Disparition d’Oswald Calvetti Une figure de la bataille des retraites

 Oswald Calvetti Une figure de la bataille des retraites

Oswald Calvetti, militant communiste, ouvrier papetier devenu dirigeant de la CGT, spécialiste de la question des retraites, est décédé vendredi.

«Les travailleurs n’auront pas une retraite à soixante ans au rabais », proclamait Oswald Calvetti au printemps de 1983. Les négociations étaient alors très serrées entre syndicats, gouvernement, patronat. Le CNPF, l’ancêtre du Medef, manœuvrait, se battant pied à pied contre la mise en œuvre de l’une des promesses phares du candidat Mitterrand devenu président de la République.

Oswald Calvetti, en tant que secrétaire confédéral de la CGT, était pour le syndicat au premier plan de cette bataille emblématique. Il vient de décéder à quatre-vingt-six ans. Né en 1925 dans une famille de communistes italiens qui avait dû fuir le fascisme, il travaille, une fois le certificat d’études obtenu, dans la papeterie de Fontaine-de-Vaucluse où ses parents sont ouvriers. C’est alors qu’il adhère aux Jeunesses communistes et rejoint la Résistance dans les rangs des FTP. En 1945, il est de nouveau ouvrier papetier et assume très vite des responsabilités syndicales et politiques à la CGT et au PCF. En 1948, il est secrétaire du comité d’entreprise des Papeteries Navarre puis secrétaire du groupement intersyndical du groupe, qui compte huit usines et 14 000 ouvriers. Au cours des années qui suivent, il marque de son empreinte le syndicalisme de ce secteur, au plan national comme au plan international. C’est à son initiative que se constitue le comité Hastingn qui réunit dans une sorte d’internationale du papier-carton des syndicalistes anglais, suédois, norvégiens, canadiens, japonais. Et en 1967, en créant l’Union des fédérations du livre et du papier-carton, il lance les jalons de ce qui deviendra vingt ans plus tard la Fédération des travailleurs des industries du livre, du papier et de la communication CGT dont il devient l’un des principaux dirigeants.

Au niveau confédéral de la CGT, Oswald Calvetti participe aux côtés d’Henri Krasucki à la mise en place, de 1969 à 1985, du secteur de la politique revendicative de la CGT. Administrateur de l’Association générale de retraite par répartition en 1952, il devient un spécialiste du dossier des retraites. Il est délégué par la CGT au Conseil économique et social de la CEE de 1969 à 1973 puis siège, en France, au Conseil économique et social de 1973 à 1989. Et il devient vice-président de l’Unedic en 1975, avant d’être de 1985 à 1992 président de l’union confédérale des retraités CGT.

Oswald Calvetti a été membre du comité central du PCF de 1954 à 1972.

Ses obsèques ont lieu aujourd’hui à 14 h 30 à Lagnes dans le Vaucluse. Et un hommage public lui sera rendu dans la salle municipale de La Grange.

Jacqueline Sellem



Le papetier Stora Enso dans le rouge

stora.jpgLe papetier Stora Enso dans le rouge au troisième trimestre. Le groupe va encore réduire son personnel et ses capacités de production. (source : Caractère.fr)

mercredi 2 novembre 2011

Le groupe papetier finlandais Stora Enso a annoncé une lourde perte au troisième trimestre 2011 due à un élément exceptionnel attendu, tandis que des réductions de production et des licenciements temporaires sont prévus au trimestre prochain pour faire face à une baisse de la demande.

De juillet à septembre, Stora Enso a enregistré une perte nette de 49,9 millions d’euros en raison de la banqueroute du papetier américain NewPage Corporation, qui était en train de lui racheter ses activités en Amérique du Nord et qui lui a coûté 128 millions, selon le rapport financier trimestriel.

Sans cet élément exceptionnel, annoncé en septembre, le papetier aurait enregistré un bénéfice net de 78,3 millions, souligne le communiqué, qui rappelle que, sur la même période l’an passé, le groupe finlandais avait dégagé 194,3 millions de bénéfice.

Au trimestre écoulé, Stora Enso a enregistré un chiffre d’affaires en hausse de 4,4% sur un an à 2,7 milliards d’euros conforme aux attentes. « Nous avons terminé le troisième trimestre comme prévu. Nos secteurs d’activités ont eu les rendements attendus, mais pas nos entreprises associées, en particulier en raison de l’impact du change », souligne le directeur général Jouko Karvinen.

« Dès le début du quatrième trimestre, nos clients et nous mêmes allons réduire les stocks et nous allons donc encore intensifier les réductions de production », a-t-il ajouté, en précisant que « des licenciements temporaires sont prévus » et vont être négociés.

La banqueroute du papetier américain NewPage coûte cher à Stora Enso

C’est une douche froide qui a surpris les milieux financiers lors de la publication des comptes du 3ème trimestre du groupe papetier finlandais Stora Enso.

La société a en effet annoncé une perte nette de près de 50 millions d’euros, suite à la banqueroute du papetier américain NewPage Corporation, qui devait lui racheter pour 128 millions de dollars ses activités nord-américaines.

Sans ce résultat exceptionnel imprévu, Stora Enso aurait enregistré un résultat net de 78 millions d’euros, son résultat, un an plus tôt sur la même période, s’établissant à 193 millions.

En terme d’activité, le chiffre d’affaires trimestriel du groupe papetier s’est élevé à 2.7 milliards, en croissance de 4,4%.

Pour le 4ème trimestre, Stora Enso anticipant une baisse d’activité, a prévu de mettre en place de nouvelles mesures de réduction des coûts, qui passeront notamment par des licenciements temporaires.



Cessation de paiement pour les papeteries de Malaucène

aveclaidedeleuravocatelassalariespreparentlariposte.jpgSOCIAL – Un Comité d’établissement est programmé le 10 novembre, le dépôt de bilan attendu

Cessation de paiement pour les papeteries de Malaucène

Une entreprise contrôlée par des Américains qui dépose le bilan en laissant un site industriel pollué et l’argent public assumer les conséquences… ce n’est pas Métaleurop à Dunkerque, mais les papeteries de Malaucène, selon la CGT. Au cours d’une conférence de presse, Thierry Georges, accompagné de l’avocate des salariés M e Anne-France Breuillot, a annoncé une réunion du comité d’établissement le 10 novembre, pour constater la cessation de paiement. Selon le syndicat qui défend depuis le début les salariés, la suite sera le dépôt de bilan au tribunal de commerce.

C’est l’incertitude pour les salariés actuellement bénéficiaires du plan social. Les derniers salariés ignorent s’ils vont continuer à être payés. Ceux en formation se demandent s’ils pourront aller au bout. Des allocations temporaires, financées en partie par les pouvoirs publics, deviennent incertaines. Le financement des indemnités obtenues éventuellement aux prud’hommes restent en suspend, comme la charge de la dépollution, chiffrée à plusieurs millions d’euros.

« Tout ce qui pouvait rapporter a été vendu »

Pour M e Breuillot, Schweitzer-Mauduit a affirmé avoir « versé trente millions d’euros pour le plan social, on ne les trouve plus dans les comptes ». Elle précise qu’une partie des sommes dues peut être prise en charge par l’assurance garantie de salaires, financée par les cotisations chômages des entreprises. « Les petites et moyennes entreprises cotisent, et leurs cotisations servent aux grosses sociétés étrangères qui profitent du système », selon elle.

Pour Thierry Georges, délégué syndical, la situation est scandaleuse. « Tout ce qui pouvait rapporter a été vendu. Ce qui était fabriqué à Malaucène est maintenant fabriqué en Pologne, sur les machines déménagées. Le groupe fait 100 millions d’euros de bénéfice sur la seule usine du Mans, qui a été financée par les papeteries de Malaucène. Nous avons affaire à des patrons voyous qui font payer la collectivité ».

Pour M e Breuillot, « il faut absolument que le procureur, qui en a le pouvoir, demande au tribunal de commerce d’élargir la procédure aux autres usines, pour permettre de globaliser les dettes à l’ensemble du groupe Schweitzer-Mauduit. Une loi de 2008 interdit cette démarche aux salariés ».




Archives pour la catégorie INFORMATIONS PAPETIERES NATIONALES

Les M-Real jettent leur patron

marchemreal300620111120.jpg

Les M-Real jettent leur patron

  

 

Loin de s’avouer vaincus, élus et salariés de la papeterie M-Real ont organisé, samedi, une journée portes ouvertes de l’entreprise et fait la proposition d’exproprier les propriétaires finlandais du site, au titre de l’utilité publique.

Correspondant particulier. Rien d’un baroud d’honneur que cette nouvelle journée de mobilisation samedi sur le site de la papeterie, installée à Alizay (Eure), et menacée de fermeture par son propriétaire finlandais, alors même que deux repreneurs se sont manifestés ces dernières semaines (lire notre édition du lundi 24 octobre 2011).

Au programme : porte ouverte à la population, venue en masse, et aux élus de la région. Certains, les élus socialistes et ceux du Nouveau Centre, découvraient les enjeux de la fermeture de ce site, ainsi que la mobilisation des salariés et des élus communistes des environs depuis 2006, date du premier plan social de l’entreprise. Face à l’immense gâchis que constituerait la fermeture d’un tel site qui a bénéficié d’argent public ces dernières années pour se moderniser, le président socialiste du département de l’Eure, Jean-Louis Destans, a fustigé « un scandale social et économique de la part d’une entreprise qui fait des profits ». L’élu socialiste a appelé à l’unité de toute la gauche pour faire triompher les salariés en faisant « reporter la décision de la fermeture et même en la faisant interdire ».

Une prise de position que Gaëtan Levitre, maire PCF d’Alizay et conseiller général, a saisie immédiatement en appelant la gauche à « passer à la vitesse supérieure ». « Le temps des motions et des communiqués de presse est révolu », lance-t-il.

Faute de législation permettant de réquisitionner l’entreprise, le maire d’Alizay s’est dit prêt, avec l’appui, notamment financier, des collectivités territoriales de la région (toutes à gauche) et de l’État, à faire jouer son « droit d’exproprier M-Real au titre de l’utilité publique ». Les élus socialistes, interpellés sur cette action forte, se sont dits, par la voix du président du département de l’Eure, « pas hostiles à l’idée d’expropriation. À situation exceptionnelle, il doit y avoir une réponse exceptionnelle », a affirmé ce dernier. Un engagement fort donc à soutenir cette proposition communiste. « Mais il faut que les autres collectivités s’engagent aussi financièrement », s’est-il empressé d’ajouter.

Quant à Bruno Lemaire, ministre de l’Agriculture et élu UMP de l’Eure, il s’est contenté de constater que « la détérioration de l’environnement économique, les difficultés croissantes de l’industrie du papier en Europe ainsi que le contenu même de la proposition de reprise » rendent « impossible » le redressement de cette usine. Il a dit déplorer « profondément » cette décision et que le groupe n’ait pas entendu « les efforts déployés par les syndicats et les élus, dans un esprit unanime, pour trouver une solution ».

expropriation d’utilité publique La procédure d’expropriation déroge au Code civil, qui prévoit « que nul ne peut être contraint de céder sa propriété, si ce n’est pour cause d’utilité publique et moyennant une juste et préalable indemnité ».L’expropriation ne peut donc être légale que si elle est effectuée pour des raisons d’utilité publique. Dans le cas de M-Real, le maire d’Alizay, Gaëtan Levitre, estime que l’utilité publique est avérée puisque près de 600 familles victimes de la fermeture du site tomberont dans la précarité.

29 octobre : portes ouvertes à Alizay, gros succès populaire ! Intervention de Marc Peyrade, secrétaire général de la Filpac CGT, à Alizay.

29 octobre : portes ouvertes à Alizay, gros succès populaire ! Intervention de Marc Peyrade, secrétaire général de la Filpac CGT, à Alizay.

Qui oserait dire que la résignation l’emporte quand on vient au rendez-vous de la détermination des salariés d’Alizay qui aujourd’hui ont organisé avec leur syndicat cette opération ?

alizay.jpgQui spécule sur la démoralisation et la résignation ? Pas nous. Sûrement la direction de M Real et le gouvernement. Nous, nous sommes confiants dans notre capacité d’initiative et notre mobilisation contre l’injustice qui nous est faite.

Par votre action vous faites éclater au grand jour la question majeure qui se pose à chaque fois que la direction d’un grand groupe décide de fermer ou de délocaliser une entreprise : quel est le recours légal pour les salariés qui sont les premières victimes de cette décision ?

Comme aujourd’hui ce recours légal n’existe pas, du coup une autre question se pose : qui est propriétaire légitime de l’outil de travail ?

En faisant aujourd’hui redémarrer la production par votre seule volonté et grâce à votre savoir-faire, vous faites acte de candidature à la reprise de l’entreprise.

La portée de votre action dépasse largement le périmètre des murs de l’usine d’Alizay, elle a valeur d’exemple pour tous les travailleurs confrontés à l’injustice des destructions d’emplois et des fermetures d’usines.

Quoi de plus fort, quand tout le monde se défile, que les salariés d’Alizay, eux qui produisent les richesses, qui ont permis que le site d’Alizay soit à ce niveau de technicité et de productivité, démontrent que cette usine peut et doit vivre.

La Filpac CGT et ses syndicats se battent pour obtenir la reconnaissance d’un droit de préemption des salariés sur leur outil de travail. Un droit prioritaire au droit des affaires. C’est pour cela qu’elle organise la solidarité autour de votre initiative.

C’est pourquoi je tiens à saluer la présence des syndicats Filpac, de Paris Normandie, d’UPM Chapelle d’Arblay, d’ArjoWiggins, etc.

Notre présence va bien au-delà solidarité formelle. Tout le monde est immédiatement concerné par le sort d’Alizay.

Dans la filière papetière comme dans la presse ou imprimerie nos syndicats assument actuellement des conflits majeurs sur le même sujet : les dégâts de la mondialisation libérale.

GPV, Arjo, Condat, Ontex, UPM Stracel, UPM Docelles, Stora Enzo, sont frappés. Si tous ces conflits surviennent en même temps ce n’est pas un hasard, c’est le résultat d’une politique.

Celle qu’a défendue Nicolas Sarkozy avant-hier soir : sauver les banques et les banquiers plutôt que l’emploi et l’industrie.

Et que l’on ne viennent pas nous dire que ceux qui détiennent le pouvoir n’ont pas de moyens d’interventions. Quand il s’est agit de sauver de la faillite Dexia, la banque franco-belge des collectivités locales, des dizaines de milliards n’ont-ils pas été trouvé en quelques heures. Et il n’y aurait aucun moyen de contraindre le groupe Finlandais M Real de passer la main à un repreneur.

Si le groupe finlandais n’en veut plus, de quel droit pratiquerait-il la politique de la terre brûlée ? Qu’il laisse le camion, les clés du camion et son chargement et qu’il rentre par ces propres moyens, sans oublier de rembourser les aides publiques dont il a bénéficié.

Dans cette affaire, le Ministre du gouvernement Français Bruno Lemaire a toute latitude pour intervenir séance tenante : c’est une question de volonté politique. Il porte la responsabilité de l’avenir du site et de ses salariés.

C’est cette exigence qui nous réunit aujourd’hui, syndicalistes, élus, associations, partis politiques, car nous avons la certitude que tout est encore possible si cette volonté politique s’exerce sans délai.

Et nous sommes capables ensemble de faire en sorte que ce Ministre n’est pas d’autre choix.

Alizay vivra avec tous ses emplois.

pour la Filpac CGT, Marc Peyrade, secrétaire général

lien avec le site de la CGT

http://www.cgt.fr/Les-salaries-ouvrent-les-portes.html

Manifestation des salariés de M’Real et Petroplus (ce matin 6h30)

Manifestation des salariés de M’Real et Petroplus

Les deux entreprises sont concernées par des plans sociaux.

Ce matin aux abords de Rouen, les salariés de Petroplus de Grand-Couronne et de M’Real à Alizay, ont manifesté et distribuer des tracts aux automobilistes. Leur objectif: exprimer le « ras-le-bol des ouvriers face à la désindustrialisation de la France ». On rappelle que l’usine papetière doit fermer. 330 personnes y travaillent.travaillent.

 Et à Petroplus, une réorganisation de l’activité pourrait conduire à la suppression de 120 emplois.

Manifestation de salariés de Petroplus et M-Real aux entrées de Rouen

ROUEN – Plusieurs centaines de salariés d’entreprises en difficulté de Haute-Normandie, comme M-Real et Petroplus, ont manifesté mercredi matin sur les axes routiers conduisant à Rouen pour protester contre la désindustrialisation de la France, selon une source syndicale.

Ces salariés ont bloqué à partir de 07H00 deux rond-points, au sud de l’agglomération, provoquant d’importantes difficultés de circulation et obligeant la police à mettre en place des déviations. Le mouvement organisé par l’Union départementale CGT de Seine-Maritime devait se terminer vers 10H00.

Plusieurs entreprises étaient représentées, en particulier la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne en Seine-Maritime où 120 emplois sur 550 doivent être supprimés et la papeterie M-Real d’Alizay dans l’Eure qui emploie 330 salariés et dont la fermeture a été confirmée lundi.

Nous voulons ainsi montrer au gouvernement et aux patrons le ras-le-bol des ouvriers face à la désindustrialisation de la France, a expliqué Jean-Yves Lemahieu, délégué syndical CGT chez M-Real.

Manifestation des salariés de M’Real et Petroplus

Manifestation des salariés de M’Real et Petroplus

Les deux entreprises sont concernées par des plans sociaux.

Ce matin aux abords de Rouen, les salariés de Petroplus de Grand-Couronne et de M’Real à Alizay, ont manifesté et distribuer des tracts aux automobilistes. Leur objectif: exprimer le « ras-le-bol des ouvriers face à la désindustrialisation de la France ». On rappelle que l’usine papetière doit fermer. 330 personnes y travaillent.

 Et à Petroplus, une réorganisation de l’activité pourrait conduire à la suppression de 120 emplois.

Manifestation de salariés de Petroplus et M-Real aux entrées de Rouen

ROUEN – Plusieurs centaines de salariés d’entreprises en difficulté de Haute-Normandie, comme M-Real et Petroplus, ont manifesté mercredi matin sur les axes routiers conduisant à Rouen pour protester contre la désindustrialisation de la France, selon une source syndicale.

Ces salariés ont bloqué à partir de 07H00 deux rond-points, au sud de l’agglomération, provoquant d’importantes difficultés de circulation et obligeant la police à mettre en place des déviations. Le mouvement organisé par l’Union départementale CGT de Seine-Maritime devait se terminer vers 10H00.

Plusieurs entreprises étaient représentées, en particulier la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne en Seine-Maritime où 120 emplois sur 550 doivent être supprimés et la papeterie M-Real d’Alizay dans l’Eure qui emploie 330 salariés et dont la fermeture a été confirmée lundi.

Nous voulons ainsi montrer au gouvernement et aux patrons le ras-le-bol des ouvriers face à la désindustrialisation de la France, a expliqué Jean-Yves Lemahieu, délégué syndical CGT chez M-Real.

Le patron de M Real veut fermer l’usine d’Alizay

Le patron de M Real veut fermer l’usine d’Alizay 

Les salariés de la Papeterie veulent la faire vivre 

Ils s’approprient l’outil de travail et font tourner l’usine !

Des machines et des procédés industriels performants, à Alizay, il y en a ! 

Des clients, il y en a aussi ! 

Et du savoir-faire professionnel, les salariés d’Alizay en ont à revendre. 

Alors, comment accepter que l’usine qu’ils font vivre chaque jour soit condamnée à mort ? 

 

Comment accepter que le même patron fasse tout pour empêcher la reprise de l’usine par des candidats qui se sont manifestés ? 

Le patron de M Real agit, au mépris de toute légalité, pour faire capoter toute vente ou toute cession à un repreneur. C’est de l’acharnement et du mépris à l’égard des salariés qui se sont acharnés, eux, à faire vivre et prospérer l’entreprise. 

 

Ce sont bien les salariés d’Alizay qui ont créé les richesses et la valeur de l’usine grâce à l’utilisation de leurs capacités professionnelles. 

Voilà pourquoi ils ont décidé de montrer à tous leur capacité à produire du papier pour l’impression écriture, malgré le sabotage organisé par la direction du groupe M Real. 

 

Les salariés d’Alizay, par leur travail, ont fait de cette usine l’une des plus performantes d’Europe. Ce sont eux qui ont obtenu ce résultat, il n’est pas question de s’en laisser exproprier sous prétexte de stratégie financière de la multinationale finlandaise M Real ! 

 

Les salariés d’Alizay, avec leurs organisations syndicales (CGT et CGC) ont décidé de « faire tourner l’usine » et de mettre en route la production de papier le samedi 29 octobre ! 

 

Vous êtes tous conviés à cette opération porte ouverte à Alizay, qui signifie : 

 

Non,  le patron de M Real n’a pas le droit de la condamner à mort 

Oui, l’usine peut vivre 

Oui, repreneurs et clients sont les bienvenus.

Le syndicat FILPAC CGT Chapelle Darblay appelle tous les salariés (es)  à se rendre ce samedi à la journée portes ouvertes à Pont de l’Arche,       de 9 h à 17 h, afin d’apporter votre soutien, votre solidarité, aux collègues et leur famille en lutte pour leur avenir. 

 

Ils ont besoin de vous,       de nous tous. 

 

Rendez-vous le samedi 29 octobre à la journée porte ouverte de la Papeterie de M Real Alizay,  Clos Pré ZI – 27460 Alizay. 

 

M-Real : supprimer 330 emplois plutôt que de vendre à un concurrent

mreal.jpg

 

Environ 200 salariés de la papeterie d’Alizay (Eure) du groupe finlandais M-Real ont manifestent ce lundi à proximité du ministère de l’Agriculture à Paris où Bruno Lemaire reçoit le  dirigeant du groupe qui a décide fermer cette papeterie et de licencier ses 330 salariés.

« En comptant les sous-traitants, la fermeture de l’usine laisserait près de 600 personnes sur le carreau », a déploré Thierry Philippot, secrétaire du comité d’entreprise et délégué CGT, ajoutant que l’usine avait déjà subi deux plans sociaux en 2006 et 2010.

Dès le mois de mai, la direction menaçait de fermer le site si aucun repreneur n’était trouvé d’ici à octobre. Le prétexte est habituel : augmentation des coûts de production qui ne permettent pas «d’améliorer la rentabilité des usines». Une stratégie que réfutent les syndicats CGT et CFE-CGC. Pour eux, la direction finlandaise préfère supprimer 330 emplois plutôt que de voir l’outil de travail repris par un éventuel concurrent. Car deux repreneurs (un français et un thaïlandais) sont prêts à accepter les garanties imposées par M-Real – à savoir, préserver les emplois pendant au moins vingt-quatre mois  et maintenir l’activité du site.

Depuis l’annonce de la fermeture du site, l’usine M-Real d’Alizay est bloquée par les salariés. Les mêmes qui sont venus à Paris à bord de cinq cars pour protester contre cette injustice, accompagnés d’une délégation d’élus. Les manifestants, bloqués par la police aux abords du ministère, ont recouvert la chaussée de feuilles A4 et ont distribué des ramettes de papier aux automobilistes arrêtés aux feux.

Mise à jour : Au terme de la réunion avec Bruno Lemaire, le groupe papetier finlandais M-Real confirme ce lundi après midi, son intention de fermer sa papeterie d’Alizay (Eure), qui compte 330 salariés, après l’échec de négociation avec des candidats à la reprise.

LE FEU CHEZ M-real: Opération « péage gratuit » des salariés de M-Real sur l’A13 dans l’Eure

mrealphotodemichelcheron1.jpg

Opération « péage gratuit » des salariés de M-Real sur l’A13 dans l’Eure

Le 20/10/2011 à 08:48

Des salariés de la papeterie M-Real d’Alizay (Eure) ont organisé jeudi matin une opération « péage gratuit », sur l’autoroute A13 (Paris-Normandie), aux barrières d’Heudebouville (Eure), pour protester contre la fermeture de leur usine, a-t-on appris de source syndicale.Au nombre de 200, ces salariés ont laissé passer les voitures et ont distribué des tracts et des ramettes de papier, la fabrication de leur usine, selon Jean-Yves Lemahieu, délégué CGT. Commencée vers 08H00, cette action devait se terminer vers le milieu de la matinée.Le groupe papetier finlandais M-Real a annoncé mardi qu’il engageait le processus de fermeture de cette usine, qui emploie 330 salariés, après l’échec des négociations avec deux candidats à la reprise, le groupe thaïlandais Double A et le français Fin’active. Les salariés ont aussitôt cessé le travail et bloquent depuis le site à l’appel de l’intersyndicale CGT-CFE/CGC.

Une médiation doit toutefois être organisée prochainement entre les différentes parties sous l’égide du ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, par ailleurs élu UMP de l’Eure. Prévue initialement vendredi, cette réunion a été repoussée à lundi, selon Jean-Yves Lemahieu.

Le groupe finlandais avait mis en vente début mai cette usine en difficultés dans le cadre d’un vaste plan de restructuration européen, qui vise à transformer M-Real, fabricant de différentes sortes de papiers et de pâte à papier, en « une société dédiée au carton d’emballage ».

Le 20/10/2011 à 08:48

Des salariés de la papeterie M-Real d’Alizay (Eure) ont organisé jeudi matin une opération « péage gratuit », sur l’autoroute A13 (Paris-Normandie), aux barrières d’Heudebouville (Eure), pour protester contre la fermeture de leur usine, a-t-on appris de source syndicale.

Au nombre de 200, ces salariés ont laissé passer les voitures et ont distribué des tracts et des ramettes de papier, la fabrication de leur usine, selon Jean-Yves Lemahieu, délégué CGT. Commencée vers 08H00, cette action devait se terminer vers le milieu de la matinée.

Le groupe papetier finlandais M-Real a annoncé mardi qu’il engageait le processus de fermeture de cette usine, qui emploie 330 salariés, après l’échec des négociations avec deux candidats à la reprise, le groupe thaïlandais Double A et le français Fin’active. Les salariés ont aussitôt cessé le travail et bloquent depuis le site à l’appel de l’intersyndicale CGT-CFE/CGC.

Une médiation doit toutefois être organisée prochainement entre les différentes parties sous l’égide du ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, par ailleurs élu UMP de l’Eure. Prévue initialement vendredi, cette réunion a été repoussée à lundi, selon Jean-Yves Lemahieu.

Le groupe finlandais avait mis en vente début mai cette usine en difficultés dans le cadre d’un vaste plan de restructuration européen, qui vise à transformer M-Real, fabricant de différentes sortes de papiers et de pâte à papier, en « une société dédiée au carton d’emballage ».

Un salarié décède aux Papeteries. 80 salariés au chômage technique

condat.jpgUn salarié décède aux Papeteries. 80 salariés au chômage technique

Un dramatique accident du travail mardi vers 13 heures aux Papeteries de Condat…. Un ouvrier de 50 ans résidant à Badefols d’Ans a chuté d’environ 5 mètres alors qu’il était en train de nettoyer une presse depuis une passerelle, puis il a été happé par le cylindre de la machine. Ce salarié expérimenté qui travaillait au Lardin depuis plus de vingt ans a heurté violemment une poutre en béton. Il souffrait de douleurs vives aux côtes et il était encore conscient lorsque les secours sont arrivés. Souffrant d’une hémorragie interne, il est décédé alors que son évacuation par hélicoptère se préparait. Une autopsie est réalisée ce mercredi à Bordeaux et une enquête a été ouverte.

 

 

« Marc Michel était père d’un enfant. Impliqué dans la vie associative, il avait assuré la présidence du club d’auto-cross local. « Des accidents mortels, il y en a eu dans l’histoire des Papeteries de Condat. C’est une industrie lourde, une industrie à risques », rappelle Guy Bretout. Ce qui n’empêche pas le délégué syndical et ses collègues d’être « choqués » par la nouvelle et de témoigner dans la foulée d’un climat social « tendu » au sein des Papeteries, dû en partie aux cadences de roulement toujours plus resserrées. » (Sud-ouest)

Une réunion extraordinaire a eu lieu ce mercredi à 11 heures aux papeteries, un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail. « La machine est arrêtée pour l’enquête. 80 salariés de cette ligne de production se retrouve au chômage technique le temps de l’enquête » souligne France Bleu Périgord. « Cette ligne 6 est au centre d’une réorganisation. On est en train de supprimer une équipe. Est-ce que toutes ces modifications n’ont elles pas eu un impact psychologique sur les salariés ? On est en droit de s’interroger… » souligne un délégué syndical qui participait à la réunion CHSCT

Papeterie de Condat: Deux enquêtes aux Papeteries et des salariés sous le choc

53156918176666460x306.jpg

Le décès accidentel d’un employé, mardi, met l’entreprise en émoi. La production a été stoppée sur la zone où il travaillait.

Des machines stoppées et des salariés sous le coup de l’émotion. Suite à la chute mortelle d’un employé de 50 ans aux Papeteries de Condat, au Lardin, mardi (lire « Sud Ouest » d’hier), c’est à la fois le temps du deuil et des questions. Hier, la production de la zone sur laquelle l’homme travaillait au moment du drame était à l’arrêt pour les besoins de l’enquête confiée à la gendarmerie.

Dans le même temps, le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) a tenu une réunion lors de laquelle « une minute de silence a été respectée », précise l’attachée de presse de la direction. Il en est ressorti la décision de mener une enquête interne. À cet effet, une réunion de travail est prévue aujourd’hui, à laquelle participeront les responsables de la sécurité, de la fabrication et de l’équipement, les membres du CHSCT ainsi que le représentant des services techniques.

 

« On se pose des questions » À midi hier, l’ambiance à la sortie de l’équipe du matin des Papeteries était morose. Même pour ceux qui ne connaissaient pas Marc Michel, le défunt, la matinée a été « tendue », disent-ils. « On se pose des questions, on se demande ce qui est arrivé », témoignent certains.

Quant à ses anciens collègues de la coucheuse 5 (la chaîne sur laquelle Marc Michel travaillait), la plupart, trop choqués, ne veulent pas parler. Quelques-uns laissent échapper quelques mots, mais sans trop évoquer l’homme qu’ils ont connu : « Il travaillait depuis douze ans sur cette machine… »

Aux Papeteries de Condat, ce qui domine chez les salariés, c’est l’incompréhension : « Entre la passerelle où il était et la presse, il y a moins de 20 cm, comment a-t-il pu tomber ? », s’interroge-t-on.

Cellule de soutien La direction a mis en place une cellule de soutien dans l’entreprise, en particulier pour les salariés de la coucheuse 5 : « L’infirmière du travail est aussi passée nous voir, confient certains. Les responsables nous ont parlé, ils nous ont encouragés à rester groupés. »

Au passage, quelques-uns signalent toutefois que l’accident est survenu sur une chaîne qui accusait, depuis septembre, six jours de chômage technique par mois. « Même avec des compensations, il y a des pertes de salaire et on n’a pas les primes de dimanche », commente un employé. Quel rapport avec l’accident de Marc Michel ? A priori aucun, si ce n’est d’affecter le moral de l’équipe. Était-ce le cas de Marc Michel ? L’enquête le déterminera peut-être.

M-real: Courrier de Gaëtan LEVITRE maire PCF d’ALIZAY au Président de la République

M-real: Courrier de Gaëtan LEVITRE maire PCF d’ALIZAY au Président de la République

Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

courrieraupresidentdelarepublique001.jpg

Une papeterie ferme : pendant la campagne, la destruction continue

rue89.png

Une papeterie ferme : pendant la campagne, la destruction continue

Le mois dernier, notre reporter Chloé Le Prince rendait visite aux ouvriers de la papeterie industrielle M-real d’Alizay, dans l’Eure, dans le cadre de son blog « Carte d’électeurs ». Jeudi, les ouvriers de cette usine ont contacté Rue89 avec ce message brutal : « Cette usine va fermer. »

Dans un communiqué, les membres de l’Intersyndicale annoncent :

« Le groupe M-real vient d’annoncer la fermeture de la papeterie d’Alizay. Malgré les offres de deux repreneurs (Fin’active et Double A), la direction finlandaise préfère supprimer 330 emplois plutôt que de voir l’outil de travail repris par un éventuel concurrent. 190 sous-traitants sont également directement concernés. Si rien n’est fait, l’usine ferme au plus tôt dans un mois. »

« Devra-t-on laisser ce site industriel mourir ?

Refaisant l’historique de cette usine, créée en 1954, de ses luttes et de ses déboires, les syndicalistes posent la question :

“Devra-t-on laisser ce site industriel mourir ? Le maintien de l’activité industrielle est-il réellement une priorité gouvernementale ? ”

Une fermeture d’usine qui intervient en pleine campagne électorale attire l’attention d’une manière particulière. Lors de sa visite, le mois dernier, notre journaliste soulignait déjà :

 »Deux plans de sauvegarde de l’emploi en 2006 et 2010, un emploi sur deux supprimés dans l’usine qui n’en compte plus que 330, et maintenant le propriétaire finlandais qui cherche à céder le site, sans qu’on puisse assurer que le repreneur ne liquidera pas comme chez Molex.

Et pourtant, les ouvriers semblent épargner les représentants de l’Etat : « la préfète », réputée proche de la majorité présidentielle ou même le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, ex-député de l’Eure et interlocuteur régulier des salariés depuis que le groupe finlandais propriétaire de l’usine a décidé de vendre. »

La tentation du FN

Mais surtout, Chloé Le Prince donnait largement la parole aux ouvriers de cette usine. Et certains, par désespoir devant la désindustrialisation inexorable de leur région, lorgnent, ou disent lorgner, du côté du FN pour exprimer leur révolte. Elle récontait :

« [...] Jacky fut délégué CFDT. Politiquement, Jacky est proche du PS, pour qui il lui est même arrivé de faire campagne dans le passé. Il a voté blanc au second tour de 2002 tant ça lui semblait “ scandaleux ” de voter Chirac quand on se dit à gauche. L’an prochain, pourtant, il votera sans doute Marine Le Pen.

En tout cas au premier tour. Parce qu’il est démuni pour “ faire entendre le ras-le-bol ”. Et aussi parce que le FN est paré d’une virginité :

“ De droite comme de gauche, il va falloir qu’un homme politique m’explique un jour où est passé notre argent. Si nos pays sont au bord de la faillite, c’est de leur faute à eux, la droite ou la gauche. ”

Pourtant, Jacky se dit encore “ haut et fort ”, socialiste : “ Même si ce sera dur, j’irai au bout de mon choix. Il faut qu’ils comprennent. ”

Impossible d’évaluer combien d’ouvriers chez M-Real pourraient voter FN l’an prochain. La plupart se disent de gauche. Un technicien qui s’est installé juste à côté fait partie des 10,9% d’électeurs qui ont voté Le Pen à la dernière présidentielle. A peine plus que la moyenne nationale ».
Difficile de ne pas repenser à cet échange en recevant ce communiqué de l’Intersyndicale de M-Real. Pendant les discours politiques, la destruction continue.

M-real : le droit à l’emploi avant le droit de propriété !

npa.pngM-real : le droit à l’emploi avant le droit de propriété !

Au premier plan de la lutte pour l’emploi, dans la région comme dans la branche papetière nationalement, la papeterie M-real, située entre Rouen (Seine-Maritime) et Louviers (Eure) fait de nouveau l’actualité : en mai, le groupe finlandais annonçait sa volonté de fermer en septembre, à moins qu’un repreneur sérieux ne se manifeste. Pure précaution de langage pour des gens qui comptaient sur la brutalité de leur annonce pour casser le moral des 600 salariéEs du site, à peine un an après une longue et dure bataille contre un précédent plan de fermeture et 75 suppressions d’emplois. La mobilisation a repris, avec la réactivation du « collectif pour le maintien et le développement de l’emploi » (voir Tout est à nous ! n° 104). L’avenir de l’usine et de ses 600 emplois est devenu une affaire à l’échelle de toute la Haute-Normandie. C’est ainsi que le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, chef de file de l’UMP régionale, n’a pu faire autrement que de rencontrer le PDG, alors que l’usine est en « arrêt conjoncturel » jusqu’au 15 octobre. La colère monte devant les mensonges et les incohérences : des repreneurs potentiels ?

Il y en a trois. Mais pour l’instant, M-real affirme qu’il ne signera qu’avec un groupe qui s’engagera à utiliser l’argent reçu sur le site et à le maintenir et le développer durant au minimum deux ans, et que c’est pour faire pression sur les racheteurs que le groupe a été « contraint » d’arrêter l’usine. En réalité, il aurait préféré payer les indemnités d’un PSE. Sauf que les salariéEs, quel que soit leur employeur direct, savent que les emplois sont rares. Désormais, une lutte dos au mur s’engage : plus de baratin, des engagements concrets ! Depuis le début du combat, le NPA se bat pour le gel des avoirs du groupe en France, le remboursement des subventions reçues, l’obligation de dépolluer. M-real veut partir, qu’il parte, mais l’outil de production reste ! Les travailleurs savent s’en servir et toutes les compétences pour continuer l’activité sont là. Les propositions des repreneurs potentiels doivent être rendues publiques, et tous les emplois doivent être maintenus.

M-Real : Bruno Le Maire continue à y croire

parisnormandie.png

M-Real : Bruno Le Maire continue à y croire

Ministre de l’agriculture et de la pêche, conseiller régional UMP de Haute-Normandie, Bruno Le Maire ne veut pas croire à la fermeture de la société M-Real à Alizay (Eure) et la perte de 330 emplois dans un département déjà sévèrement touché par la crise économique.

Dans un communiqué adressé ce mardi 18 octobre aux médias, celui qui prépare le programme de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle 2012 pense qu’il est encore temps de trouver un repreneur à ce site dont ne veut plus la direction finlandaise de M-Real :  » La direction de M’Real a annoncé son intention de fermer le site d’Alizay. Le maintien des emplois et des activités économiques est une priorité absolue pour Bruno LE MAIRE, conseiller régional de Haute-Normandie, comme pour l’ensemble des élus de la région. Convaincu du potentiel du site d’Alizay et mobilisé depuis plus d’un an pour son avenir, Bruno LE MAIRE a décidé de réunir dans les jours qui viennent le président directeur général de M’Real et les repreneurs éventuels désignés par M’Real pour dégager une solution. » Ce ne sera pas la première fois que Bruno Le Maire rencontre la direction de M-Real et jusqu’à présent cela n’a pas débouché sur une solution de reprise.

Fermeture de la papeterie M-Real dans l’Eure

lemondefrpet.gifLe groupe papetier finlandais M-Real a annoncé mardi qu’il engageait le processus de fermeture de son usine d’Alizay, dans l’Eure, après l’échec des négociations avec deux candidats à la reprise, le thaïlandais Double A et le français Fin’active. « Le PDG du groupe, Mikko Helander, a annoncé lors d’une réunion téléphonique avec les élus du personnel que les négociations n’avaient pas abouti avec Double A et Fin’active et qu’il engageait le processus de fermeture de l’usine », a indiqué Jean-Yves Lemahieu, délégué syndical CGT. Selon lui, le PDG s’est dit toutefois prêt à participer à « une médiation » avec les candidats à la reprise qui pourrait se tenir vendredi, sous l’égide du ministre de l’agriculture Bruno Le Maire, par ailleurs élu UMP de l’Eure. « Mais le PDG nous a dit que le processus de fermeture était lancé, médiation ou pas », a ajouté Jean-Yves Lemahieu.

A l’issue de la réunion téléphonique, les élus ont réuni le personnel, qui a décidé de cesser le travail et de bloquer l’usine avec des balles de papier, selon ce syndicaliste. Le groupe finlandais avait mis en vente début mai cette usine qui emploie 330 salariés, dans le cadre d’un vaste plan de restructuration européen qui vise à transformer M-Real, qui fabrique différentes sortes de papiers et de la pâte, en « une société dédiée au carton d’emballage ».

MANQUE DE GARANTIES

Selon M-Real, « 80 acheteurs potentiels » ont été contactés et « 5 candidats ont finalement déposé une offre. Au cours des dernières semaines, des négociations approfondies se sont poursuivies avec deux candidats. Malheureusement, ni l’un ni l’autre n’ont pu apporter les garanties suffisantes pour assurer la pérennité, même à court terme, du site d’Alizay et l’avenir des salariés concernés ». Les deux derniers encore en lice étaient Double A et Fin’active. Le premier est un fabricant de ramettes de papier, comme l’usine d’Alizay, tandis que le second, qui s’est associé pour cette opération avec trois partenaires, est un fonds d’investissements basé à Paris et spécialisé dans la restructuration d’entreprises en difficulté.

Selon Jean-Yves Lemahieu, les négociations ont achoppé avec Double A sur les sommes que réclamait le Thaïlandais comme aide au redémarrage de l’usine. M-Real était en effet disposé à perdre de l’argent dans cette vente, une opération moins coûteuse pour lui qu’une fermeture, qui induit l’obligation d’un plan social et d’une dépollution du site. L’annonce de l’ouverture du processus de fermeture a provoqué de vives réactions, tant à droite qu’à gauche. Bruno Le Maire s’est dit « convaincu du potentiel du site d’Alizay et mobilisé depuis plus d’un an pour son avenir » en plaidant pour « le maintien des emplois et des activités économiques ». De son côté, le président PS du conseil général de l’Eure, Jean-Louis Destans, a mis en garde contre « une issue défavorable » qui serait « inacceptable au regard du potentiel économique et du savoir-faire que représente ce site, mais aussi du point de vue de la morale et de la simple éthique industrielle ».

Le papetier Vertaris (38) en redressement judiciaire

7007ed46b552f23ccc934f3f4ae1de43.jpgLe papetier Vertaris (38) en redressement judiciaire 

La société bénéficie d’une période d’observation de 6 mois

 Coup dur pour la société Vertaris, le spécialiste du papier recyclé de qualité.La société dirigée par François Vessière a en effet été placée en redressement judiciaire le 4 octobre dernier.

Confronté à une augmentation du coûts de ses matières premières, les vieux papiers, particulièrement demandés en Asie, demande qui pousse les collecteurs à préférer l’export, le papetier français basé à Voreppe (38) dispose désormais d’une période d’observation de 6 mois pour se réorganiser.

Ce alors que la société dispose de l’un des outils industriels les plus modernes dans sa spécialité, sachant que Voreppe est le seule usine papetière française intégrant le traitement puis la valorisation de la fibre recyclée à partir de papiers « post consommation ».

La Rochette (73) : Incendie dans une cartonnerie

new0361.gifHier les pompiers ont lutté contre un feu qui s’était déclaré dans les faux plafonds d’une cartonnerie.

25 pompiers sont intervenus hier, dans l’après-midi,  sur la cartonnerie SA Europac, à la Rochette.

Il fallait mettre fin à un  feu courant dans les faux plafonds. Les pompiers ont déployé de gros moyens, dont des caméras thermiques pour localiser les « sources chaudes « sur ce site extrêmement sensible.  

Le sinistre a été éteint par « dégarnissage » ( démontage complet de la structure du faux plafond) aux alentours de 18h.

L’industrie papetière perçoit les premiers signes d’un ralentissement économique

untitled.bmp

L’industrie papetière perçoit les premiers signes d’un ralentissement économique (source : Les Echos)

Le niveau élevé des stocks, la baisse de la consommation et la mise en service de nouvelles capacités de production ont fait redescendre les prix de la pâte sous les 1.000 dollars la tonne.

Laurence BOLLACK, Les Echos

Papier-toilette : Georgia-Pacific innove pour se maintenir en tête Les analystes de JP Morgan sont formels : « le marché du papier est classiquement le premier à montrer la tendance en cas de retournement de conjoncture à la baisse. C’est bien ce qui se produit aujourd’hui ». Après la forte reprise qui a suivi la crise de 2008-2009, l’industrie papetière commence à sentir le ralentissement en cours.

La demande s’affaiblit en Europe et aux Etats-Unis, les prix baissent, et des investissements sont remis en cause. Compte tenu du coup de froid sur l’économie chinoise, le fabricant de carton Nine Dragons vient ainsi de retarder la mise en service de six machines. Quant aux actions des groupes papetiers, elles ont été parmi les plus pénalisées en Bourse ces derniers mois.

Les cours de la pâte à papier, eux, redescendent de leurs sommets. Après avoir culminé en juin à 1.050 dollars la tonne pour la pâte de qualité NBSK (Northern bleached softwood kraft) qui sert de référence, les prix sont retombés ce mois-ci à quelque 950 dollars la tonne. A cela plusieurs raisons : tout d’abord la hausse des stocks, aujourd’hui à un niveau très élevé. « Chez les producteurs de pâte de feuillus, les stocks atteignent quarante-huit jours, contre un niveau standard d’environ trente jours. Pour les faire baisser, les industriels consentent des rabais et les prix s’érodent mécaniquement », explique Paul-Antoine Lacour, délégué de la Fédération des pâtes à papier.

A ce phénomène s’ajoute une baisse de la consommation liée aux difficultés des acteurs économiques, qui pèsent en effet sur les volumes de publicités et les échanges interentreprises, donc sur la demande de papier.

Autre élément de nature à faire reculer les cours de la pâte : la mise en service de nouvelles capacités, notamment dans les pays émergents. La Chine vient ainsi de se doter d’une nouvelle usine de grande taille, avec l’entrée en production d’une unité de 700.000 tonnes exploitée par Shandong Chenming dans le Guangdong. De nouveaux projets sont attendus en Asie et en Amérique latine, où la forêt, grâce à l’eucalyptus, croît rapidement.

Une baisse limitée Au final, la baisse reste néanmoins limitée. « Il existe une détente sur les prix en dollars. Mais le billet vert s’est raffermi par rapport à l’euro, monnaie dans laquelle nous payons notre pâte. Pour nous, la baisse des prix n’est donc pas significative », témoigne Thierry Lot, directeur général opérationnel de Georgia-Pacific, un gros consommateur de cette matière première.

La dépréciation des monnaies locales aide aussi les producteurs : la baisse du réal favorise par exemple les exportations du brésilien Fibria, premier producteur de pâte dans le monde. « Les prix de la pâte ont décliné cette année, un phénomène que la faiblesse de la monnaie aide à compenser », confirme Pedro Galdi, responsable de la stratégie du courtier brésilien, SLW Corretora.

Personne dans le siège de la Copacel.

Personne dans le siège de la Copacel, 

rue d’Aumale, ce 29 septembre ! 

rue d’Aumale, ce 29 septembre ! 

Devant, dans la rue, les équipes syndicales étaient présentes au rendez-vous : Europac, UPM Chapelle-Darblay, SCA Le Theil, M Real, UPM Stracel, UPM Docelles, Arjo Wiggins Wizernes, etc. accompagnées de Paris Normandie, Info’Com CGT et SIP CGT (à l’appel du comité intersyndical du Livre parisien).

M Real ne tient qu’à un fil : la décision du groupe en Finlande a été de convoquer les délégués à Helsinki le 29 septembre. 

UPM ne tient qu’à un fil : plus de 1000 emplois sont menacés par des décisions d’un état major qui écrase les postes de travail et les capacités de production comme d’autres écrasent des fourmis. 

 La Copacel, un simple lobby ? 

Une délégation fédérale a été bien reçue : M Real,  UPM Chapelle et Stracel, Arjo Wiggins. Il s’agissait d’obtenir du syndicat patronal, affilié au Medef, une intervention pour la sauvegarde immédiate de l’emploi tant à  M Real (il y a urgence) qu’à UPM. 

Une intervention des patrons était demandée également sur la défense de la filière professionnelle, sur son avenir. Il ne suffit pas aux yeux de la Filpac CGT que les patrons du Papier et de l’Imprimerie se groupent dans un collectif, « Culture Papier », il faut joindre le geste industriel à la parole publicitaire. 

Avec politesse sur la forme, mais fermeté sur le fond, le président d’Unipas et le directeur général de la Copacel ont affirmé à plusieurs reprises n’avoir aucun pouvoir, sinon celui de « facilitateur ». Ne cherchez pas dans le dictionnaire, ce mot n’existe pas. 

Ce que veut dire la Copacel ? 

-          « Nous n’avons que le pouvoir de défendre des dossiers techniques auprès du pouvoir. » 

-          « Nous ne sommes qu’un lobby, une coalition d’experts techniques pour représenter des intérêts. » 

Alors, qui a le pouvoir ? Arrêtez de jouer à cache-cache, messieurs les patrons ! 

Les délégations syndicales rencontrent les élus des départements, des régions, les préfets, les services des ministères, les ministres : mais personne a le pouvoir d’arrêter le massacre des emplois et de la filière professionnelle ? 

Il y aurait donc un droit absolu d’un état major de groupe international de jouer à saute-mouton par-dessus la représentation élue par le suffrage universel, par-dessus les pouvoirs publics, et avec la complicité des patrons locaux, de faire ce qu’il veut ? 

Devant ce jeu de cache-cache qui n’amuse personne, la Filpac CGT propose : 

-          D’organiser un mouvement national dans toute la filière professionnelle pour que personne ne reste sur le carreau, pour bâtir une véritable solidarité des ouvriers, employés et cadres contre les destructions d’emploi. Le 29 septembre n’est qu’un début. 

-          D’affirmer une volonté face à la démission nationale des patrons de la Copacel, face au pouvoir exorbitant des états-majors des groupes, celle d’un droit de préemption de la collectivité industrielle en cas de fermeture. 

Si un patron veut partir, qu’il s’en aille, mais qu’il laisse les clés de l’usine, et ses droits sur les terrains à la filière papetière. Les compétences des salariés liés à la volonté des pouvoirs publics permettront de récupérer les usines et leurs productions de les faire vivre ! 

Ils ne veulent plus conduire le camion ? Qu’ils descendent, rentrent par le train ou l’avion, mais qu’ils nous restituent et les clés du camion et le contenu de ce qu’il transporte ! 

Voilà notre réponse à leur démission : plus de mobilisation, plus de solidarité, plus d’action tous ensemble ! 

 

 

Vertaris recrute et investit

2915.jpgLe papetier vient de recruter Alexandre Riesser aux fonctions de directeur marketing et commercial, en charge des activités de pâte et papier. Fort de plus de vingt ans d’expérience dans l’industrie papetière en Europe, Alexandre Riesser a tenu successivement des responsabilités commerciales au sein de M-Real Zanders puis de M-Real PSM et enfin plus récemment chez Steinbeis Papier. Parallèlement Vertaris vient d’acquérir une unité de séchage de pâte composée d’une ligne d’essorage, de systèmes «flashdry» et d’une unité de mise en balle. Cette acquisition va lui permettre de commercialiser la pâte Vertafibre®, issue de son unité de désencrage. Doté d’une capacité de production de 200 000 tonnes, Vertaris se positionne ainsi comme un futur producteur incontournable de la pâte marchande 100% recyclée. Plusieurs acteurs de la filière ont d’ores et déjà fait part de leur intention de se fournir en pâte, inscrivant ainsi leurs produits dans l’économie verte et dans la logique de la consommation raisonnée.

UPM met en vente son usine de Stracel

2928.jpgAfin de restaurer la rentabilité et la compétitivité de son activité papier magazine et papier journal, UPM a décidé de réduire de 20 % sa capacité de production de ces sortes, soit de 1,2 million de tonnes de papier magazine et 110 000 tonnes de papier journal. Le plan prévoit la fermeture d’ici la fin de l’année de ses usines Myllykoski à Kouvola en Finlande, d’lbbruck en Allemagne ainsi que par l’arrêt de la machine 3 de l’usine d’Ettringen également en Allemagne. Parallèlement l’usine de Stracel, située près de Strasbourg, va être vendue dans un délai de 12 mois. Ce plan va permettre d’ajuster la capacité de production aux besoins du marché, explique le papetier.

M-real boucle la cession de son usine de pâte à papier autrichienne

1627.jpg

Le groupe papetier n’en finit pas de désinvestir.

Alors que l’avenir de l’usine papetière M-real Alizay (27) est encore incertain, avec une possible reprise annoncée fin septembre, le groupe finlandais vient d’annoncer avoir définitivement bouclé la cession d’un autre de ses sites, l’usine autrichienne de pâte à papier M-real Hallein GmbH au groupe Schweighofer.

Cette cession avait été annoncée courant juin.

Cette cession devrait faire chuter le chiffre d’affaires de M-real de 75 millions d’euros… et améliorer sa rentabilité de 5 !

Papeterie UPM veut céder le site Stracel de Strasbourg

 imagesca38wvul1.jpg  SYNDICAT CGT UPM STRACEL

SUITE DU MOUVEMENT DE PROTESTATION A STRACEL : 2ème jour d’arrêt de travail Décisions importantes prises avec l’ensemble du personnel présent

Papeterie UPM veut céder le site Stracel de Strasbourg  dans ARTICLES doctract cgt upm stracel du1er septembre2011restructuration stracel.doc

logo.pnggmedcf6e491dcdf24cec9ab18ab3ec185480.jpgLa direction du groupe UPM a annoncé vouloir vendre le site bas-rhinois qui emploie 260 salariés en raison de sa surcapacité dans le papier magazine.

//  dans INFORMATIONS PAPETIERES NATIONALES

« Il n’y aura aucune conséquence sociale à notre projet de cession du site Stracel de Strasbourg », lance d’emblée Hans Sohlström, vice-président exécutif d’UMP qui a passé quatre ans à Strasbourg, au début des années 1990, comme responsable du marketing de Stracel.

Il détaillait hier, à l’issue du comité d’entreprise, les raisons qui poussent le groupe finlandais UPM à entreprendre une large restructuration européenne touchant cinq sites et impactant 1 170 salariés : « Notre surcapacité dans le papier d’impression et de publication est de 4 millions de tonnes en Europe. Nous prévoyons de diminuer nos capacités de 1,3 million de tonnes, dont 110 000 tonnes dans le papier journal en Allemagne et 1,2 million dans le papier magazine », dont Strasbourg est un des acteurs.

La restructuration vise à restaurer la rentabilité de la société qui emploie 24 500 salariés au total dans ses trois activités qui génèrent un chiffre d’affaires de 10 milliards d’euros, à savoir le papier, l’énergie et la pâte à papier. Une pâte que fabriquait l’autre unité de production Stracel de Strasbourg et qui a été fermée il y a une douzaine d’années.

Bio-raffinerie en projet

« Les coûts de fabrication ont augmenté ces dernières années de 30 à 40 %, tandis que les prix de vente chutaient de 20 % », explique le dirigeant. Cet effet de ciseau oblige le groupe à tailler dans ses structures de production les moins performantes.

« L’usine de Strasbourg fabrique 280 000 tonnes de papier magazine couché et du papier journal spécial avec des équipements modernes », estime cependant le vice-président exécutif.

« Nous nous laissons un an, à partir du mois d’octobre, pour trouver un repreneur qui ne devra pas poursuivre dans l’activité magazine, sinon ce serait suicidaire », explique-il. Si à terme aucune solution n’est trouvée, UPM envisagera alors d’autres solutions dont la reconversion du site construit en 1936, mais en dehors des activités d’UPM Paper, insiste-t-il. D’ici là la production se poursuivra normalement, assure la direction

Hans Sohlström a aussi expliqué que le projet de construire une bio-raffinerie à Strasbourg était toujours d’actualité : « Elle peut fonctionner à côté de l’usine et peut aussi servir à sécher du papier ou fournir du chauffage urbain avec l’énergie produite, sans que nous soyons les propriétaires de l’usine de papier », explique-t-il. Cette unité produirait 110 000 de tonnes de biocarburant de deuxième génération. L’investissement projeté est de 400 millions d’euros avec 60 salariés en emplois directs et un millier indirects en comptant les fournisseurs et la logistique, calcule-t-il.

Strasbourg: Richert juge « malvenue » l’annonce de la vente de l’usine Stracel

headerlogolp.pngLe ministre des Collectivités territoriales et président du Conseil régional d’Alsace, Philippe Richert (UMP), a jugé « malvenue » mercredi dans un communiqué l’annonce de de la mise en vente de l’usine Stracel de Strasbourg par son propriétaire, le papetier finlandais UPM.
Faisant « part de son étonnement », M. Richert explique que des contacts étaient « établis depuis plusieurs mois avec les responsables du site à propos d’un projet de production à Strasbourg de biocarburants », projet pour lequel l’usine a obtenu le soutien des collectivités locales et de l’Etat dans le cadre d’un appel d’offres européen.

sas_pageid=’2358/124754′; // Page : manchettepub/leparisien.com/articles_bas-rhin sas_formatid=1278; // Format : rectangle 2 300×250 sas_target= »; // Targeting SmartAdServer(sas_pageid,sas_formatid,sas_target);


« L’annonce de ce jour, sans plus d’information préalable, est d’autant plus malvenue », souligne le ministre.
Leader mondial du papier pour magazines, UPM-Kymmene a annoncé mercredi la fermeture de deux sites de production, en Allemagne et en Finlande, et son intention de vendre dans les douze mois son usine de Strasbourg, dans un contexte de « surproduction dans le secteur du papier magazine ».
Les salariés de l’usine, qui emploie 260 personnes, ont débrayé pour manifester leur inquiétude.
Le président du Conseil général, Guy-Dominique Kennel, a aussi fait part dans un communiqué de sa « surprise », au regard notamment des « récents investissements » réalisés. Il a rappelé les « efforts financiers très importants » consentis par les collectivités locales « pour pérenniser cette implantation industrielle et la moderniser ».
UPM a estimé avoir de « bonnes chances » de retrouver un repreneur pour l’usine alsacienne, précisant vouloir trouver « en priorité » un acheteur dans une activité autre que le papier magazine. Une reconversion possible du site serait le papier demballage, a dit Hans Sohlström, lun des vice-présidents et porte-parole d’UPM, lors dun point de presse téléphonique.
Les atouts de la « localisation centrale en Europe » et de la modernité des installations ont permis à Strasbourg déchapper à une fermeture pure et simple, a-t-il poursuivi.
« Le repreneur, on ny croit pas trop. Convertir lusine à une autre fabrication suppose un investissement majeur. Mais le groupe +UPM+ entrouvre une porte, alors nous nallons pas la fermer », a commenté Yves Bernauer, délégué FO du site (syndicat majoritaire).
Les collectivités ont assuré les salariés de leur soutien et de leur vigilance.
Une réunion « sera très prochainement organisée entre les responsables des collectivités locales concernées et les dirigeants d’UPM-Stracel afin de préciser les conditions de (la) cession », ont annoncé la ville et la communauté urbaine de Strasbourg dans un communiqué mercredi soir.

UPM prévoit de se séparer de Stracel, 260 emplois concernés

UPM prévoit de se séparer de Stracel, 260 emplois concernés  dans ARTICLES doc stracel.doc tract de la FILPAC CGT Stracel

imagescahnsluf.jpgimagesca38wvul.jpg

Dans un communiqué , UPM annonce une réduction de ses capacités de production de papier en Europe de 1,3 million de tonnes. Ce plan prévoit la fermeture définitive d’usines en Finlande, Allemagne et la cession de l’usine Stracel à Strasbourg.

Selon le communiqué, «La mise en œuvre du plan conduirait à une réduction d’environ 1 170 salariés en Europe. Sur la base de ce plan, UPM enregistrera au troisième trimestre 2011 une dépréciation des actifs d’environ 70 millions d’euros et provisionnera un montant d’environ 200 millions d’euros pour les coûts de restructuration. L’impact net en trésorerie des plans de restructuration sera d’environ 170 millions d’euros.»

A Strasbourg, l’usine Stracel emploie 260 personnes. Les dirigeants de UPM envisagent purement et simplement la vente ou tout autre forme de sortie de l’activité de UPM Paper Business Group. La procédure de vente devrait démarrer cet automne et être bouclée dans les douze mois à venir.

L’usine existe depuis 1936 et fait partie du groupe UPM depuis 1988. Elle produit du papier magazine couché et du papier journal spécial. Sa capacité annuelle est de 280 000 tonnes.

Le papetier UPM-Kymmene ferme deux sites

image70203963.jpg

 cliquez Le papetier UPM-Kymmene ferme deux sites dans ARTICLES pdf Tract pdf de la FILPAC CGT Chapelle Darblay Grand Couronne

Avec la fermeture de ces deux sites, le papetier finlandais supprime emplois en Allemagne et en Finlande

Le leader mondial du papier pour magazines a également annoncé une  réduction de ses capacités de production sur le site allemand d’Ettringen  (Bavière, sud) ainsi que son intention de vendre son usine française de Stracel  près de Strasbourg, dans les 12 mois à venir Ces mesures sont la conséquence directe du rachat le 2 août par UPM de son  compatriote Myllykoski, une transaction de 900 millions d’euros qui lui a  permis d’acquérir sept usines à papier supplémentaires en Finlande, en  Allemagne et aux Etats-Unis, d’une capacité totale proche de trois millions de  tonnes par an.

Ces fermetures et réductions de capacités annoncées mercredi aboutiront à  une baisse de production de 1,2 million de tonnes de papier, ce qui est  « significatif lorsque l’on considère que 15,5 millions de tonnes de papier ont été  produites l’an dernier en Europe », a souligné l’analyste de la banque Evli,  Markku Järvinen. « Avec ces mesures, nous entendons répondre au défi de la surproduction dans  le secteur du papier magazine (…) et assurer une utilisation efficace de nos  installations », a précisé le directeur exécutif d’UPM, Jussi Pesonen.

M. Pesonen a précisé que ces décisions ne suffiraient pas à elles seules « à  résoudre » les problèmes de surcapacité du groupe, mais l’analyste Järvinen  estime que ces réductions de production apporteront un soutien au prix du  papier. UPM-Kymmene a annoncé début août une hausse de 75% de son bénéfice net au  deuxième trimestre par rapport à la même période de 2010.

Alizay : des repreneurs

Alizay : des repreneurs potentiels pour Mreal

De bonnes nouvelles sont tombées cet été pour l’usine de papier à Alizay dans l’Eure menacée de fermeture à la fin septembre. Six repreneurs potentiels se sont déclarés. On parle de plusieurs grands groupes industriels mondiaux dont les noms sont tenus secrets

Six candidats repreneurs pour M-Real à Alizay

Social. La direction de la papeterie M-Real d’Alizay dans l’Eure le confirme, il y a bien six repreneurs potentiels pour le site. « Des industriels et des financiers qui ont montré leur intérêt après une visite de l’usine », précise un porte-parole de la direction de cette filiale du papetier finlandais M-Real.

Le site normand est aujourd’hui spécialisé avec quelque 330 salariés dans la fabrication 300 000 tonnes de papier en ramettes et en bobines après la fermeture de l’usine de pâte à papier du site, d’une capacité de 250 000 tonnes, en juillet 2010.

Les dossiers des candidats devront être déposés durant la première semaine de septembre, avant lecture des offres par la direction, puis soumission aux représentants du personnel.

Le choix du repreneur sera fait fin septembre au plus tard, cette date étant l’échéance retenue par le groupe papetier, lors de l’annonce de la mise en vente du site le 4 mai dernier, pour fermer l’usine s’il ne trouvait pas de repreneur.

Le papetier International Paper double ses profits au second trimestre et se développe aux Indes

appmindia.jpgLe groupe américain affiche d’excellents résultats financiers.

L’exercice 2011 s’annonce sous d’excellents augures pour le groupe papetier américain International Paper, comme semblent le démontrer ses comptes trimestriels publiés en milieu de semaine dernière.

Le groupe dirigé par John Faraci annonce ainsi une croissance de son chiffre d’affaires de 8.6% à 6.65 milliards de dollars, légèrement au dessus des attentes, pour un bénéfice net plus que doublé de 224 millions.

Pour la direction du groupe papetier qui n’annonce aucune prévision pour l’année 2011, cette situation est principalement dûe au fait que la société serait la seule du secteur à disposer d’une réelle couverture internationale, mais aussi au fait qu’elle disposerait d’une gamme particulièrement large.

Si toutes les activités du groupe américain s’affichent en croissance, il n’en est pas de même en terme de résultat opérationnel.

Celui des papiers d’imprimerie s’envole ainsi littéralement (+500% à 243 millions), porté par les hausses tarifaires, tout comme celui des emballages industriels qui affiche une croissance confortable de 40% à 269 millions. Dans le domaine de la distribution cependant, il se réduit à peau de chagrin (4 millions), quand les emballages pour la grande consommation affichent une perte de 33 millions.

Dans ce contexte porteur, International Paper vient d’annoncer son développement aux Indes, avec l’acquisition de 75% du capital de l’un des tous premiers groupes papetiers indiens, la société Andhra Pradesh Paper Mills Limited (APPM).

APPM dispose d’une capacité de production de 250 000 tonnes de papier non couché au travers de deux usines à papier, qui emploient 2500 salariés.

La direction opérationnelle d’APPM continuera à être assurée par les anciens propriétaires de la société, en l’occurence la famille Bangur, International Paper créant une filiale, International Paper India afin de gérer cette participation. 

www.Graphiline.com

Les Papeteries les Chatelles (88) déposent le bilan

papeteriesleschatelles.jpgLe papetier souhaite ainsi se restructurer pour repartir de l’avant

Confrontées à des conditions de marché particulièrement difficiles, les Papeteries les Chatelles, un producteur français de papiers basé dans les Vosges, à Raon l’Etape, ont déposé le bilan et disposent désormais de 6 mois pour se réorganiser et repartir de l’avant.

Créées en 1871 et employant 93 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 29 millions d’euros, les Papeteries les Chatelles comptent sur de nouvelles gammes de papiers et des produits innovants afin de passer ce cap difficile.

Egalement sur l’amélioration de leur productivité par la mise en oeuvre de nouveaux équipements industriels en cours d’installation.

Société familiale, les Papeteries les Chatelles disposent d’une capacité de production annuelle de 50 000 tonnes de papier impression écriture, qu’il s’agisse de papiers bureautique, de papiers d’imprimerie que de papiers beaux Arts.

Confidentiel – possible redémarrage de la Papeterie de Türckheim en Septembre

Une bonne nouvelle en perspective ?

 Selon nos informations, la Papeterie de Türckheim, une ancienne unité du groupe Matussière et Forest reprise par Pierre Gavelle en 2009 puis liquidée il y a 3 mois, pourrait redémarrer en septembre prochain.Les repreneurs du site seraient actuellement en train de le dépolluer, afin de pouvoir relancer la production dans des conditioons acceptables.

Spécialisée dans la production de papier recyclé à base de vieux papiers, la Papeterie de Türckheim avait dû faire face à un manque de liquidités ayant entraîné son incapacité à s’approvisionner en matière première.

Ce dans un contexte de flambée des cours des vieux papiers.

Le redémarrage de l’usine papetière devrait être centré sur la production de papier journal.

Allimand vient de démarrer sa 14ème machine à papier en Chine

C’est à Mudanjiang, ville de 2 millions d’habitants, au Nord Est de la Chine, dans la province de Heilongjiang, que la machine à papier « n°16 » a été démarrée en ce printemps 2011.

En 10 ans, c’est la 3ème machine livrée par Allimand à la société papetière « Mudanjiang Hengfeng Paper Co », groupe papetier de 2300 personnes, qui exploite 16 machines à papier pour une production totale annuelle de 100 000 tonnes de papiers fins spéciaux.

Le « commissioning » – ou mise en service – de cette machine (alimentation en électricité, air, eau, huile, puis tests de mouvements et de rotation) a été réalisé en moins d’un mois pour enrouler le premier papier.

Cet excellent timing est d’autant plus impressionnant quand on apprécie la qualité de l’installation Allimand, qui, une fois de plus, fait honneur aux certifications obtenues par l’entreprise : ISO 9001, ou autre SQLO pour la Chine.

Une semaine plus tard, la MAP 16 Allimand produisait une qualité de papier vendable selon les spécifications du contrat.

Côté technique, la gamme de grammage prévue pour cette machine est de 25 à 45 g/m² pour une vitesse maximale de production de 450 m/min. La laize de cette machine est de 3800mm.

 

allimandmachinepapier400.jpg

La MAP16 bénéficie des derniers développements d’Allimand :

  • Caisse de tête à coussin d’air SFPII avec control du grammage sens travers par dilution.
  • Rouleau de tête équipé de paliers hydrostatiques, permettant d’augmenter l’efficacité du branlement inertiel.
  • Tapis d’engagement en section presse, permettant d’envoyer la pointe directement dans les cordes.

La MAP16 intègre également des équipements Allimand déjà éprouvés depuis des années, tels que :

  • Branlement inertiel ISA.
  • A-sizer.
  • Enrouleuse hydraulique avec chargement automatique de mandrins.

C’est donc une 14ème réussite sur le territoire Chinois pour la société Allimand, qui assoit ainsi sa renommée notamment en Asie.

Les avoirs français du papetier M-real bientôt bloqués ?

C’est le souhait exprimé par le Conseil Général de l’Eure (27). GraphiLine rediffuse in extenso, la délibération prise à l’unanimité, le 11 juin dernier, par les élus du département de l’Eure.

« Après un plan social qui a supprimé 75 emplois il y a un an, l’entreprise M-real a annoncé le mercredi 4 mai la mise en vente de la papeterie d’Alizay, qui emploie actuellement 330 salariés. Cette annonce est un nouveau coup dur pour les salariés, mais aussi pour tout un territoire, qui plus est déjà affecté par de nombreux plans sociaux (Gardy, Cooper, Sealynx, etc.). De nombreux emplois directs chez les fournisseurs et les sous-traitants n’existent que grâce à l’activité du site papetier. Enfin, de nombreuses entreprises vont subir indirectement le contrecoup si rien n’est entrepris. C’est pourquoi les élus du canton, et en premier lieu le Conseiller général Gaëtan Levître, les élus départementaux et régionaux se mobilisent.

La fermeture de M-real serait une véritable catastrophe pour notre territoire et pour la filière bois en France. En vendant l’entreprise, la multinationale rapatrierait les machines en Finlande, ce qui rendrait toute reprise d’activité impossible. La reprise du site qui peut s’appuyer sur les résultats de l’étude industrielle financée en 2010 à parité par le Département et la Région est pourtant possible.

Cette étude comprend une évaluation précise des conditions économiques de reprise de l’activité pâte à papier en vallée de Seine et plus particulièrement les possibilités de diversification du site de M-Real afin de maintenir un niveau élevé d’activité et d’emploi.  

Elle développe des propositions alternatives concernant la transformation du site, ceci en cohérence avec la préservation de la filière bois. Le projet de chaudière biomasse sélectionné par l’appel d’offres CRE3, doit être mis en œuvre au plus vite. De nombreux débouchés sont par ailleurs possibles : production de biocarburants de seconde génération, fabrication de ouate de cellulose, désencrage, production de palettes de bois ou de pellets. Grâce à l’expérience qu’ils ont acquise, les papetiers de M-real sont à même de diversifier la production, afin de développer le secteur des énergies renouvelables et de répondre aux exigences écologiques.

Il est grand temps de passer à des actes concrets.

C’est pourquoi le Département de l’Eure  :

  • Condamne la stratégie de la direction de M-real, qui a laissé la situation se dégrader de façon délibérée, en mettant en suspens la production de pâte à papier, en laissant se développer les stocks sans perspective commerciale. Cette stratégie a affecté volontairement la rentabilité du site d’Alizay.  En cas d’abandon du site de M-real, le Département demande que les avoirs de l’entreprise soient gelés, que la multinationale M-real rembourse les crédits publics qui lui ont été affectés et qu’elle dépollue le site après son départ.
  • Exige de l’État qu’il agisse pour trouver un repreneur sérieux, un papetier qui mette en place un véritable projet industriel basé sur la diversification des productions et assurant le maintien et le développement de l’emploi, conformément aux annonces de M Le Maire, Ministre de l’Agriculture et de l’Aménagement du Territoire. Il demande à ce que notre collectivité soit tenue étroitement informée des résultats de cette démarche.
  • Rappelle qu’à l’heure où les acteurs économiques régionaux et départementaux, les collectivités territoriales et l’Etat se mobilisent pour organiser le développement de l’axe Seine, il est inconcevable d’envisager la fermeture d’un site à fort potentiel dont la localisation, en bordure de fleuve, constitue un véritable atout pour acheminer les matières premières et dont les équipements industriels actuels sont une base pour développer de nouvelles activités.

Le Département de l’Eure, s’engage unanimement à participer d’une manière active aux différentes actions qui seront prises pour sauver le site M-real à Alizay.

Les propositions alternatives pour rendre l’entreprise pérenne existent.  C’est d’action politique dont les salariés ont besoin pour garder leur outil de production et ils ont le soutien sans faille de notre assemblée départementale ».

Antoine Gaillard © www.Graphiline.c

M Real et ses emplois, la cause de tous les papetiers !

arton2779c59391.jpgcentainesdemploismenacesmrealalizayl1.jpgNous, salariés de la filière papetière, quelles que soient nos entreprises et leurs activités, refusons qu’à nouveau une entreprise de la  profession soit sacrifiée pour d’obscurs intérêts d’état major patronal et avec elle des centaines d’emplois 

MREAL usine d’ALIZAY dans l’EURE est visée alors que le site est viable, que le personnel a déjà subi deux plans sociaux en quelques années

Au nom de quel droit la décision d’un patron de priver de leurs emplois et de leur dignité des centaines de salariés serait supérieure au droit qu’ont ces salariés de bénéficier du fruit de leur travail? 

Au nom de quelle justice n’éxiste aucun recours contre de t’elle décision arbitraires

Au nom de quelle société serait-il juste de s’incliner devant ces hommes qui par leur décision compremettent l’existence de centaines d’autres?

Cela nous ne l’acceptons pas

               Depuis trop longtemps des entreprises sont fermées, Malaucène, Schweitzer de Mauduit, Canson, SCA Linselle, la liste est trop longue pour qu’elle nous laisse indifférents.

Dorénavant nous nous engageons de façon solidaire à nous mobiliser autant de fois que nécéssaire.

Voilà pourquoi la FILPAC CGT EUROPAC papeterie de ROUEN ce rendra le 30 juin à 12h00 sur le site de MREAL à ALIZAY

Le syndicat  Filpac cgt d’Europac appel tous les papetiers, les salariés des autres entreprises de la région, au grand rassemblement national du 30 juin pour démontrer que l’ensemble des travailleurs sont solidaires devant l’inacceptable. 

  

      

Appel de la Filpac CGT et de M Real Alizay

Appel de la Filpac CGT et de M Real Alizay Journée nationale de sauvegarde

de l’industrie papetière le 30 juin à Alizay

 Le groupe M-real a annoncé le 4 mai dernier vouloir fermer définitivement le site d’Alizay fin septembre si aucun repreneur « crédible » n’a annoncé vouloir acheter notre usine d’ici là.

  • Le groupe ArjoWiggins prévoit l’arrêt d’une machine à Rives (38).
  • Ontex ferme veut fermer son usine de Chalon-sur-Saône (69).
  • Des papeteries vosgiennes sont en redressement ou dépôt de bilan (Grégoire, Novacare, Souches….) et bien d’autres groupes licencient à tout va.

Pour la papeterie M-Real, nous entendons beaucoup de messages de bonnes intentions de la part du propriétaire finlandais comme de nos responsables politiques nationaux ou régionaux, mais nous attendons des actes concrets. Nous vous épargnerons les détails de ce qui leur  arrive pour la troisième fois en 5 ans.

Beaucoup l’ont vécu ces dernières années : plan dit « social », licenciements, pertes d’emplois, perte de savoir-faire, avec ce dont on parle moins mais qui n’est pas le moins terrible, le sinistre cortège des situations individuelles critiques (des crises dans les familles à la dépression, en passant par toutes les perturbations possibles …)

Ce sont nos emplois qui sont sur la sellette aujourd’hui, mais au-delà c’est la filière papier-carton française qui tend à disparaître si nous ne faisons rien, si nous ne nous unissons pas. Le compte à rebours est lancé…

Notre fermeture éventuelle annoncée aujourd’hui, c’est la fermeture de votre usine demain… Si nous ne réagissons pas tous ensemble maintenant, avec l’objectif immédiat du GEL DE TOUTES LES SUPPRESSIONS D’EMPLOIS, nous rejoindrons tous les rangs des oubliés d’une industrie disparue.

La Filpac CGT a rendez-vous 

à Alizay le 30 juin 

7 Jours Filpac CGT 

n°155 – 9 juin 2011 

Directeur de la publication : Marc Peyrade – Rédaction : Jean Gersin / gersin@filpac-cgt.fr – Antoine Peillon 

FILPAC-CGT : Case 426 – 263, rue de Paris – 93514 Montreuil cedex Tél. : 01 48 18 80 24 – Fax : 01 48 51 99 07filpac@filpac-cgt.fr – www.filpac-cgt.fr 

 


 


 


Appel de la Filpac CGT et de M Real Alizay 

Journée nationale de sauvegarde 

de l’industrie papetière le 30 juin à Alizay 

 

 

 

 


 

Le groupe M-real a annoncé le 4 mai dernier vouloir fermer définitivement le site d’Alizay fin septembre si aucun repreneur « crédible » n’a annoncé vouloir acheter notre usine d’ici là

  • Le groupe ArjoWiggins prévoit l’arrêt d’une machine à Rives (38).
  • Ontex ferme veut fermer son usine de Chalon-sur-Saône (69).
  • Des papeteries vosgiennes sont en redressement ou dépôt de bilan (Grégoire, Novacare, Souches….) et bien d’autres groupes licencient à tout va.

Pour la papeterie M-Real, nous entendons beaucoup de messages de bonnes intentions de la part du propriétaire finlandais comme de nos responsables politiques nationaux ou régionaux, mais nous attendons des actes concrets. Nous vous épargnerons les détails de ce qui leur  arrive pour la troisième fois en 5 ans.

Beaucoup l’ont vécu ces dernières années : plan dit « social », licenciements, pertes d’emplois, perte de savoir-faire, avec ce dont on parle moins mais qui n’est pas le moins terrible, le sinistre cortège des situations individuelles critiques (des crises dans les familles à la dépression, en passant par toutes les perturbations possibles …)

Ce sont nos emplois qui sont sur la sellette aujourd’hui, mais au-delà c’est la filière papier-carton française qui tend à disparaître si nous ne faisons rien, si nous ne nous unissons pas. Le compte à rebours est lancé…

Notre fermeture éventuelle annoncée aujourd’hui, c’est la fermeture de votre usine demain… Si nous ne réagissons pas tous ensemble maintenant, avec l’objectif immédiat du GEL DE TOUTES LES SUPPRESSIONS D’EMPLOIS, nous rejoindrons tous les rangs des oubliés d’une industrie disparue.

 

Nous organisons une journée nationale de sauvegarde de l’industrie papetière 

le 30 juin à Alizay (27460 Eure) 

 

Cette journée se veut être la première démonstration des papetiers contre le côté  prétendument inéluctable des fermetures de nos usines et contre le  sacro-saint droit de la propriété. Droit inéluctable aujourd’hui et profondément libéral, qui donne tout pouvoir au patronat pour casser et détruire les emplois.

 

Ce rassemblement national  doit être celui de la reconquête de l’emploi dans nos industries. La casse programmée par le libéralisme ambiant doit être stoppée. Seule la solidarité de toutes et tous  permettra d’inverser cette situation et de regagner nos emplois. Ensemble, obligeons les acteurs politiques à développer une filière papetière pérenne, avec maintien de tous nos emplois. 

 

 

 

 

 

 

 

La Filpac CGT a rendez-vous 

à Alizay le 30 juin 

 

 

Le groupe Voix du Nord et le groupe Figaro mettent en place des rédactions uniques vouées au multi média (print, sites web, téléphonie…). Se créent des « newsrooms », dont l’article qui suit (Les Echos 30 mai) dresse un bilan très partiel, mais significatif de l’avenir immédiat du journalisme. 

Appel de la Filpac CGT et de M Real Alizay

arton2779c5939.jpgAppel de la Filpac CGT et de M Real Alizay

Le groupe M-real a annoncé le 4 mai dernier vouloir fermer définitivement le site d’Alizay fin septembre si aucun repreneur « crédible » n’a annoncé vouloir acheter notre usine d’ici là. -          Le groupe ArjoWiggins prévoit l’arrêt d’une machine à Rives (38). 

-          Ontex ferme veux fermer sont usine de Chalons-sur-Saône (69).  -          Des papeteries vosgiennes sont en redressement ou dépôt de bilan (Grégoire, Novacare, Souches….) et bien d’autres groupes licencient à tout va. 

   Pour la papeterie M-Real, nous entendons  beaucoup de messages de bonnes intentions de la part du propriétaire finlandais comme de nos responsables politiques nationaux ou régionaux, mais nous attendons des actes concrets. 

Nous vous épargnerons les détails, ce qui leur  arrive pour la troisième fois en 5 ans. Beaucoup l’on vécu ces dernières années : plan dit « social », licenciements, pertes d’emplois, perte de savoir-faire, avec ce dont on parle moins mais qui n’en est pas moins terrible, le sinistre cortège des situations individuelles critiques (des crises dans les familles à la dépression, en passant par toutes les perturbations possibles …) 

Ce sont nos emplois qui sont sur la sellette aujourd’hui, mais au-delà c’est la filière papier- carton française qui tend à disparaître si nous ne faisons rien, si nous ne nous unissons pas. Le compte à rebours est lancé…  10… eux… 9… eux…       5… Nous !…  4… Eux ! … 3… Vous !… 2… 

Notre fermeture éventuelle annoncée aujourd’hui, c’est la fermeture de votre usine demain… 

Si nous ne réagissons pas tous ensemble maintenant, avec l’objectif immédiat du GEL DE TOUTES LES SUPPRESSIONS D’EMPLOIS, nous rejoindrons tous les rangs des oubliés d’une industrie disparue

Nous organisons une journée nationale 

de sauvegarde de l’industrie papetière 

le 30 juin à Alizay  Cette journée se veut être la première démonstration des papetiers contre le côté  prétendument inéluctable des fermetures de nos usines et contre le  sacro-saint droit de la propriété. Droit inéluctable aujourd’hui et profondément libéral, qui donne tout pouvoir au patronat pour casser et détruire les emplois. 

Ce rassemblement national  doit être celui de la reconquête de l’emploi dans nos industries. 

La casse programmée par le libéralisme ambiant doit être stoppée.  Seule la solidarité de toutes et tous permettra d’inverser cette situation et de regagner nos emplois. 

Ensemble, obligeons les acteurs politiques à développer une filière papetière pérenne,  avec maintien de tous nos emplois 

Toute la Filpac à Alizay le 30 juin ! 

Le vécu Algérien |
Le blog-note de Catherine G... |
Blog "Ensemble, dynamisons ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | DES IDEES ET DES REVES Nord
| cceta
| Les Enragés d'Aurillac