En grève générale, les Portugais résistent à la casse du code du travail

En grève générale, les Portugais résistent à la casse du code du travail

Importante journée de grève générale et de manifestations ce jeudi au Portugal à l’appel du principal syndicat qui espère une forte mobilisation contre les mesures d’austérité du gouvernement responsables de la récession et du chômage.

« Manif », « Grève générale », « Basta » peut-on lire à Lisbonne sur les très nombreuses affiches, collées les jours précédents par les militants de la CGTP, le principal syndicat portugais. « Nous sommes convaincus que nous aurons un taux de participation significatif », a assuré Arménio Carlos, le leader de la CGTP qui rassemble quelque 600 000 sympathisants. Beaucoup de Portugais se disent en effet solidaires des grévistes. Et ce malgré le fait que la CGTP se soit lancée seule dans la bataille, sans le soutien de l’autre grande centrale syndicale, l’UGT, qui l’avait pourtant épEn grève générale, les Portugais résistent à la casse du code du travail dans SOCIAL-ECO greve-portugal-21-300x150aulée lors deux précédentes grèves générales de novembre 2010 et novembre 2011. La CGT est restée inflexible contre la réforme du code du travail qui prévoit l’assouplissement du marché du travail en matière d’horaires et de licenciements et la suppression de jours fériés et de jours de congés, ce que l’UGT avait accepté.

Les mesures d’austérité du gouvernement ont provoqué un ralentissement de l’économie portugaise qui, selon des prévisions officielles, devrait, cette année, se contracter de plus de 3% tandis que le taux de chômage devrait s’établir à 14,5%.

La grève touche particulièrement les transports dans les principales villes du pays où des manifestations étaient prévues dans l’après-midi. A Lisbonne, le métro et les navettes fluviales reliant les deux rives du fleuve Tage étaient à l’arrêt tandis que l’activité dans les principaux ports du pays devait être réduite. L’activité dans l’ensemble des services publics est également fortement perturbée, signe que la mobilisation est forte, même si moindre que ce qu’on a pu voir en Grèce.

Bernard Thibault, secrétaire général de la  CGT, a apporté tout son soutien à la CGTP : « Vos propositions sont justes : recréer et redistribuer des richesses dans le pays, et par conséquent revaloriser salaires et retraites, sont seuls aptes à redresser le cap. C’est d’ailleurs l’argumentation de la CGT : les marchés financiers ont pris le pas sur nos économies nationales et cela est inacceptable. Le nouveau Traité européen – que nous avons décidé de combattre ensemble au sein de la CES – ne ferait qu’augmenter encore les mesures d’austérité envers les salariés et les populations modestes. C’est pour toutes ces raisons que nous sommes à vos côtés et aux côtés des salariés portugais pour ce grand moment de mobilisation.

 » Lire le communiqué en entier.



Cinq ans de casse sociale : le bilan du quiquennat de Sarkozy par la CGT

Cinq ans de casse sociale : le bilan du quiquennat de Sarkozy par la CGT dans SOCIAL-ECO chomeurscgt_01-300x150Cinq ans de casse sociale : le bilan du quiquennat de Sarkozy par la CGT

 

Document. Nouveau Traité européen, salaires, hausse de la TVA, emploi… La CGT fait un bilan au vitriol du quinquennat de Nicolas Sarkozy,  fustigeant son « échec total sur l’emploi et sur la politique  industrielle » ou « la casse du système de protection sociale », à un mois  du premier tour de l’élection présidentielle.

 

« Au vu du bilan et des projets du président de la République, sa   réélection ouvrirait, à coup sûr, une nouvelle séquence de lourds reculs   sociaux », estime la CGT.

Dans un document, édité à un million d’exemplaires, titré « changer de politique, conquérir la justice sociale » publié vendredi sur  son site internet, le syndicat explique ne pouvoir être neutre « au  regard de la gravité de la situation ». Il n’appelle pas à voter pour un candidat en particulier mais à  faire échec « aux idées véhiculées par le Front national et banalisées  par d’autres ».

Parmi ses nombreux griefs : la réforme des retraites de 2010, le  « nouveau traité européen qui généralise l’austérité », l’absence de « coup  de pouce » au smic ou aux retraites, la hausse de la TVA le 1er octobre  prochain ou les suppressions de postes de fonctionnaires. Le chef de l’État est très critiqué sur son bilan pour l’emploi,  puisque la CGT rappelle que « le taux de chômage est passé de 8 à 9,4 % ». La CGT reproche également au candidat-président d’avoir supprimé la   Haute autorité contre les discriminations (Halde) en créant le Défenseur   des Droits.

Quant au programme de Nicolas Sarkozy, « ce serait plus  d’austérité pour les salariés et les retraités, l’accroissement des  inégalités entre les femmes et les hommes, une culpabilisation éhontée  des privés d’emploi, la stigmatisation des travailleurs migrants et  immigrés, la mise en cause du rôle des organisations syndicales  considérées comme obstacles à ses projets », poursuit la CGT.

Le syndicat réaffirme enfin « ses dix exigences pour  sortir de la crise », dont la revalorisation du Smic à 1.700 euros, la  suppression des heures supplémentaires défiscalisées, la taxation de la  spéculation et une réforme fiscale.

 

>>> Voir le document de la CGT sur le bilan du quinquennat de Sarkozy

 




Archive pour 24 mars, 2012

En grève générale, les Portugais résistent à la casse du code du travail

En grève générale, les Portugais résistent à la casse du code du travail

Importante journée de grève générale et de manifestations ce jeudi au Portugal à l’appel du principal syndicat qui espère une forte mobilisation contre les mesures d’austérité du gouvernement responsables de la récession et du chômage.

« Manif », « Grève générale », « Basta » peut-on lire à Lisbonne sur les très nombreuses affiches, collées les jours précédents par les militants de la CGTP, le principal syndicat portugais. « Nous sommes convaincus que nous aurons un taux de participation significatif », a assuré Arménio Carlos, le leader de la CGTP qui rassemble quelque 600 000 sympathisants. Beaucoup de Portugais se disent en effet solidaires des grévistes. Et ce malgré le fait que la CGTP se soit lancée seule dans la bataille, sans le soutien de l’autre grande centrale syndicale, l’UGT, qui l’avait pourtant épEn grève générale, les Portugais résistent à la casse du code du travail dans SOCIAL-ECO greve-portugal-21-300x150aulée lors deux précédentes grèves générales de novembre 2010 et novembre 2011. La CGT est restée inflexible contre la réforme du code du travail qui prévoit l’assouplissement du marché du travail en matière d’horaires et de licenciements et la suppression de jours fériés et de jours de congés, ce que l’UGT avait accepté.

Les mesures d’austérité du gouvernement ont provoqué un ralentissement de l’économie portugaise qui, selon des prévisions officielles, devrait, cette année, se contracter de plus de 3% tandis que le taux de chômage devrait s’établir à 14,5%.

La grève touche particulièrement les transports dans les principales villes du pays où des manifestations étaient prévues dans l’après-midi. A Lisbonne, le métro et les navettes fluviales reliant les deux rives du fleuve Tage étaient à l’arrêt tandis que l’activité dans les principaux ports du pays devait être réduite. L’activité dans l’ensemble des services publics est également fortement perturbée, signe que la mobilisation est forte, même si moindre que ce qu’on a pu voir en Grèce.

Bernard Thibault, secrétaire général de la  CGT, a apporté tout son soutien à la CGTP : « Vos propositions sont justes : recréer et redistribuer des richesses dans le pays, et par conséquent revaloriser salaires et retraites, sont seuls aptes à redresser le cap. C’est d’ailleurs l’argumentation de la CGT : les marchés financiers ont pris le pas sur nos économies nationales et cela est inacceptable. Le nouveau Traité européen – que nous avons décidé de combattre ensemble au sein de la CES – ne ferait qu’augmenter encore les mesures d’austérité envers les salariés et les populations modestes. C’est pour toutes ces raisons que nous sommes à vos côtés et aux côtés des salariés portugais pour ce grand moment de mobilisation.

 » Lire le communiqué en entier.

Cinq ans de casse sociale : le bilan du quiquennat de Sarkozy par la CGT

Cinq ans de casse sociale : le bilan du quiquennat de Sarkozy par la CGT dans SOCIAL-ECO chomeurscgt_01-300x150Cinq ans de casse sociale : le bilan du quiquennat de Sarkozy par la CGT

 

Document. Nouveau Traité européen, salaires, hausse de la TVA, emploi… La CGT fait un bilan au vitriol du quinquennat de Nicolas Sarkozy,  fustigeant son « échec total sur l’emploi et sur la politique  industrielle » ou « la casse du système de protection sociale », à un mois  du premier tour de l’élection présidentielle.

 

« Au vu du bilan et des projets du président de la République, sa   réélection ouvrirait, à coup sûr, une nouvelle séquence de lourds reculs   sociaux », estime la CGT.

Dans un document, édité à un million d’exemplaires, titré « changer de politique, conquérir la justice sociale » publié vendredi sur  son site internet, le syndicat explique ne pouvoir être neutre « au  regard de la gravité de la situation ». Il n’appelle pas à voter pour un candidat en particulier mais à  faire échec « aux idées véhiculées par le Front national et banalisées  par d’autres ».

Parmi ses nombreux griefs : la réforme des retraites de 2010, le  « nouveau traité européen qui généralise l’austérité », l’absence de « coup  de pouce » au smic ou aux retraites, la hausse de la TVA le 1er octobre  prochain ou les suppressions de postes de fonctionnaires. Le chef de l’État est très critiqué sur son bilan pour l’emploi,  puisque la CGT rappelle que « le taux de chômage est passé de 8 à 9,4 % ». La CGT reproche également au candidat-président d’avoir supprimé la   Haute autorité contre les discriminations (Halde) en créant le Défenseur   des Droits.

Quant au programme de Nicolas Sarkozy, « ce serait plus  d’austérité pour les salariés et les retraités, l’accroissement des  inégalités entre les femmes et les hommes, une culpabilisation éhontée  des privés d’emploi, la stigmatisation des travailleurs migrants et  immigrés, la mise en cause du rôle des organisations syndicales  considérées comme obstacles à ses projets », poursuit la CGT.

Le syndicat réaffirme enfin « ses dix exigences pour  sortir de la crise », dont la revalorisation du Smic à 1.700 euros, la  suppression des heures supplémentaires défiscalisées, la taxation de la  spéculation et une réforme fiscale.

 

>>> Voir le document de la CGT sur le bilan du quinquennat de Sarkozy

 

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