisation de l’emploi de vendredi a été l’occasion pour le patronat de remettre un coup de pression sur la flexibilité et de donner en contrepartie, des miettes pour la sécurisation de l’emploi des salariés. Pour la CGT et FO, la discussion fait du sur place. Pour la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, il a du mieux. Dans tous les cas, on est loin d’un accord.

« A ce stade de la négociation, il est extrêmement important qu’on ait des éléments sur la flexibilité », lance Patrick Bernasconi, négociateur pour le Medef. Dans la séance de discussion sur la sécurisation de l’emploi qui s’est tenue vendredi, le patronat a mis un coup de pression pour exiger un maximum de flexibilité, allant jusqu’à dire qu’il n’y aurait pas d’accord « si la balance n’était pas équilibrée ».

Pour Agnès le Bot, de la CGT, « le Medef a essayé de rendre le texte présentable, mais il est structurellement mauvais », estimant que la négociation était dans « une impasse ». Constat partagé par Stéphane Lardy de FO, « Ce texte est arrogant, nous n’avons pas de droits nouveaux pour les salariés, mais des faux droits conditionnées à des négociations de branches ou à des groupes de travail ». Le Medef a assuré qu’il y avait des avancées du côté de la sécurisation des salariés, présentant les droits rechargeables pour les chômeurs, la création d’un compte individuel de formation ou un droit à la complémentaire santé universelle. Mais pour la CGT, FO et la CFDT, il y a trop de renvois à des négociations ultérieures ou des accords de branches. Alors que le patronat souhaite que la flexibilité, comme les accords de compétitivité emploi, soit immédiate.

La question des droits rechargeables pour les chômeurs pose problème. Le Medef envisage en contrepartie de baisser l’indemnisation des demandeurs d’emploi, pour ne pas plus creuser le déficit de l’Unédic (organisme de gestion paritaire de l’assurance chômage). Ce qu’ont rejeté la plupart des syndicats. Sur la taxation des CDD, le patronat a opposé un feu rouge aux syndicats. Pour Patrick Pierron de la CFDT. « On imagine pas un accord si on ne limite pas les contrats courts, alors que les statistiques explosent ». Pour Joseph Thouvenel de la CFTC, c’est aussi « un point central de cette négociation ». Par ailleurs, la CFDT et la CFTC, plus nuancées, ont salué le texte patronal comme un vrai document de travail.

Quant à Marie-Françoise Leflon, de la CFE-CGC, elle a jugé qu’on est « assez loin de l’équilibre » entre flexibilité et sécurisation des salariés dans ce texte, mais que c’est « un bonne base pour travailler ». Prochaine séance de négociation jeudi prochain.

 


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