Cessation de paiement pour les papeteries de Malaucène

aveclaidedeleuravocatelassalariespreparentlariposte.jpgSOCIAL – Un Comité d’établissement est programmé le 10 novembre, le dépôt de bilan attendu

Cessation de paiement pour les papeteries de Malaucène

Une entreprise contrôlée par des Américains qui dépose le bilan en laissant un site industriel pollué et l’argent public assumer les conséquences… ce n’est pas Métaleurop à Dunkerque, mais les papeteries de Malaucène, selon la CGT. Au cours d’une conférence de presse, Thierry Georges, accompagné de l’avocate des salariés M e Anne-France Breuillot, a annoncé une réunion du comité d’établissement le 10 novembre, pour constater la cessation de paiement. Selon le syndicat qui défend depuis le début les salariés, la suite sera le dépôt de bilan au tribunal de commerce.

C’est l’incertitude pour les salariés actuellement bénéficiaires du plan social. Les derniers salariés ignorent s’ils vont continuer à être payés. Ceux en formation se demandent s’ils pourront aller au bout. Des allocations temporaires, financées en partie par les pouvoirs publics, deviennent incertaines. Le financement des indemnités obtenues éventuellement aux prud’hommes restent en suspend, comme la charge de la dépollution, chiffrée à plusieurs millions d’euros.

« Tout ce qui pouvait rapporter a été vendu »

Pour M e Breuillot, Schweitzer-Mauduit a affirmé avoir « versé trente millions d’euros pour le plan social, on ne les trouve plus dans les comptes ». Elle précise qu’une partie des sommes dues peut être prise en charge par l’assurance garantie de salaires, financée par les cotisations chômages des entreprises. « Les petites et moyennes entreprises cotisent, et leurs cotisations servent aux grosses sociétés étrangères qui profitent du système », selon elle.

Pour Thierry Georges, délégué syndical, la situation est scandaleuse. « Tout ce qui pouvait rapporter a été vendu. Ce qui était fabriqué à Malaucène est maintenant fabriqué en Pologne, sur les machines déménagées. Le groupe fait 100 millions d’euros de bénéfice sur la seule usine du Mans, qui a été financée par les papeteries de Malaucène. Nous avons affaire à des patrons voyous qui font payer la collectivité ».

Pour M e Breuillot, « il faut absolument que le procureur, qui en a le pouvoir, demande au tribunal de commerce d’élargir la procédure aux autres usines, pour permettre de globaliser les dettes à l’ensemble du groupe Schweitzer-Mauduit. Une loi de 2008 interdit cette démarche aux salariés ».



La débâcle économique de M. Fillon

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La débâcle économique de M. Fillon

 

 

Il se rêve Churchill ; il n’est que Gamelin, le général de la ligne Maginot et de la débâcle. En promettant au pays « l’un des budgets les plus rigoureux depuis 1945 », en évoquant l’image de la France humiliée et pillée, François Fillon s’accuse lui-même d’une dramatique régression. On comprend que les élus de droite savoyards auprès desquels il s’est épanché samedi lui aient fait cadeau d’une… cloche.

Une fois éteints les flonflons du G20 et dispersées les diatribes contre la finance, rien n’a changé pour les plus fortunés mais tout devrait empirer pour les autres. La droite campe sur sa défense des marchés financiers, quitte à laisser le pays submergé par le chômage, inondé par la pauvreté ou dévasté par les désindustrialisations spéculatives. Le président de la République s’est agité pour empêcher les Grecs de voter. Pour le reste, il fait sienne la formule que dénonçait le poète Baudelaire : « Je hais le mouvement qui bouscule les lignes. » Le budget que doit présenter aujourd’hui son premier ministre entend donc pressurer toujours plus les milieux populaires. L’injustice en est la loi. Premier exemple, la TVA qui frappera au même niveau le riche – pour qui elle sera goutte d’eau – et les pauvres qu’elle contraindra à des sacrifices sur leur consommation. Deuxième mesure avancée – résistera-t-elle au tollé syndical ? –, l’instauration d’une journée de travail obligatoire et non payée au profit du patronat et au détriment des salariés. Les troisième et quatrième axes font figure de rengaine, puisqu’il s’agit une nouvelle fois de réduire les dépenses sociales que dans les beaux quartiers on juge néfastes et inefficaces et de démanteler les services et la fonction publics, qui ont servi jusqu’alors de remparts face aux coups portés par la crise économique. Une saignée après l’autre qui épuise le pays et tous ses voisins européens.

Nicolas Sarkozy a beau passer deux fois en deux semaines sur toutes les grandes de chaînes de télévision, il ne convainc pas que moins égal plus. Notre sondage Ifop le confirme : en dépit d’une propagande intensive, une nette majorité des Français refuse que le pays se couche devant les injonctions des agences de notation, véritables porte-voix des marchés financiers. Ils refusent que les élus soient dessaisis de leur pouvoir de décision. Ce sentiment est massif à gauche (62 %) et certains responsables socialistes qui ne font que grimer l’austérité d’un peu de rose aux joues feraient bien d’y réfléchir. La faiblesse du président candidat – pas encore avoué… – est de n’avoir à proposer que l’austérité à perpétuité. Mais il peut encore tirer son épingle du jeu si l’opposition accepte l’impératif qu’il lui dicte.Nous devons entreprendre un débat à l’échelle nationale pour dessiner une politique alternative à laquelle les citoyens puissent apporter leur contribution. Sans ce nouveau cap, on voit bien de quoi demain sera fait et quelles aventures pourront s’en nourrir. Il devient d’intérêt national et de salut public que chacun s’intéresse à nouveau à la politique.



Retraites : « le mépris à l’égard des partenaires sociaux »

Retraites : « le mépris à l’égard des partenaires sociaux » selon la Cnav

Le nouveau président de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav), Gérard Rivière a déploré mardi « la méthode brutale et cavalière » du gouvernement qui a décidé d’accélérer l’application de la réforme des retraites, ajoutant qu’il n’avait été « ni consulté, ni informé » en amont.

« Ils n’ont sans doute pas mon numéro de téléphone portable », a ironisé, Gérard Rivière (FO), élu le 4 novembre dernier à la place de Danièle Karniewicz (CFE-CGC) à la présidence de la Cnav. Il a regretté « le mépris affiché à l’égard des partenaires sociaux et du conseil d’administration » de la Cnav, qui gère le régime général des retraites. Gérard Rivière a observé que la loi repoussant progressivement à 62 ans l’âge légal de départ à la retraite aurait « un an demain ». Et on n’a même pas mis une année à remettre en question un calendrier de montée en charge », a-t-il regretté, en affirmant que c’était « la première fois ».

Le nouveau président de la Cnav a par ailleurs également jugé « parfaitement injuste d’avoir désindexé les prestations familiales« . « Lorsqu’on enlève 1 point ou 1,2 de revalorisation des prestations familiales, on est dans le dur de la consommation parce que les prestations familiales n’alimentent pas le livret A, que je sache, et encore moins l’assurance-vie », a estimé Gérard Rivière.

Il a indiqué que le conseil d’administration de la Cnav se réunirait le 17 novembre pour étudier le projet de loi rectificatif de financement de la sécu.

Selon le plan de rigueur présenté lundi par le gouvernement, le recul de l’âge de la retraite de 60 à 62 ans va arriver plus vite pour les salariés nés entre 1952 et 1955, qui devront rester au travail de un à quatre mois de plus que ce que prévoyait la réforme de novembre 2010.



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Fillon accélére et amplifie la rigueur pour les salariés

Un nouveau plan insupportable et injuste

 

Le premier ministre a annoncé lundi 7 novembre un nouveau plan de rigueur de 7 milliards d’euros dont l’essentiel va peser sur les salariés. A l’occasion d’un rapide point de presse en fin d’après-midi, le secrétaire général de la CGT a souhaité une réunion de l’intersyndicale « dans les meilleurs délais », pour « apprécier les ripostes les plus adéquates nécessaires » au plan de rigueur du gouvernement. Il a estimé « urgent que le mouvement syndical affirme sa fermeté et sa détermination ».

« Nouveau plan de rigueur, nouvelles mesures d’austérité, c’est plus d’injustice sociale et c’est surtout nous entraîner dans une récession économique à coup sûr », a commenté Bernard Thibault. Parmi les mesures phare du plan figurent notamment :
- une hausse du taux réduit de la TVA porté de 5,5% à 7%, à l’exclusion de l’alimentation, de l’énergie et des services destinés aux handicapés. Les taux réduits dans la restauration, (ramené de 19,6 à 5,5% le 1er juillet 2009) ainsi que celui portant sur les travaux de rénovation dans le bâtiment seront également portés à7%.
- L’application de la réforme des retraites qui relevait en 2010 à 62 ans l’âge légal de départ à la retraite sera avancée de 2018 à 2017.
- Un gel de la revalorisation de la plupart des prestations sociales à 1% pour 2012, indexée non plus sur l’inflation mais sur la croissance attendu officiellement.

Bernard Thibault a dénoncé aussi l’absence de dialogue social : « j’ai eu un coup de téléphone à 11H54 de la part du ministre du Travail pour me préciser ce qu’allait être la nature des annonces du Premier ministre à partir de 12H00″. Selon lui, « cela marque tout simplement la conception qu’a le gouvernement actuel du dialogue social avec les représentants des salariés ».



Compte rendu du C.E. extraordinaire du 2 novembre 2011

Le mercredi 2 novembre 2011 à 15 heures, s’est tenu un Comité d’entreprise extraordinaire à la demande de la direction. 

 

L’ordre du jour en était : la situation chez Europac Papeterie de Rouen 

 

La situation actuelle du marché du PPO ainsi que le nombre grandissant du stock européen, font que la demande est inférieure à l’offre. Par conséquent, les fabricants dont Europac orientent leur stratégie sur la diminution des stocks afin de conserver un prix de vente acceptable. 

 

Souhaitons que cette décision soit prise à l’initiative de la plus grande majorité, sinon l’effet serait plus ou moins caduc. 

 

C’est pourquoi, au cours de cette réunion, il nous a été signifié par la direction de procéder à un arrêt conjoncture de l ‘entreprise pour une durée de 7 jours à compter du 15 novembre 2011 à 5 heures. Remise en route prévue le 22 novembre à 5 heures. 

Cette stratégie doit permettre de diminuer nos stocks extérieurs (coût important) et d’éviter de les voir croitre. 

 

Au cours de cet arrêt, l’organisation de l’entreprise  ne sera pas modifiée à part quelques exceptions (mécano papetier rejoignant le service maintenance pour les différents travaux mécaniques à effectuer) tout en suivant leur faction. 

 

La direction souhaite qu’au cours de cet arrêt soit mis en place les formations papetières (DCS – sécherie – sécurité). 

 

Le personnel papetier sera affecté au nettoyage, habillage et sera informé par l’encadrement de la situation actuelle de l’entreprise. Les congés pourront être pris sur la base du volontariat.

Nous avons posé de nombreuses questions sur cette nouvelle prise de position de la direction espagnole (stocks des matières premières, stocks des produits finis, état des commandes ainsi que l’état des travaux à réaliser pendant cet arrêt (cylindre 57, pulpeur sous presse). 

 

Malgré les investissements réalisés, ceux à venir, la montée en puissance de la machine 5, la situation reste difficile et l’avenir peut paraitre incertain. Le contexte environnemental, le manque de croissance ainsi que le recul de la consommation n’incite pas à donner confiance. Nous ne voulons pas tomber dans la sinistrose. 

 

Est ce que cet arrêt sera suffisant pour conforter un marché et les prix du papier ! Pour l’instant, personne ne peut l’affirmer. Serons-nous obligés dans l’avenir à recourir à cette même stratégie, nous n’en savons rien !   

 

C’est pourquoi, le syndicat Filpac CGT reste des plus vigilants quant aux décisions d’ordre économique qui seront prises dans les prochaines semaines. 

 

Nous avons déjà connu, pour les plus anciens dans l’entreprise, des recours aux arrêts conjonctures. Nous savons où cela a pu nous conduire. 

 

Dans ce cadre bien précis, la Filpac CGT organisera dans le mois de décembre, des assemblées du personnel dans le cadre de l’information syndicale payée, afin que nous puissions analyser de quoi demain sera fait ! 

 

Nous devons avoir Tous Ensemble une réflexion approfondie, responsable et réfléchie sur la  marche et le devenir de notre entreprise et ceux qui la font vivre. 

 

 

A l’issue de cette réunion, nous avons évoqué le fait que les salaires n’avaient pas été versés à la date prévue. Nous avons fait une intervention le matin même. L’erreur venant de la banque, les salariés sont informés qu’en cas de frais financiers subis à l’occasion de ce retard, ceux ci seront pris en compte par l’organisme bancaire de la société (en aviser le service du personnel). 

 


« France-Soir » : communiqué de la FILPAC CGT / SGLCE et du SNJ CGT

 

 

Jeudi 3 novembre 2011, une délégation des élus du Comité d’entreprise de France Soir, du Syndicat général du Livre et de la Communication écrite (SGLCE) et du Syndicat national des Journalistes CGT (SNJ CGT) sera reçue au ministère de la Culture et de la Communication. Le SGLCE et le SNJ CGT regrettent que les syndicats Info.com et SIP n’aient pas éprouvé le besoin de s’unir à cette délégation.

Pour autant, d’ores et déjà, le SGLCE et le SNJ CGT proposent à ces syndicats une réunion commune pour mettre en place une véritable stratégie d’action dépassant les simples effets d’annonce médiatique, dans l’intérêt des salariés de France Soir, et de presse plus généralement.

La délégation qui se rendra demain au ministère de la Culture ne sera pas «l’agent commercial» de tel ou tel repreneur.

Elle demandera au ministre ou à son représentant, sur le principe fondamental que la presse d’information générale et d’opinion est un enjeu démocratique, qu’aucun homme, qu’aucune femme même fortuné (e), ne possède le droit de vie ou de mort sur cet intérêt public et que les pouvoirs publics assument leur responsabilité pour :

1. Intercéder auprès de l’actuel président de France Soir afin qu’il renonce à son projet suicidaire pour le titre et ses salariés : celui d’abandonner le journal au profit du tout-web.

2. Assurer son rôle de garant de la démocratie et, si Monsieur PUGATCHEV persistait dans son entreprise de démolition, prendre les mesures nécessaires pour favoriser la venue d’un repreneur porteur d’un projet de relance du titre populaire France Soir, en mariant support papier et informatique.

La délégation fera le point après la réunion au ministère.

Communiqué de la FILPAC CGT / SGLCE et du SNJ CGT


Les M-Real jettent leur patron

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Les M-Real jettent leur patron

  

 

Loin de s’avouer vaincus, élus et salariés de la papeterie M-Real ont organisé, samedi, une journée portes ouvertes de l’entreprise et fait la proposition d’exproprier les propriétaires finlandais du site, au titre de l’utilité publique.

Correspondant particulier. Rien d’un baroud d’honneur que cette nouvelle journée de mobilisation samedi sur le site de la papeterie, installée à Alizay (Eure), et menacée de fermeture par son propriétaire finlandais, alors même que deux repreneurs se sont manifestés ces dernières semaines (lire notre édition du lundi 24 octobre 2011).

Au programme : porte ouverte à la population, venue en masse, et aux élus de la région. Certains, les élus socialistes et ceux du Nouveau Centre, découvraient les enjeux de la fermeture de ce site, ainsi que la mobilisation des salariés et des élus communistes des environs depuis 2006, date du premier plan social de l’entreprise. Face à l’immense gâchis que constituerait la fermeture d’un tel site qui a bénéficié d’argent public ces dernières années pour se moderniser, le président socialiste du département de l’Eure, Jean-Louis Destans, a fustigé « un scandale social et économique de la part d’une entreprise qui fait des profits ». L’élu socialiste a appelé à l’unité de toute la gauche pour faire triompher les salariés en faisant « reporter la décision de la fermeture et même en la faisant interdire ».

Une prise de position que Gaëtan Levitre, maire PCF d’Alizay et conseiller général, a saisie immédiatement en appelant la gauche à « passer à la vitesse supérieure ». « Le temps des motions et des communiqués de presse est révolu », lance-t-il.

Faute de législation permettant de réquisitionner l’entreprise, le maire d’Alizay s’est dit prêt, avec l’appui, notamment financier, des collectivités territoriales de la région (toutes à gauche) et de l’État, à faire jouer son « droit d’exproprier M-Real au titre de l’utilité publique ». Les élus socialistes, interpellés sur cette action forte, se sont dits, par la voix du président du département de l’Eure, « pas hostiles à l’idée d’expropriation. À situation exceptionnelle, il doit y avoir une réponse exceptionnelle », a affirmé ce dernier. Un engagement fort donc à soutenir cette proposition communiste. « Mais il faut que les autres collectivités s’engagent aussi financièrement », s’est-il empressé d’ajouter.

Quant à Bruno Lemaire, ministre de l’Agriculture et élu UMP de l’Eure, il s’est contenté de constater que « la détérioration de l’environnement économique, les difficultés croissantes de l’industrie du papier en Europe ainsi que le contenu même de la proposition de reprise » rendent « impossible » le redressement de cette usine. Il a dit déplorer « profondément » cette décision et que le groupe n’ait pas entendu « les efforts déployés par les syndicats et les élus, dans un esprit unanime, pour trouver une solution ».

expropriation d’utilité publique La procédure d’expropriation déroge au Code civil, qui prévoit « que nul ne peut être contraint de céder sa propriété, si ce n’est pour cause d’utilité publique et moyennant une juste et préalable indemnité ».L’expropriation ne peut donc être légale que si elle est effectuée pour des raisons d’utilité publique. Dans le cas de M-Real, le maire d’Alizay, Gaëtan Levitre, estime que l’utilité publique est avérée puisque près de 600 familles victimes de la fermeture du site tomberont dans la précarité.


G20 CGT finances «Les États multiplient les vœux pieux»

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CGT finances «Les États multiplient les vœux pieux»

Membre de la direction de la CGT finances, Michel Fontaine voit dans la défiscalisation des riches et des grandes entreprises une des sources qui alimentent les paradis fiscaux.

Les paradis fiscaux ont-ils disparu ?

Michel Fontaine. Déjà, si on parle des paradis fiscaux aujourd’hui, c’est grâce aux organisations de salariés au niveau international, mais aussi, il faut le dire, aux ONG : je pense à Transparence International, Oxfam, CCFD-Terre humaine, qui tentent d’analyser les circuits des paradis fiscaux… Pendant ce temps-là, les États font beaucoup d’annonces et multiplient les vœux pieux : on a vu les paradis fiscaux figurer sur des listes noire, grise ou blanche, mais cela ressemble à une galéjade… Aujourd’hui, les derniers rapports attestent que les paradis fiscaux prolifèrent, notamment en Europe, et les États défendent farouchement leur pré carré. C’est le cas de la Grande-Bretagne avec la City, ou de la France avec Monaco et Andorre…

Combien font perdre ces paradis fiscaux aux budgets des États ?

Michel Fontaine. Les chiffrages sont complexes parce que, par définition, on n’a pas accès aux sources. La Commission européenne évoque une estimation de l’ordre de 3 % du PIB au niveau européen, soit des centaines de milliards d’euros. Il ne s’agit là que de la fraude, mais il faut voir que la France est, d’une certaine manière, devenue un paradis fiscal…

Qu’entendez-vous par là ?

Michel Fontaine. Il y a une partie légale dans ces affaires : depuis des années, on a défiscalisé les grandes fortunes et les multinationales. Pour l’impôt sur le revenu, on parle de 37 milliards d’euros couverts par des niches fiscales. Et autant pour les entreprises ! Cela a dégagé des capitaux considérables qui se sont dirigés vers les paradis fiscaux afin d’occulter la source de revenus et l’identité des détenteurs réels des actifs. C’est une des raisons pour lesquelles nous défendons une refiscalisation des riches et des grandes entreprises.

 

Le blanchiment était presque suspect à Monaco

La principauté s’est extirpadr.jpgée de la « liste grise » des paradis fiscaux, mais les altermondialistes ne se montrent guère convaincus.

Un mafieux napolitain était récemment traduit devant le tribunal de Monaco pour suspicion de blanchiment d’argent. Il s’était fait repérer par le Siccfin (l’équivalent du Tracfin français) après avoir déposé, dans l’un des 71 établissements de la principauté, ses petites économies, soit 600 000 euros en liquide. Dur, dur de perdre les vieilles habitudes ! Tout comme il a été dur pour le prince Albert II de voir son pays confetti, où quelque 5 000 « entreprises » ont trouvé à se caser, être couché, en clôture du G20 de Londres, le 2 avril 2009, sur la liste grise des territoires non coopératifs en matière fiscale.

C’est alors que le ministre monégasque des Finances, Franck Biancheri, s’est mis à beaucoup voyager. Il lui fallait, selon le principal critère de blanchiment de l’OCDE, trouver au moins douze pays qui accepteraient de signer une convention « d’échange d’informations ». Ce qui fut fait en un été, notamment avec Andorre, les Bahamas, le Qatar et Saint-Kitts, et envisagé avec les États-Unis mais aussi le Groenland et les îles Féroé. C’est ainsi que, le 20 novembre suivant, au sommet du G20 de Pittsburg, Monaco se défaisait de cette tache grise. Depuis, Franck Biancheri a pris soin de rassurer les 32 000 résidants de la principauté en précisant que les accords de transparence, conclus finalement avec 24 États dont 13 membres de l’OCDE, « ne concernaient que des demandes concrètes et fondées, seulement au cas par cas, ce qui n’autorise pas la pêche générale aux informations ».

Coorganisatrice de la manif à Cap-d’Ail, le 3 novembre, l’association Attac a beau jeu de souligner « l’insuffisance évidente des conventions bilatérales » en faisant remarquer que, parmi les « partenaires » de Monaco, figurent plusieurs paradis fiscaux. Ce qui rend le blanchiment opéré plutôt suspect. À noter en outre que la « place financière » que serait devenu le paradis fiscal a enregistré l’an dernier une légère hausse de ses dépôts bancaires. Vieilles habitudes, toujours !


Non, les paradis fiscaux, c’est pas fini !

monaco.jpgNon, les paradis fiscaux, c’est pas fini !

Nicolas Sarkozy a décrété leur mort, mais un peu vite ! Selon le CCFD-Terre solidaire, l’évasion fiscale des multinationales vers la Suisse, Monaco et autres îles Caïmans se chiffre à 125 milliards d’euros. Le G20, lui, regarde ailleurs…

 

C’est en toute légalité que le groupe Unilever, propriétaire de l’usine Fralib à Gémenos (Bouches-du-Rhône) occupée par des salariés opposés à sa fermeture, a fait en sorte qu’une soixantaine de millions d’euros échappent chaque année au fisc français. Pourtant, fin 2009, la France s’est bardée d’une série de lois censées lutter contre l’évasion fiscale des entreprises implantées sur son territoire vers des paradis fiscaux. Or, en septembre de la même année, à la veille du sommet du G20 à Pittsburgh, Nicolas Sarkozy décrétait : « Les paradis fiscaux et le secret bancaire c’est fini ! » De fait, la liste française de ces « trous noirs de la finance internationale » ne comporte plus, en 2011, qu’une quinzaine de contrées exotiques, pour la plupart des îles perdues au milieu du Pacifique. En conséquence de quoi, pour le ministère français du Budget, aucun des États de l’Union européenne n’est un paradis fiscal. Pas plus d’ailleurs que les pays qui ont signé avec la France un traité d’échange de renseignements. Parmi ces derniers, la Suisse où, près de Zurich, Unilever a implanté sa filiale USCC, un centre de profits, reléguant son usine de production d’infusions Lipton et Éléphant au rang de simple façonnier. D’où son bras d’honneur au fisc français.

Pour être juste avec l’incivique Fralib-Unilever, il faut souligner, avec le CCFD-Terre solidaire qui en a fait le recensement en décembre 2010, que 4 359 filiales de dix des onze plus grands groupes français (1) échappent eux aussi à cette nouvelle loi pour la raison précédemment évoquée. Loi qui veut, entre autres, que les bénéfices des filiales implantées dans des paradis fiscaux ne soient plus reversés aux maisons mères en franchise d’impôts mais désormais taxés à 50 %. Une seule entreprise, l’an dernier, a été épinglée par le ministère du Budget, une filiale de France Télécom installée en République dominicaine.

 

41 pays «  propices au blanchiment d’argent »

Globalement, l’évasion fiscale des multinationales dans les opaques blanchisseries du Luxembourg, du Guatemala ou des Philippines représenterait chaque année 125 milliards d’euros, soit quatre fois le montant estimé nécessaire pour éradiquer la faim dans le monde. Sans compter, bien sûr, le manque à gagner pour certains pays où les plans d’austérité pleuvent sur les peuples. À cette fuite des impôts dans les pays dits riches s’ajoute l’argent du crime organisé et de la corruption qui échappe, lui, en grande partie aux peuples des pays du Sud et dont le montant est estimé par le CCFD-Terre solidaire à quelque 800 milliards d’euros. Des sommes colossales recyclées dans l’un des 41 pays qui, selon le Groupe d’action financière intergouvernemental (Gafi), « restent propices au blanchiment d’argent » ou sur l’un des 54 territoires recensés par le Tax Justice Network (réseau d’ONG et de chercheurs internationaux) qui « cultivent un fort degré d’opacité ». Parmi ceux-ci, sur le Vieux Continent, on trouve Andorre, l’Autriche, Gibraltar, Jersey, le Lichtenstein, le Luxembourg, Monaco, San Marin et la Suisse.

 

Les altermondialistes veulent y croire

Cette problématique des paradis fiscaux et de la corruption qui, à l’instar de la taxe Tobin autrefois, paraît a priori marginalisée, sera-t-elle abordée à Cannes par la présidence française ? Les altermondialistes qui manifesteront à la frontière franco-monégasque veulent le croire, brandissant la loi américaine de juillet 2010 (Dodd Franck Act) qui oblige les entreprises minières et pétrolières cotées en Bourse à déclarer les sommes versées aux gouvernements autorisant leurs activités d’extraction. Pour cette première mise en place du reporting pays par pays (2), il aura fallu dix années de lutte aux États-Unis sur le thème : « Multinationales, publiez ce que vous payez ! »

(1) Peugeot, Carrefour, Saint Gobain, France Télécom, Société générale, Crédit agricole, BNP Paribas, EDF, GDF Suez, Axa, les données sur Total étant «  non disponibles ».

(2) Il s’agit, comme le demandent les altermondialistes, d’obliger les multinationales à publier dans leurs rapports d’activité toute information permettant de savoir si l’impôt payé correspond bien à l’activité 
dans chaque pays où est implantée une filiale.

à Nice à 15 heures contre le g20 Altermondialistes, Indignés, militants associatifs, politiques et syndicaux : ils seront, selon le collectif local contre le G20 de Cannes, plusieurs milliers à manifester ce mardi à partir de 15 heures dans les quartiers populaires de l’est de Nice. Malgré le rétablissement des contrôles à la frontière, on attend nombre d’Italiens qui, avec la population niçoise, sont invités le soir même à un grand concert (Lo Mago dou Casteu, HK et les Saltimbanks…) sur l’esplanade des anciens abattoirs municipaux. Lire : Anti-G20 : ça commence aujourd’hui

Philippe Jérôme


Sarkozy roi de l’austérité, suite – Vers une hausse des prix par une augmentation de l’impôt le plus injuste, la TVA ! La sécurité sociale va encore être passée à tabac !

Sarkozy roi de l’austérité, suite – Vers une hausse des prix par une augmentation de l’impôt le plus injuste, la TVA ! La sécurité sociale va encore être passée à tabac !

Selon le Journal du Dimanche (Lagardère), François Fillon et ses ministres de l’Économie François Baroin et du Budget Valérie Pécresse, se sont retrouvés à l’Élysée autour de Nicolas Sarkozy vendredi. Au programme, un deuxième plan de rigueur. La veille au soir, le chef de l’État avait donné le ton. Il va falloir trouver « 6 à 8 milliards d’euros » d’économies après l’abaissement à 1 % de l’objectif de croissance pour 2012. Et donc tailler dans les dépenses et trouver des recettes sans tarder.

Matignon s’est engagé à annoncer des mesures entre le 5 et le 10 novembre dans la foulée du G20 de Cannes qui s’achève vendredi prochain. Elles seront intégrées au budget 2012, en cours de discussion à l’Assemblée nationale, et présentées en deuxième lecture vers la mi-décembre. Mise sous surveillance par l’agence de notation Moody’s, la France a jusque début janvier pour démontrer qu’elle peut maîtriser son déficit et protéger son sacro-saint AAA.

Une surtaxe pour les entreprises

Discutée depuis plusieurs semaines, la mesure est quasiment arrêtée. Le gouvernement devrait relever de 33% à 36% le taux d’imposition sur les grandes sociétés, dont le chiffre d’affaires dépasse 150 millions d’euros. Il veut surfer sur une mesure « populaire » et profiter de la bonne santé des entreprises françaises. Cet effort rapporterait un peu plus d’un milliard d’euros. Seule difficulté, une surtaxe creuserait l’écart avec l’Allemagne au lieu d’aller dans le sens d’une plus grande convergence.

Augmentations ciblées de la TVA

C’est LE sujet chaud. Nicolas Sarkozy l’a dit : il n’y aura pas de hausse généralisée de la TVA, tout en prônant une harmonisation avec l’Allemagne. À Matignon, on s’oriente toutefois vers l’instauration d’un taux intermédiaire ciblant certains produits et services soumis à la TVA réduite de 5,5%.

Le chef de l’État y est réticent tant la mesure est symbolique et impopulaire. Quels secteurs seraient visés ? Les travaux dans les logements pour les particuliers, la restauration et les services à domicile. Les deux premières mesures permettraient de récupérer 1,5 milliard d’euros avec une TVA à 7% et 3 milliards d’euros si elle était portée à 9%.

Les professionnels du bâtiment se sont déjà déclarés hostiles à une hausse ciblée. Et le Synhorcat, représentant les hôteliers et restaurateurs, demande une réflexion d’ensemble sur la fiscalité. La question du taux, elle, n’est pas encore tranchée. L’Allemagne pratique un taux intermédiaire de 7%. Enfin, si elle est décidée, il faudra le feu vert de Bruxelles pour l’introduire.

Un frein aux dépenses de la Sécurité sociale

La décision a de grandes chances d’aboutir. Lors de son allocution télévisée, Nicolas Sarkozy a pointé du doigt le financement de la Sécurité sociale. Le budget 2012 prévoit une augmentation de 2,8% des dépenses de l’assurance-maladie. L’objectif serait de la maintenir à 2,5% pour gagner 500 millions d’euros. Le gouvernement souhaite aussi retrouver des marges de manœuvre en agissant sur les fraudes à la Sécurité sociale qui coûtent à l’État plus de 500 millions d’euros par an.

Encore un effort des collectivités locales

Elles devraient être mises à contribution mais le sujet est sensible et contraint. Un amendement a déjà été voté la semaine passée pour puiser dans leurs budgets 200 millions d’euros dans le cadre des mesures annoncées fin août par François Fillon. À terme, les transferts au profit des collectivités locales seront dans le viseur de Bercy. Mais le gouvernement ne souhaite pas se mettre à dos les élus locaux pendant la présidentielle. Comme pour la Sécu, l’idée serait de stabiliser ou du moins de limiter l’augmentation des dépenses, actuellement de 4% par an, soit environ 4 milliards d’euros.

Baisser le train de vie de l’État

Après la Sécu, c’est l’autre grand gisement d’économies sur les dépenses. Plusieurs pistes existent. D’abord, les budgets ministériels sont en sursis et notamment celui de la culture. Le député UMP Hervé Mariton propose de toucher à la « réserve de précaution » de 5 milliards d’euros qui permet d’absorber les chocs et les incertitudes dans les prévisions budgétaires.

Autre option : la baisse des dotations aux organismes et entreprises publiques. Gilles Carrez a en tête l’audiovisuel public comme France Télévisions où 30 à 40 millions d’euros d’économies sont possibles. Les budgets de l’Assemblée nationale et du Sénat pourraient eux aussi être bridés pour donner l’exemple.


Les pauvres sont plus nombreux… 
n’en déplaise au gouvernement Sarkozy

 Comment combattre l’escroquerie statistique ?

En 2009, notre collectif de statisticiens et de chercheurs démontrait comment le gouvernement Sarkozy n’hésitait pas à tordre la statistique pour justifier son action sur différents thèmes (pouvoir d’achat, délinquance, immigration, chômage, pauvreté). Nous alertions notamment sur la possible divergence, à terme, entre l’indicateur adopté par le gouvernement pour suivre l’objectif de baisse d’un tiers de la pauvreté sur cinq ans (le taux de pauvreté « ancré dans le temps ») et l’indicateur communément retenu (le taux de pauvreté relative), en France par l’Insee et l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale, ainsi qu’au niveau européen (Eurostat). En période de relative croissance économique, l’indicateur gouvernemental baisse en effet mécaniquement – comme on pouvait déjà à l’époque le constater sur le passé – ce qui n’est pas nécessairement le cas de l’indicateur de pauvreté relative utilisé internationalement.

Trois ans après la publication de cette alerte à l’escroquerie statistique, la diffusion du rapport 2011 du gouvernement sur « Le suivi de la baisse d’un tiers de la pauvreté en cinq ans » confirme cette crainte. Roselyne Bachelot n’hésite pas en effet à s’appuyer sur l’indicateur biaisé de pauvreté ancrée dans le temps, qui est passé de 13,1 % en 2006 à 11,8 % en 2009 pour se féliciter de l’action menée par le gouvernement pour lutter contre la pauvreté. Ce qui est en contradiction flagrante avec le constat dressé par l’Insee qui souligne, au contraire, dans ses récentes publications, une hausse significative (de 13,1 % en 2006 à 13,5 % en 2009). Avec cette approche biaisée, le gouvernement fait sortir de la pauvreté plus d’un million de pauvres, pas moins !

Roselyne Bachelot n’hésite pas non plus à mélanger les deux indicateurs pour soutenir que la France aurait fait mieux que l’Allemagne, qui a enregistré une hausse de la pauvreté (13 % en 2005 contre 15,5 % en 2010 selon elle ). La ministre des Solidarités sait pertinemment qu’en comparant ces deux pays elle utilise pour la France l’indicateur contesté du taux de pauvreté ancré dans le temps et pour l’Allemagne celui du taux de pauvreté relative. La manœuvre est (trop) grossière pour passer inaperçue. Elle ne manquera pas cependant de semer une certaine confusion dans l’opinion publique. En choisissant de placer en position « centrale » cet indicateur biaisé pour le suivi de la pauvreté, Martin Hirsch ne pouvait ignorer ce risque. C’est à l’évidence un mauvais coup pour la démocratie. La lutte contre la pauvreté est une question trop sérieuse pour qu’on la réduise à une bataille de chiffres. Elle exige un débat de fond sur des questions essentielles (l’accès à l’emploi, au logement, à la santé, à l’éducation,) que la polémique lancée par le gouvernement tente d’esquiver.

Au-delà de ces pitoyables manipulations dont l’objectif est de légitimer la politique du président Sarkozy, qu’en est-il de l’objectif de réduction de la pauvreté en France et en Europe ? Dans les deux cas, il est clair que les deux cibles ne pourront être atteintes, quel que soit l’indicateur retenu. En période de relative prospérité économique, l’indicateur de pauvreté ancré dans le temps baisse mécaniquement, mais ce n’est plus le cas en période de crise et de retournement économique. Les cures d’austérité que les gouvernements français et européens tentent d’imposer à leurs populations ne peuvent qu’accentuer les risques de récession et aggraver la situation des populations les plus vulnérables. Ces manipulations statistiques confirment que le gouvernement n’hésite pas à utiliser toutes les ficelles, aussi grosses soient-elles, pour tenter de convaincre une opinion publique qui, à quelques mois des élections, ne peut que constater les désastres des politiques menées.

Par lorraine data, pseudonyme collectif de statisticiens et chercheurs.


L’Organisation internationale du travail met en garde contre le découragement de la jeunesse

dcoura1.jpgL’Organisation internationale du travail met en garde contre le découragement de la jeunesse

L’Organisation internationale du travail (OIT) met en garde, dans un rapport rendu public le 19 octobre, contre le « traumatisme » de toute une génération de jeunes travailleurs confrontés à un chômage constamment élevé, à l’inactivité et à la précarité dans les pays développés, ainsi qu’à une multiplication du nombre de travailleurs pauvres dans les pays en développement.

Et de souligner que « cette frustration collective chez les jeunes a été l’un des moteurs des mouvements de protestation » des « indignés ». Le nombre absolu de jeunes chômeurs a légèrement diminué au niveau mondial après le pic atteint en 2009. Il est en effet passé de 75,8 à 75,1 millions de 2009 à 2010.

L’OIT prévoit que ce chiffre devrait légèrement diminuer en passant à 74,6 millions en 2011, faisant passer en un an de 12,7 à 12,6 % le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans. Mais l’OIT attribue ce déclin au fait que de plus en plus de jeunes découragés se retirent du marché du travail. Au-delà de ses effets sur l’emploi, l’organisation considère que la grande récession pourrait avoir des conséquences à long terme, sous forme de rémunérations plus faibles à l’avenir et de défiance à l’encontre du système économique et politique.

Une partie de la jeunesse navigue entre inactivité et précarité…

Les problèmes d’inactivité et de précarité des jeunes sont surtout présents dans les pays développés. Le chômage de longue durée y est de loin plus élevé chez les jeunes que dans le reste de la population active. Les jeunes qui quittent le marché du travail y sont nombreux. Le rapport retient le cas de l’Irlande ou le taux de chômage des jeunes est passé de 9 % en 2007 à 27,5 % en 2010 et où beaucoup « se dissimulent » dans le système éducatif ou attendent chez eux que la conjoncture s’améliore. Sur 56 pays (économies développées, UE et Asie du sud), 2,6 millions de jeunes auraient ainsi été découragés de rechercher un emploi.

Les jeunes qui ne se retirent pas du marché du travail acceptent souvent n’importe quel travail. Ainsi, l’emploi à temps partiel des jeunes a augmenté dans la plupart des économies développées de 2007 à 2010, à part notamment en Allemagne. Cette forme d’emploi est largement involontaire et en 2009 le taux de sous-emploi est plus élevé chez les jeunes que chez les autres travailleurs dans presque toute l’Europe.

… quand l’autre est enfermée dans la pauvreté

À l’échelle mondiale, on dénombre beaucoup plus de jeunes qui sont englués dans leur condition de travailleur pauvre que de jeunes sans travail ou à la recherche d’un emploi.

En particulier, les économies à bas revenus « sont prises dans le cercle vicieux de la pauvreté au travail », note l’OIT. Les gens y ont été élevés dans un environnement où la demande globale est faible et la création d’emplois minimum dans le secteur formel et peu de jeunes peuvent se permettre d’entreprendre une recherche d’emploi de longue durée. Dans les régions les plus pauvres, le taux d’emploi des jeunes relativement bon pourrait laisser penser que la jeunesse s’en sort bien, mais signifie seulement que ces jeunes n’ont pas d’autres choix que de travailler.

De plus, encore aujourd’hui, la majorité de la jeunesse mondiale vit dans les pays en voie de développement, où les jeunes ont très peu de chance de trouver un emploi. Au Moyen-Orient et en Afrique du nord, par exemple, au cours des 20 dernières années, près d’un jeune sur quatre s’est retrouvé au chômage malgré les progrès accomplis en matière d’éducation.

Les pistes d’action proposées

Pour l’OIT les États doivent mettre en œuvre une stratégie intégrée de croissance et de création d’emplois axée sur les jeunes. Si les gouvernements doivent poursuivre leurs actions sur le marché du travail, l’OIT estime que davantage d’emplois seront créés en levant les obstacles à la reprise économique. Le système financier doit être remis en État et les banques doivent être restructurées et recapitalisées afin notamment de relancer le crédit aux PME.

En outre, le rapport lie amélioration de la compétitivité des entreprises et qualité du travail. Ces objectifs pourraient être atteints en augmentant le nombre d’emploi dans les secteurs productifs et en assurant la qualité des emplois des jeunes travailleurs précaires, tout spécialement dans l’économie informelle. Ces mesures et un renforcement du droit du travail permettraient de réduire la segmentation du marché du travail par type de contrats et aideraient les jeunes à trouver un emploi décent.

Pour l’OIT les États doivent aussi investir dans l’enseignement et la formation pour améliorer leur pertinence sur le marché du travail. Par ailleurs les services de l’emploi doivent être en mesure de proposer des services à tous les jeunes tout en ciblant les plus défavorisés.


29 octobre : portes ouvertes à Alizay, gros succès populaire ! Intervention de Marc Peyrade, secrétaire général de la Filpac CGT, à Alizay.

29 octobre : portes ouvertes à Alizay, gros succès populaire ! Intervention de Marc Peyrade, secrétaire général de la Filpac CGT, à Alizay.

Qui oserait dire que la résignation l’emporte quand on vient au rendez-vous de la détermination des salariés d’Alizay qui aujourd’hui ont organisé avec leur syndicat cette opération ?

alizay.jpgQui spécule sur la démoralisation et la résignation ? Pas nous. Sûrement la direction de M Real et le gouvernement. Nous, nous sommes confiants dans notre capacité d’initiative et notre mobilisation contre l’injustice qui nous est faite.

Par votre action vous faites éclater au grand jour la question majeure qui se pose à chaque fois que la direction d’un grand groupe décide de fermer ou de délocaliser une entreprise : quel est le recours légal pour les salariés qui sont les premières victimes de cette décision ?

Comme aujourd’hui ce recours légal n’existe pas, du coup une autre question se pose : qui est propriétaire légitime de l’outil de travail ?

En faisant aujourd’hui redémarrer la production par votre seule volonté et grâce à votre savoir-faire, vous faites acte de candidature à la reprise de l’entreprise.

La portée de votre action dépasse largement le périmètre des murs de l’usine d’Alizay, elle a valeur d’exemple pour tous les travailleurs confrontés à l’injustice des destructions d’emplois et des fermetures d’usines.

Quoi de plus fort, quand tout le monde se défile, que les salariés d’Alizay, eux qui produisent les richesses, qui ont permis que le site d’Alizay soit à ce niveau de technicité et de productivité, démontrent que cette usine peut et doit vivre.

La Filpac CGT et ses syndicats se battent pour obtenir la reconnaissance d’un droit de préemption des salariés sur leur outil de travail. Un droit prioritaire au droit des affaires. C’est pour cela qu’elle organise la solidarité autour de votre initiative.

C’est pourquoi je tiens à saluer la présence des syndicats Filpac, de Paris Normandie, d’UPM Chapelle d’Arblay, d’ArjoWiggins, etc.

Notre présence va bien au-delà solidarité formelle. Tout le monde est immédiatement concerné par le sort d’Alizay.

Dans la filière papetière comme dans la presse ou imprimerie nos syndicats assument actuellement des conflits majeurs sur le même sujet : les dégâts de la mondialisation libérale.

GPV, Arjo, Condat, Ontex, UPM Stracel, UPM Docelles, Stora Enzo, sont frappés. Si tous ces conflits surviennent en même temps ce n’est pas un hasard, c’est le résultat d’une politique.

Celle qu’a défendue Nicolas Sarkozy avant-hier soir : sauver les banques et les banquiers plutôt que l’emploi et l’industrie.

Et que l’on ne viennent pas nous dire que ceux qui détiennent le pouvoir n’ont pas de moyens d’interventions. Quand il s’est agit de sauver de la faillite Dexia, la banque franco-belge des collectivités locales, des dizaines de milliards n’ont-ils pas été trouvé en quelques heures. Et il n’y aurait aucun moyen de contraindre le groupe Finlandais M Real de passer la main à un repreneur.

Si le groupe finlandais n’en veut plus, de quel droit pratiquerait-il la politique de la terre brûlée ? Qu’il laisse le camion, les clés du camion et son chargement et qu’il rentre par ces propres moyens, sans oublier de rembourser les aides publiques dont il a bénéficié.

Dans cette affaire, le Ministre du gouvernement Français Bruno Lemaire a toute latitude pour intervenir séance tenante : c’est une question de volonté politique. Il porte la responsabilité de l’avenir du site et de ses salariés.

C’est cette exigence qui nous réunit aujourd’hui, syndicalistes, élus, associations, partis politiques, car nous avons la certitude que tout est encore possible si cette volonté politique s’exerce sans délai.

Et nous sommes capables ensemble de faire en sorte que ce Ministre n’est pas d’autre choix.

Alizay vivra avec tous ses emplois.

pour la Filpac CGT, Marc Peyrade, secrétaire général

lien avec le site de la CGT

http://www.cgt.fr/Les-salaries-ouvrent-les-portes.html


Avons-nous trop dépensé dans l’intérêt général ou dans des cadeaux fiscaux et sociaux ?

Appel : pour un audit citoyen de la dette

… et le lancement d’un vaste débat démocratique.

Écoles, hôpitaux, hébergement d’urgence… Retraites, chômage, culture, environnement… Nous vivons tous au quotidien l’austérité budgétaire et le pire est à venir. « Nous vivons au-dessus de nos moyens », telle est la rengaine que l’on nous ressasse dans les grands médias. Maintenant « il faut rembourser la dette », nous répète-t-on matin et soir. « On n’a pas le choix, il faut rassurer les marchés financiers, sauver la bonne réputation, le triple A de la France. »

Nous refusons ces discours culpabilisateurs. Nous ne voulons pas assister en spectateurs à la remise en cause de tout ce qui rendait encore vivables nos sociétés, en France et en Europe. Avons-nous trop dépensé pour l’école et la santé, ou bien les cadeaux fiscaux et sociaux depuis vingt ans ont-ils asséché les budgets ? Cette dette a-t-elle été tout entière contractée dans l’intérêt général, ou bien peut-elle être considérée en partie comme illégitime ? Qui détient ses titres et profite de l’austérité ? Pourquoi les États sont-ils obligés de s’endetter auprès des marchés financiers et des banques, alors que celles-ci peuvent emprunter directement et pour moins cher à la Banque centrale européenne ?

Nous refusons que ces questions soient évacuées ou traitées dans notre dos par les experts officiels sous influence des lobbies économiques et financiers. Nous voulons y répondre nous-mêmes dans le cadre d’un vaste débat démocratique qui décidera de notre avenir commun.

En fin de compte, ne sommes-nous plus que des jouets entre les mains 
des actionnaires, des spéculateurs et des créanciers, ou bien encore des 
citoyens, capables de délibérer ensemble de notre avenir ?

Nous nous mobilisons dans nos villes, nos quartiers, nos villages, 
nos lieux de travail, en lançant un vaste audit citoyen de la dette publique. Nous créons au plan national et local des collectifs pour un audit citoyen, avec nos syndicats et associations, avec des experts indépendants, avec nos collègues, nos voisins et concitoyens. Nous allons prendre en main nos affaires, pour que revive la démocratie.

--> Signez l’appel pour un audit citoyen de la dette publique !

http://www.audit-citoyen.org./


Bernard Thibault : « la France entre dans une phase de récession »

thibault3.jpgBernard Thibault : « la France entre dans une phase de récession »

 

Le secrétaire général de la CGT, a estimé jeudi, en commentant la nette hausse du chômage enregistrée en septembre, que la France entrait « dans une phase de récession ».

Après trois mois de hausse (mai-juin-juillet) et une stabilisation en août, le nombre des demandeurs d’emploi sans activité a progressé en septembre de 0,9% à 2,780 millions de personnes, le plus haut niveau depuis 12 ans. « On entre dans une phase de récession, c’est tout à fait clair« , a assuré le secrétaire général de la CGT, ajoutant que la montée du chômage n’était « vraiment pas une surprise ». « Tous les indicateurs sur le chômage démentent les déclarations politiques« , a affirmé Bernard Thibault, citant notamment le chômage des jeunes et des seniors.

En septembre par rapport à août, les plus de 50 ans sans activité en quête d’emploi ont été plus nombreux (+2,1%), de même que les jeunes de moins de 25 ans (+0,6%).

La France doit revoir sa prévision de croissance économique pour 2012 qui est encore aujourd’hui de 1,75% mais pourrait être révisée autour de 1%, dans le sillage de l’Allemagne.


Les trois non-dits de l’accord de Bruxelles

baudry2.jpgLe fonctionnement chaotique de l’Europe, son déficit démocratique et la crise sociale à venir : les leçons à retenir du sommet de Bruxelles.

La dramaturgie européenne a été respectée : comme à chaque crise, nuit blanche, tensions de couloir, conférences de presse au petit matin… Et un accord final conforme en tous points à ce qui était attendu depuis plusieurs jours, au moins dans le volet qui concerne la dette grecque, les banques, le Fonds européen de stabilité financière.

Quelques leçons à retenir de cet exercice qui, au-delà de l’objectif réussi de « rassurer les marchés », comme le veut la doxa du moment, n’aura pas sorti l’Europe de ses contradictions. Des leçons en forme de non-dits.

1

Fonctionnement chaotique

 

Le mode de fonctionnement de l’Europe souffre de deux maux qui se sont manifestés de manière criante ces derniers jours :

  • le premier est le choc des ego, avec l’indigne sourire arrogant de Nicolas Sarkozy vis-à-vis de Silvio Berlusconi, entraînant dans son dérapage indécent Angela Merkel. Au moment où la zone euro tente d’afficher sa solidarité, cette pitrerie de conférence de presse alimente cette « Europe des clichés » qui a la vie dure ;
  • le deuxième est la faillite des institutions européennes. Qui a entendu parler de la Commission européenne pendant cette crise ? A quoi sert Herman Van Rompuy devenu l’an dernier, par la force du plus petit dénominateur commun, le « président de l’Europe » ?

L’absence de « gouvernement économique » est apparue, comme on pouvait le supposer depuis des années mais jamais autant qu’aujourd’hui, comme une erreur potentiellement fatale de la construction monétaire européenne.

Le sommet de Bruxelles n’a pas généré d’avancée significative sur cette voie, pas d’ouverture fédératrice, c’est sa principale lacune, même si elle est cachée par les avancées plus immédiates sur la dette grecque ou le fonds de solidarité.

La question pourra-t-elle être éludée beaucoup plus longtemps, si la zone euro veut retrouver sa cohérence ?

2

Déficit démocratique

 

Le grand paradoxe de la dramaturgie de ces dernières 24 heures, est que le déblocage de la situation est venu… du Bundestag. C’est en effet le vote du parlement allemand mercredi après-midi, autorisant Angela Merkel à négocier une extension du Fonds européen de stabilité financière, qui a permis le succès de la nuit à Bruxelles.

Paradoxe car on aurait imagine que c’est l’europarlement, élu au suffrage universel direct par les 450 millions d’Européens, qui joue ce rôle de garant démocratique du deal sur la dette grecque et sur la solidarité financière européenne.

Ça en dit long sur le fait que, malgré les avancées, l’europarlement reste un pôle négligeable de pouvoir en Europe, dont la légitimité reste si fragile qu’on en oublie même qu’il existe quand les enjeux deviennent vitaux. C’est plus que regrettable, c’est affligeant.

Ça en dit long, également, sur le poids de l’Allemagne dans toute solution pour sauver l’euro et traiter la crise de la dette. A garder en mémoire chaque fois que Nicolas Sarkozy emploie le pronom personnel « je » pour expliquer qu’il a sauvé l’Europe.

Dans l’Europe d’aujourd’hui, sans l’Allemagne, pas d’accord, mais l’Allemagne seule ne peut pas sauver l’Europe. On en revient à ce qui fait la mayonnaise européenne de toujours : une machine à générer des compromis entre Etats membres. Ça fonctionne, mais avec un déficit démocratique qui est devenu insupportable.

3

La crise sociale est devant nous

 

Le troisième non-dit de l’accord de Bruxelles, c’est qu’il va falloir faire avaler la potion amère de l’austérité aux peuples d’Europe. Les Grecs sont déjà en train de l’avaler – et de se révolter –, les Italiens viennent de découvrir que leur chef de gouvernement peut promettre en quelques heures dans une lettre écrite à la va-vite que la retraite en Italie va passer à … 67 ans !

Et les Français, ce jeudi matin, auront plus à cœur de savoir à quelle sauce de TVA ils vont être mangés, que de se réjouir d’apprendre qu’on a réduit la dette grecque et renforcé le FESF.

Ce sera l’enjeu des prochains mois en France. En choisissant François Hollande comme candidat, le PS a désigné le candidat le plus compatible avec les objectifs européens qui ont été décidés cette nuit. En particulier, son engagement d’atteindre le zéro déficit à la fin de son mandat tranchait avec le refus de Martine Aubry de prendre un tel engagement.

La vraie différence sera-t-elle dès lors dans le traitement social de cet effort colossal qui sera demandé à l’économie française et aux Français ?

Nicolas Sarkozy s’est taillé une émission sur mesure, ce jeudi soir, pour convaincre les Français qu’il est le sauveur de l’Europe, et qu’il ne faudra pas changer de capitaine au milieu de la tempête, surtout pour confier le navire à un capitaine qui n’a jamais barré.

Il aura plus de mal à convaincre qu’il a le sort des catégories les plus menacées par la crise à cœur, après quatre années passées avec l’habit qui lui colle désormais à la peau de « Président des riches ». Difficile de nier qu’une partie du déficit actuel repose dans les « cadeaux » fiscaux qui ont été faits, à pure perte, aux plus aisés.

Dans une France moins « indignée » que d’autres pays, au moins en apparence, il ne faudrait pas grand chose pour que la purge sociale se transforme en explosion de colère. Surtout si le candidat qui incarnera la gauche au deuxième tour n’arrive pas à convaincre qu’il est porteur d’un programme radicalement différent.

Le sommet de Bruxelles, plus encore que la primaire socialiste, lance véritablement le coup d’envoi de la campagne électorale française. Premier acte, ce jeudi soir, dans une mise en scène 100% élyséenne.

Pierre Haski
Rue89


Manifestation des salariés de M’Real et Petroplus (ce matin 6h30)

Manifestation des salariés de M’Real et Petroplus

Les deux entreprises sont concernées par des plans sociaux.

Ce matin aux abords de Rouen, les salariés de Petroplus de Grand-Couronne et de M’Real à Alizay, ont manifesté et distribuer des tracts aux automobilistes. Leur objectif: exprimer le « ras-le-bol des ouvriers face à la désindustrialisation de la France ». On rappelle que l’usine papetière doit fermer. 330 personnes y travaillent.travaillent.

 Et à Petroplus, une réorganisation de l’activité pourrait conduire à la suppression de 120 emplois.

Manifestation de salariés de Petroplus et M-Real aux entrées de Rouen

ROUEN – Plusieurs centaines de salariés d’entreprises en difficulté de Haute-Normandie, comme M-Real et Petroplus, ont manifesté mercredi matin sur les axes routiers conduisant à Rouen pour protester contre la désindustrialisation de la France, selon une source syndicale.

Ces salariés ont bloqué à partir de 07H00 deux rond-points, au sud de l’agglomération, provoquant d’importantes difficultés de circulation et obligeant la police à mettre en place des déviations. Le mouvement organisé par l’Union départementale CGT de Seine-Maritime devait se terminer vers 10H00.

Plusieurs entreprises étaient représentées, en particulier la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne en Seine-Maritime où 120 emplois sur 550 doivent être supprimés et la papeterie M-Real d’Alizay dans l’Eure qui emploie 330 salariés et dont la fermeture a été confirmée lundi.

Nous voulons ainsi montrer au gouvernement et aux patrons le ras-le-bol des ouvriers face à la désindustrialisation de la France, a expliqué Jean-Yves Lemahieu, délégué syndical CGT chez M-Real.


Manifestation des salariés de M’Real et Petroplus

Manifestation des salariés de M’Real et Petroplus

Les deux entreprises sont concernées par des plans sociaux.

Ce matin aux abords de Rouen, les salariés de Petroplus de Grand-Couronne et de M’Real à Alizay, ont manifesté et distribuer des tracts aux automobilistes. Leur objectif: exprimer le « ras-le-bol des ouvriers face à la désindustrialisation de la France ». On rappelle que l’usine papetière doit fermer. 330 personnes y travaillent.

 Et à Petroplus, une réorganisation de l’activité pourrait conduire à la suppression de 120 emplois.

Manifestation de salariés de Petroplus et M-Real aux entrées de Rouen

ROUEN – Plusieurs centaines de salariés d’entreprises en difficulté de Haute-Normandie, comme M-Real et Petroplus, ont manifesté mercredi matin sur les axes routiers conduisant à Rouen pour protester contre la désindustrialisation de la France, selon une source syndicale.

Ces salariés ont bloqué à partir de 07H00 deux rond-points, au sud de l’agglomération, provoquant d’importantes difficultés de circulation et obligeant la police à mettre en place des déviations. Le mouvement organisé par l’Union départementale CGT de Seine-Maritime devait se terminer vers 10H00.

Plusieurs entreprises étaient représentées, en particulier la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne en Seine-Maritime où 120 emplois sur 550 doivent être supprimés et la papeterie M-Real d’Alizay dans l’Eure qui emploie 330 salariés et dont la fermeture a été confirmée lundi.

Nous voulons ainsi montrer au gouvernement et aux patrons le ras-le-bol des ouvriers face à la désindustrialisation de la France, a expliqué Jean-Yves Lemahieu, délégué syndical CGT chez M-Real.


Le patron de M Real veut fermer l’usine d’Alizay

Le patron de M Real veut fermer l’usine d’Alizay 

Les salariés de la Papeterie veulent la faire vivre 

Ils s’approprient l’outil de travail et font tourner l’usine !

Des machines et des procédés industriels performants, à Alizay, il y en a ! 

Des clients, il y en a aussi ! 

Et du savoir-faire professionnel, les salariés d’Alizay en ont à revendre. 

Alors, comment accepter que l’usine qu’ils font vivre chaque jour soit condamnée à mort ? 

 

Comment accepter que le même patron fasse tout pour empêcher la reprise de l’usine par des candidats qui se sont manifestés ? 

Le patron de M Real agit, au mépris de toute légalité, pour faire capoter toute vente ou toute cession à un repreneur. C’est de l’acharnement et du mépris à l’égard des salariés qui se sont acharnés, eux, à faire vivre et prospérer l’entreprise. 

 

Ce sont bien les salariés d’Alizay qui ont créé les richesses et la valeur de l’usine grâce à l’utilisation de leurs capacités professionnelles. 

Voilà pourquoi ils ont décidé de montrer à tous leur capacité à produire du papier pour l’impression écriture, malgré le sabotage organisé par la direction du groupe M Real. 

 

Les salariés d’Alizay, par leur travail, ont fait de cette usine l’une des plus performantes d’Europe. Ce sont eux qui ont obtenu ce résultat, il n’est pas question de s’en laisser exproprier sous prétexte de stratégie financière de la multinationale finlandaise M Real ! 

 

Les salariés d’Alizay, avec leurs organisations syndicales (CGT et CGC) ont décidé de « faire tourner l’usine » et de mettre en route la production de papier le samedi 29 octobre ! 

 

Vous êtes tous conviés à cette opération porte ouverte à Alizay, qui signifie : 

 

Non,  le patron de M Real n’a pas le droit de la condamner à mort 

Oui, l’usine peut vivre 

Oui, repreneurs et clients sont les bienvenus.

Le syndicat FILPAC CGT Chapelle Darblay appelle tous les salariés (es)  à se rendre ce samedi à la journée portes ouvertes à Pont de l’Arche,       de 9 h à 17 h, afin d’apporter votre soutien, votre solidarité, aux collègues et leur famille en lutte pour leur avenir. 

 

Ils ont besoin de vous,       de nous tous. 

 

Rendez-vous le samedi 29 octobre à la journée porte ouverte de la Papeterie de M Real Alizay,  Clos Pré ZI – 27460 Alizay. 

 


M-Real : supprimer 330 emplois plutôt que de vendre à un concurrent

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Environ 200 salariés de la papeterie d’Alizay (Eure) du groupe finlandais M-Real ont manifestent ce lundi à proximité du ministère de l’Agriculture à Paris où Bruno Lemaire reçoit le  dirigeant du groupe qui a décide fermer cette papeterie et de licencier ses 330 salariés.

« En comptant les sous-traitants, la fermeture de l’usine laisserait près de 600 personnes sur le carreau », a déploré Thierry Philippot, secrétaire du comité d’entreprise et délégué CGT, ajoutant que l’usine avait déjà subi deux plans sociaux en 2006 et 2010.

Dès le mois de mai, la direction menaçait de fermer le site si aucun repreneur n’était trouvé d’ici à octobre. Le prétexte est habituel : augmentation des coûts de production qui ne permettent pas «d’améliorer la rentabilité des usines». Une stratégie que réfutent les syndicats CGT et CFE-CGC. Pour eux, la direction finlandaise préfère supprimer 330 emplois plutôt que de voir l’outil de travail repris par un éventuel concurrent. Car deux repreneurs (un français et un thaïlandais) sont prêts à accepter les garanties imposées par M-Real – à savoir, préserver les emplois pendant au moins vingt-quatre mois  et maintenir l’activité du site.

Depuis l’annonce de la fermeture du site, l’usine M-Real d’Alizay est bloquée par les salariés. Les mêmes qui sont venus à Paris à bord de cinq cars pour protester contre cette injustice, accompagnés d’une délégation d’élus. Les manifestants, bloqués par la police aux abords du ministère, ont recouvert la chaussée de feuilles A4 et ont distribué des ramettes de papier aux automobilistes arrêtés aux feux.

Mise à jour : Au terme de la réunion avec Bruno Lemaire, le groupe papetier finlandais M-Real confirme ce lundi après midi, son intention de fermer sa papeterie d’Alizay (Eure), qui compte 330 salariés, après l’échec de négociation avec des candidats à la reprise.


LE FEU CHEZ M-real: Opération « péage gratuit » des salariés de M-Real sur l’A13 dans l’Eure

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Opération « péage gratuit » des salariés de M-Real sur l’A13 dans l’Eure

Le 20/10/2011 à 08:48

Des salariés de la papeterie M-Real d’Alizay (Eure) ont organisé jeudi matin une opération « péage gratuit », sur l’autoroute A13 (Paris-Normandie), aux barrières d’Heudebouville (Eure), pour protester contre la fermeture de leur usine, a-t-on appris de source syndicale.Au nombre de 200, ces salariés ont laissé passer les voitures et ont distribué des tracts et des ramettes de papier, la fabrication de leur usine, selon Jean-Yves Lemahieu, délégué CGT. Commencée vers 08H00, cette action devait se terminer vers le milieu de la matinée.Le groupe papetier finlandais M-Real a annoncé mardi qu’il engageait le processus de fermeture de cette usine, qui emploie 330 salariés, après l’échec des négociations avec deux candidats à la reprise, le groupe thaïlandais Double A et le français Fin’active. Les salariés ont aussitôt cessé le travail et bloquent depuis le site à l’appel de l’intersyndicale CGT-CFE/CGC.

Une médiation doit toutefois être organisée prochainement entre les différentes parties sous l’égide du ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, par ailleurs élu UMP de l’Eure. Prévue initialement vendredi, cette réunion a été repoussée à lundi, selon Jean-Yves Lemahieu.

Le groupe finlandais avait mis en vente début mai cette usine en difficultés dans le cadre d’un vaste plan de restructuration européen, qui vise à transformer M-Real, fabricant de différentes sortes de papiers et de pâte à papier, en « une société dédiée au carton d’emballage ».

Le 20/10/2011 à 08:48

Des salariés de la papeterie M-Real d’Alizay (Eure) ont organisé jeudi matin une opération « péage gratuit », sur l’autoroute A13 (Paris-Normandie), aux barrières d’Heudebouville (Eure), pour protester contre la fermeture de leur usine, a-t-on appris de source syndicale.

Au nombre de 200, ces salariés ont laissé passer les voitures et ont distribué des tracts et des ramettes de papier, la fabrication de leur usine, selon Jean-Yves Lemahieu, délégué CGT. Commencée vers 08H00, cette action devait se terminer vers le milieu de la matinée.

Le groupe papetier finlandais M-Real a annoncé mardi qu’il engageait le processus de fermeture de cette usine, qui emploie 330 salariés, après l’échec des négociations avec deux candidats à la reprise, le groupe thaïlandais Double A et le français Fin’active. Les salariés ont aussitôt cessé le travail et bloquent depuis le site à l’appel de l’intersyndicale CGT-CFE/CGC.

Une médiation doit toutefois être organisée prochainement entre les différentes parties sous l’égide du ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, par ailleurs élu UMP de l’Eure. Prévue initialement vendredi, cette réunion a été repoussée à lundi, selon Jean-Yves Lemahieu.

Le groupe finlandais avait mis en vente début mai cette usine en difficultés dans le cadre d’un vaste plan de restructuration européen, qui vise à transformer M-Real, fabricant de différentes sortes de papiers et de pâte à papier, en « une société dédiée au carton d’emballage ».


Un salarié décède aux Papeteries. 80 salariés au chômage technique

condat.jpgUn salarié décède aux Papeteries. 80 salariés au chômage technique

Un dramatique accident du travail mardi vers 13 heures aux Papeteries de Condat…. Un ouvrier de 50 ans résidant à Badefols d’Ans a chuté d’environ 5 mètres alors qu’il était en train de nettoyer une presse depuis une passerelle, puis il a été happé par le cylindre de la machine. Ce salarié expérimenté qui travaillait au Lardin depuis plus de vingt ans a heurté violemment une poutre en béton. Il souffrait de douleurs vives aux côtes et il était encore conscient lorsque les secours sont arrivés. Souffrant d’une hémorragie interne, il est décédé alors que son évacuation par hélicoptère se préparait. Une autopsie est réalisée ce mercredi à Bordeaux et une enquête a été ouverte.

 

 

« Marc Michel était père d’un enfant. Impliqué dans la vie associative, il avait assuré la présidence du club d’auto-cross local. « Des accidents mortels, il y en a eu dans l’histoire des Papeteries de Condat. C’est une industrie lourde, une industrie à risques », rappelle Guy Bretout. Ce qui n’empêche pas le délégué syndical et ses collègues d’être « choqués » par la nouvelle et de témoigner dans la foulée d’un climat social « tendu » au sein des Papeteries, dû en partie aux cadences de roulement toujours plus resserrées. » (Sud-ouest)

Une réunion extraordinaire a eu lieu ce mercredi à 11 heures aux papeteries, un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail. « La machine est arrêtée pour l’enquête. 80 salariés de cette ligne de production se retrouve au chômage technique le temps de l’enquête » souligne France Bleu Périgord. « Cette ligne 6 est au centre d’une réorganisation. On est en train de supprimer une équipe. Est-ce que toutes ces modifications n’ont elles pas eu un impact psychologique sur les salariés ? On est en droit de s’interroger… » souligne un délégué syndical qui participait à la réunion CHSCT


Papeterie de Condat: Deux enquêtes aux Papeteries et des salariés sous le choc

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Le décès accidentel d’un employé, mardi, met l’entreprise en émoi. La production a été stoppée sur la zone où il travaillait.

Des machines stoppées et des salariés sous le coup de l’émotion. Suite à la chute mortelle d’un employé de 50 ans aux Papeteries de Condat, au Lardin, mardi (lire « Sud Ouest » d’hier), c’est à la fois le temps du deuil et des questions. Hier, la production de la zone sur laquelle l’homme travaillait au moment du drame était à l’arrêt pour les besoins de l’enquête confiée à la gendarmerie.

Dans le même temps, le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) a tenu une réunion lors de laquelle « une minute de silence a été respectée », précise l’attachée de presse de la direction. Il en est ressorti la décision de mener une enquête interne. À cet effet, une réunion de travail est prévue aujourd’hui, à laquelle participeront les responsables de la sécurité, de la fabrication et de l’équipement, les membres du CHSCT ainsi que le représentant des services techniques.

 

« On se pose des questions » À midi hier, l’ambiance à la sortie de l’équipe du matin des Papeteries était morose. Même pour ceux qui ne connaissaient pas Marc Michel, le défunt, la matinée a été « tendue », disent-ils. « On se pose des questions, on se demande ce qui est arrivé », témoignent certains.

Quant à ses anciens collègues de la coucheuse 5 (la chaîne sur laquelle Marc Michel travaillait), la plupart, trop choqués, ne veulent pas parler. Quelques-uns laissent échapper quelques mots, mais sans trop évoquer l’homme qu’ils ont connu : « Il travaillait depuis douze ans sur cette machine… »

Aux Papeteries de Condat, ce qui domine chez les salariés, c’est l’incompréhension : « Entre la passerelle où il était et la presse, il y a moins de 20 cm, comment a-t-il pu tomber ? », s’interroge-t-on.

Cellule de soutien La direction a mis en place une cellule de soutien dans l’entreprise, en particulier pour les salariés de la coucheuse 5 : « L’infirmière du travail est aussi passée nous voir, confient certains. Les responsables nous ont parlé, ils nous ont encouragés à rester groupés. »

Au passage, quelques-uns signalent toutefois que l’accident est survenu sur une chaîne qui accusait, depuis septembre, six jours de chômage technique par mois. « Même avec des compensations, il y a des pertes de salaire et on n’a pas les primes de dimanche », commente un employé. Quel rapport avec l’accident de Marc Michel ? A priori aucun, si ce n’est d’affecter le moral de l’équipe. Était-ce le cas de Marc Michel ? L’enquête le déterminera peut-être.


Une génération »traumatisée » par la crise selon l’OIT

Selon son étude annuelle sur l’emploi des jeunes, l’Organisation internationale du travail (OIT) lance une sévère mise en garde contre « le traumatisme » de toute une génération de jeunes, confrontés à un chômage toujours élevé, et à du travail précaire dans les pays développés ainsi qu’à une multiplication du nombre de travailleurs pauvres dans les pays en développement.

Dans son étude, intitulé Les tendances mondiales de l’emploi des jeunes : édition 2011, l’OIT stigmatise « l’infortune de la génération qui arrive sur le marché du travail en cette période de grande récession« . Outre le chômage et la précarité, les jeunes peuvent aussi être contraints à accepter des rémunérations moins élevées. Le rapport note que « cette frustration collective chez les jeunes a été l’un des moteurs des mouvements de protestation qui ont eu lieu à travers le monde cette année, car il devient de plus en plus difficile pour les jeunes de trouver autre chose qu’un travail à temps partiel ou un emploi temporaire ».

Le rapport ajoute qu’au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, par exemple, au cours des vingt dernières années, près d’un jeune sur quatre s’est retrouvé au chômage malgré les progrès accomplis en matière d’éducation.

Selon le rapport, le nombre absolu de jeunes chômeurs a légèrement diminué à 75,1 millions à la fin 2010, contre 75,8 millions fin 2009. Ce nombre correspond à un taux de chômage de 12,7%. Selon l’OIT, ce taux devrait baisser en 2011 pour atteindre 12,6% (74,6 millions de chômeurs). Le rapport relève cependant que la diminution du nombre de jeunes chômeurs s’explique aussi par le fait qu’ils se retirent du marché du travail, et renoncent à chercher un emploi.

Selon Jose Manuel Sakazar-Xirinachs, directeur exécutif du secteur de l’emploi de l’OIT, « ces nouvelles statistiques reflètent la frustration et la colère que ressentent des millions de jeunes dans le monde« . Ainsi, entre 2008 et 2009, le chômage des jeunes dans le monde a explosé, avec 4,5 millions de jeunes chômeurs supplémentaires. Durant la période d’avant-crise (1997-2007), la hausse moyenne par an était de 100.000 nouveaux jeunes chômeurs.

Le nombre de jeunes travaillant à temps partiel, faute de mieux, a aussi beaucoup augmenté, notamment en Irlande et en Espagne. A la fin 2010, un jeune sur deux ayant du travail occupait un emploi à temps partiel au Canada, au Danemark, aux Pays-Bas et en Norvège.


M-real: Courrier de Gaëtan LEVITRE maire PCF d’ALIZAY au Président de la République

M-real: Courrier de Gaëtan LEVITRE maire PCF d’ALIZAY au Président de la République

Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

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Une papeterie ferme : pendant la campagne, la destruction continue

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Une papeterie ferme : pendant la campagne, la destruction continue

Le mois dernier, notre reporter Chloé Le Prince rendait visite aux ouvriers de la papeterie industrielle M-real d’Alizay, dans l’Eure, dans le cadre de son blog « Carte d’électeurs ». Jeudi, les ouvriers de cette usine ont contacté Rue89 avec ce message brutal : « Cette usine va fermer. »

Dans un communiqué, les membres de l’Intersyndicale annoncent :

« Le groupe M-real vient d’annoncer la fermeture de la papeterie d’Alizay. Malgré les offres de deux repreneurs (Fin’active et Double A), la direction finlandaise préfère supprimer 330 emplois plutôt que de voir l’outil de travail repris par un éventuel concurrent. 190 sous-traitants sont également directement concernés. Si rien n’est fait, l’usine ferme au plus tôt dans un mois. »

« Devra-t-on laisser ce site industriel mourir ?

Refaisant l’historique de cette usine, créée en 1954, de ses luttes et de ses déboires, les syndicalistes posent la question :

“Devra-t-on laisser ce site industriel mourir ? Le maintien de l’activité industrielle est-il réellement une priorité gouvernementale ? ”

Une fermeture d’usine qui intervient en pleine campagne électorale attire l’attention d’une manière particulière. Lors de sa visite, le mois dernier, notre journaliste soulignait déjà :

 »Deux plans de sauvegarde de l’emploi en 2006 et 2010, un emploi sur deux supprimés dans l’usine qui n’en compte plus que 330, et maintenant le propriétaire finlandais qui cherche à céder le site, sans qu’on puisse assurer que le repreneur ne liquidera pas comme chez Molex.

Et pourtant, les ouvriers semblent épargner les représentants de l’Etat : « la préfète », réputée proche de la majorité présidentielle ou même le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, ex-député de l’Eure et interlocuteur régulier des salariés depuis que le groupe finlandais propriétaire de l’usine a décidé de vendre. »

La tentation du FN

Mais surtout, Chloé Le Prince donnait largement la parole aux ouvriers de cette usine. Et certains, par désespoir devant la désindustrialisation inexorable de leur région, lorgnent, ou disent lorgner, du côté du FN pour exprimer leur révolte. Elle récontait :

« [...] Jacky fut délégué CFDT. Politiquement, Jacky est proche du PS, pour qui il lui est même arrivé de faire campagne dans le passé. Il a voté blanc au second tour de 2002 tant ça lui semblait “ scandaleux ” de voter Chirac quand on se dit à gauche. L’an prochain, pourtant, il votera sans doute Marine Le Pen.

En tout cas au premier tour. Parce qu’il est démuni pour “ faire entendre le ras-le-bol ”. Et aussi parce que le FN est paré d’une virginité :

“ De droite comme de gauche, il va falloir qu’un homme politique m’explique un jour où est passé notre argent. Si nos pays sont au bord de la faillite, c’est de leur faute à eux, la droite ou la gauche. ”

Pourtant, Jacky se dit encore “ haut et fort ”, socialiste : “ Même si ce sera dur, j’irai au bout de mon choix. Il faut qu’ils comprennent. ”

Impossible d’évaluer combien d’ouvriers chez M-Real pourraient voter FN l’an prochain. La plupart se disent de gauche. Un technicien qui s’est installé juste à côté fait partie des 10,9% d’électeurs qui ont voté Le Pen à la dernière présidentielle. A peine plus que la moyenne nationale ».
Difficile de ne pas repenser à cet échange en recevant ce communiqué de l’Intersyndicale de M-Real. Pendant les discours politiques, la destruction continue.


M-real : le droit à l’emploi avant le droit de propriété !

npa.pngM-real : le droit à l’emploi avant le droit de propriété !

Au premier plan de la lutte pour l’emploi, dans la région comme dans la branche papetière nationalement, la papeterie M-real, située entre Rouen (Seine-Maritime) et Louviers (Eure) fait de nouveau l’actualité : en mai, le groupe finlandais annonçait sa volonté de fermer en septembre, à moins qu’un repreneur sérieux ne se manifeste. Pure précaution de langage pour des gens qui comptaient sur la brutalité de leur annonce pour casser le moral des 600 salariéEs du site, à peine un an après une longue et dure bataille contre un précédent plan de fermeture et 75 suppressions d’emplois. La mobilisation a repris, avec la réactivation du « collectif pour le maintien et le développement de l’emploi » (voir Tout est à nous ! n° 104). L’avenir de l’usine et de ses 600 emplois est devenu une affaire à l’échelle de toute la Haute-Normandie. C’est ainsi que le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, chef de file de l’UMP régionale, n’a pu faire autrement que de rencontrer le PDG, alors que l’usine est en « arrêt conjoncturel » jusqu’au 15 octobre. La colère monte devant les mensonges et les incohérences : des repreneurs potentiels ?

Il y en a trois. Mais pour l’instant, M-real affirme qu’il ne signera qu’avec un groupe qui s’engagera à utiliser l’argent reçu sur le site et à le maintenir et le développer durant au minimum deux ans, et que c’est pour faire pression sur les racheteurs que le groupe a été « contraint » d’arrêter l’usine. En réalité, il aurait préféré payer les indemnités d’un PSE. Sauf que les salariéEs, quel que soit leur employeur direct, savent que les emplois sont rares. Désormais, une lutte dos au mur s’engage : plus de baratin, des engagements concrets ! Depuis le début du combat, le NPA se bat pour le gel des avoirs du groupe en France, le remboursement des subventions reçues, l’obligation de dépolluer. M-real veut partir, qu’il parte, mais l’outil de production reste ! Les travailleurs savent s’en servir et toutes les compétences pour continuer l’activité sont là. Les propositions des repreneurs potentiels doivent être rendues publiques, et tous les emplois doivent être maintenus.


M-Real : Bruno Le Maire continue à y croire

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M-Real : Bruno Le Maire continue à y croire

Ministre de l’agriculture et de la pêche, conseiller régional UMP de Haute-Normandie, Bruno Le Maire ne veut pas croire à la fermeture de la société M-Real à Alizay (Eure) et la perte de 330 emplois dans un département déjà sévèrement touché par la crise économique.

Dans un communiqué adressé ce mardi 18 octobre aux médias, celui qui prépare le programme de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle 2012 pense qu’il est encore temps de trouver un repreneur à ce site dont ne veut plus la direction finlandaise de M-Real :  » La direction de M’Real a annoncé son intention de fermer le site d’Alizay. Le maintien des emplois et des activités économiques est une priorité absolue pour Bruno LE MAIRE, conseiller régional de Haute-Normandie, comme pour l’ensemble des élus de la région. Convaincu du potentiel du site d’Alizay et mobilisé depuis plus d’un an pour son avenir, Bruno LE MAIRE a décidé de réunir dans les jours qui viennent le président directeur général de M’Real et les repreneurs éventuels désignés par M’Real pour dégager une solution. » Ce ne sera pas la première fois que Bruno Le Maire rencontre la direction de M-Real et jusqu’à présent cela n’a pas débouché sur une solution de reprise.


Fermeture de la papeterie M-Real dans l’Eure

lemondefrpet.gifLe groupe papetier finlandais M-Real a annoncé mardi qu’il engageait le processus de fermeture de son usine d’Alizay, dans l’Eure, après l’échec des négociations avec deux candidats à la reprise, le thaïlandais Double A et le français Fin’active. « Le PDG du groupe, Mikko Helander, a annoncé lors d’une réunion téléphonique avec les élus du personnel que les négociations n’avaient pas abouti avec Double A et Fin’active et qu’il engageait le processus de fermeture de l’usine », a indiqué Jean-Yves Lemahieu, délégué syndical CGT. Selon lui, le PDG s’est dit toutefois prêt à participer à « une médiation » avec les candidats à la reprise qui pourrait se tenir vendredi, sous l’égide du ministre de l’agriculture Bruno Le Maire, par ailleurs élu UMP de l’Eure. « Mais le PDG nous a dit que le processus de fermeture était lancé, médiation ou pas », a ajouté Jean-Yves Lemahieu.

A l’issue de la réunion téléphonique, les élus ont réuni le personnel, qui a décidé de cesser le travail et de bloquer l’usine avec des balles de papier, selon ce syndicaliste. Le groupe finlandais avait mis en vente début mai cette usine qui emploie 330 salariés, dans le cadre d’un vaste plan de restructuration européen qui vise à transformer M-Real, qui fabrique différentes sortes de papiers et de la pâte, en « une société dédiée au carton d’emballage ».

MANQUE DE GARANTIES

Selon M-Real, « 80 acheteurs potentiels » ont été contactés et « 5 candidats ont finalement déposé une offre. Au cours des dernières semaines, des négociations approfondies se sont poursuivies avec deux candidats. Malheureusement, ni l’un ni l’autre n’ont pu apporter les garanties suffisantes pour assurer la pérennité, même à court terme, du site d’Alizay et l’avenir des salariés concernés ». Les deux derniers encore en lice étaient Double A et Fin’active. Le premier est un fabricant de ramettes de papier, comme l’usine d’Alizay, tandis que le second, qui s’est associé pour cette opération avec trois partenaires, est un fonds d’investissements basé à Paris et spécialisé dans la restructuration d’entreprises en difficulté.

Selon Jean-Yves Lemahieu, les négociations ont achoppé avec Double A sur les sommes que réclamait le Thaïlandais comme aide au redémarrage de l’usine. M-Real était en effet disposé à perdre de l’argent dans cette vente, une opération moins coûteuse pour lui qu’une fermeture, qui induit l’obligation d’un plan social et d’une dépollution du site. L’annonce de l’ouverture du processus de fermeture a provoqué de vives réactions, tant à droite qu’à gauche. Bruno Le Maire s’est dit « convaincu du potentiel du site d’Alizay et mobilisé depuis plus d’un an pour son avenir » en plaidant pour « le maintien des emplois et des activités économiques ». De son côté, le président PS du conseil général de l’Eure, Jean-Louis Destans, a mis en garde contre « une issue défavorable » qui serait « inacceptable au regard du potentiel économique et du savoir-faire que représente ce site, mais aussi du point de vue de la morale et de la simple éthique industrielle ».


70e anniversaire des Fusillés de Chateaubriant

70e anniversaire des Fusillés de Chateaubriant

Commémoration des martyrs de Châteaubriant et de tous les martyrs de la réssistance

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le 22 octobre 2011 à 11h00

Se Souvenir et être Vigilants Pour ne pas revivre le passé

Rue guy Moquet à sotteville les rouen, commémoration, dépot de gerbe.

Guy Môcquet :

 Guy Môquet, né le 26 avril 1924 à Paris, mort le 22 octobre 1941 à l’age de 17 ans, à Châteaubriant (Loire-Inférieure), est un militant communiste, célèbre pour avoir été le plus jeune des quarante-huit otages fusillés le 22 octobre 1941 à Châteaubriant, Nantes et Paris en représailles après la mort de Karl Hotz.

 Son nom, plus particulièrement associé à celui des vingt-sept fusillés du camp de Châteaubriant, est passé dans l’histoire comme un des symboles de la Résistance française.

Fusillés de Châteaubriant – 22 octobre 1941

AUFFRET Jules, 39 ans
BARTHELEMY Henri, 58 ans
BARTOLI Titus, 58 ans
BASTARD Maximilien, 21 ans
BOURHIS Marc, 44 ans
DAVID Emile, 19 ans
DELAVACQUERIE Charles, 19 ans
GARDETTE Maurice, 49 ans
GRANDEL Jean, 50 ans
GRANET Désiré, 37 ans
GUEGUIN Pierre, 45 ans
HOUYNK KUONG, 29 ans
KERIVEL Eugène, 50 ans
LAFORGE Raymond, 43 ans
LALET Claude, 21 ans
LEFEVRE Edmond, 38 ans
LE PANSE Julien, 34 ans
MICHELS Charles, 38 ans
MOQUET Guy, 17 ans
PESQUE Antoine, 55 ans
POULMARC’H Jean, 31 ans
POURCHASSE Henri, 34 ans
RENNELLE Victor, 53 ans
TELLIER Raymond, 44 ans
TENINE Maurice, 34 ans
TIMBAUD Pierre, 31 ans
VERCRUYSSE Jules, 48 ans

Fusillés de Nantes – 22 octobre 1941

ALLANO Maurice 21 ans
BIRIEN Paul 50 ans
BLOT Joseph 50 ans
BLOUIN Auguste 57 ans
CARREL René 20 ans
CREUSE Frédéric 20 ans
DABAT Michel 20 ans
FOURNY Alexandre 43 ans
GIL Joseph 19 ans
GLOU Jean-Pierre 19 ans
GROLLEAU Jean 21 ans
GRASSINEAU Robert 34 ans
JOST Léon 57 ans
IGNASIAC Léon 22 ans
LE MOAL André 17 ans
PLATIAU Jean 20 ans

Fusillés du Mont Valérien – 22 octobre 1941

CALDECOTT Robert 35 ans
HEVIN Marcel 35 ans
LABROUSSE Philippe 32 ans
RIBOURDOUILLE André
SAUNIER Victor

les fusillés de Souges du 24 octobre 1941

ALLO Roger 35ans
AMANIEU Pierre 46ans
AUDRAN René 19ans
BALLOUX René 37ans
BALSAA Honoré 43ans
BELLOC Julien 54ans
BLANC Jean 20ans
BONNARDEL Jean 38ans
BONNEL Henri 21ans
BOUCAULD Jean 26ans
BRET Robert 35ans
BRUNET Jean 58ans
CANTELAUBE Jean 31ans
CHARLIONNET Alfred 56ans
DELATTRE Marcel 31ans
DELOR Jean 30ans
DELRIEU Henri 30ans
DESBATS François 44ans
DUPIN Emile 21ans
DURAND Louis 54ans
ELLIAS Louis 58ans
GAYRAL Armand 36ans
GERARD René 53ans
GIRARD Jean 32ans
GIRARD Pierre 20ans
GRANET Lucien 41ans
GUICHARD Louis 54ans
JULIEN René 21ans
LABROUSSE Pierre 32ans
LAGOUTTE Edmond 19ans
LAPELLETERIE André 30ans
LAVAL Alban 58ans
LEBORGNE Roger 19ans
LEJARD Roger 30ans
LEREIN Pierre 21ans
MALSANG Robert 35ans
MASSIAS Gabriel 39ans
MAUMEY Camille 34ans
MERY Richard 55ans
METTE Aristide 35ans
MICHEL Jean
MONDAUT Jean 57ans
Dr. NANCEL PENARD Raymond 35ans
PUYOOU Jean 46ans
RAUFASTE Jean 25ans
REYRAUD Gaston 54ans
ROCHEMONT Gustave 37ans
ROUCHEREAU René 33ans
TRABIS Michel 51ans
VILAIN Pierre 35ans
WATTIEZ Alfred

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Dimanche 23 octobre

Cérémonie du 70ème anniversaire des Fusillés de Châteaubriant, à 14h00 à la carrière des Fusillés en présence notamment de Bernard Thibault qui prononcera un hommage au nom de la CGT.


Magasin Dia/Ed d’Albertville: Les « guerrières du dimanche » ont gagné !

 Les « guerrières du dimanche » ont gagné !

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Elles se prénomment Corine, Peggy, Marie-Anne, Agnès, Valérie (elles sont deux), ce sont les caissières du magasin Dia/Ed d’Albertville. Depuis deux ans, chaque dimanche, elles sont venues faire grève devant leur magasin, soutenues par la CGT et par un collectif pour faire respecter « le volontariat » des salariés concernant le travail dominical.

Elles viennent de remporter une belle victoire. Entre-temps les prud’hommes ont rendu plusieurs décisions en faveur de ce principe dans d’autres régions, ce qui a sûrement facilité le déblocage de la situation. Pour la fédération CGT du Commerce et des Services, la pugnacité de cette lutte démontre que la loi Mallié du 10 août 2009 est injuste et qu’elle fait fi du choix des salariés. Elle génère une injustice qui se traduit par des inégalités de traitement entre une même communauté de salariés, d’une même enseigne, d’une même localité. En effet, dans les zones touristiques, aucune contrepartie n’est accordée et le volontariat impossible ! En revanche, dans les PUCE (Périmètre d’Usage de Consommation Exceptionnel), les salariés peuvent bénéficier d’un repos compensateur, du volontariat et d’une majoration salariale.

Cette loi a également ouvert l’appétit patronal pour davantage de dérogation. C’est le cas du magasin d’Albertville. La loi l’a incité à ouvrir le dimanche jusqu’à 13 heures alors qu’auparavant il était fermé ! Et ce sans avoir à se soucier du volontariat des salariés ! Gageons que cette victoire servira d’exemple et donnera envie aux salariés de faire respecter leur « volontariat » à ne pas travailler le dimanche.

Le « plein droit » au repos dominical dans le Commerce, cela se respecte et cela se gagne. Le large débat public que la loi Mallié avait suscité n’est pas terminé. Il s’est transformé en lutte syndicale.


La CGT attaque auprès du Conseil d’Etat la liste des métiers ouverte aux migrants (communiqué)

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La CGT attaque auprès du Conseil d’Etat la liste des métiers ouverte aux migrants (communiqué)

 

Le 11 août dernier, les Ministres de l’Intérieur et du Travail publiaient un arrêté listant 14 métiers accessibles « sans opposition de la situation de l’emploi » aux salariés étrangers issus de pays tiers à l’Union européenne.

Cette liste a été décidée sans aucune concertation avec les partenaires sociaux. Lors de l’élaboration des précédents textes en octobre 2007, une concertation avait au moins été organisée.

Cette liste hétéroclite, dressée de manière totalement arbitraire, ne correspond même pas aux métiers réellement en situation de pénurie de main d’œuvre dans les différents bassins d’emploi.

Conjuguée à la circulaire du 31 mai 2011, elle conduit dans les faits à empêcher l’accès au marché du travail des étudiants étrangers diplômés qui le souhaitent et la poursuite du travail des salariés migrants en voie de régularisation.

Par sa délibération du 10 octobre 2011, le Bureau confédéral de la CGT a donc décidé d’attaquer l’arrêté du 11 août 2011 devant le Conseil d’Etat.

 

Communiqué de la CGT


Le papetier Vertaris (38) en redressement judiciaire

7007ed46b552f23ccc934f3f4ae1de43.jpgLe papetier Vertaris (38) en redressement judiciaire 

La société bénéficie d’une période d’observation de 6 mois

 Coup dur pour la société Vertaris, le spécialiste du papier recyclé de qualité.La société dirigée par François Vessière a en effet été placée en redressement judiciaire le 4 octobre dernier.

Confronté à une augmentation du coûts de ses matières premières, les vieux papiers, particulièrement demandés en Asie, demande qui pousse les collecteurs à préférer l’export, le papetier français basé à Voreppe (38) dispose désormais d’une période d’observation de 6 mois pour se réorganiser.

Ce alors que la société dispose de l’un des outils industriels les plus modernes dans sa spécialité, sachant que Voreppe est le seule usine papetière française intégrant le traitement puis la valorisation de la fibre recyclée à partir de papiers « post consommation ».


La Rochette (73) : Incendie dans une cartonnerie

new0361.gifHier les pompiers ont lutté contre un feu qui s’était déclaré dans les faux plafonds d’une cartonnerie.

25 pompiers sont intervenus hier, dans l’après-midi,  sur la cartonnerie SA Europac, à la Rochette.

Il fallait mettre fin à un  feu courant dans les faux plafonds. Les pompiers ont déployé de gros moyens, dont des caméras thermiques pour localiser les « sources chaudes « sur ce site extrêmement sensible.  

Le sinistre a été éteint par « dégarnissage » ( démontage complet de la structure du faux plafond) aux alentours de 18h.


Le groupe Hersant mauvais

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Le groupe Hersant mauvais

Feu Robert Hersant a toujours traîné une réputation sulfureuse derrière lui. Le fondateur du groupe de presse a commencé sa carrière Au pilori, une feuille antisémite et collaborationniste, héritant d’une condamnation à dix ans d’indignité nationale après la Seconde Guerre mondiale [1]. Baptisé « Herr Sant », par le Canard enchaîné, Robert Hersant avait l’habitude de répéter, chaque fois qu’il mettait la main sur un nouveau journal : « Le premier jour, je demande aux journalistes l’autorisation d’aller pisser. Le lendemain, je pisse sans leur autorisation. Ensuite, je pisse sur les journalistes. » Et des publications, Philippe Hersant en a acquis beaucoup. Son plus jeune fils, Philippe, qui lui a succédé à son décès en 1996, possède encore 27 titres.

De Nice-Matin à Libération-Champagne en passant par Paris-Normandie, France-Antilles ou la Provence, le Groupe Hersant Média (GHM) règne sur un empire qui emploie plus de 7 000 collaborateurs et réalise un chiffre d’affaires tournant autour du milliard d’euros. GHM possède également des journaux gratuits, des radios et des télévisions locales.

 Seulement voilà, le groupe se porte très mal, « La situation est tellement mauvaise que la direction des journaux ne nous communique plus aucun chiffre. Mais nous savons que Philippe Hersant cherche à vendre plusieurs titres, y compris des publications

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Philippe Hersant est aussi l’heureux propriétaire, à 100%, d’Éditions Suisses Holding (ESH), qui possède les quotidiens la Côte (canton de Vaud), l’Express, l’Impartial (canton de Neuchâtel) et maintenant une partie du Nouvelliste (canton du Valais). Bien qu’ESH n’ait rien à voir avec GHM, Hersant junior a tout de même été interrogé, lors du comité du Groupe Hersant Média, le 13 juillet 2010, par les représentants des salariés sur les conditions de rachat du Nouvelliste. Selon le papivore franco-suisse, « il a été réalisé au moyen d’un relais bancaire ».

Contrairement à son père, élu plusieurs fois député, Philippe Hersant est d’une extraordinaire discrétion. Il ne donne jamais d’interviews, fait la chasse aux rares photos de lui. Signe particulier : il ne répond pas aux courriers qui lui sont adressés. « Robert Hersant avait beaucoup de défauts, mais il aimait la presse malgré tout. Son fils, en revanche, ne s’intéresse qu’à une seule chose : le fric », se souvient un ancien journaliste de Nord-Éclair. Philippe Hersant est installé depuis 2003 dans le hameau de Cara, sur la petite commune de Presinge, dans le canton de Genève, en Suisse. Trois bâtiments au milieu des vignes et des grands arbres rachetés 8,6 millions d’euros.

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Groupe Hersant Média et Rossel (Paris Normandie) Non, le pôle Normand n’est pas en faillite !

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Syndicat des travailleurs du Livre

du Papier et de la Communication

de Rouen, du Havre et de leur région 

Non, le pôle Normand n’est pas en faillite !

 

Suite aux différents communiqués de presse sur la situation du groupe GHM et du Pôle Normand en particulier, les élus du SILPAC-CGT ont mesuré limportance de ces déclarations, ils ont pris leurs responsabilités et ont demandé à rencontrer la direction de la SNPEI afin d

obtenir des informations complémentaires précises sur ces dires avant toute communication aux salariés.

Lors de cette rencontre, la direction a démenti létat de « faillite » du Pôle Normand et nous a confirmé la tenue de discussions sur un rapprochement de plusieurs titres de GHM avec les titres du groupe Rossel en précisant toutefois que le Pôle Normand nest pas concerné pour l’instant et qu’il sera rattaché à ce nouveau groupe dès son retour à l’équilibre … Ce qui a été confirmé par GHM dans une note interne à destination de tous les salariés.

 

On sait ce que le retour à léquilibre impose, nous ne sommes pas dupes!

Dores et déjà, nous avons rappelé à la direction notre attachement au respect des  accords signés, mais aussi au respect des institutions représentatives, ainsi que notre attachement au développement.

GHM et sa stratégie de communication n’est pas en faillite…

 

 

Seul « le Pôle Normand » était à vendre. Cela a encore été confirmé par Dominique BERNARD lors de la réunion du comité de groupe du 16 septembre 2011.

Alors quune autre réunion du comité de groupe est programmée pour le 21 octobre 2011, cest par voie de presse que nous apprenons la stratégie de rapprochement avec le groupe Rossel.

 

 

Nous, élus CGT, prenons acte de cette méthode de management qui nous conforte donc dans la mission que nous avons confiée au cabinet Sécafi : dune part pour le déclenchement d’un droit d’alerte sur le développement et d’autre part sur la mission d’analyse des risques psycho-sociaux dans l’entreprise.

Responsables, nous sommes prêts à discuter avec déventuels repreneurs, Groupe Rossel par exemple si celui-ci croit, comme nous, au développement du Pôle Normand.

Les élus CGT ne s’interdiront rien, avec vous, nous aussi nous serons trés attentifs à ce dossier, de l’Elysée à Bercy, du Ministère de la culture à celui de l’emploi! Aux élus locaux, aux colléctivités locales, ainsi qu’auprès de nos lecteurs.

 Syndicat des travailleurs du Livre

 de Paris Normandie

Groupe Hersant Média et Rossel  

confirment être entrés en négociations exclusives pour rapprocher leurs activités de presse régionale dans le Nord, l’Est et le Sud-Est et créer ainsi un leader de la PQR en France – communiqué officiel

Le Groupe Hersant Media (GHM) et le Groupe Rossel confirment aujourd’hui être entrés en négociations exclusives en vue de rapprocher les activités dans la presse régionale de leurs pôles Champagne-Ardenne-Picardie (CAP) et Provence, Alpes-Maritimes, Corse (PACA), d’une part, « Nord – Pas de Calais – Picardie », d’autre part.

Avec près de 900 000 exemplaires vendus quotidiennement, plus de 500 millions de chiffres d’affaires annuel et 800 journalistes, le nouvel ensemble deviendrait l’un des 3 leaders nationaux de la PQR en France.

La mise en commun des savoir faire et moyens des deux groupes permettrait d’accélérer l’adaptation des titres au nouvel environnement des médias, et notamment le développement de leurs services numériques tout en améliorant leurs conditions d’exploitation.

Le rapprochement se traduirait par la création d’une société holding détenue à parité par GHM et par le groupe Rossel à laquelle serait apportée tout ou partie des actifs des sociétés concernées. La gouvernance serait assurée paritairement par un conseil de surveillance et un directoire, dont la présidence serait dévolue respectivement à un représentant de GHM et un représentant du groupe Rossel.

Les décisions importantes seraient soumises préalablement à leur adoption à un comité stratégique paritaire.

La conclusion d’un accord définitif est subordonnée à la finalisation des diverses études en cours sur les modalités et effets du rapprochement, aux « due diligence » réciproques, ainsi qu’à un certain nombre de conditions suspensives dont l’accord des banques créancières sur la renégociation de la dette du groupe GHM, l’autorisation des autorités de la concurrence, la signature d’un pacte d’actionnaires et les procédures auprès des conseils d’administration des sociétés et des instances représentatives du personnel.

Les pôles Presse Gratuite d’Annonces (Comareg et Hebdoprint) et Outre-mer de presse régionale, qui ne sont pas concernés par ce projet, resteraient détenus et contrôlés à 100% par GHM.

Groupe Hersant Media est le leader des médias de proximité. Le Groupe Rossel est le premier groupe de presse francophone en Belgique.


Bernard Thibault : « l’austérité, il y en a marre »

imagescaz3k18f.jpgBernard Thibault : « l’austérité, il y en a marre »

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, qui participait mardi à la manifestation interprofessionnelle à Marseille, a appelé à la fin de l’austérité parce qu’ »il y en marre », et demandé au gouvernement de « changer d’optique ».

« Loin de nous sortir de la crise économique, cette austérité salariale, cette précarité sociale vont nous enfermer dans la récession et tout le monde va y perdre », a estimé le syndicaliste, en tête du cortège marseillais, qui a rassemblé 30 000 personnes selon les organisateurs. « Prenons d’autres mesures: il est possible par exemple de faire beaucoup d’économies sur l’argent public donné aujourd’hui sur les entreprises sans que les résultats sur l’emploi ou les salaires ne s’en trouvent modifiés« , a-t-il ajouté.

Il a expliqué avoir choisi Marseille – parmi les 200 manifestations prévues mardi au niveau national – parce qu’il s’agit d’une ville « combative, où les enjeux sont tout à fait symboliques, qu’il s’agisse du niveau de précarité ou de la bataille pour la sauvegarde des outils industriels dans notre pays ». Citant les employés en lutte de Fralib (groupe Unilever), qui occupent toujours leur usine à Gémenos, ou ceux de la raffinerie LyondellBasell, à Berre L’Etang (Bouches-du-Rhône), qui viennent d’obtenir un sursis du groupe pétrochimique américain, le secrétaire général de la CGT a rappelé qu’en France, « un salarié sur deux a moins de 1.500 euros pour vivre« . « Il y a urgence sociale dès maintenant. Les fermetures d’usine, c’est en ce moment qu’elles nous menacent, la baisse du pouvoir d’achat, c’est aujourd’hui qu’elle se produit », a-t-il martelé.

Interrogé sur les échéances électorales à venir, le syndicaliste a souligné que « six mois, c’est long pour le quotidien des salariés qui, pour beaucoup d’entre eux, n’ont pas de quoi finir le mois ou n’ont pas de travail ». Détaillant les propositions de la CGT pour remettre de l’argent dans les caisses, Bernard Thibault a rappelé que la fraude fiscale était « évaluée aujourd’hui entre 45 et 50 milliards d’euros par an« . Pourquoi ne pas « renforcer les effectifs pour le contrôle fiscal, notamment pour l’impôt que doivent payer les sociétés », a-t-il proposé. « Remettre en cause les aides fiscales, les aides publiques, les exonérations de cotisations qui sont versées aux entreprises, 186 millions d’heures supplémentaires effectuées par les salariés qui donnent lieu à des aides financières de la part de l’Etat, voilà une source d’économies ! ». « Revoir la fiscalité pour les plus fortunés, voilà une source de recettes fiscales supplémentaires« , a-t-il conclu.

Dans ce département, considéré comme le plus médicalisé de France, les salariés des fédérations mutualistes étaient représentés en nombre mardi. Ils ont ainsi dit refuser « de payer une nouvelle fois les conséquences de la crise ». Outre Fralib, l’autre symbole des luttes dans les Bouches-du-Rhône était également représentée par les salariés de la raffinerie Lyondellbasell, qui viennent de faire repousser la fermeture de leur site de Berre. On notait aussi la présence de syndicalistes du groupe sidérurgique ArcelorMittal défilant sous une banderole « Arcelor Minable, No1 mondial de misère ».


11 octobre; Une journée dynamique pour les revendications

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Une journée dynamique pour les revendications

Après le succès des mobilisations dans l’éducation publique et privée et celle des retraités, la mobilisation interprofessionnelle a fortement exprimé les attentes sociales des salariés et l’exigence d’une autre répartition des richesses.

Des milliers de salariés, de jeunes, de retraités et de privés d’emploi ont défilé, dans près de 200 manifestations partout en France. La CGT recense, à cette heure, 270 000 manifestants sur 150 rassemblements. Cette mobilisation s’est traduite par de très nombreux arrêts de travail dans les entreprises et les services. Elle est d’autant plus importante qu’elle est le fruit d’un engagement militant peu relayé par les médias.

Que ce soit en France ou en Europe, les politiques de bas salaires, de suppression et de précarisation de l’emploi, la réduction de la protection sociale, des services publics et des droits des salariés sont bien les raisons de la crise. Elles découlent des choix politiques opérés pour donner des gages aux marchés financiers et aux agences de notation avec des conséquences dramatiques pour les salariés. Le plan Fillon est une réponse inefficace et socialement injuste puisque les salariés et les retraités devront débourser quinze fois plus que les plus riches.
3 milliards d’euros pour le travail contre 200 millions pour le capital !
Il y a urgence à mettre en œuvre des politiques économiques et sociales, alternatives. La CGT a bien l’intention de poursuivre sa démarche offensive et unitaire en toute circonstance, comme elle l’a toujours fait, y compris, en période pré électorale.

Chaque avancée gagnée par les salariés inversera la répartition des richesses créées et représentera des milliards d’euros au niveau national et européen. Cela permettra de transformer réellement et durablement le travail, d’augmenter le pouvoir d’achat, de garantir une protection sociale de qualité et de développer des services publics en capacité de répondre aux besoins sociaux.

Sortir de la crise passe par l’augmentation des salaires et pensions, par des créations d’emplois dans le public et le privé, et par le développement de notre outil industriel de plus en plus menacé.

La CGT sera à l’initiative, pour continuer d’agir avec les salariés sur chaque lieu de travail, pour une véritable alternative à la crise et gagner du progrès social pour tous.

Montreuil, 11 octobre 2011 17h55


Journée d’action du 11 octobre

L’urgence d’un autre partage des richesses

Journée d’action du 11 octobre

Une mobilisation pour d’autres choix est une nécessité !

Ville : ROUEN
Lieu : Place Cauchoise
Heure : 10h30
Organisation : CGT, CFDT, FSU, Solidaires, UNSA, UNL et UNEF
Ville : DIEPPE
Lieu : Sous-Préfecture
Heure : 10h30
Organisation : CGT, CFDT, FSU, SOLIDAIRES, UNSA, UNL, UNEF
Ville : LE HAVRE
Lieu : Rassemblement Parking du Casino
Heure : 10h00
Organisation : CGT, CFDT, FSU, Solidaires, UNSA, UNL, UNEF
Il faut en finir avec la dictature des marchés financiers et les choix politiques d’austérité qui en découlent donnant encore et toujours plus de gages aux marchés financiers et aux agences de notations.

En Europe, plongée dans la pire des situations avec 23 millions de chômeurs, particulièrement les jeunes, l’unique réponse des dirigeants politiques est l’austérité : pression sur les salaires, réduction des services publics, de la protection sociale, des pensions, durcissement des conditions de travail et de vie.

Le plan Fillon pour réduire le déficit de la France est injuste, inéquitable et inacceptable et pénaliserait une fois de plus les salariés, contrairement aux annonces médiatiques du gouvernement sur la contribution des plus fortunés.

Mesures Fillon Hauts revenus Salariés et Retraités

Alors que, d’après les Comptes de la Nation, le pouvoir d’achat des ménages baisse entre 2007 et 2010, les dividendes versés aux actionnaires explosent et les cadeaux faits aux plus riches et aux entreprises continuent.

La CGT pose la nécessité de la mobilisation sous les modalités à décider ensemble (rassemblements, manifestations, grèves) pour des mesures immédiates et s’inscrivant dans un processus d’action porteur d’alternatives aux choix actuels.

- Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, revient, dans une interview donnée à la Nouvelle Vie Ouvrière, sur les causes réelles des déficits et de la crise et les réponses à faire partager dans la mobilisation
- « Les 10 exigences de la CGT pour sortir de la crise »
- Nadine Prigent, secrétaire de la CGT, donne la tonalité et l’état d’esprit de la réunion intersyndicale du 1er septembre
- 
L’appel de cinq syndicats à une journée d’action nationale le 11 octobre (lire le communiqué), contre les mesures d’austérité du plan Fillon.



Un budget national pour qui exactement ?

images.jpgUn budget national pour qui exactement ?

 

Le très patronal journal « Les Échos » faisait ce gros titre en première page, mercredi 28 septembre : « Valérie Pécresse : un budget pour convaincre les marchés ». Diantre ! On croyait jusque là que les pouvoirs faisaient au moins semblant de gérer le pays peu ou prou pour l’intérêt général ! Mais quel élan de sincérité pour le journal au service de ces mêmes marchés financiers !

Et de fait, dans un entretien accordé à ce quotidien, la ministre du budget se vante du budget d’austérité gouvernemental. Austérité pour les citoyens. Pas pour les riches. Sous couvert de réduction de la dette, c’est bien la guerre déclarée aux investissements sociaux. Qu’on se le dise ! « Ajouté aux efforts de maîtrise sur les dépenses de retraite et d’assurance-maladie, cela conduit à une baisse de la part des dépenses publiques dans le PIB de 56,6% en 2010 […] puis à 55,8% en 2012 » précise Madame la ministre. Puis, affûtant son argumentaire, elle dit ceci : « Le plan du 24 août complète notre stratégie menée avec opiniâtreté depuis 2007 d’économies sur les dépenses : suppression de 150 000 postes de fonctionnaires en cinq ans, 11 milliards d’économies en matière d’assurance-maladie depuis 2008, réduction d’un tiers du déficit des hôpitaux, gel des dotations de l’Etat aux collectivités territoriales, baisse de 10% des dépenses d’intervention et de fonctionnement des ministères sur trois ans ». Voilà qui est d’une limpide clarté. Sous couvert de la lutte contre la dette et les déficits, c’est aux dépenses publiques et sociales que s’attaque le pouvoir sarkozyste depuis bientôt cinq ans. Voilà pourquoi on ferme notre école, notre maternité, notre tribunal, notre gendarmerie.

Se vanter d’avoir supprimé 150 000 postes d’agents publics en cinq ans revient exactement à dire que, dans la République de Sarkoland, on doit accepter d’être moins bien soigné, moins bien transporté, être moins en sécurité et surtout être moins bien éduqué. Car contrairement aux serreurs de vis des porte-monnaie des petites gens, il faudrait considérer l’école non pas comme un coût à supporter, mais comme un investissement pour l’avenir.  Des responsables d’Etat qui se vantent de réduire les crédits pour l’école, et de supprimer des classes et des postes d’enseignants sont des sabreurs d’avenir pour le pays. Et le pouvoir veut aller encore plus loin puisqu’il veut réduire, sans doute après les élections législatives et présidentielles si par malheur il était réélu, les crédits pour la sécurité sociale et les collectivités locales. Et le premier ministre a récemment déclaré qu’il envisageait de porter l’âge de la retraite à 67 ans.

Il y  a dans ce budget une disposition déjà votée qui est parfaitement scandaleuse et contre laquelle il faut se lever avec encore plus d’énergie : il s’agit de la taxe sur les complémentaires santé, qui va passer de 3,5 à 7%. Il s’agit d’un nouvel impôt santé après bien d’autres, comme le forfait hospitalier, la CSG, le déremboursement de plus en plus de médicaments indispensables. Alors que le taux de remboursement des soins par la sécurité sociale a été considérablement réduit, le pouvoir va pénaliser celles et ceux qui pouvaient mieux se couvrir grâce aux mutuelles. C’est une ponction de plus d’un milliard sur les assurés sociaux et les mutualistes qui est engagée, alors qu’un cadeau fiscal de deux milliards d’euros vient d’être fait aux plus fortunés avec la diminution de l’impôt sur les grandes fortunes.

Voilà qui illustre le caractère de classe et de caste de ce pouvoir ultra-droitier. Les grands électeurs ruraux, par delà leur opinion, l’ont rejeté à l’occasion des élections sénatoriales. Il faudra que le peuple dans sa majorité le fasse lors des prochaines élections législatives et présidentielles dans quelques mois. Sans attendre, la mobilisation doit se développer, notamment pour faire annuler cette taxe sur les mutuelles.

Patrick Le Hyaric


Retraités surendettés : « Une réalité, pas une surprise »

Retraités surendettés : « Une réalité, pas une surprise »

Jacques Lefèvre, secrétaire de l’Union des syndicats de retraités CGT du Nord.

« La CGT Nord revendique 4 000 adhérents 
et il n’est plus rare que nous soyons confrontés à des situations d’endettement et même de surendettement. Un phénomène particulièrement lié à la question des soins. En effet, il est devenu commun d’orienter directement les personnes vers des hôpitaux privés qui pratiquent des dépassements d’honoraires, obligeant des patients âgés à recourir à l’emprunt. L’emprunt aux banques leur étant souvent refusé, il s’agit davantage de solliciter des proches. Quand elles ne sont pas directement orientées vers le privé mais qu’il faut 
six mois pour obtenir un rendez-vous dans les hôpitaux publics, c’est cette fois sous la pression du temps qu’elles y sont contraintes. Mais cette situation n’est pas surprenante dans le contexte d’un territoire comme le Nord-Pas-de-Calais, lanterne rouge des montants de retraite en France. D’après les chiffres 2010 de la caisse de retraite Nord-Picardie (Carsat), la moyenne des droits directs perçus avant prélèvements sociaux et sans la part des complémentaires s’élève à 731 euros par mois pour les hommes et à 568 euros pour 
les femmes. Les générations des années 1940 ont, certes, depuis longtemps intégré le fait de se priver. Pas de vacances, des vêtements que l’on fait durer longtemps… Alors, on continue naturellement à se priver quand il faut venir en aide aux enfants ou petits-enfants aux prises avec la précarité et le chômage. 
La solidarité familiale fonctionne donc encore bien et dans les deux sens, mais qu’en sera-t-il demain quand on sait, par exemple, que partie en retraite il y a 
dix ans une femme dispose en moyenne d’une pension brute de 773 euros, tandis que celle qui part en retraite aujourd’hui, particulièrement touchée par la réforme, 
ne perçoit en moyenne que 553 euros ! »


Lyon : la répression policière entache une manifestation syndicale

humanite2010logo.gifmanifanesth.jpgLors d’une manifestation, hier, à Lyon, la charge des CRS contre les manifestants a provoqué un mouvement de foule, causant la chute de trois manifestantes. Deux sont gravement blessées.

ils étaient près de 1500, salariés du secteur sanitaire et social, à défiler à la Cité internationale de Lyon, à l’occasion du 36e congrès de la Fédération des établissements hospitaliers et d’aide à la personne (FEHAP), quand les CRS ont chargé, gaz lacrymogènes en main.
Pour échapper aux gaz, trois manifestantes, employées de la Mutualité Française Loire se sont éloignées du cortège et ont fait une chute de trois mètres en passant au travers d’une grille d’aération. Deux, dans un état grave, ont été hospitalisées. « Le climat de répression des mobilisations sociales qui se développe doit cesser. Sans cela, ce sont le droit syndical et la liberté de manifestation qui sont menacées dans notre pays », a réagi Jean-Luc Mélenchon, déclarant en outre qu’il « désapprouve totalement l’usage ainsi fait de la force publique contre une manifestation syndicale » et « demande que la justice soit immédiatement saisie pour enquêter sur ce drame ».
De son côté, la préfecture nie tout lien de cause à effet. Jean-François Carenco, préfet de la région Rhône-Alpes, s’est contenté d’estimer que le lieu de l’accident étant « très éloigné du lieu de la manifestation (…) les blessures occasionnées aux personnes ne sont donc pas directement liées à une charge des forces de l’ordre » !

La CGT de son côté explique que « rien ne justifiait un tel déploiement policier ! Pacifiquement, les manifestants majoritairement des personnels de soins – protestaient contre la décision unilatérale de leur employeur, la FEHAP* de dénoncer leur convention collective de 1951 : ils demandent uniquement que leurs revendications, après l’échec de plusieurs mois de négociations, soient enfin prises en compte ! »

 


Trois blessées graves lors d’un rassemblement de salariés

Trois blessées graves lors d’un rassemblement de salariés

Il nous faut des explications !

Trois salariées ont été blessées lors de la manifestation à Lyon des personnels du secteur sanitaire et social non lucratif. Deux d’entre elles le sont gravement. Le pronostic vital de la responsable du syndicat CGT de la Clinique de la Mutualité de Saint­ Etienne est engagé.

Comment ne pas être profondément indignés par l’attitude des forces de l’ordre qui ont pris la décision de gazer les manifestants ?… Ce gazage, confirmé par le communiqué de la préfecture serait à l’origine du mouvement de foule qui aurait provoqué la rupture d’une grille au sol, entraînant la chute des trois salariées.

Rien ne justifiait un tel déploiement policier ! Pacifiquement, les manifestants majoritairement des personnels de soins – protestaient contre la décision unilatérale de leur employeur, la FEHAP* de dénoncer leur convention collective de 1951 : ils demandent uniquement que leurs revendications, après l’échec de plusieurs mois de négociations, soient enfin prises en compte !

La CGT demande au Ministère de l’Intérieur des explications : qui a donné l’ordre de gazer ? Pourquoi une telle violence ?

Nous appelons également les employeurs relevant de la convention collective Du 31.10.1951 à plus de respect envers leurs salariés et les représentants syndicaux, et à revenir sur leurs décisions en ré-ouvrant des négociations.

La CGT et la Fédération de la Santé et de l’action sociale tiennent à témoigner leur soutien aux trois salariées concernées, à leur famille, à leurs collègues de travail, à leurs camarades syndicalistes.

Montreuil, le 6 octobre 2011

(*) Fédération des Etablissements Hospitaliers d’Aide à la Personne


Mobilisation; sondages commandé par la CGT

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69 % des salariés d’accord pour mobiliser

Selon un sondage Harris Interactive, les salariés du public, à 70 %, et du privé, à 67 %, soutiennent les mobilisations du 11 octobre « pour une autre répartition des richesses ».

Le monde du travail est-il, comme on le laisse entendre beaucoup trop, plongé dans la morosité ? Commandé par la CGT, un sondage répond à la question. « Plusieurs syndicats appellent les salariés à se mobiliser en cette rentrée par des grèves et/ou des manifestations “pour un autre partage des richesses”. Quelle est votre attitude à l’égard de ces appels ? », a demandé l’institut Harris Interactive à un panel représentatif de la population française. La réponse est éloquente : 62 % des Français, 69 % des salariés disent soutenir ces appels syndicaux. On atteint pratiquement le même niveau de soutien que pour le mouvement contre la « réforme » des retraites de l’an passé. Dans un contexte où les médias ne parlent pour ainsi dire pas de cette mobilisation et où l’unité syndicale n’est guère au beau fixe.

« Alors que plus d’un Français sur six soutient cette mobilisation, il n’y a pas de clivages en termes générationnels ou de catégorie sociale. Les catégories populaires et les catégories supérieures sont quasiment au même niveau de soutien », note Jean-Daniel Lévy, directeur du département politique de l’institut. « Et il n’y a pas d’affrontement entre le public et le privé », relève-t-il. Si en effet les salariés du public sont un peu plus nombreux, 70 %, à soutenir la mobilisation du 11 octobre, les salariés du privé la soutiennent à 67 %.

« Sur le terrain, c’est bien ce qu’on ressent », assure Nadine Prigent du bureau confédéral de la CGT. « On avait dit dès avant l’été que la rentrée devait être à la mobilisation. La CGT a poussé dans ce sens et nous sommes confortés », se félicite-t-elle. Les dirigeants de la centrale de Montreuil, Bernard Thibault en tête, font ces jours-ci le tour des régions pour préparer sur le terrain la journée du 11 octobre et les élections du 20 dans la fonction publique. « Un très fort sentiment d’injustice s’exprime, témoigne Nadine Prigent. On ne peut pas continuer à demander toujours aux mêmes tous les efforts. »

De fait, alors que la crise fait peser sur le monde du travail bien des coups et beaucoup d’incertitude, le climat social redevient très conflictuel, avec des luttes contre les licenciements, mais aussi sur les conditions de travail et les salaires. « Le travail ne va pas bien, constate la responsable syndicale. Certes, les échéances électorales de 2012 sont le rendez-vous des attentes du changement, mais le social doit occuper sa place. »

« De nombreuses interrogations se posent sur l’égalité, les processus de solidarité. Les Français sont plutôt favorables aux objectifs de la mobilisation : une autre répartition des richesses », explique Jean-Daniel Lévy. Il estime que « dans la période, les organisations syndicales apparaissent comme relativement légitimes pour adresser des messages et des signaux d’alerte, porter des solutions. Quand le syndicat prend la parole, il est entendu ».

Entre un sondage qui marque un soutien populaire et la réussite d’une mobilisation, il y a certes un monde. Mais les organisations syndicales y verront un signe d’encouragement. Et peut-être aussi un avertissement. « Il ne faut pas être en dessous des attentes », prévient Nadine Prigent.

Sympathie toutes catégories

C’est pratiquement toutes générations confondues que les Français soutiennent les mobilisations syndicales. 
66 % des 25 à 34 ans et 68 % des 35 à 49 ans y sont favorables ; pour les 18 à 24 ans, un peu moins (58 %) et seuls les plus 
de 65 ans y sont opposés. Les ouvriers (72 %) sont 
les plus favorables aux mobilisations syndicales. On soutient majoritairement les mobilisations quelle que soit la taille 
de son entreprise : de 57 % pour les entreprises de moins de 
10 salariés à 77 % pour celles de plus de 500 salariés. Le clivage est surtout politique : à gauche on soutient à 82 % (91 % pour 
le Front de gauche) tandis qu’à droite et à l’extrême droite, 
on ne soutient qu’à 38 %. Les partisans de l’UMP resteront 
à la maison : seuls 23 % sont d’accord avec les mobilisations.


Baisse des indemnités journalières Un nouveau recul dans la protection sociale

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Un nouveau recul dans la protection sociale

Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2012 propose, sous couvert « d’harmonisation des références au salaire », de passer, pour le calcul des indemnités journalières, du salaire brut au salaire net. Le montant du revenu de remplacement, qui est déjà bas, diminue encore scandaleusement pour des personnes fragilisées par la maladie, le tout accompagné d’un renforcement du contrôle des arrêts maladie.

Le gouvernement se fait antenne relais du patronat pour qui : « les salariés s’arrêtent par plaisir et les médecins rédigent des arrêts de complaisances », alors que l’organisation et les situations de travail sont très souvent la cause de pathologies (TMS, dépressions, cancers) et que les syndicats sont souvent empêchés dans leur action pour l’amélioration des conditions de vie au travail.

Un salarié sur trois, ceux des petites entreprises n’ayant pas d’accord de branche, ceux ceux ayant peu d’ancienneté et qui ne perçoivent que les indemnités journalières de la Sécurité Sociale verront directement leur salaire amputé.

Seuls deux tiers des salariés bénéficient d’une complémentaire en prévoyance qui prend en charge un complément de salaire en cas d’arrêt maladie. Un système particulièrement inégalitaire car le montant, la durée des versements varient en fonction des différents accords de branches, de groupes ou d’entreprises. Pour la plupart, ces accords spécifient qu’en cas de baisse de remboursement de la Sécurité sociale, la différence reste à charge des salariés et qu’une augmentation des remboursements devra être négociée.

Au final, pour tous les salariés, cela veut dire soit augmentation des cotisations payées, soit une baisse du montant de l’indemnisation, ce qui est intolérable pour la CGT.

Une nouvelle fois, ce sont les salariés qui paient les effets de la crise, en voyant se réduire leur protection sociale.

Baisse des indemnités journalières, taxation sur les complémentaires santé, des motifs complémentaires pour s’inscrire dans l’action du 11 octobre 2011.


Mutualité : Déclaration commune des syndicats de salariés et de la Mutualité Française contre tout impôt sur la santé

12.jpg13.jpgjeudi 6 octobre 2011

Déclaration commune CFE-CGC, CFDT, CFTC, CGT, Force Ouvrière, FSU, UNSA et la Mutualité Française

Les organisations syndicales de salariés, CFE-CGC, CFDT, CFTC, CGT, Force Ouvrière, FSU, UNSA et la Mutualité Française appellent solennellement le gouvernement et le Parlement à renoncer au doublement de la taxe sur les contrats santé solidaires et responsables et à tout impôt sur la santé.

Cette taxation entraînera inéluctablement une augmentation du coût des contrats santé et aggravera donc les inégalités d’accès aux soins.

Elle intervient dans un contexte de crise sociale profonde au moment où près d’un Français sur trois déclare renoncer à des soins pour des raisons financières.

Elle est décidée alors que le taux de remboursement par la Sécurité Sociale des soins de ville pour la très grande majorité des assurés sociaux est tombé à 55%, ce qui est inacceptable, et que bénéficier d’une couverture complémentaire est devenu indispensable.

Les organisations syndicales de salariés CFE-CGC, CFDT, CFTC, CGT, Force Ouvrière, FSU, UNSA et la Mutualité Française, en demandant au gouvernement et au Parlement de renoncer à affaiblir une nouvelle fois la protection sociale des Français, rappellent leur attachement à une Sécurité Sociale de haut niveau et une couverture complémentaire solidaire accessible à tous.

Paris, le 5 octobre 2011


Conseil des ministres du 05 octobre 2011 (info)

Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2012

La ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l’État, porte-parole du Gouvernement, a présenté avec le ministre du travail, de l’emploi et de la santé et la ministre des solidarités et de la cohésion sociale, le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2012.

Ce projet de loi porte la marque du redressement des finances publiques et plus spécifiquement des comptes sociaux : le déficit du régime général, après avoir été de 23,9 milliards d’euros en 2010 et 18,2 milliards d’euros en 2011, sera de 13,9 milliards d’euros en 2012.

Le projet de loi s’inscrit dans la continuité de l’effort de maîtrise des dépenses que le Gouvernement a engagé depuis quatre ans. Cet effort sera poursuivi, grâce notamment à la montée en charge des effets de la réforme des retraites et à la maîtrise des dépenses d’assurance maladie : l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam), qui était de 2,9 % en 2011, sera de 2,8 % en 2012.

Le texte comporte certaines mesures du plan de redressement des finances publiques annoncé par le Premier ministre le 24 août 2011 et qui obéit à trois principes : la poursuite de la stratégie de réduction des niches sociales et fiscales, des prélèvements ciblés renforçant l’équité du système fiscal et social, et des taxes sur les comportements à risque, qui contribuent aussi à la maîtrise des dépenses.

Au total, les recettes issues de ce plan se traduiront par un peu plus de 6 milliards d’euros supplémentaires pour la sécurité sociale, dont la moitié ont déjà été votés dans la loi de finances rectificative de septembre 2011, avec l’augmentation des prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine, la réforme des abattements sur les plus-values immobilières et la suppression du taux réduit de la taxe sur les contrats d’assurance maladie responsables.

Le PLFSS comporte des mesures représentant environ 2,3 milliards d’euros de recettes nouvelles, résultant de la suppression ou la réduction de niches sociales (hausse du forfait social, harmonisation de la contribution sociale de solidarité des sociétés dans les banques, intégration des heures supplémentaires dans le calcul des allègements généraux de charges sur les bas salaires, réduction de l’abattement de 3 % pour frais professionnels sur l’assiette de la CSG, assujettissement à la CSG du complément de libre choix d’activité) et sur la révision du barème de certaines taxes (droits sur les alcools et taxe sur les véhicules de société). Le PLFSS comporte également une hausse des taxes acquittées par l’industrie pharmaceutique afin de financer certaines des mesures annoncées par le Gouvernement pour améliorer la sécurité sanitaire.

Par ailleurs, la sécurité sociale bénéficiera de la taxe sur les boissons contenant des sucres ajoutés, qui se trouve dans le projet de loi de finances pour 2012, ainsi que de la hausse des prix du tabac et d’une mesure réglementaire d’harmonisation des taux et assiette de cotisations dans les industries électriques et gazières.

S’agissant des dépenses, l’objectif de limiter la progression de l’Ondam à 2,8 % nécessitera de réaliser 2,2 milliards d’euros d’économies, qui reposeront essentiellement sur le renforcement de l’efficience du système de soins, mais aussi sur une économie liée à l’harmonisation du mode de calcul des indemnités journalières versées par la sécurité sociale. Pour la cinquième année consécutive, l’objectif de dépenses permettra d’assurer un taux de progression à parité entre les soins de ville (2,7 %) et les établissements de santé (2,7 %). Par ailleurs, les moyens consacrés aux personnes âgées et aux personnes handicapées poursuivront un rythme de progression soutenu, à 4,2 %, en hausse par rapport à 2011 (3,8 %), ce qui permettra de financer un plan d’aide à l’investissement de 50 millions d’euros dans les établissements et services médico-sociaux.

Le PLFSS prévoit par ailleurs l’amélioration des aides en faveur de la garde d’enfants des familles monoparentales et des parents handicapés.

L’effort continu de maîtrise des dépenses et l’apport de recettes supplémentaires permettront de réduire de 10 Md€, soit 40 %, le déficit du régime général et de diviser par deux le déficit de l’assurance-maladie entre 2010 et 2012.


Hélio Corbeil : la CGT porte un projet pour sauver l’entreprise !

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Hélio Corbeil : la CGT porte un projet pour sauver l’entreprise !

 

 

Depuis lundi, l’avenir du groupe CirclePrinters France ne tient plus qu’à un fil ; A la demande du Tribunal de Meaux, les repreneurs ne disposent plus que de sept jours pour revoir leur copie.

Ce même jour, au Tribunal, les administrateurs annonçaient que les repreneurs ne pourraient pas rentrer en possession des terrains comme point d’appui financier pour assurer l’avenir de la reprise dans le cadre de la liquidation, sauf à débourser plus de 8 millions d’euros.

Comment, dans ces conditions, assurer le développement industriel, talon d’Achille des entreprises depuis leurs acquisitions successives par les groupes financiers Quebecor puis CirclePrinters ?

Aujourd’hui, seul l’appât du gain, au travers des terrains, intéresse tant les repreneurs que CirclePrinters.

L’emploi et le développement industriel sont sacrifiés sur l’autel de la spéculation …

A l’opposé de ce qui apparaît comme un dépeçage et un arrangement entre les dirigeants de CirclePrinters, les administrateurs et les repreneurs, la CGT dénonce se qui se révèle être de la connivence qui détruira des centaines d’emplois, mettant à mal une industrie dans un bassin d’emploi déjà durement touché.

Aujourd’hui encore, les salariés et leurs représentants sont mis devant le fait accompli des décisions des administrateurs qui, à aucun, moment ne tiennent compte de l’avis des salariés et des organisations syndicales. Leur seul objectif est d’éponger les dettes de CirclePrinters …

Une rumeur circule sur une opération qui, si elle devait se confirmer, s’apparenterait à un délit d’initié. Un des repreneurs, le groupe SEGO, serait en passe d’être racheté par la holding HHBV. Cette même holding qui, aujourd’hui, est propriétaire de CirclePrinters France … Etrange non ?

La CGT d’Hélio Corbeil, quant à elle, travaille et se bat depuis plus de dix ans pour assurer l’avenir de l’emploi par le biais du maintien de l’entreprise sur le bassin corbeillois !

Paradoxalement, l’imprimerie Helio Corbeil, dont les résultats sont les meilleurs du groupe CirclePrinters France, se retrouve être la seule pour laquelle aucun avenir n’est envisagé.

Y aurait-il une relation avec sa localisation en centre ville, et le fait que ses terrains réveillent certains appétits ?

Les salariés et la CGT n’attendront pas l’annonce du 6 octobre. La CGT souhaite faire une proposition de reprise d’Hélio Corbeil par ses salariés au travers d’une SCOP. L’entreprise, débarrassée de sa sangsue financière, CirclePrinters, et implantée à Corbeil depuis deux cents ans, a plus que jamais une place et un rôle à jouer dans l’impression de la presse magazine.

Les enjeux environnementaux de distribution militent pour faire de Corbeil un exemple industriel. Les éditeurs, aussi bien la Socpresse qu’Hachette, nous ont assuré de leur soutien en maintenant la charge de travail sur le site. Il est indispensable, dès aujourd’hui, qu’ils s’engagent plus avant !
La CGT demande au Tribunal de clarifier le possible rachat de la SEGO par HHBV.

A ce jour, seuls les enjeux de l’emploi sur la Seine-&-Marne préoccupent les administrateurs, sous pression des hommes politiques locaux. C’est pourquoi, la CGT demande à ce que le Tribunal de Meaux renvoie l’affaire de l’imprimerie Hélio Corbeil devant le Tribunal de Commerce d’Evry qui pourrait permettre aux salariés de présenter une proposition de reprise de leur entreprise.

L’appui des principaux éditeurs et clients, par la garantie de la charge de travail ainsi qu’une trésorerie positive, devrait permettre de donner le temps nécessaire aux salariés, accompagnés par la CGT, d’étudier la faisabilité de leur projet qui garantirait le maintien de l’emploi, loin des ambitions de spéculations immobilières.

Les élus FILPAC – CGT d’Helio Corbeil


L’industrie papetière perçoit les premiers signes d’un ralentissement économique

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L’industrie papetière perçoit les premiers signes d’un ralentissement économique (source : Les Echos)

Le niveau élevé des stocks, la baisse de la consommation et la mise en service de nouvelles capacités de production ont fait redescendre les prix de la pâte sous les 1.000 dollars la tonne.

Laurence BOLLACK, Les Echos

Papier-toilette : Georgia-Pacific innove pour se maintenir en tête Les analystes de JP Morgan sont formels : « le marché du papier est classiquement le premier à montrer la tendance en cas de retournement de conjoncture à la baisse. C’est bien ce qui se produit aujourd’hui ». Après la forte reprise qui a suivi la crise de 2008-2009, l’industrie papetière commence à sentir le ralentissement en cours.

La demande s’affaiblit en Europe et aux Etats-Unis, les prix baissent, et des investissements sont remis en cause. Compte tenu du coup de froid sur l’économie chinoise, le fabricant de carton Nine Dragons vient ainsi de retarder la mise en service de six machines. Quant aux actions des groupes papetiers, elles ont été parmi les plus pénalisées en Bourse ces derniers mois.

Les cours de la pâte à papier, eux, redescendent de leurs sommets. Après avoir culminé en juin à 1.050 dollars la tonne pour la pâte de qualité NBSK (Northern bleached softwood kraft) qui sert de référence, les prix sont retombés ce mois-ci à quelque 950 dollars la tonne. A cela plusieurs raisons : tout d’abord la hausse des stocks, aujourd’hui à un niveau très élevé. « Chez les producteurs de pâte de feuillus, les stocks atteignent quarante-huit jours, contre un niveau standard d’environ trente jours. Pour les faire baisser, les industriels consentent des rabais et les prix s’érodent mécaniquement », explique Paul-Antoine Lacour, délégué de la Fédération des pâtes à papier.

A ce phénomène s’ajoute une baisse de la consommation liée aux difficultés des acteurs économiques, qui pèsent en effet sur les volumes de publicités et les échanges interentreprises, donc sur la demande de papier.

Autre élément de nature à faire reculer les cours de la pâte : la mise en service de nouvelles capacités, notamment dans les pays émergents. La Chine vient ainsi de se doter d’une nouvelle usine de grande taille, avec l’entrée en production d’une unité de 700.000 tonnes exploitée par Shandong Chenming dans le Guangdong. De nouveaux projets sont attendus en Asie et en Amérique latine, où la forêt, grâce à l’eucalyptus, croît rapidement.

Une baisse limitée Au final, la baisse reste néanmoins limitée. « Il existe une détente sur les prix en dollars. Mais le billet vert s’est raffermi par rapport à l’euro, monnaie dans laquelle nous payons notre pâte. Pour nous, la baisse des prix n’est donc pas significative », témoigne Thierry Lot, directeur général opérationnel de Georgia-Pacific, un gros consommateur de cette matière première.

La dépréciation des monnaies locales aide aussi les producteurs : la baisse du réal favorise par exemple les exportations du brésilien Fibria, premier producteur de pâte dans le monde. « Les prix de la pâte ont décliné cette année, un phénomène que la faiblesse de la monnaie aide à compenser », confirme Pedro Galdi, responsable de la stratégie du courtier brésilien, SLW Corretora.


Les rendez-vous d’octobre de la CGT

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Les rendez-vous d’octobre de la CGT

Bernard Thibault rencontrait hier à Montpellier les salariés en vue des mobilisations d’octobre :

le 11 par la grève et dans la rue contre l’austérité et le 20 pour les élections dans la fonction publique.

«Je visite deux ou trois départements par semaine », confie Bernard Thibault, qui a passé, hier, la journée à Montpellier à l’invitation de l’UD CGT de l’Hérault. Les élections professionnelles dans la fonction publique et la journée de mobilisation interprofessionnelle du 11 octobre étaient dans sa ligne de mire. Il a donc rencontré les personnels de France Télécom, des finances, des chercheurs et du CHU pour prendre le pouls social et convaincre. Au centre des finances, une cinquantaine de sympathisants engagent le dialogue : « Ce gouvernement nous parle sans cesse de dépenses publiques mais nous, nous préférons parler de recettes », explique une syndicaliste qui dit n’avoir « plus les moyens de faire rentrer les recettes fiscales ». Un collègue enchaîne : « On nous demande de faire un travail dégradé et de maquiller les statistiques, on nous donne même des cours pour ça ! » Bernard Thibault, qui compte sur cette expertise de terrain pour livrer ensuite son argumentation au niveau confédéral, leur répond : « Nous avons des choses à dire sur comment l’argent public doit être utilisé », pointant là les trop nombreuses exonérations de cotisations. « Et l’un des grands maquillages a été la situation de la Grèce, dit-il, on en voit les résultats. »

Avant de s’entretenir avec le personnel du CHU, il a visité deux laboratoires de recherche à l’université des sciences de Montpellier (UM2). À l’entrée du restaurant universitaire, les militants ont monté un barnum pour sensibiliser les personnels à l’élection professionnelle mais aussi pour les appeler à se mobiliser le 11 octobre. Hervé Landas, secrétaire général CGT de l’UM2, constate : « La précarité est importante, certains services fonctionnent même à 100 % avec des contractuels ! » « Ce que je constate, c’est qu’il y a beaucoup de souffrance au travail, et c’est là qu’il faut qu’on amène nos arguments », explique Bernard Thibault, rappelant que, cette année pour la première fois, les contractuels vont prendre part au vote. « Il est aberrant de tirer sur la corde de ceux qui travaillent », poursuit-il en dénonçant l’augmentation des travailleurs pauvres, le chômage de masse et les heures supplémentaires « où nous donnons de l’argent public équivalant à 400 000 emplois sur une année ». Le secrétaire général de la CGT en reste alors aux fondamentaux pour décrire la situation : « La France a cette caractéristique de faire travailler les 30-50 ans. L’âge moyen pour avoir un CDI est de 27 ans et il y avait 300 000 chômeurs de plus de 50 ans en 2008. » À quoi il ajoute que le plan d’austérité du gouvernement « va amplifier la crise dans le domaine social ». Même s’il déplore le manque d’unité syndicale pour la journée du 11 octobre, il tient à rappeler que la CGT est unitaire par essence : « C’est dans ses gènes ! » martèle-t-il. la recette de la CGT est qu’« il n’y a pas de fatalité à cette souffrance. La seule solution est d’engager le rapport de forces » ! « Il faut qu’on fasse bouger ça tous ensemble ! » conclut-il en évoquant les mobilisations qui se multiplient aux quatre coins de l’Europe.

Des élections hors-normes 

Les élections professionnelles du 20 octobre prochain 
dans la fonction publique 
sont qualifiées 
d’« hors-normes » par Bernard Thibault. Avec le nouveau mode de scrutin, plus de deux millions de personnes 
sont appelées aux urnes, 
dont de nombreux contractuels qui peuvent désormais participer. « Ce scrutin important sera une boussole sociale pour la suite », 
assure-t-il, avant de rappeler que « le vote CGT est le signal syndical le plus clair qui soit ».


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