Négociation « sécurisation de l’emploi »

 Négociation « sécurisation de l’emploi » dans ARTICLES imagescaq0adtcNégociation « sécurisation de l’emploi »

Nouveau texte … toujours l’impasse pour les salariés et l’emploi

vendredi 30 novembre 2012

 

Alors que le chômage explose depuis dix-huit mois consécutifs, le Patronat cherche de nouvelles règles pour faciliter le licenciement. Il est certain que l’effet premier de ce projet d’accord serait d’envoyer nombre de salariés pointer à Pôle emploi.

Le 29 novembre au soir, le MEDEF a transmis aux organisations syndicales un texte de plus de 70 pages intitulé : « projet d’accord sur la sécurisation de l’emploi ».

En guise de sécurisation, le Patronat traduit dans le texte les déclarations de Laurence Parisot : « pas d’accord sans acceptation du principe de flexibilité ». Effectivement en matière de flexibilité ils « y vont fort » :

• opération destruction du CDI en généralisant les contrats de projets et les contrats à durée indéterminée intermittents,

• contournement du licenciement économique par la création de nouvelles procédures,

• encouragement du chantage à l’emploi au travers de la généralisation des accords dits « compétitivité emploi »,

• difficulté plus grande pour la réparation aux prud’hommes (12 mois au lieu de 5 ans pour réclamer des salaires, limitation des dommages et intérêts…),

• possibilité d’un motif de licenciement imprécis,

• obligation d’accepter un nouveau poste s’il est situé à moins de 50 km ou 1 h 30 de trajet…

En ce qui concerne les quelques sécurités envisagées, elles sont renvoyées à des négociations futures… Et le Patronat ne daigne pas mettre un euro de plus pour l’emploi et la formation alors que les entreprises vont toucher 20 milliards d’euros d’aides supplémentaires au travers du crédit d’impôt.

Ce projet oublie superbement :

• la réponse aux urgences sociales,

• l’exigence de droits nouveaux pour les représentants des salariés sur les stratégies d’entreprise,

• les questions de mutualisation des droits pour les salariés des petites entreprises,

• la modulation des cotisations chômage en fonction de la durée des contrats,

• le droit suspensif sur les plans de licenciements et les plans de restructuration,

• la construction de nouvelles solidarités entre branches et territoires et la nécessaire co-responsabilisation des entreprises…

La CGT appelle les salariés à se mobiliser nombreux le 13 décembre pour dire au MEDEF et aux employeurs : « la précarité, la flexibilité, chômage, les bas salaires : ça suffit !!! ».



Le Medef exige la flexibilité tout de suite, pour la sécurisation des salariés, on verra plus tard !

Le Medef exige la flexibilité tout de suite, pour la sécurisation des salariés, on verra plus tard !Le Medef exige la flexibilité tout de suite, pour la sécurisation des salariés, on verra plus tard ! dans ARTICLES images-medef

La séance de négociation sur la sécurisation de l’emploi de vendredi a été l’occasion pour le patronat de remettre un coup de pression sur la flexibilité et de donner en contrepartie, des miettes pour la sécurisation de l’emploi des salariés. Pour la CGT et FO, la discussion fait du sur place. Pour la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, il a du mieux. Dans tous les cas, on est loin d’un accord.

« A ce stade de la négociation, il est extrêmement important qu’on ait des éléments sur la flexibilité », lance Patrick Bernasconi, négociateur pour le Medef. Dans la séance de discussion sur la sécurisation de l’emploi qui s’est tenue vendredi, le patronat a mis un coup de pression pour exiger un maximum de flexibilité, allant jusqu’à dire qu’il n’y aurait pas d’accord « si la balance n’était pas équilibrée ».

Pour Agnès le Bot, de la CGT, « le Medef a essayé de rendre le texte présentable, mais il est structurellement mauvais », estimant que la négociation était dans « une impasse ». Constat partagé par Stéphane Lardy de FO, « Ce texte est arrogant, nous n’avons pas de droits nouveaux pour les salariés, mais des faux droits conditionnées à des négociations de branches ou à des groupes de travail ». Le Medef a assuré qu’il y avait des avancées du côté de la sécurisation des salariés, présentant les droits rechargeables pour les chômeurs, la création d’un compte individuel de formation ou un droit à la complémentaire santé universelle. Mais pour la CGT, FO et la CFDT, il y a trop de renvois à des négociations ultérieures ou des accords de branches. Alors que le patronat souhaite que la flexibilité, comme les accords de compétitivité emploi, soit immédiate.

La question des droits rechargeables pour les chômeurs pose problème. Le Medef envisage en contrepartie de baisser l’indemnisation des demandeurs d’emploi, pour ne pas plus creuser le déficit de l’Unédic (organisme de gestion paritaire de l’assurance chômage). Ce qu’ont rejeté la plupart des syndicats. Sur la taxation des CDD, le patronat a opposé un feu rouge aux syndicats. Pour Patrick Pierron de la CFDT. « On imagine pas un accord si on ne limite pas les contrats courts, alors que les statistiques explosent ». Pour Joseph Thouvenel de la CFTC, c’est aussi « un point central de cette négociation ». Par ailleurs, la CFDT et la CFTC, plus nuancées, ont salué le texte patronal comme un vrai document de travail.

Quant à Marie-Françoise Leflon, de la CFE-CGC, elle a jugé qu’on est « assez loin de l’équilibre » entre flexibilité et sécurisation des salariés dans ce texte, mais que c’est « un bonne base pour travailler ». Prochaine séance de négociation jeudi prochain.




Archive pour 1 décembre, 2012

Négociation « sécurisation de l’emploi »

 Négociation « sécurisation de l’emploi » dans ARTICLES imagescaq0adtcNégociation « sécurisation de l’emploi »

Nouveau texte … toujours l’impasse pour les salariés et l’emploi

vendredi 30 novembre 2012

 

Alors que le chômage explose depuis dix-huit mois consécutifs, le Patronat cherche de nouvelles règles pour faciliter le licenciement. Il est certain que l’effet premier de ce projet d’accord serait d’envoyer nombre de salariés pointer à Pôle emploi.

Le 29 novembre au soir, le MEDEF a transmis aux organisations syndicales un texte de plus de 70 pages intitulé : « projet d’accord sur la sécurisation de l’emploi ».

En guise de sécurisation, le Patronat traduit dans le texte les déclarations de Laurence Parisot : « pas d’accord sans acceptation du principe de flexibilité ». Effectivement en matière de flexibilité ils « y vont fort » :

• opération destruction du CDI en généralisant les contrats de projets et les contrats à durée indéterminée intermittents,

• contournement du licenciement économique par la création de nouvelles procédures,

• encouragement du chantage à l’emploi au travers de la généralisation des accords dits « compétitivité emploi »,

• difficulté plus grande pour la réparation aux prud’hommes (12 mois au lieu de 5 ans pour réclamer des salaires, limitation des dommages et intérêts…),

• possibilité d’un motif de licenciement imprécis,

• obligation d’accepter un nouveau poste s’il est situé à moins de 50 km ou 1 h 30 de trajet…

En ce qui concerne les quelques sécurités envisagées, elles sont renvoyées à des négociations futures… Et le Patronat ne daigne pas mettre un euro de plus pour l’emploi et la formation alors que les entreprises vont toucher 20 milliards d’euros d’aides supplémentaires au travers du crédit d’impôt.

Ce projet oublie superbement :

• la réponse aux urgences sociales,

• l’exigence de droits nouveaux pour les représentants des salariés sur les stratégies d’entreprise,

• les questions de mutualisation des droits pour les salariés des petites entreprises,

• la modulation des cotisations chômage en fonction de la durée des contrats,

• le droit suspensif sur les plans de licenciements et les plans de restructuration,

• la construction de nouvelles solidarités entre branches et territoires et la nécessaire co-responsabilisation des entreprises…

La CGT appelle les salariés à se mobiliser nombreux le 13 décembre pour dire au MEDEF et aux employeurs : « la précarité, la flexibilité, chômage, les bas salaires : ça suffit !!! ».

Le Medef exige la flexibilité tout de suite, pour la sécurisation des salariés, on verra plus tard !

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La séance de négociation sur la sécurisation de l’emploi de vendredi a été l’occasion pour le patronat de remettre un coup de pression sur la flexibilité et de donner en contrepartie, des miettes pour la sécurisation de l’emploi des salariés. Pour la CGT et FO, la discussion fait du sur place. Pour la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, il a du mieux. Dans tous les cas, on est loin d’un accord.

« A ce stade de la négociation, il est extrêmement important qu’on ait des éléments sur la flexibilité », lance Patrick Bernasconi, négociateur pour le Medef. Dans la séance de discussion sur la sécurisation de l’emploi qui s’est tenue vendredi, le patronat a mis un coup de pression pour exiger un maximum de flexibilité, allant jusqu’à dire qu’il n’y aurait pas d’accord « si la balance n’était pas équilibrée ».

Pour Agnès le Bot, de la CGT, « le Medef a essayé de rendre le texte présentable, mais il est structurellement mauvais », estimant que la négociation était dans « une impasse ». Constat partagé par Stéphane Lardy de FO, « Ce texte est arrogant, nous n’avons pas de droits nouveaux pour les salariés, mais des faux droits conditionnées à des négociations de branches ou à des groupes de travail ». Le Medef a assuré qu’il y avait des avancées du côté de la sécurisation des salariés, présentant les droits rechargeables pour les chômeurs, la création d’un compte individuel de formation ou un droit à la complémentaire santé universelle. Mais pour la CGT, FO et la CFDT, il y a trop de renvois à des négociations ultérieures ou des accords de branches. Alors que le patronat souhaite que la flexibilité, comme les accords de compétitivité emploi, soit immédiate.

La question des droits rechargeables pour les chômeurs pose problème. Le Medef envisage en contrepartie de baisser l’indemnisation des demandeurs d’emploi, pour ne pas plus creuser le déficit de l’Unédic (organisme de gestion paritaire de l’assurance chômage). Ce qu’ont rejeté la plupart des syndicats. Sur la taxation des CDD, le patronat a opposé un feu rouge aux syndicats. Pour Patrick Pierron de la CFDT. « On imagine pas un accord si on ne limite pas les contrats courts, alors que les statistiques explosent ». Pour Joseph Thouvenel de la CFTC, c’est aussi « un point central de cette négociation ». Par ailleurs, la CFDT et la CFTC, plus nuancées, ont salué le texte patronal comme un vrai document de travail.

Quant à Marie-Françoise Leflon, de la CFE-CGC, elle a jugé qu’on est « assez loin de l’équilibre » entre flexibilité et sécurisation des salariés dans ce texte, mais que c’est « un bonne base pour travailler ». Prochaine séance de négociation jeudi prochain.

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