7 jours FILPAC CGT SPECIAL PRESSE (paris normandie)

Paris Normandie doit  survivre à Sarkozy

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 » Le traité généralise l’austérité sociale  » – interview Bernard Thibault au Monde

 » Le traité généralise
l’austérité sociale  » – interview Bernard Thibault au Monde

mardi 3
avril 2012

Bernard
Thibault consulte les fédérations et les unions départementales de la CGT pour
rechercher un consensus sur sa succession, en mars 2013. Il présentera à la
commission exécutive de la CGT, le 17 avril, la conclusion à laquelle il
arrivera, avant que le comité confédéral national – le parlement du syndicat -
soit saisi, en mai, d’une proposition sur le nom de celui ou de celle qui lui
succédera. Le secrétaire général de la CGT ne risque-t-il pas d’être hors du
jeu ?  » Jusqu’à présent, je n’ai pas capté de velléités de me mettre
hors-jeu à la CGT avant la fin du mandat « , répond M. Thibault qui
explique le positionnement de la CGT dans la campagne présidentielle.

Ne
craignez-vous pas, quel que soit le résultat de la présidentielle, d’être
confronté à une offensive sur l’austérité et la flexibilité, comme on l’observe
un peu partout en Europe ?

Tous les
syndicats européens sont opposés au traité européen, dont Nicolas Sarkozy est à
l’origine, qui généralise l’austérité sociale et la précarité. L’Europe ne
survivra pas si elle continue d’être associée au marché, sans ambition sociale.
Les mouvements nationalistes et racistes la feront imploser. Il faut des
syndicats forts en toutes circonstances. Sinon, seuls les employeurs et les
actionnaires font pression sur les gouvernements, quels qu’ils soient.

En 2002, la
CGT n’avait pas pris position contre la réélection de Jacques Chirac. Dix ans
après, elle souhaite ouvertement la défaite de Nicolas Sarkozy. Pourquoi ?

Ce n’est pas
la première fois qu’on est en désaccord avec le bilan d’une politique. Mais il
s’y ajoute, et ce n’est pas mineur, la conception qu’a eue Nicolas Sarkozy de
l’exercice de son mandat présidentiel. Il s’est transformé en président aux
pleins pouvoirs, arbitre ou juge en toutes circonstances et sur tous les
sujets, à l’opposé d’un président soucieux d’équilibre et d’une certaine
cohésion nationale. Le fait que tout dépend du bon vouloir de l’Elysée nous a
conduits dans des impasses qui sont pour beaucoup dans notre critique du bilan.
Ce n’est pas seulement son orientation politique mais aussi son action
personnelle qui expliquent que nous nous prononcions très clairement pour un
changement de président, susceptible d’ouvrir une séquence de changement de
politique économique et sociale.

Dans son
action, qu’est-ce que vous jugez le plus négatif ?

Incontestablement,
c’est la réforme sur les retraites de 2010, celle qui a fait descendre dans la
rue le plus de monde depuis quinze ans. En ayant eu cette prétention de
maintenir sa réforme coûte que coûte, quelles que soient l’ampleur et la durée
de la mobilisation, il ne peut pas s’étonner que, aujourd’hui, elle fasse
partie du fardeau de son bilan. Aucun responsable politique ne peut imaginer
qu’un tel choix politique, suscitant autant de protestations, n’ait pas de
conséquences sur le comportement électoral.

A son actif,
il y a la réforme de la représentativité syndicale…

On est là
dans une cuisine institutionnelle qui n’intéresse pas grand monde. C’est une
réforme positive, en faveur de laquelle on a milité, mais elle ne change rien,
fondamentalement, à la faiblesse des droits des salariés pour avoir prise, même
là où il y a une présence syndicale, sur les éléments qui structurent leur
quotidien, qu’il s’agisse des mesures de licenciement ou de réorganisation des
entreprises.

La CGT
va-t-elle faire campagne contre M. Sarkozy ?

On n’est pas
en campagne électorale, en ce sens que la CGT n’a pas de candidat à l’élection
présidentielle. Mais le bilan est très négatif, et nous mettons à la
disposition de nos militants un million de tracts pour le dire. Nul ne peut
être surpris, car la CGT a été en pointe dans la contestation. Nous n’avons pas
la prétention, en tant que syndicat, de guider le choix des uns et des autres,
sauf à mettre en exergue des mesures susceptibles de sortir de cette spirale de
crise et qui nécessitent de ne pas faire du social la variable d’ajustement
structurel de l’économie. C’est une approche qui restera posée après l’élection
présidentielle.

M. Sarkozy
fait de la CGT sa cible, et Laurence Parisot, présidente du Medef, vient de
critiquer votre engagement. Quelle est votre réaction ?

Le président
fait siffler la CGT dans ses meetings, comme en 2007. Il n’a pas changé. Il
veut bien recevoir les félicitations de Laurence Parisot qui, pour le Medef,
qualifie son action d’  » extraordinaire  » , mais pas les critiques du
premier syndicat de salariés. C’est surtout très révélateur de son intention de
piétiner  » les corps intermédiaires  » qui sont des obstacles à ses
objectifs.

La CGT ne
risque-t-elle pas d’être fragilisée si M. Sarkozy est réélu ?

A ce stade,
ce n’est pas l’hypothèse la plus probable. En même temps, la CGT assumera sa
responsabilité en fonction du choix que feront les citoyens. En 2007, nous
avions averti des risques sur l’élection du candidat de la droite. Une majorité
de citoyens en a décidé autrement. Si l’élection reconduit Nicolas Sarkozy, on
fera avec, mais nous aurons notre mot à dire. Imagine-t-on, alors, ce que
serait la situation en 2017 ? Que resterait-il du code du travail, des
conventions collectives, de la Sécurité sociale si Nicolas Sarkozy faisait un
deuxième mandat, à savoir le dernier ? Il prétend prolonger son premier mandat.
Avec un deuxième mandat, l’addition serait particulièrement lourde.

Dans les dix
exigences de la CGT pour sortir de la crise, le rétablissement de la retraite à
60 ans ne figure pas. Un oubli ?

Ces dix
exigences, c’est ce qu’on oppose aux plans de rigueur pour sortir de la crise.
La retraite n’y figure pas, mais cela ne nous a pas empêchés de faire un
meeting, le 31 janvier, pour réaffirmer nos revendications en la matière. On a
très clairement redit qu’on était pour un retour du droit au départ à la
retraite à 60 ans, avec une négociation aboutissant à une mesure de départ
anticipé pour les métiers pénibles. C’est notre fil conducteur, qui a mobilisé
des millions de salariés.

Ce n’est pas
ce que propose François Hollande…

François
Hollande dit que, dans l’hypothèse où il arrive au pouvoir, il prendra une
première mesure pour ceux qui ont commencé à travailler tôt et ouvrira
rapidement une négociation. Ce n’est pas la reprise intégrale de la
revendication de la CGT. S’il y a des espaces de négociation, ce sera aussi une
affaire de rapports de force. Ce serait un événement si, en 2012, un pays de
l’Union européenne décidait d’une mesure, sur les âges de départ en retraite,
qui prendrait à revers tout ce qui se fait en Europe.

 



Un article des Comissions ouvrières espagnoles

Un article des Comissions ouvrières espagnoles

Grand succès de la grève générale du 29 mars

10,2 millions de personnes ont suivi la journée de grève du 29 mars et 4 millions ont participé aux 111 manifestations convoquées dans tout le pays.

Le suivi de la grève générale appelée par les CCOO et l’UGT, ainsi que par d’autres organisations syndicales, contre la réforme du travail et pour la défense des services publics, a été un succès remarquable.

En dépit du chantage et des menaces de quelques chefs d’entreprises pour délégitimer la journée de grève, l’impact de la grève a été quasiment total dans les secteurs de la métallurgie, de la construction, des marchés centraux et des centres de distribution. La presse n’est pas parvenue dans les kiosques et les informations des chaînes de radio et de télévision ont été limitées à des éditions réduites. Plus de 75% des salariés du pays ont soutenu l’appel des CCOO et de l’UGT.

La demande énergétique a chuté de 25% par rapport au jeudi antérieur à la grève. La chute de l’activité productive a été de 88,8%,  supérieure celle des grèves de 2002 et 2010. On sait que certaines municipalités et entreprises ont gardé les lumières allumées tout le jour pour l’augmenter artificiellement la demande.Un article des Comissions ouvrières espagnoles dans ARTICLES 29_mars_espagne-300x112

A l’issue de la journée on comptait 111 manifestations qui ont rassemblé plus de 4 millions de personnes.

En ce qui concerne les manifestations dans les Communautés Autonomes, en Andalousie on a enregistré une participation de 360.000 personnes ; en Aragon 200.000 ; Asturies 100.000 ; Cantabrie 35.000 ; Castille et Leon 208.500 ; Castille La Manche 60.000 ; Catalogne 1.000.000 ; Euskadi 60.000 ; Extremadure 25.000 ; Galice 295.000 ; Iles Baléares 74.000 ;les  Canaries 160.000 ; Madrid 900.000 ; Murcie 110.000 ; Pays Valencien 400.000 ; La Rioja 25.000 ; Ceuta 300 ; Melilla 1.000 et en Navarre quelques 20.000 personnes.

Avec le 29 mars, il est clair que les travailleurs et les travailleuses ne sont pas disposés à accepter plus de coupes dans droits du travail et les droits sociaux, et qu’ils exigent le retrait de cette réforme du travail. Le secrétaire général des CCOO, Ignacio Fernandez Toxo, a déclaré que « la grève est une opportunité pour la négociation, et s’il n’en est pas ainsi, le conflit social s’amplifiera jusqu’à ce que la réforme du travail soit substantiellement modifiée. »

« Les syndicats, nous avons des propositions et des alternatives »

En plus de fixer un calendrier de mobilisations croissantes qui inclue le prochain 1er mai, en espérant que la réforme soit modifiée, CCOO et UGT s’adresseront dans les prochains jours au président du gouvernement, aux groupes parlementaires et aux organisations patronales pour chercher un consensus large qui permette, de relancer sur des bases différentes l’activité économique et pour réduire les niveaux élevés du chômage.

Ils demanderont aussi au « Défenseur du Peuple » qu’il présente un recours contre la réforme ; ils déposeront une plainte devant l’Organisation Internationale du Travail (OIT) pour atteinte aux différentes conventions ratifiées par l’Espagne ; ils demanderont au président du Congrès qu’il accélère « l’initiative législative populaire » (ILP) qu’ont présenté en leur temps les syndicats, avec le soutien de plus d’un million de signatures, et avec une proposition alternative pour stimuler la création d’emplois.

Enfin, nous souhaitons exprimer toute notre gratitude à toutes les organisations syndicales qui nous ont fait parvenir leur appui et leur solidarité.




Archive pour 3 avril, 2012

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 » Le traité généralise l’austérité sociale  » – interview Bernard Thibault au Monde

 » Le traité généralise
l’austérité sociale  » – interview Bernard Thibault au Monde

mardi 3
avril 2012

Bernard
Thibault consulte les fédérations et les unions départementales de la CGT pour
rechercher un consensus sur sa succession, en mars 2013. Il présentera à la
commission exécutive de la CGT, le 17 avril, la conclusion à laquelle il
arrivera, avant que le comité confédéral national – le parlement du syndicat -
soit saisi, en mai, d’une proposition sur le nom de celui ou de celle qui lui
succédera. Le secrétaire général de la CGT ne risque-t-il pas d’être hors du
jeu ?  » Jusqu’à présent, je n’ai pas capté de velléités de me mettre
hors-jeu à la CGT avant la fin du mandat « , répond M. Thibault qui
explique le positionnement de la CGT dans la campagne présidentielle.

Ne
craignez-vous pas, quel que soit le résultat de la présidentielle, d’être
confronté à une offensive sur l’austérité et la flexibilité, comme on l’observe
un peu partout en Europe ?

Tous les
syndicats européens sont opposés au traité européen, dont Nicolas Sarkozy est à
l’origine, qui généralise l’austérité sociale et la précarité. L’Europe ne
survivra pas si elle continue d’être associée au marché, sans ambition sociale.
Les mouvements nationalistes et racistes la feront imploser. Il faut des
syndicats forts en toutes circonstances. Sinon, seuls les employeurs et les
actionnaires font pression sur les gouvernements, quels qu’ils soient.

En 2002, la
CGT n’avait pas pris position contre la réélection de Jacques Chirac. Dix ans
après, elle souhaite ouvertement la défaite de Nicolas Sarkozy. Pourquoi ?

Ce n’est pas
la première fois qu’on est en désaccord avec le bilan d’une politique. Mais il
s’y ajoute, et ce n’est pas mineur, la conception qu’a eue Nicolas Sarkozy de
l’exercice de son mandat présidentiel. Il s’est transformé en président aux
pleins pouvoirs, arbitre ou juge en toutes circonstances et sur tous les
sujets, à l’opposé d’un président soucieux d’équilibre et d’une certaine
cohésion nationale. Le fait que tout dépend du bon vouloir de l’Elysée nous a
conduits dans des impasses qui sont pour beaucoup dans notre critique du bilan.
Ce n’est pas seulement son orientation politique mais aussi son action
personnelle qui expliquent que nous nous prononcions très clairement pour un
changement de président, susceptible d’ouvrir une séquence de changement de
politique économique et sociale.

Dans son
action, qu’est-ce que vous jugez le plus négatif ?

Incontestablement,
c’est la réforme sur les retraites de 2010, celle qui a fait descendre dans la
rue le plus de monde depuis quinze ans. En ayant eu cette prétention de
maintenir sa réforme coûte que coûte, quelles que soient l’ampleur et la durée
de la mobilisation, il ne peut pas s’étonner que, aujourd’hui, elle fasse
partie du fardeau de son bilan. Aucun responsable politique ne peut imaginer
qu’un tel choix politique, suscitant autant de protestations, n’ait pas de
conséquences sur le comportement électoral.

A son actif,
il y a la réforme de la représentativité syndicale…

On est là
dans une cuisine institutionnelle qui n’intéresse pas grand monde. C’est une
réforme positive, en faveur de laquelle on a milité, mais elle ne change rien,
fondamentalement, à la faiblesse des droits des salariés pour avoir prise, même
là où il y a une présence syndicale, sur les éléments qui structurent leur
quotidien, qu’il s’agisse des mesures de licenciement ou de réorganisation des
entreprises.

La CGT
va-t-elle faire campagne contre M. Sarkozy ?

On n’est pas
en campagne électorale, en ce sens que la CGT n’a pas de candidat à l’élection
présidentielle. Mais le bilan est très négatif, et nous mettons à la
disposition de nos militants un million de tracts pour le dire. Nul ne peut
être surpris, car la CGT a été en pointe dans la contestation. Nous n’avons pas
la prétention, en tant que syndicat, de guider le choix des uns et des autres,
sauf à mettre en exergue des mesures susceptibles de sortir de cette spirale de
crise et qui nécessitent de ne pas faire du social la variable d’ajustement
structurel de l’économie. C’est une approche qui restera posée après l’élection
présidentielle.

M. Sarkozy
fait de la CGT sa cible, et Laurence Parisot, présidente du Medef, vient de
critiquer votre engagement. Quelle est votre réaction ?

Le président
fait siffler la CGT dans ses meetings, comme en 2007. Il n’a pas changé. Il
veut bien recevoir les félicitations de Laurence Parisot qui, pour le Medef,
qualifie son action d’  » extraordinaire  » , mais pas les critiques du
premier syndicat de salariés. C’est surtout très révélateur de son intention de
piétiner  » les corps intermédiaires  » qui sont des obstacles à ses
objectifs.

La CGT ne
risque-t-elle pas d’être fragilisée si M. Sarkozy est réélu ?

A ce stade,
ce n’est pas l’hypothèse la plus probable. En même temps, la CGT assumera sa
responsabilité en fonction du choix que feront les citoyens. En 2007, nous
avions averti des risques sur l’élection du candidat de la droite. Une majorité
de citoyens en a décidé autrement. Si l’élection reconduit Nicolas Sarkozy, on
fera avec, mais nous aurons notre mot à dire. Imagine-t-on, alors, ce que
serait la situation en 2017 ? Que resterait-il du code du travail, des
conventions collectives, de la Sécurité sociale si Nicolas Sarkozy faisait un
deuxième mandat, à savoir le dernier ? Il prétend prolonger son premier mandat.
Avec un deuxième mandat, l’addition serait particulièrement lourde.

Dans les dix
exigences de la CGT pour sortir de la crise, le rétablissement de la retraite à
60 ans ne figure pas. Un oubli ?

Ces dix
exigences, c’est ce qu’on oppose aux plans de rigueur pour sortir de la crise.
La retraite n’y figure pas, mais cela ne nous a pas empêchés de faire un
meeting, le 31 janvier, pour réaffirmer nos revendications en la matière. On a
très clairement redit qu’on était pour un retour du droit au départ à la
retraite à 60 ans, avec une négociation aboutissant à une mesure de départ
anticipé pour les métiers pénibles. C’est notre fil conducteur, qui a mobilisé
des millions de salariés.

Ce n’est pas
ce que propose François Hollande…

François
Hollande dit que, dans l’hypothèse où il arrive au pouvoir, il prendra une
première mesure pour ceux qui ont commencé à travailler tôt et ouvrira
rapidement une négociation. Ce n’est pas la reprise intégrale de la
revendication de la CGT. S’il y a des espaces de négociation, ce sera aussi une
affaire de rapports de force. Ce serait un événement si, en 2012, un pays de
l’Union européenne décidait d’une mesure, sur les âges de départ en retraite,
qui prendrait à revers tout ce qui se fait en Europe.

 

Un article des Comissions ouvrières espagnoles

Un article des Comissions ouvrières espagnoles

Grand succès de la grève générale du 29 mars

10,2 millions de personnes ont suivi la journée de grève du 29 mars et 4 millions ont participé aux 111 manifestations convoquées dans tout le pays.

Le suivi de la grève générale appelée par les CCOO et l’UGT, ainsi que par d’autres organisations syndicales, contre la réforme du travail et pour la défense des services publics, a été un succès remarquable.

En dépit du chantage et des menaces de quelques chefs d’entreprises pour délégitimer la journée de grève, l’impact de la grève a été quasiment total dans les secteurs de la métallurgie, de la construction, des marchés centraux et des centres de distribution. La presse n’est pas parvenue dans les kiosques et les informations des chaînes de radio et de télévision ont été limitées à des éditions réduites. Plus de 75% des salariés du pays ont soutenu l’appel des CCOO et de l’UGT.

La demande énergétique a chuté de 25% par rapport au jeudi antérieur à la grève. La chute de l’activité productive a été de 88,8%,  supérieure celle des grèves de 2002 et 2010. On sait que certaines municipalités et entreprises ont gardé les lumières allumées tout le jour pour l’augmenter artificiellement la demande.Un article des Comissions ouvrières espagnoles dans ARTICLES 29_mars_espagne-300x112

A l’issue de la journée on comptait 111 manifestations qui ont rassemblé plus de 4 millions de personnes.

En ce qui concerne les manifestations dans les Communautés Autonomes, en Andalousie on a enregistré une participation de 360.000 personnes ; en Aragon 200.000 ; Asturies 100.000 ; Cantabrie 35.000 ; Castille et Leon 208.500 ; Castille La Manche 60.000 ; Catalogne 1.000.000 ; Euskadi 60.000 ; Extremadure 25.000 ; Galice 295.000 ; Iles Baléares 74.000 ;les  Canaries 160.000 ; Madrid 900.000 ; Murcie 110.000 ; Pays Valencien 400.000 ; La Rioja 25.000 ; Ceuta 300 ; Melilla 1.000 et en Navarre quelques 20.000 personnes.

Avec le 29 mars, il est clair que les travailleurs et les travailleuses ne sont pas disposés à accepter plus de coupes dans droits du travail et les droits sociaux, et qu’ils exigent le retrait de cette réforme du travail. Le secrétaire général des CCOO, Ignacio Fernandez Toxo, a déclaré que « la grève est une opportunité pour la négociation, et s’il n’en est pas ainsi, le conflit social s’amplifiera jusqu’à ce que la réforme du travail soit substantiellement modifiée. »

« Les syndicats, nous avons des propositions et des alternatives »

En plus de fixer un calendrier de mobilisations croissantes qui inclue le prochain 1er mai, en espérant que la réforme soit modifiée, CCOO et UGT s’adresseront dans les prochains jours au président du gouvernement, aux groupes parlementaires et aux organisations patronales pour chercher un consensus large qui permette, de relancer sur des bases différentes l’activité économique et pour réduire les niveaux élevés du chômage.

Ils demanderont aussi au « Défenseur du Peuple » qu’il présente un recours contre la réforme ; ils déposeront une plainte devant l’Organisation Internationale du Travail (OIT) pour atteinte aux différentes conventions ratifiées par l’Espagne ; ils demanderont au président du Congrès qu’il accélère « l’initiative législative populaire » (ILP) qu’ont présenté en leur temps les syndicats, avec le soutien de plus d’un million de signatures, et avec une proposition alternative pour stimuler la création d’emplois.

Enfin, nous souhaitons exprimer toute notre gratitude à toutes les organisations syndicales qui nous ont fait parvenir leur appui et leur solidarité.

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