TVA sociale : franchement antisociale

TVA sociale : franchement antisociale

A partir d’octobre 2012, la Loi de finance prévoit une suppression des cotisations sociales patronales destinées à la branche « famille », suppression supposée être compensée par la hausse de la TVA et de la CSG. Décryptage d’une mesure antisociale qui pénalise salariés et consommateurs.

Selon la Loi de finances rectificative pour 201TVA sociale : franchement antisociale dans ARTICLES tva-anti-sociale2, à partir du mois d’octobre prochain, les cotisations sociales dites « patronales » affectées à la branche famille – qui  représentent actuellement 5,4 % du salaire brut – seront supprimées. La perte des recettes pour la Sécurité sociale serait compensée par : une hausse de 1,6 point du taux normal de la TVA qui passera à 21,2 % ; une hausse de deux points de la contribution sociale généralisée (CSG) sur les revenus du capital. Nicolas Sarkozy et sa majorité ont ainsi satisfait, une fois de plus, une revendication patronale, et se sont prononcés en faveur d’une « TVA sociale » baptisée, pour des raisons médiatiques, « TVA compétitivité » ou « TVA emploi ».La Cgt n’a pas hésité, dès les premières annonces, à qualifier cette mesure d’antisociale, comme elle l’avait déjà fait en 2007, lors de la précédente campagne présidentielle. La Cgt s’y oppose parce qu’il s’agit d’une mesure qui pénalise particulièrement le monde du travail : salariés, retraités et privés d’emploi. L’instauration de la TVA sociale est une régression importante dans le mode de financement de la protection sociale : on passerait encore plus d’un financement assis sur le travail à une fiscalisation du système. Contrairement aux affirmations et promesses de ses partisans, la TVA sociale n’apporte aucune réponse aux problèmes de l’emploi, aux délocalisations et au creusement du déficit du commerce extérieur du pays. Ce sont en fait les consommateurs et particulièrement les travailleurs qui seront une nouvelle fois pénalisés, alors que la contribution des employeurs à la Sécurité sociale sera de nouveau allégée.



Logement : un violent plan d’austérité en préparation (Laurent Mauduit – Médiapart)

Logement : un violent plan d’austérité en préparation (Laurent Mauduit – Médiapart)

Logement : un violent plan d’austérité en préparation (Laurent Mauduit - Médiapart) dans ARTICLES imagesCALG1TS6

C’est une mesure encore confidentielle dont le candidat Nicolas Sarkozy se garde bien de parler quand il bat les estrades de la campagne présidentielle : Bercy a reçu la consigne de préparer un plan d’austérité sur les crédits budgétaires alloués au logement. Les instructions données visent à réduire d’environ 30 % les montants dédiés actuellement aux aides au logement, qui atteignent aujourd’hui près de 15 milliards d’euros, et à raboter d’environ 600 millions d’euros les crédits inscrits dans deux programmes, celui des aides à la pierre et celui de l’hébergement et accompagnement pour les personnes les plus défavorisées, qui disposent à l’heure actuelle de près de 1,7 milliard d’euros.

Jusqu’à présent, on ne connaissait que les grandes lignes du plan de rigueur que Nicolas Sarkozy voudrait mettre en œuvre s’il était réélu. Et nul n’a vraiment pu prendre la mesure concrète de l’austérité qui, secteur par secteur, en découlerait. Dans son programme (il est ici), le président sortant rappelle ainsi qu’il s’appliquerait à trouver 115 milliards d’euros pour parvenir à l’équilibre des finances publiques en 2016, conformément au programme de stabilité transmis à Bruxelles, dont 40 milliards de recettes supplémentaires et 75 milliards d’euros d’économies sur les dépenses.

Sur ces 75 milliards d’euros d’économies à réaliser d’ici 2016, 39 milliards d’euros ont déjà été annoncés dans le cadre du budget de 2012 ou de la Révision générale des politiques publiques (réforme des retraites, réduction du nombre des fonctionnaires, etc.). Nicolas Sarkozy a donc annoncé, dans un curieux euphémisme, qu’il reste 36 milliards d’euros à « documenter ».

Pour ces 36 milliards, le programme de Nicolas Sarkozy ne donne qu’une décomposition générale qui, elle-même, ne permet pas plus de prendre la mesure de la purge sociale qui en découlerait : il est question pêle-mêle de 7 milliards d’euros d’économies sur les dépenses de personnel de l’État et des collectivités territoriales, de 16 milliards sur les dépenses de fonctionnement et d’intervention de l’État, ou encore de 13 milliards d’économies sur les dépenses de l’assurance maladie.

Mais concrètement, quelles seraient les conséquences de ces économies sur la vie quotidienne des Français ? À ce niveau de généralités, les citoyens ne peuvent pas le mesurer. Ils sont de la sorte invités à penser que Nicolas Sarkozy est un gestionnaire avisé et rigoureux, mais ils n’ont pas de raison de penser que ces réductions des dépenses d’intervention de l’État vont, en fait, se traduire par une sorte de guerre aux pauvres.

 

 



Protection sociale et système de santé. L’urgence d’une réforme d’ampleur

Protection sociale et système de santé

L’urgence d’une réforme d’ampleur

Notre système de santé va mal. Face à ce constat, les enquêtes rappellent que la santé est une des préoccupations majeures des Français, en troisième position après les salaires et l’emploi. Un thème qui doit s’imposer dans le débat pour les élections présidentielles.

Depuis des années, la CGT dénonce cette situation et avance des propositions concrètes pour une réforme qui s’appuie sur les deux piliers sur lesquels doit s’organiser notre système de santé : le service public et une protection sociale solidaire.

La première proposition est celle de la démocratie face aux lobbies catégoriels puissants qui trop souvent bloquent toute évolution. Le remplacement des Agences Régionales de Santé par des chambres territoriales de santé pour organiser une vraie démocratie sociale de proximité, en charge d’analyser les besoins et de faire des propositions.  Une régulation administrée de l’installation des professionnels et la fin de la rémunération à l’acte, avec la suppression de tous les dépassements d’honoraires. Le regroupement des professionnels dans des centres de santé devient aujourd’hui incontournable.

Pour l’hôpital, il apparait indispensable d’abroger la loi « Hôpital, Patient, Santé et Territoire » et de supprimer la tarification à l’activité (T2A). Nous considérons que la santé ne peut être un service marchand,  le conventionnement par la Sécurité Sociale des établissements de santé privés à but lucratif doit être supprimé.

Face au problème de la démographie des professions de santé, nous proposons un plan d’urgence pour l’emploi et la formation.

L’industrie pharmaceutique constitue également un enjeu majeur. La question de l’indépendance de la recherche est incontournable. Nous proposons donc qu’une structure nationale de santé publique soit chargée de définir les priorités de recherche et de contrôler les relations entre la recherche publique et l’industrie.  Une politique de santé doit être « globale » et ne pas séparer ce qui relève de la santé au travail et de la santé publique. L’entreprise de démantèlement de la médecine du travail actuellement en cours doit donc être stoppée pour redonner à cette discipline un rôle central dans le système, notamment en termes de prévention.

Enfin se pose la question du financement qu’il faut remettre à sa juste place, après avoir défini ce qu’il faut financer. Aujourd’hui la Sécurité Sociale souffre d’un déficit de recettes. Nous avançons cinq propositions dont la mise en œuvre peut se faire immédiatement :

1. Une « double modulation » des cotisations sociales « patronales » suivant deux ratios. Le premier considère la masse salariale rapportée à la valeur ajoutée (lorsque la masse salariale augmente, le taux de cotisation diminue) ; le second rapporte les revenus financiers à la valeur ajoutée (lorsque le revenu financier de l’entreprise augmente, elle cotise relativement plus).

2. La remise en cause des exonérations de cotisations patronales qui ont connu une croissance exponentielle depuis les années 90 et représentent aujourd’hui plus de 30 Mds € par an.

3. La création d’une contribution sociale assise sur les revenus financiers des entreprises qui pourrait également inciter ces dernières à développer leurs investissements productifs, matériels comme immatériels (dépenses de formation en particulier).

4. L’institution d’un fonds de garantie des entreprises, afin de rembourser les impayés de cotisations qui occasionnent chaque année une perte de recettes pour le régime général de l’ordre de 2 Mds €.

5. La soumission à cotisations sociales dans les conditions de droit commun des revenus issus de l’intéressement, de la participation et des plans d’épargne d’entreprise (PEE).

La CGT souhaite vivement qu’un grand débat national soit lancé sur cette question afin de préserver et de développer un système qui, depuis 1945 sur la base des principes fixés par le Conseil national de la résistance, a fait la preuve de son efficacité et que les tenants des thèses néolibérales n’ont eu de cesse de vouloir détruire depuis le début des années 1980.




Archive pour avril, 2012

Sarkozy cible les syndicats

Sarkozy cible les syndicats

Le président des riches tire sur tous ceux qui luttent ! Après avoir attaqué la CGT pendant des semaines, il s’en est pris, hier matin, aux «permanents de la CFDT» de Florange.

Nicolas Sarkozy n’en rate pas une. Au diapason du Front national qui, après avoir tenté des hold-up ici ou là, a fini par renouer avec ses diatribes traditionnelles contre le syndicalisme, le président candidat UMP multiplie les attaques contre les organisations syndicales. La semaine dernière, en meeting à Nantes, il a trouvé le moyen de faire huer les «permanents de la CGT» qui, selon lui, ont «scandaleusement empêché la diffusion d’Ouest-France, qui avait commis un crime, prendre une interview que (je) leur ai donnée», alors que les difficultés d’impression et de diffusion du titre étaient en fait liées à un mouvement de solidarité impulsé par la Filpac-CGT et le SNJ, avec leurs collègues de Paris-Normandie, placé en redressement judiciaire ! Avant ça, depuis le début de l’année, le président des riches s’en est pris à de nombreuses reprises aux syndicats : «Que les syndicalistes défendent les syndiqués et ne fassent pas de politique!» Hier matin, dans un entretien à la presse régionale lorraine, Nicolas Sarkozy en rajoute une couche sur les sidérurgistes et leur intersyndicale CFDT-CGT-FO.

Les métallos n’oublient pas
les promesses non tenues

Entre eux et lui, après les promesses trahies à Gandrange et les coups d’épée dans l’eau à Florange (Moselle), c’est désormais la guerre : après avoir promis de transformer la campagne de la droite en «cauchemar» afin d’obtenir le redémarrage des hauts-fourneaux, les métallos ne sont pas près de digérer l’accueil aux lacrymogènes du 15 mars, non loin du QG du candidat UMP, et le président sortant passe son temps à contester leur représentativité, alors qu’à Florange, la CFDT, la CGT et FO ont, aux dernières élections professionnelles, rassemblé plus de 75 % des voix, avec une participation de 93 %. «Les permanents de la CFDT sont venus m’insulter et essayer de casser mon siège de campagne, déclare-t-il désormais. Ne confondons pas les salariés d’ArcelorMittal, que je ne laisserai pas tomber, et des syndicalistes qui trompent leurs adhérents en faisant de la politique au lieu de défendre l’intérêt des salariés.»  Chef de file de la CFDT d’ArcelorMittal, Édouard Martin rétorque vertement : «Si, pour lui, que des ouvriers essaient de défendre leur usine qui est menacée de fermeture c’est faire de la politique, alors là je lui réponds : oui, on fait de la politique !» Dans la même veine, Yves Fabbri, délégué CGT de Florange, insiste : «Devant l’effondrement industriel et social que subissent notre région et le territoire, nous nous invitons dans la campagne présidentielle pour interpeller les politiques sur la nécessité de maintenir tous les emplois industriels.»

 

La police aux portes du comité de paris normandie

La police aux portes du comité de paris normandie dans ARTICLES steve2La police aux portes du comité
Stop au PSE à Paris-Normandie
Non à ceux qui pourraient suivre !

Incident lors du comité de groupe extraordinaire réuni aujourd’hui dans la région parisienne. Une interruption de séance est intervenue quand les représentants des salariés se sont aperçus que deux policiers en civil étaient en faction devant la porte de la salle de réunion. Notre direction craignait-elle une opération musclée des salariés du pôle normand, voire une séquestration ?
Alors qu’un rapprochement avec le groupe belge Rossel, annoncé depuis octobre 2011, est toujours en suspens, le comité de groupe a constaté une fois de plus la situation critique et pour le moins opaque du groupe Hersant Media.
L’utilisation massive de lignes de crédits transitant par les filiales, des frais de groupe exorbitants pour des prestations aléatoires, des remontées de trésorerie ont pénalisé les différentes filiales dans leur gestion et dans leur développement.
Le comité de groupe s’interroge sur la qualification légale d’une telle gestion au profit du seul actionnaire et au détriment de l’intérêt social et économique des entreprises qui y sont représentées.
Paris-Normandie fait aujourd’hui les frais de cette politique qui voit GHM tenter de régler via le tribunal de commerce du Havre ses incapacités de gestion avec une échéance inacceptable au 11 avril. Nous rappelons qu’un journal n’est pas un produit comme les autres ; l’information étant constitutionnelle elle ne peut pas être traitée de la même façon : tel était l’esprit du Conseil National de la Résistance.
Les élus du comité de groupe, forts de l’appui de nombreuses délégations et motions de soutien des élus de la presse nationale, régionale et départementale, réaffirment leur entière solidarité aux élus et aux salariés de Paris-Normandie et mettront tout en œuvre pour empêcher la casse d’une entreprise et la remise en cause de la pluralité de l’information.
Réunis ce jour dans un sentiment de défiance vis à vis de leur direction, ils renouvellent la demande d’ouverture de réelles négociations globales entre les représentants des salariés, les représentants de Rossel, Philippe Hersant,le SPQR ainsi que les pouvoirs publics. Dans l’attente de cette rencontre, ils demandent la suspension du PSE en cours et de tous ceux hypothétiques.

Paris, le 4 avril 2012
Paris Normandie en direct du golf Robert Hersant

 

Les salariés de Paris Normandie et de la presse havraise, à l’appel du Snj et de la Filpac Cgt, se sont retrouvés au golf Robert Hersant, déclenchant la fureur de la direction GHM, présente à Torcy au comité de groupe, derrière des cohortes de policiers.

Eric Hersant non plus, n’était pas content. Manière de dire que pour la presse normande et ses emplois, on ne lâche rien Rendez-vous le 11avril dans l’action.

 

Merci aux camarades du Télégramme, du Dauphiné Libéré, de la NRCO, de Sud Ouest, de Nice Matin, de l’Union de Reims, de Midi libre, de La Voix du Nord, des centres d’impression du groupe Amaury, de Chapelle Darblay et aux militants parisiens

 

 

7 jours FILPAC CGT SPECIAL PRESSE (paris normandie)

Paris Normandie doit  survivre à Sarkozy

fichier pdf 7jours_speciale_presse_web

 » Le traité généralise l’austérité sociale  » – interview Bernard Thibault au Monde

 » Le traité généralise
l’austérité sociale  » – interview Bernard Thibault au Monde

mardi 3
avril 2012

Bernard
Thibault consulte les fédérations et les unions départementales de la CGT pour
rechercher un consensus sur sa succession, en mars 2013. Il présentera à la
commission exécutive de la CGT, le 17 avril, la conclusion à laquelle il
arrivera, avant que le comité confédéral national – le parlement du syndicat -
soit saisi, en mai, d’une proposition sur le nom de celui ou de celle qui lui
succédera. Le secrétaire général de la CGT ne risque-t-il pas d’être hors du
jeu ?  » Jusqu’à présent, je n’ai pas capté de velléités de me mettre
hors-jeu à la CGT avant la fin du mandat « , répond M. Thibault qui
explique le positionnement de la CGT dans la campagne présidentielle.

Ne
craignez-vous pas, quel que soit le résultat de la présidentielle, d’être
confronté à une offensive sur l’austérité et la flexibilité, comme on l’observe
un peu partout en Europe ?

Tous les
syndicats européens sont opposés au traité européen, dont Nicolas Sarkozy est à
l’origine, qui généralise l’austérité sociale et la précarité. L’Europe ne
survivra pas si elle continue d’être associée au marché, sans ambition sociale.
Les mouvements nationalistes et racistes la feront imploser. Il faut des
syndicats forts en toutes circonstances. Sinon, seuls les employeurs et les
actionnaires font pression sur les gouvernements, quels qu’ils soient.

En 2002, la
CGT n’avait pas pris position contre la réélection de Jacques Chirac. Dix ans
après, elle souhaite ouvertement la défaite de Nicolas Sarkozy. Pourquoi ?

Ce n’est pas
la première fois qu’on est en désaccord avec le bilan d’une politique. Mais il
s’y ajoute, et ce n’est pas mineur, la conception qu’a eue Nicolas Sarkozy de
l’exercice de son mandat présidentiel. Il s’est transformé en président aux
pleins pouvoirs, arbitre ou juge en toutes circonstances et sur tous les
sujets, à l’opposé d’un président soucieux d’équilibre et d’une certaine
cohésion nationale. Le fait que tout dépend du bon vouloir de l’Elysée nous a
conduits dans des impasses qui sont pour beaucoup dans notre critique du bilan.
Ce n’est pas seulement son orientation politique mais aussi son action
personnelle qui expliquent que nous nous prononcions très clairement pour un
changement de président, susceptible d’ouvrir une séquence de changement de
politique économique et sociale.

Dans son
action, qu’est-ce que vous jugez le plus négatif ?

Incontestablement,
c’est la réforme sur les retraites de 2010, celle qui a fait descendre dans la
rue le plus de monde depuis quinze ans. En ayant eu cette prétention de
maintenir sa réforme coûte que coûte, quelles que soient l’ampleur et la durée
de la mobilisation, il ne peut pas s’étonner que, aujourd’hui, elle fasse
partie du fardeau de son bilan. Aucun responsable politique ne peut imaginer
qu’un tel choix politique, suscitant autant de protestations, n’ait pas de
conséquences sur le comportement électoral.

A son actif,
il y a la réforme de la représentativité syndicale…

On est là
dans une cuisine institutionnelle qui n’intéresse pas grand monde. C’est une
réforme positive, en faveur de laquelle on a milité, mais elle ne change rien,
fondamentalement, à la faiblesse des droits des salariés pour avoir prise, même
là où il y a une présence syndicale, sur les éléments qui structurent leur
quotidien, qu’il s’agisse des mesures de licenciement ou de réorganisation des
entreprises.

La CGT
va-t-elle faire campagne contre M. Sarkozy ?

On n’est pas
en campagne électorale, en ce sens que la CGT n’a pas de candidat à l’élection
présidentielle. Mais le bilan est très négatif, et nous mettons à la
disposition de nos militants un million de tracts pour le dire. Nul ne peut
être surpris, car la CGT a été en pointe dans la contestation. Nous n’avons pas
la prétention, en tant que syndicat, de guider le choix des uns et des autres,
sauf à mettre en exergue des mesures susceptibles de sortir de cette spirale de
crise et qui nécessitent de ne pas faire du social la variable d’ajustement
structurel de l’économie. C’est une approche qui restera posée après l’élection
présidentielle.

M. Sarkozy
fait de la CGT sa cible, et Laurence Parisot, présidente du Medef, vient de
critiquer votre engagement. Quelle est votre réaction ?

Le président
fait siffler la CGT dans ses meetings, comme en 2007. Il n’a pas changé. Il
veut bien recevoir les félicitations de Laurence Parisot qui, pour le Medef,
qualifie son action d’  » extraordinaire  » , mais pas les critiques du
premier syndicat de salariés. C’est surtout très révélateur de son intention de
piétiner  » les corps intermédiaires  » qui sont des obstacles à ses
objectifs.

La CGT ne
risque-t-elle pas d’être fragilisée si M. Sarkozy est réélu ?

A ce stade,
ce n’est pas l’hypothèse la plus probable. En même temps, la CGT assumera sa
responsabilité en fonction du choix que feront les citoyens. En 2007, nous
avions averti des risques sur l’élection du candidat de la droite. Une majorité
de citoyens en a décidé autrement. Si l’élection reconduit Nicolas Sarkozy, on
fera avec, mais nous aurons notre mot à dire. Imagine-t-on, alors, ce que
serait la situation en 2017 ? Que resterait-il du code du travail, des
conventions collectives, de la Sécurité sociale si Nicolas Sarkozy faisait un
deuxième mandat, à savoir le dernier ? Il prétend prolonger son premier mandat.
Avec un deuxième mandat, l’addition serait particulièrement lourde.

Dans les dix
exigences de la CGT pour sortir de la crise, le rétablissement de la retraite à
60 ans ne figure pas. Un oubli ?

Ces dix
exigences, c’est ce qu’on oppose aux plans de rigueur pour sortir de la crise.
La retraite n’y figure pas, mais cela ne nous a pas empêchés de faire un
meeting, le 31 janvier, pour réaffirmer nos revendications en la matière. On a
très clairement redit qu’on était pour un retour du droit au départ à la
retraite à 60 ans, avec une négociation aboutissant à une mesure de départ
anticipé pour les métiers pénibles. C’est notre fil conducteur, qui a mobilisé
des millions de salariés.

Ce n’est pas
ce que propose François Hollande…

François
Hollande dit que, dans l’hypothèse où il arrive au pouvoir, il prendra une
première mesure pour ceux qui ont commencé à travailler tôt et ouvrira
rapidement une négociation. Ce n’est pas la reprise intégrale de la
revendication de la CGT. S’il y a des espaces de négociation, ce sera aussi une
affaire de rapports de force. Ce serait un événement si, en 2012, un pays de
l’Union européenne décidait d’une mesure, sur les âges de départ en retraite,
qui prendrait à revers tout ce qui se fait en Europe.

 

Un article des Comissions ouvrières espagnoles

Un article des Comissions ouvrières espagnoles

Grand succès de la grève générale du 29 mars

10,2 millions de personnes ont suivi la journée de grève du 29 mars et 4 millions ont participé aux 111 manifestations convoquées dans tout le pays.

Le suivi de la grève générale appelée par les CCOO et l’UGT, ainsi que par d’autres organisations syndicales, contre la réforme du travail et pour la défense des services publics, a été un succès remarquable.

En dépit du chantage et des menaces de quelques chefs d’entreprises pour délégitimer la journée de grève, l’impact de la grève a été quasiment total dans les secteurs de la métallurgie, de la construction, des marchés centraux et des centres de distribution. La presse n’est pas parvenue dans les kiosques et les informations des chaînes de radio et de télévision ont été limitées à des éditions réduites. Plus de 75% des salariés du pays ont soutenu l’appel des CCOO et de l’UGT.

La demande énergétique a chuté de 25% par rapport au jeudi antérieur à la grève. La chute de l’activité productive a été de 88,8%,  supérieure celle des grèves de 2002 et 2010. On sait que certaines municipalités et entreprises ont gardé les lumières allumées tout le jour pour l’augmenter artificiellement la demande.Un article des Comissions ouvrières espagnoles dans ARTICLES 29_mars_espagne-300x112

A l’issue de la journée on comptait 111 manifestations qui ont rassemblé plus de 4 millions de personnes.

En ce qui concerne les manifestations dans les Communautés Autonomes, en Andalousie on a enregistré une participation de 360.000 personnes ; en Aragon 200.000 ; Asturies 100.000 ; Cantabrie 35.000 ; Castille et Leon 208.500 ; Castille La Manche 60.000 ; Catalogne 1.000.000 ; Euskadi 60.000 ; Extremadure 25.000 ; Galice 295.000 ; Iles Baléares 74.000 ;les  Canaries 160.000 ; Madrid 900.000 ; Murcie 110.000 ; Pays Valencien 400.000 ; La Rioja 25.000 ; Ceuta 300 ; Melilla 1.000 et en Navarre quelques 20.000 personnes.

Avec le 29 mars, il est clair que les travailleurs et les travailleuses ne sont pas disposés à accepter plus de coupes dans droits du travail et les droits sociaux, et qu’ils exigent le retrait de cette réforme du travail. Le secrétaire général des CCOO, Ignacio Fernandez Toxo, a déclaré que « la grève est une opportunité pour la négociation, et s’il n’en est pas ainsi, le conflit social s’amplifiera jusqu’à ce que la réforme du travail soit substantiellement modifiée. »

« Les syndicats, nous avons des propositions et des alternatives »

En plus de fixer un calendrier de mobilisations croissantes qui inclue le prochain 1er mai, en espérant que la réforme soit modifiée, CCOO et UGT s’adresseront dans les prochains jours au président du gouvernement, aux groupes parlementaires et aux organisations patronales pour chercher un consensus large qui permette, de relancer sur des bases différentes l’activité économique et pour réduire les niveaux élevés du chômage.

Ils demanderont aussi au « Défenseur du Peuple » qu’il présente un recours contre la réforme ; ils déposeront une plainte devant l’Organisation Internationale du Travail (OIT) pour atteinte aux différentes conventions ratifiées par l’Espagne ; ils demanderont au président du Congrès qu’il accélère « l’initiative législative populaire » (ILP) qu’ont présenté en leur temps les syndicats, avec le soutien de plus d’un million de signatures, et avec une proposition alternative pour stimuler la création d’emplois.

Enfin, nous souhaitons exprimer toute notre gratitude à toutes les organisations syndicales qui nous ont fait parvenir leur appui et leur solidarité.

Accords compétitivité emploi

Accords compétitivité emploi             Accords compétitivité emploi dans ARTICLES logo2

La CGT lance
une motion syndicale

Des négociations nationales se tiennent actuellement et les employeurs proposent un texte qui permettrait de baisser les salaires et faire varier la durée du travail par accord d’entreprise, ceci en échange d’un hypothétique engagement à maintenir l’emploi.
La CGT appelle tous les salariés à soutenir une motion syndicale pour s’opposer au projet d’accord proposé par le MEDEF.

Soutien à la motion à l’attention des organisations patronales

J’ai pris connaissance du projet d’accord national interprofessionnel proposé par les organisations patronales dans le cadre de la négociation « compétitivité-emploi ».
Ce projet d’accord est inacceptable : il ne vise qu’à diminuer les rémunérations, assouplir le droit du travail en s’attaquant notamment à des dispositions essentielles du contrat de travail des salariés, libéraliser le licenciement, limiter le pouvoir des juges.

Je refuse que soit négocié le « chantage à l’emploi ».

J’exige des organisations patronales :
- Qu’elles renoncent à ce projet visant la casse du droit social. Celui-ci ne ferait qu’aggraver la crise économique et sociale.
- Qu’elles discutent et négocient sur des solutions pérennes pour répondre à la crise, notamment en revalorisant les salaires, en développant l’emploi et les qualifications.

ALLEZ SIGNER LA MOTION SUR LE SITE CGT

Opération péage gratuit sur l’A13 par des salariés de Paris-Normandie

Une cinquantaine de salariés de Paris-Normandie ont organisé vendredi après-midi une opération « péage gratuit » sur l’autoroute A13 à hauteur d’Heudebouville (Eure), pour protester contre un plan de restructuration, a-t-on appris auprès de l’exploitation de l’autoroute.

Ces salariés ont levé vers 16H00 les barrières de péage pour laisser passer gratuitement les automobilistes auxquels ils ont distribué des tracts durant environ une heure. « On veut alerter les Haut-Normands sur les risques de voir leur presse disparaître et dire au gouvernement que nous ne nous laisserons pas faire », a déclaré Benoît Marin-Curtoud, délégué SNJ.

La Société normande de presse d’édition et d’impression (SNPEI), filiale du Groupe Hersant Média (GHM), qui édite Paris-Normandie et les quotidiens de la pointe de Caux, Havre Libre, Le Havre Presse et le Progrès de Fécamp, a été placée en redressement judiciaire le 29 février.

La direction a présenté depuis un plan de redressement qui prévoit notamment une nouvelle formule, la développement des activités et une réduction des coûts de structure passant par la suppression de 111 postes de travail sur 307.

 Paris-Normandie: péage-gratuit

Une cinquantaine de salariés de Paris-Normandie ont organisé cet après-midi une opération « péage gratuit » sur l’autoroute A13 à hauteur d’Heudebouville (Eure), pour protester contre un plan de restructuration, a-t-on appris auprès de l’exploitation de l’autoroute.

Ces salariés ont levé vers 16h les barrières de péage pour laisser passer gratuitement les automobilistes auxquels ils ont distribué des tracts durant environ une heure. « On veut alerter les Haut-Normands sur les risques de voir leur presse disparaître et dire au gouvernement que nous ne nous laisserons pas faire », a déclaré Benoît Marin-Curtoud, délégué SNJ.

Redressement judiciaire

La Société normande de presse d’édition et d’impression (SNPEI), filiale du Groupe Hersant Média (GHM), qui édite Paris-Normandie et les quotidiens de la pointe de Caux, Havre Libre, Le Havre Presse et le Progrès de Fécamp, a été placée en redressement judiciaire le 29 février.

La direction a présenté depuis un plan de redressement qui prévoit notamment une nouvelle formule, la développement des activités et une réduction des coûts de structure passant par la suppression de 111 postes de travail sur 307.
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