Sarkozy cible les syndicats

Sarkozy cible les syndicats

Le président des riches tire sur tous ceux qui luttent ! Après avoir attaqué la CGT pendant des semaines, il s’en est pris, hier matin, aux «permanents de la CFDT» de Florange.

Nicolas Sarkozy n’en rate pas une. Au diapason du Front national qui, après avoir tenté des hold-up ici ou là, a fini par renouer avec ses diatribes traditionnelles contre le syndicalisme, le président candidat UMP multiplie les attaques contre les organisations syndicales. La semaine dernière, en meeting à Nantes, il a trouvé le moyen de faire huer les «permanents de la CGT» qui, selon lui, ont «scandaleusement empêché la diffusion d’Ouest-France, qui avait commis un crime, prendre une interview que (je) leur ai donnée», alors que les difficultés d’impression et de diffusion du titre étaient en fait liées à un mouvement de solidarité impulsé par la Filpac-CGT et le SNJ, avec leurs collègues de Paris-Normandie, placé en redressement judiciaire ! Avant ça, depuis le début de l’année, le président des riches s’en est pris à de nombreuses reprises aux syndicats : «Que les syndicalistes défendent les syndiqués et ne fassent pas de politique!» Hier matin, dans un entretien à la presse régionale lorraine, Nicolas Sarkozy en rajoute une couche sur les sidérurgistes et leur intersyndicale CFDT-CGT-FO.

Les métallos n’oublient pas
les promesses non tenues

Entre eux et lui, après les promesses trahies à Gandrange et les coups d’épée dans l’eau à Florange (Moselle), c’est désormais la guerre : après avoir promis de transformer la campagne de la droite en «cauchemar» afin d’obtenir le redémarrage des hauts-fourneaux, les métallos ne sont pas près de digérer l’accueil aux lacrymogènes du 15 mars, non loin du QG du candidat UMP, et le président sortant passe son temps à contester leur représentativité, alors qu’à Florange, la CFDT, la CGT et FO ont, aux dernières élections professionnelles, rassemblé plus de 75 % des voix, avec une participation de 93 %. «Les permanents de la CFDT sont venus m’insulter et essayer de casser mon siège de campagne, déclare-t-il désormais. Ne confondons pas les salariés d’ArcelorMittal, que je ne laisserai pas tomber, et des syndicalistes qui trompent leurs adhérents en faisant de la politique au lieu de défendre l’intérêt des salariés.»  Chef de file de la CFDT d’ArcelorMittal, Édouard Martin rétorque vertement : «Si, pour lui, que des ouvriers essaient de défendre leur usine qui est menacée de fermeture c’est faire de la politique, alors là je lui réponds : oui, on fait de la politique !» Dans la même veine, Yves Fabbri, délégué CGT de Florange, insiste : «Devant l’effondrement industriel et social que subissent notre région et le territoire, nous nous invitons dans la campagne présidentielle pour interpeller les politiques sur la nécessité de maintenir tous les emplois industriels.»

 

 

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