Espagne : répétition générale avant la grève du 29 mars

Espagne : répétition générale
avant la grève du 29 mars

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répétition générale avant la grève du 29 mars

Un million d’Espagnols ont manifesté dimanche contre la réforme du marché du travail et
les coupes dans les budgets publics.

Pour la seconde fois en moins d’un mois, les rues espagnoles ont tonné contre la
réforme du marché du travail. Dimanche, plus d’un million de personnes ont
manifesté dans les principales villes contre le décret pourri « decretazo » du
gouvernement de droite de Mariano Rajoy. Ils étaient déjà aussi nombreux à
défiler le 19 février, à l’initiative des deux principales confédérations, les
Commissions ouvrières (CCOO) et l’Union générale des travailleurs (UGT).

Ces deux démonstrations de force ils étaient 500 000 à Madrid et 450 000 à Barcelone,
selon les syndicats, 30 000 dans la capitale et 17 000 en Catalogne, d’après la
police, servent de baromètre avant la grève générale du 29. Les syndicats ne
mâchent pas leurs mots contre une réforme qu’ils jugent « inutile, inefficace
et injuste ».

Adopté le 10 février, sans aucune concertation au préalable, le decretazo libéralise en
effet le licenciement. Les syndicats estiment qu’il risque d’accentuer encore
l’actuelle récession, en aggravant le chômage alors que le pays compte 5,4
millions de sans-emploi. « Cette réforme imposée met un terme au droit du
travail, en le remplaçant par de l’arbitraire patronal sans limite, dénonce le
secrétaire général des CCOO, Ignacio Fernandez Toxo, elle facilite les
licenciements et leur coût.

Elle ne réduit pas les modalités d’embauche mais, au contraire, elle les précarise, en
introduisant des discriminations. Elle casse la négociation collective et
ouvre, pour la première fois, les portes du licenciement dans les
administrations publiques. » Pour le dirigeant syndical, la journée du 29 mars
en appellera d’autres si « le gouvernement ne rectifie pas » sa position.

Son homologue de l’UGT, Candido Mendez, a quant à lui plaidé pour une mobilisation
qui mette un terme « à la profonde régression sociale », en raison de la
destruction des droits des travailleurs, et des coupes dans les dépenses
publiques. « Nous ne pouvons tolérer que l’on profite de manière immorale de la
crise économique pour en finir avec tout », a-t-il critiqué. Dans la ligne de
mire des syndicats : la politique d’austérité à l’œuvre depuis deux ans pour
ramener le déficit public de 8,51 % du PIB fin 2011 à 5,8 % fin 2012.

Cathy Ceibe
L’Humanité

 


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