26 Mai, soirée pour la défense de la presse et de ses emplois

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Bernard Thibault : « indispensable de discuter » pour un retour de la retraite à 60 ans


Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT... par rtl-fr">http://www.dailymotion.com/video/
Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT... par rtl-fr
Bernard Thibault : « indispensable de discuter » pour un retour de la retraite à 60 ans

Le secrétaire général de la CGT  a estimé lundi « indispensable de discuter des modalités d’application »  du premier décret que François Hollande doit publier pour permettre de  revenir à la retraite à 60 ans, une mesure qu’il a qualifiée d’ »événement en  Europe ».

« Dès lors qu’il s’agit d’un décret permettant de  revenir sur des dispositions concernant la retraite, autrement dit  réinstaurer le droit au départ à 60 ans pour certaines catégories de  Français, il est indispensable de discuter des modalités d’application,  chacun a repéré qu’il y avait certaines zones de flou (…) », a commenté  Bernard Thibault sur RTL (vidéo ci-dessous). Après consultation des partenaires sociaux,  François Hollande doit publier avant fin juin un décret pour permettre  aux salariés ayant travaillé dès 18 ou 19 ans de partir à la retraite à  60 ans s’ils ont cotisé 41 ans. Toute la question est de savoir si les  trimestres « validés » (chômage, maladie, maternité) seront aussi pris en  compte alors que le président élu a toujours parlé de trimestres  « cotisés » donc travaillés.

Interrogé sur l’existence d’un désaccord sur ce  point avec François Hollande, le leader de la CGT a plaidé pour que  « les modalités d’application soient plus larges que celles qui ont été  annoncées jusqu’à présent », avant de comparer cette première du  gouvernement de Hollande à un « événement en Europe ». « Ce sera la  première fois depuis très longtemps qu’un gouvernement reviendra en  arrière sur ce cycle infernal d’un recul sans cesse de l’âge légal de  départ en retraite », a-t-il affirmé.

A propos de la revalorisation du Smic, Bernard Thibault  a déclaré que « notre référence, c’est 1.700 euros de Smic  par mois (…) et nous pensons que c’est le minimum, décemment« . « Il y a un acte politique possible de la part du  gouvernement déjà sur le montant du Smic mais plus largement sur les  conditions d’application (…). Il y a aussi, au-delà du montant du  Smic, à fixer des mécanismes plus automatiques », a-t-il affirmé.

 

 



7 jours filpac

L’exécutif au sommet des institutions de la Ve république n’est plus occupé par l’agent direct du grand patronat et de la finance. L’essai doit être transformé aux législatives. Pour l’heure, une brèche a été ouverte dans le bloc pouvoir-patronat-grande bourgeoisie. Il s’agit d’une alternance politique dont les perdants prédisent qu’elle va buter contre les réalités dictées par la crise, laquelle ramènera tout le monde à la raison universelle de l’austérité. Ce qui est sûr, c’est que cette alternance repose sur le rejet des dégâts de la crise, au travers de la personnalité honnie de Sarkozy. Les fractures sociales s’accumulent et touchent bien au-delà des questions immédiates d’emploi, de salaire, de protection sociale. C’est en cela que l’alternance doit déboucher sur une alternative à la société inégalitaire basée sur l’appropriation du profit par une partie infime de la population. Ainsi l’option du congrès de la Filpac CGT, se prononçant à la quasi-unanimité pour un syndicalisme de transformation sociale – que nous préconisons pour toute la CGT – se concrétise en tant que combat prioritaire. La question sociale est bien au centre de la situation Le mécanisme électoral et la politisation qui s’y est exprimée ont traduit une affirmation, voire une radicalisation, des exigences sociales et un rejet du libéralisme incarné par l’équipe sortante. Pour la première fois depuis des années, à l’échelle de masse, s’est débattue la question d’une nouvelle répartition des richesses, d’une société fondée sur une autre base que le profit privé. La Ve république et son régime présidentiel a été mise en cause par son dépassement démocratique. En somme, le mythe, le dogme libéral absolu, There Is No Alternative – il n’y a pas d’alternative–, a été ébranlé, et pour certains – parmi lesquels beaucoup de jeunes – définitivement brisé. Pourtant la caractéristique de cette expression électorale, c’est qu’elle ne s’accompagne pas d’une montée parallèle de la mobilisation sociale. Bien des luttes se déroulent, mais elles sont suscitées par des actes d’agression patronale et demeurent le plus souvent isolées. Nous ne sommes pas – hélas – dans une dynamique de Front populaire. Il nous la faudrait. Combattre la radicalisation du patronat pour faire payer la crise Dans cette phase où le suffrage universel prend toute sa place, la radicalisation du patronat pour faire payer la crise et la dette aux travailleurs s’accompagne d’une montée des périls sur deux axes : – La recomposition immédiate d’une alternative combinant droite dure et extrême droite, pour former à court terme un gouvernement alternatif, autoritaire, de combat, qui se proposera d’en finir pour une longue période avec le mouvement ouvrier, spécialement la CGT, cible d’attaques qui n’ont rien d’un feu de paille électoraliste. – La montée de l’idéologie nationaliste et raciste peut avoir son autonomie. Une surenchère à la droite de l’extrême droite en voie d’institutionnalisation peut générer une orientation extra-parlementaire, factieuse, lourde d’agressions racistes et d’actes violents à l’égard du mouvement ouvrier. La question sociale demeure le pivot de la situation, malgré les différentes tentatives de la masquer par un assaut de mesures anti-immigrés et nationalistes. Mais ses prolongements doivent conduire à une alternative globale : – Ou bien il n’y a pas d’alternative (TINA), alors la gestion de la crise continuera de se faire sur le dos des salariés. – Ou bien la Filpac CGT et toute la CGT contribuent à en faire apparaître une, portée par le syndicalisme de transformation sociale que nous appelons de nos vœux. La moindre revendication, salaire, emploi, protection sociale, revêt d’emblée un enjeu politique. Entrer sans délai dans cette nouvelle situation ! Il y a peu de chance que le nouveau gouvernement connaisse une quelconque phase dite d’état de grâce. La radicalisation de la droite et de l’extrême droite, la soif revancharde d’un patronat noyant l’alternance dans un flot de licenciements et les rebondissements d’une crise permanente ne laisseront pas de répit au nouveau pouvoir politique. La nouvelle situation nous offre un point d’appui institutionnel, en l’occurrence un exécutif et une représentation nationale à venir, que nous avons contribué à mettre en place. Les rapports du syndicalisme au pouvoir politique ont a priori changé, ce qui reste à pratiquer par la démarche revendicative que nous entreprenons. Dans les tous prochains jours, il nous faudra établir un lien entre une alternance politique fondée sur le suffrage universel et l’alternative à la politique d’austérité, à la dictature de la dette et des organismes financiers. « Ce n’est pas aux salariés de payer la crise », c’est plus que jamais vrai ! Affirmer tout de suite nos exigences : • Un plan d’urgence contre la dette qui lèvera l’hypothèque de l’austérité • Contre les licenciements en cours et à venir, la loi et la mobilisation revendicative • Desserrer l’étau du chantage « emploi contre salaire » : aller aux sources du partage des richesses • Pour rompre avec la politique de coups de force antisociaux passés et répondre à l’offre d’un cadre global de négociations sociales dès juillet, nous revendiquons que soient prises en compte les exigences de la CGT. • Une loi fondamentale pour l’information : la Filpac CGT entre dans la phase active ! • Un plan stratégique de développement de la filière Bois-Papier sous l’égide du gouvernement « invitant fortement » les représentants patronaux à y participer Dans nos branches, sur l’emploi, les salaires, la protection sociale, la Filpac CGT exige une ouverture sans délais de véritables négociations qui prennent en compte les revendications des salariés. Directeur de publication : Marc Peyrade Rédaction : Jean Gersin – gersin@filpac-cgt.fr – Antoine Peillon




Archive pour mai, 2012

26 Mai, soirée pour la défense de la presse et de ses emplois

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Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT... par rtl-fr
Bernard Thibault : « indispensable de discuter » pour un retour de la retraite à 60 ans

Le secrétaire général de la CGT  a estimé lundi « indispensable de discuter des modalités d’application »  du premier décret que François Hollande doit publier pour permettre de  revenir à la retraite à 60 ans, une mesure qu’il a qualifiée d’ »événement en  Europe ».

« Dès lors qu’il s’agit d’un décret permettant de  revenir sur des dispositions concernant la retraite, autrement dit  réinstaurer le droit au départ à 60 ans pour certaines catégories de  Français, il est indispensable de discuter des modalités d’application,  chacun a repéré qu’il y avait certaines zones de flou (…) », a commenté  Bernard Thibault sur RTL (vidéo ci-dessous). Après consultation des partenaires sociaux,  François Hollande doit publier avant fin juin un décret pour permettre  aux salariés ayant travaillé dès 18 ou 19 ans de partir à la retraite à  60 ans s’ils ont cotisé 41 ans. Toute la question est de savoir si les  trimestres « validés » (chômage, maladie, maternité) seront aussi pris en  compte alors que le président élu a toujours parlé de trimestres  « cotisés » donc travaillés.

Interrogé sur l’existence d’un désaccord sur ce  point avec François Hollande, le leader de la CGT a plaidé pour que  « les modalités d’application soient plus larges que celles qui ont été  annoncées jusqu’à présent », avant de comparer cette première du  gouvernement de Hollande à un « événement en Europe ». « Ce sera la  première fois depuis très longtemps qu’un gouvernement reviendra en  arrière sur ce cycle infernal d’un recul sans cesse de l’âge légal de  départ en retraite », a-t-il affirmé.

A propos de la revalorisation du Smic, Bernard Thibault  a déclaré que « notre référence, c’est 1.700 euros de Smic  par mois (…) et nous pensons que c’est le minimum, décemment« . « Il y a un acte politique possible de la part du  gouvernement déjà sur le montant du Smic mais plus largement sur les  conditions d’application (…). Il y a aussi, au-delà du montant du  Smic, à fixer des mécanismes plus automatiques », a-t-il affirmé.

 

 

7 jours filpac

L’exécutif au sommet des institutions de la Ve république n’est plus occupé par l’agent direct du grand patronat et de la finance. L’essai doit être transformé aux législatives. Pour l’heure, une brèche a été ouverte dans le bloc pouvoir-patronat-grande bourgeoisie. Il s’agit d’une alternance politique dont les perdants prédisent qu’elle va buter contre les réalités dictées par la crise, laquelle ramènera tout le monde à la raison universelle de l’austérité. Ce qui est sûr, c’est que cette alternance repose sur le rejet des dégâts de la crise, au travers de la personnalité honnie de Sarkozy. Les fractures sociales s’accumulent et touchent bien au-delà des questions immédiates d’emploi, de salaire, de protection sociale. C’est en cela que l’alternance doit déboucher sur une alternative à la société inégalitaire basée sur l’appropriation du profit par une partie infime de la population. Ainsi l’option du congrès de la Filpac CGT, se prononçant à la quasi-unanimité pour un syndicalisme de transformation sociale – que nous préconisons pour toute la CGT – se concrétise en tant que combat prioritaire. La question sociale est bien au centre de la situation Le mécanisme électoral et la politisation qui s’y est exprimée ont traduit une affirmation, voire une radicalisation, des exigences sociales et un rejet du libéralisme incarné par l’équipe sortante. Pour la première fois depuis des années, à l’échelle de masse, s’est débattue la question d’une nouvelle répartition des richesses, d’une société fondée sur une autre base que le profit privé. La Ve république et son régime présidentiel a été mise en cause par son dépassement démocratique. En somme, le mythe, le dogme libéral absolu, There Is No Alternative – il n’y a pas d’alternative–, a été ébranlé, et pour certains – parmi lesquels beaucoup de jeunes – définitivement brisé. Pourtant la caractéristique de cette expression électorale, c’est qu’elle ne s’accompagne pas d’une montée parallèle de la mobilisation sociale. Bien des luttes se déroulent, mais elles sont suscitées par des actes d’agression patronale et demeurent le plus souvent isolées. Nous ne sommes pas – hélas – dans une dynamique de Front populaire. Il nous la faudrait. Combattre la radicalisation du patronat pour faire payer la crise Dans cette phase où le suffrage universel prend toute sa place, la radicalisation du patronat pour faire payer la crise et la dette aux travailleurs s’accompagne d’une montée des périls sur deux axes : – La recomposition immédiate d’une alternative combinant droite dure et extrême droite, pour former à court terme un gouvernement alternatif, autoritaire, de combat, qui se proposera d’en finir pour une longue période avec le mouvement ouvrier, spécialement la CGT, cible d’attaques qui n’ont rien d’un feu de paille électoraliste. – La montée de l’idéologie nationaliste et raciste peut avoir son autonomie. Une surenchère à la droite de l’extrême droite en voie d’institutionnalisation peut générer une orientation extra-parlementaire, factieuse, lourde d’agressions racistes et d’actes violents à l’égard du mouvement ouvrier. La question sociale demeure le pivot de la situation, malgré les différentes tentatives de la masquer par un assaut de mesures anti-immigrés et nationalistes. Mais ses prolongements doivent conduire à une alternative globale : – Ou bien il n’y a pas d’alternative (TINA), alors la gestion de la crise continuera de se faire sur le dos des salariés. – Ou bien la Filpac CGT et toute la CGT contribuent à en faire apparaître une, portée par le syndicalisme de transformation sociale que nous appelons de nos vœux. La moindre revendication, salaire, emploi, protection sociale, revêt d’emblée un enjeu politique. Entrer sans délai dans cette nouvelle situation ! Il y a peu de chance que le nouveau gouvernement connaisse une quelconque phase dite d’état de grâce. La radicalisation de la droite et de l’extrême droite, la soif revancharde d’un patronat noyant l’alternance dans un flot de licenciements et les rebondissements d’une crise permanente ne laisseront pas de répit au nouveau pouvoir politique. La nouvelle situation nous offre un point d’appui institutionnel, en l’occurrence un exécutif et une représentation nationale à venir, que nous avons contribué à mettre en place. Les rapports du syndicalisme au pouvoir politique ont a priori changé, ce qui reste à pratiquer par la démarche revendicative que nous entreprenons. Dans les tous prochains jours, il nous faudra établir un lien entre une alternance politique fondée sur le suffrage universel et l’alternative à la politique d’austérité, à la dictature de la dette et des organismes financiers. « Ce n’est pas aux salariés de payer la crise », c’est plus que jamais vrai ! Affirmer tout de suite nos exigences : • Un plan d’urgence contre la dette qui lèvera l’hypothèque de l’austérité • Contre les licenciements en cours et à venir, la loi et la mobilisation revendicative • Desserrer l’étau du chantage « emploi contre salaire » : aller aux sources du partage des richesses • Pour rompre avec la politique de coups de force antisociaux passés et répondre à l’offre d’un cadre global de négociations sociales dès juillet, nous revendiquons que soient prises en compte les exigences de la CGT. • Une loi fondamentale pour l’information : la Filpac CGT entre dans la phase active ! • Un plan stratégique de développement de la filière Bois-Papier sous l’égide du gouvernement « invitant fortement » les représentants patronaux à y participer Dans nos branches, sur l’emploi, les salaires, la protection sociale, la Filpac CGT exige une ouverture sans délais de véritables négociations qui prennent en compte les revendications des salariés. Directeur de publication : Marc Peyrade Rédaction : Jean Gersin – gersin@filpac-cgt.fr – Antoine Peillon

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