soutien à nos camarades de VIANA

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Au syndicat des travailleurs PORTUGAIS de VIANA  en grève pour les salaires et les conditions de travail le 21 au 24 mars 2012.

la grève à été suspendue jusqu’au 15 avril, nos camarades sont toujours en négociation, le syndicat FILPAC CGT à envoyé un mail de soutien à nos camarades portugais de VIANA et à leur syndicat CGTP Confederação Geral dos Trabalhadores Portugueses

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Chères camarades,

nous avons bien reçu vos  documents et nous en ferons l’écho auprès des travailleurs d’EUROPAC FRANCE , nous sommes solidaires de votre lutte du 21 au 24 mars et pour la satisfaction de l’ensemble de vos revendications.

Le 29 mars nous avions un comité d’établissement (réunion mensuelle pour étudier la situation économique et sociale de l’entreprise) nous avons fait une déclaration visant à soutenir le mouvement démarré à VIANA et mettant en évidence la solidarité des travailleurs français avec nos camarades Portugais, et nos camarades Espagnols en grève nationale ce 29 mars. Les patrons d’EUROPAC comme les autres patrons utilisent la crise pour casser nos acquis sociaux, réduire nos salaires, nous imposer l’austérité dans l’austérité.

Le peuple portugais est acculé par son propre gouvernement.

L’actuel Premier Ministre portugais Passos Coelho et son gouvernement comme le gouvernement FRANCAIS imposent des coupes budgétaires et l’austérité, contraires aux intérêts de nos peuples.

Les mesures imposées par la (UE, BCE, FMI) en Grèce, en Irlande et au Portugal plongent ces pays dans le
chaos et la misère. la démocratie n’a plus de sens si les États et les gouvernements de ces pays sont au service des banquiers et non de leur peuple.
Avec la complicité de la social-démocratie et du gouvernement de centre-droit, les forces portugaises au service du capital ont signé un véritable « pacte d’agression ». En échange d’un prêt de 78 milliards d’€, les gouvernements qui
se sont succédés à la tête du Portugal depuis 2009 ont imposé de très violentes cures d’austérité : recul de l’âge légal pour partir à la retraite, liquidation et privatisations de services publics avec même la baisse des aides sociales pour les étudiants des classes populaires, un autre missile lancé pour casser le code du travail portugais, dernier rampart du droit des travailleurs
portugais, ce qui justifie trés amplement une riposte sociale. Les travailleurs du groupe EUROPAC doivent refuser cette situation et
mettre en avant leur volonté de résister comme vous le faites en ce moment.

Les travailleurs du PORTUGAL, d’ESPAGNE et de FRANCE refusent cette Union Européenne du capital, qui bafoue la souveraineté populaire, démantèle nos acquis sociaux et grave l’austérité dans le marbre avec le nouveau traité SARKOZY/MERKEL que nous combattons de toute nos forces !

Plus que jamais, il est temps de construire à l’échelle du continent, des coopérations mutuellement avantageuses entre nations, en plaçant « les travailleurs d’abord, et non les actionnaires » ! Ce qui suppose une rupture avec les traités de Lisbonne et Maastricht.

Camarade votre lutte, pour vos salaires, pour combattre l’austérité, pour vivre dignement de votre travail, devient notre lutte. Nous vous félicitons que votre mouvement de grève ai été massivement suivie ce qui indique un très haut niveau de réalisme de nos
camarades de VIANA  c’est un prolongement réussi de votre capacité de lutte. Je vous demande de partager avec l’ensemble  de nos camarades travailleurs de VIANA notre sentiment sur votre combat.

La FILPAC CGT d’EUROPAC papeterie de ROUEN vous souhaites courage et réussite  dans votre  juste combat.

Pour la FILPAC CGT
Fraternelles salutations YON Jean Bernard



En grève générale, les Portugais résistent à la casse du code du travail

En grève générale, les Portugais résistent à la casse du code du travail

Importante journée de grève générale et de manifestations ce jeudi au Portugal à l’appel du principal syndicat qui espère une forte mobilisation contre les mesures d’austérité du gouvernement responsables de la récession et du chômage.

« Manif », « Grève générale », « Basta » peut-on lire à Lisbonne sur les très nombreuses affiches, collées les jours précédents par les militants de la CGTP, le principal syndicat portugais. « Nous sommes convaincus que nous aurons un taux de participation significatif », a assuré Arménio Carlos, le leader de la CGTP qui rassemble quelque 600 000 sympathisants. Beaucoup de Portugais se disent en effet solidaires des grévistes. Et ce malgré le fait que la CGTP se soit lancée seule dans la bataille, sans le soutien de l’autre grande centrale syndicale, l’UGT, qui l’avait pourtant épEn grève générale, les Portugais résistent à la casse du code du travail dans SOCIAL-ECO greve-portugal-21-300x150aulée lors deux précédentes grèves générales de novembre 2010 et novembre 2011. La CGT est restée inflexible contre la réforme du code du travail qui prévoit l’assouplissement du marché du travail en matière d’horaires et de licenciements et la suppression de jours fériés et de jours de congés, ce que l’UGT avait accepté.

Les mesures d’austérité du gouvernement ont provoqué un ralentissement de l’économie portugaise qui, selon des prévisions officielles, devrait, cette année, se contracter de plus de 3% tandis que le taux de chômage devrait s’établir à 14,5%.

La grève touche particulièrement les transports dans les principales villes du pays où des manifestations étaient prévues dans l’après-midi. A Lisbonne, le métro et les navettes fluviales reliant les deux rives du fleuve Tage étaient à l’arrêt tandis que l’activité dans les principaux ports du pays devait être réduite. L’activité dans l’ensemble des services publics est également fortement perturbée, signe que la mobilisation est forte, même si moindre que ce qu’on a pu voir en Grèce.

Bernard Thibault, secrétaire général de la  CGT, a apporté tout son soutien à la CGTP : « Vos propositions sont justes : recréer et redistribuer des richesses dans le pays, et par conséquent revaloriser salaires et retraites, sont seuls aptes à redresser le cap. C’est d’ailleurs l’argumentation de la CGT : les marchés financiers ont pris le pas sur nos économies nationales et cela est inacceptable. Le nouveau Traité européen – que nous avons décidé de combattre ensemble au sein de la CES – ne ferait qu’augmenter encore les mesures d’austérité envers les salariés et les populations modestes. C’est pour toutes ces raisons que nous sommes à vos côtés et aux côtés des salariés portugais pour ce grand moment de mobilisation.

 » Lire le communiqué en entier.



Cinq ans de casse sociale : le bilan du quiquennat de Sarkozy par la CGT

Cinq ans de casse sociale : le bilan du quiquennat de Sarkozy par la CGT dans SOCIAL-ECO chomeurscgt_01-300x150Cinq ans de casse sociale : le bilan du quiquennat de Sarkozy par la CGT

 

Document. Nouveau Traité européen, salaires, hausse de la TVA, emploi… La CGT fait un bilan au vitriol du quinquennat de Nicolas Sarkozy,  fustigeant son « échec total sur l’emploi et sur la politique  industrielle » ou « la casse du système de protection sociale », à un mois  du premier tour de l’élection présidentielle.

 

« Au vu du bilan et des projets du président de la République, sa   réélection ouvrirait, à coup sûr, une nouvelle séquence de lourds reculs   sociaux », estime la CGT.

Dans un document, édité à un million d’exemplaires, titré « changer de politique, conquérir la justice sociale » publié vendredi sur  son site internet, le syndicat explique ne pouvoir être neutre « au  regard de la gravité de la situation ». Il n’appelle pas à voter pour un candidat en particulier mais à  faire échec « aux idées véhiculées par le Front national et banalisées  par d’autres ».

Parmi ses nombreux griefs : la réforme des retraites de 2010, le  « nouveau traité européen qui généralise l’austérité », l’absence de « coup  de pouce » au smic ou aux retraites, la hausse de la TVA le 1er octobre  prochain ou les suppressions de postes de fonctionnaires. Le chef de l’État est très critiqué sur son bilan pour l’emploi,  puisque la CGT rappelle que « le taux de chômage est passé de 8 à 9,4 % ». La CGT reproche également au candidat-président d’avoir supprimé la   Haute autorité contre les discriminations (Halde) en créant le Défenseur   des Droits.

Quant au programme de Nicolas Sarkozy, « ce serait plus  d’austérité pour les salariés et les retraités, l’accroissement des  inégalités entre les femmes et les hommes, une culpabilisation éhontée  des privés d’emploi, la stigmatisation des travailleurs migrants et  immigrés, la mise en cause du rôle des organisations syndicales  considérées comme obstacles à ses projets », poursuit la CGT.

Le syndicat réaffirme enfin « ses dix exigences pour  sortir de la crise », dont la revalorisation du Smic à 1.700 euros, la  suppression des heures supplémentaires défiscalisées, la taxation de la  spéculation et une réforme fiscale.

 

>>> Voir le document de la CGT sur le bilan du quinquennat de Sarkozy

 




Archive pour mars, 2012

Négociation « accords compétitivité emploi »

Négociation « accords compétitivité emploi »

Tout à perdre, rien a gagner !Négociation

A l’approche des prochaines échéances politiques, le Medef rêve sans complexe : il propose à travers les futurs « accords compétitivité emploi » souhaités par Nicolas Sarkozy, de pouvoir négocier dans les entreprises  toutes les réglementations qui aujourd’hui gênent le patronat : durée du travail, conditions de travail, éléments de rémunérations, aménagement des taux horaires ou du salaire, suppression de primes …

Le salarié n’aurait qu’à se soumettre à ces accords ou  se faire licencier pour cause réelle et sérieuse. Le licenciement ne lui ouvrirait pas les mêmes droits qu’un licenciement économique : ni droit à un plan de sauvegarde de l’emploi, ni à un droit au reclassement, ni droit au contrat de sécurisation professionnelle (CSP) …

Ce dispositif ne serait pas limité aux entreprises en proie à de grosses difficultés économiques, mais ouvert a toutes celles qui entendent prévenir des difficultés économiques à venir liées à des évolutions technologiques,  financières ou commerciales et leurs conséquences sur l’emploi.  Autrement dit, tous les secteurs économiques pourraient être concernés !

Aucune garantie, ni sanction ne sont prévues si l’employeur ne tient pas ses promesses de maintien de l’emploi. La proposition patronale va jusqu’à prévoir des limites à l’intervention du juge en cas de non respect de l’accord.

Naturellement,  il n’est pas prévu de limiter les dividendes des actionnaires : l’accord compétitivité emploi,  c’est zéro contrainte pour le capital !

Nous sommes face a une négociation proprement déloyale : tout devrait servir la cause de l’employeur au détriment des salariés. Les salariés et leurs délégués syndicaux seraient livrés purement et simplement au chantage patronal.

La CGT ne peut accepter de telles conditions de négociation. Où est le droit effectif à la négociation collective alors que d’emblée, il s’agit de sécuriser la flexibilité et le chantage à l’emploi ?

Face à ces exigences patronales, la responsabilité des organisations syndicales est grande : elles ne peuvent plus ignorer après cette séance de négociation les intentions réelles du patronat. Ensemble, elles ont les moyens de repousser cette offensive dans l’intérêt des salariés qu’elles représentent.

Il est urgent de promouvoir d’autres réponses pour sortir de la crise. Il faut valoriser l’emploi stable, augmenter les salaires et répartir autrement les richesses créées.

La CGT s’emploiera à informer largement sur les dangers de cette négociation, sur les alternatives à porter et en plaçant celle-ci sous surveillance des salariés.

Grève générale au Portugal Message de soutien de la CGT

Grève générale au Portugal

Message de soutien de la CGT

A l’occasion de la grande journée de mobilisation et de grève, le secrétaire général de la CGT a adressé le message suivant au secrétaire général de la CGTP, Arménio CARLOS.

Cher Camarade,Grève générale au Portugal Message de soutien de la CGT dans ARTICLES imagesCA3BWILZ
A l’occasion de la grande journée de mobilisation et de grève que vous organisez demain, je tenais à vous adresser mes meilleurs vœux de succès, et à vous assurer du soutien de toute la CGT.

Le projet de réforme du marché du travail tel que le prévoit le gouvernement Coelho et les attaques contre les services publics et les fonctions sociales de l’emploi sont dans la droite ligne des projets déjà infligés par la Troïka ailleurs, notamment en Grèce. Or, le résultat est catastrophique : la situation des salariés ne fait que se détériorer au quotidien, le chômage a explosé, les retraités se retrouvent sans ressources. Pour autant, la situation ne s’améliore pas.

Vos propositions sont justes : recréer et redistribuer des richesses dans le pays, et par conséquent revaloriser salaires et retraites, sont seuls aptes à redresser le cap. C’est d’ailleurs l’argumentation de la CGT : les marchés financiers ont pris le pas sur nos économies nationales et cela est inacceptable. Le nouveau Traité européen – que nous avons décidé de combattre ensemble au sein de la CES – ne ferait qu’augmenter encore les mesures d’austérité envers les salariés et les populations modestes.

C’est pour toutes ces raisons que nous sommes à vos côtés et aux côtés des salariés portugais pour ce grand moment de mobilisation.

Reçois, Cher Camarade, mes meilleures salutations.

 

Bernard Thibault
Secrétaire général de la CGT

Nominations au CESE (Conseil économique, social et environnemental)

 

Entre précipitation et renvoi d’ascenseur, une singulière conception de la concertation !

Nominations au CESE  (Conseil économique, social et environnemental) dans ARTICLES images12Alors que depuis décembre 2010 et la mise en place de la nouvelle mandature au Conseil économique, social et environnemental, la nomination de personnalités associées prévue par les textes ne s’était pas faite, le gouvernement vient de décider, à quelques semaines d’échéances politiques majeures et sans aucune concertation avec les différentes forces qui constituent le CESE, de pourvoir la totalité de ces sièges vacants.

Cette situation appelle plusieurs remarques de la part de la CGT :

La nomination de ces 72 personnes pour une durée de deux ans bloque de fait toute perspective d’évolution et de nomination future pour les besoins du CESE ; le Bureau du CESE avait souhaité une approche souple dans la nomination de ces personnalités, permettant par exemple de nommer des experts pour une période courte en fonction des avis en préparation. La loi organique de 2010 ouvrait cette possibilité, le gouvernement la ferme aussitôt.

Publiée la veille du 8 mars, cette liste comprend 28 femmes pour 44 hommes : la loi organique oblige chaque organisation nommant des membres au Conseil de respecter la parité (la CGT s’y obligeait pour sa part avant même la loi), le gouvernement se considère satisfait d’une proportion  d’un-tiers de femmes pour les personnalités associées relevant de sa seule prérogative ! Derrière les grands discours, la réalité s’affiche : elle s’apparente à du mépris.

Enfin, ces nominations interviennent six semaines avant les élections présidentielles, elles sont l’occasion de remercier un certain nombre de personnes membres de l’actuelle majorité, la grande majorité des élus ou anciens élus nommés sont tous encartés à l’UMP, le summum étant atteint à la Section de l’Aménagement durable où l’on retrouve cinq élus UMP sur les huit nominations de cette section.

Au-delà de la qualité et des compétences personnelles de chacun, tout cela témoigne d’une grande précipitation et du peu de cas fait au dialogue et la concertation avec le CESE et ses composantes qui aurait dû prévaloir avant ces désignations. Ces nominations ne dérogent malheureusement pas avec la logique politique mise en oeuvre lors de la désignation des 40 personnalités qualifiées intervenue  lors de l’installation du conseil par le président de la République.

Pour sa part, la CGT poursuivra son travail au CESE comme elle l’a fait depuis le début de la mandature, en faisant entendre ses opinions et propositions et en construisant avec d’autres des avis et préconisations utiles pour les salariés comme pour le pays.

La CGT appelle à voter contre Nicolas Sarkozy

La CGT appelle à voter contre Nicolas Sarkozy

La CGT prend position dans la campagne présidentielle en appelant à ne  pas réélire Nicolas Sarkozy, dont le maintien au pouvoir, estime le  syndicat, « ouvrirait, à coup sûr, une nouvelle séquence de lourds reculs  sociaux ».

La CGT appelle à voter contre Nicolas Sarkozy dans ARTICLES chomeurscgt_0-300x150

L’élection présidentielle, les 22 avril et 6 mai prochains, « est un rendez-vous important pour l’expression démocratique » et, « à ce titre, « la CGT ne saurait être neutre, surtout au regard de la gravité  de la situation », peut-on lire dans une déclaration adoptée mardi à  l’unanimité à Montreuil (Seine-Saint-Denis) par la commission exécutive  confédérale. « Au vu du bilan et des projets du président de la République, sa  réélection ouvrirait, à coup sûr, une nouvelle séquence de lourds reculs  sociaux« , souligne la confédération, première organisation syndicale en  termes d’audience en France.

« Derrière ses discours sur la « moralisation du capitalisme » ou la  « revalorisation du travail », l’essentiel de son action a consisté à  favoriser les actionnaires et les plus riches. Ses choix contribuent à  faire payer la crise aux salariés qui n’en sont pas responsables »,  estime le syndicat. Pour la CGT, « l’élection présidentielle doit créer un nouveau  contexte plus favorable aux revendications et au progrès social« . Le syndicat ajoute que le Front national, qui capte une bonne  part du vote ouvrier, « ne peut ouvrir une perspective de sortie de la  crise ».

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, avait déjà affirmé qu’il voterait contre Nicolas Sarkozy à la présidentielle, tout en soulignant que la centrale ne donnait pas de consigne de vote en faveur d’un candidat.

 

Le 18 mars, le cortège sera festif et combatif (FRONT de LUTTES)

Le 18 mars, le cortège sera festif et combatif

18 mars, reprenons la Bastille, J-5. François Delapierre, directeur de campagne de Jean Luc Mélenchon, explique comment se présentera le cortège de la marche du 18 mars. Il sera à la fois festif et composé de travailleurs, notamment d’entreprises en lutte.

« On veut que cette journée soit un rassemblement joyeux, le symbole d’une nouvelle impulsion. Pas simplement un meeting, mais une marche dans laquelle chacun fera partie de l’évènement. On veut donner la voix aux invisible, faire surgir dans le cortège le peuple français, à majorité composé d’employés et d’ouvriers. C’est pourquoi on voudrait que chacun vienne en tenue de travail, avec sa pancarte et ses revendications, son mot d’ordre ou son slogan propre. Que toutes les pancartes du cortège forment comme un grand cahier de doléances.

Le 18 mars, le cortège sera festif et combatif  (FRONT de LUTTES) dans ARTICLES delapLe cortège partira avant 14h de la Place de la Nation. La tête sera prise par les employés en lutte de Fralib, avec leur éléphant. En papier-mâché le pachyderme, la location d’un tel animal coûte très cher et le service d’ordre n’était pas trop d’accord. Dans le cortège, on trouvera aussi des travailleurs de nombreuses entreprises dans lesquelles Jean-Luc Mélenchon est allé soutenir les luttes. Ils viendront à leur tour pour le Front de Gauche. Il y aura outre les Fralib les Petroplus, des travailleurs d’Arcelor Mittal, Arkema, M-Real, Paris-Normandie, des 3 Suisses, de Paru-vendu, d’ERDF ou encore des postiers de Nanterre.
Les militants du Front de Gauche pourront rejoindre les cortèges thématiques : sur l’écologie, l’égalité, la culture… Les Assemblées citoyennes auront également leur espace.

Mais comme je vous le disais, le cortège se veut aussi festif. Il y aura un camion-scène de théâtre, où des comédiens diront des textes qui formeront comme un débat d’assemblée nationale constituante. C’est dans la thématique puisque l’évènement du 18 mars sera tourné sur le thème de la VIème République. Un autre camion-scène portera des groupes de musique, puisque déjà plusieurs artistes ont confirmé leur présence : la Chanson du Dimanche, Ridan, Agnès Bihl et d’autres encore. Un autre camion servira à distribuer du matériel militant. On avait aussi envisagé un camion sur lequel diverses personnalités du Front de Gauche se succèderaient pour faire des discours, mais on a préféré abandonner l’idée.
A savoir aussi, le syndicat Solidaires aura un point fixe le long du cortège. Mais il y aura sûrement des drapeaux des autres centrales syndicales dans la manifestation. »

Espagne : répétition générale avant la grève du 29 mars

Espagne : répétition générale
avant la grève du 29 mars

Espagne : répétition générale avant la grève du 29 mars  dans ARTICLES drapeaux-portugal-6-212x300                                                           Espagne :
répétition générale avant la grève du 29 mars

Un million d’Espagnols ont manifesté dimanche contre la réforme du marché du travail et
les coupes dans les budgets publics.

Pour la seconde fois en moins d’un mois, les rues espagnoles ont tonné contre la
réforme du marché du travail. Dimanche, plus d’un million de personnes ont
manifesté dans les principales villes contre le décret pourri « decretazo » du
gouvernement de droite de Mariano Rajoy. Ils étaient déjà aussi nombreux à
défiler le 19 février, à l’initiative des deux principales confédérations, les
Commissions ouvrières (CCOO) et l’Union générale des travailleurs (UGT).

Ces deux démonstrations de force ils étaient 500 000 à Madrid et 450 000 à Barcelone,
selon les syndicats, 30 000 dans la capitale et 17 000 en Catalogne, d’après la
police, servent de baromètre avant la grève générale du 29. Les syndicats ne
mâchent pas leurs mots contre une réforme qu’ils jugent « inutile, inefficace
et injuste ».

Adopté le 10 février, sans aucune concertation au préalable, le decretazo libéralise en
effet le licenciement. Les syndicats estiment qu’il risque d’accentuer encore
l’actuelle récession, en aggravant le chômage alors que le pays compte 5,4
millions de sans-emploi. « Cette réforme imposée met un terme au droit du
travail, en le remplaçant par de l’arbitraire patronal sans limite, dénonce le
secrétaire général des CCOO, Ignacio Fernandez Toxo, elle facilite les
licenciements et leur coût.

Elle ne réduit pas les modalités d’embauche mais, au contraire, elle les précarise, en
introduisant des discriminations. Elle casse la négociation collective et
ouvre, pour la première fois, les portes du licenciement dans les
administrations publiques. » Pour le dirigeant syndical, la journée du 29 mars
en appellera d’autres si « le gouvernement ne rectifie pas » sa position.

Son homologue de l’UGT, Candido Mendez, a quant à lui plaidé pour une mobilisation
qui mette un terme « à la profonde régression sociale », en raison de la
destruction des droits des travailleurs, et des coupes dans les dépenses
publiques. « Nous ne pouvons tolérer que l’on profite de manière immorale de la
crise économique pour en finir avec tout », a-t-il critiqué. Dans la ligne de
mire des syndicats : la politique d’austérité à l’œuvre depuis deux ans pour
ramener le déficit public de 8,51 % du PIB fin 2011 à 5,8 % fin 2012.

Cathy Ceibe
L’Humanité

Déclaration de la CGT

Changer de politique, conquérir la justice sociale

mardi 13 mars 2012

Les salariés, retraités et privés d’emploi, comme l’ensemble des citoyens, femmes et hommes, sont appelés à participer à l’élection présidentielle les 22 avril et 6 mai prochains.

C’est un rendez-vous important pour l’expression démocratique. A ce titre, la CGT ne saurait être neutre, surtout au regard de la gravité de la situation.

Après des décennies de creusement des inégalités, la répartition des richesses doit désormais  privilégier les  revenus des salariés, des  retraités, les  minima sociaux et la protection sociale. Elle doit être réorientée vers l’efficacité économique et sociale.

La première des insécurités est bien sociale. Elle est aussi la conséquence de choix politiques.

Face à la mainmise des marchés financiers sur l’ensemble de l’économie et sur les choix de société il faut combattre la spéculation, mettre en place des dispositifs pour financer des activités créatrices d’emploi, investir dans une véritable politique industrielle et développer les services publics prenant en compte l’impératif de développement humain durable.

Face aux pouvoirs des actionnaires devenus exorbitants, il faut donner plus de droits d’intervention aux salariés dans les entreprises et au-delà.

A tous les niveaux, entreprises grandes ou petites, territoires, filières d’activité, Etat et collectivités … la démocratie sociale doit être une priorité.

La CGT réaffirme ses dix exigences pour sortir de la crise :
• Revaloriser les salaires, les pensions et les minima sociaux (SMIC à 1700€)
• Contrôler les aides publiques aux entreprises
• Contraindre les entreprises à des alternatives aux licenciements
• Supprimer les exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires
• Stopper les suppressions d’emplois
• Développer les politiques publiques et les moyens des services publics
• Réformer la fiscalité en profondeur
• Créer un pôle financier public et établir un mécanisme de crédits à taux réduits pour l’investissement productif
• Taxer les mouvements spéculatifs de capitaux et éradiquer les paradis fiscaux
• Mettre en place un fond européen de solidarité sociale et de développement économique

En aucun cas le projet de l’extrême droite  ne peut ouvrir une perspective de sortie de la crise. La CGT renouvelle son opposition aux idées véhiculées  par le Front National et banalisées par d’autres, qui cherche à exploiter les peurs et les désarrois sociaux pour s’enfermer dans une société en repli identitaire, liberticide, discriminatoire et raciste.

Le changement de politique pour conquérir la justice sociale, aider au « vivre ensemble » devient incontournable.

Au vu du bilan et des projets du Président de la République, sa réélection ouvrirait, à coup sûr, une nouvelle séquence de lourds reculs sociaux.

Derrière ses  discours sur la « moralisation  du  capitalisme » ou la « revalorisation du travail », l’essentiel de son action a consisté à favoriser les  actionnaires et les plus  riches.

Ses choix contribuent à faire payer la crise aux salariés qui n’en sont pas responsables.

Il a choisi de ne pas répondre aux grandes mobilisations nationales de 2009 pour « une autre répartition des richesses », préférant satisfaire les revendications patronales.

En 2010, c’est par le passage en force qu’il a imposé le recul de l’âge de départ en retraite aux millions de manifestants. Le système des retraites est fragilisé, les droits pour des millions de salariés en sont affectés.

Il a érigé le pouvoir personnel en méthode de gouvernement.

Le Président de la République est à l’origine d’un nouveau traité européen qui généralise l’austérité. C’est une  nouvelle arme pour amplifier les attaques contre le code du travail, les droits et budgets sociaux, les droits des privés d’emploi, les retraites, les services publics…

Son programme pour demain rejoint les exigences du MEDEF. Ce serait plus d’austérité pour les  salariés et les retraités, l’accroissement des inégalités entre les femmes et les hommes, une culpabilisation éhontée des privés d’emploi, la stigmatisation des travailleurs migrants et immigrés, la mise en cause du rôle des organisations syndicales considérées comme obstacles à ses projets. La société française vivrait des clivages plus violents encore et s’enfoncerait encore plus dans la crise.

L’élection présidentielle doit créer un nouveau contexte plus favorable aux revendications et au progrès social.

Affirmer sa citoyenneté, c’est aller voter, c’est aussi se syndiquer. Adhérer à la CGT c’est prendre sa place  dans le syndicat qui agit au quotidien pour le progrès et la justice sociale.

Les salariés ont besoin d’une présence plus importante du syndicalisme pour créer le rapport de force nécessaire et organiser les luttes pour la prise en compte leurs revendications en toutes circonstances.

Montreuil, le 13 mars 2012
Adoptée à l’unanimité par la Commission Exécutive Confédérale

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Paris Normandie : assemblée générale des équipes de presse quotidienne le 15 mars à 12 heures !

Le rendez-vous incontournable de la solidarité active

Rien n’est plus urgent, en tant que syndicalistes de la presse et du papier, que de se rendre à Rouen le 15 mars à midi, 1, rue des Pélissiers, Déville-les-Rouen.

Hersant veut utiliser la confusion de la campagne électorale pour emporter à l’arraché les licenciements qu’il prépare avec la Voix du Nord à Paris Normandie, la Presse havraise, L’union de Rems, Nice Matin et La Provence.

Sa misérable ruse de guerre consiste à déposer le bilan de Paris Normandie, après avoir liquider plus de 2 200 emplois à la Comareg et Hebdo Print.

L’Etat, bonne fille, paiera, se dit-il. Et de forcer le pas pour qu’avant le 11 avril, en passant par l’annonce des destructions d’emplois le 14 mars au comité d’entreprise, il puisse liquider l’affaire avant le premier tour de la présidentielle au tribunal de commerce !

En homme d’affaires qui renie la presse, il nous inflige l’humiliation du passage par un tribunal de commerce, compétent en matière de litige entre boutiquiers

Les équipes syndicales Filpac CGT ne laisseront pas faire

le mauvais coup de la période électorale !

Le rendez-vous du 15 mars a pour objet, outre le débat général dans la presse, de déterminer ensemble, collectivement, comme il sied à la Filpac CGT, des mesures à prendre pour que toute une profession se porte garante de l’existence de la presse normande, de ses emplois.

Il s’agit bien de préparer l’action pour que cette misérable opération de dépôt de bilan devienne une farce, qu’elle soit balayée par une mobilisation générale telle que tous les patrons concernés, et ils le sont tous, le gouvernement et les organisations syndicales traitent par la négociation nationale le sort des titres GHM et leurs emplois.

Paris Normandie, L’Union de Reims, Nice Matin, La Provence, sont entre les mains des personnels, de leurs organisations syndicales. De l’ampleur de la mobilisation dépend le sort de ces titres.

Le 15 mars, les équipes syndicales Filpac CGT, par définition solidaires, en débattront.

« Contre les syndicats, contre les chômeurs, contre les immigrés »

« Contre les syndicats, contre les chômeurs, contre les immigrés » De Villepinte, le candidat des riches appelle à l’offensive contre l’emploi de tous au nom du bloc Medef-droite-extrême droite

 

Les beaux quartiers s’y étaient donné rendez-vous, dans le hangar de Villepinte. Pour entendre leur chef leur promettre que leurs profits seraient garantis par un gouvernement de combat. Il n’a pas lésiné !

Contre les syndicats, comme pendant son quinquennat

« Les blocages viennent de certains corps intermédiaires qui ont intérêt à l’immobilisme. Ils viennent de certains syndicats, de certaines organisations, de certains corps intermédiaires qui ont intérêt à l’immobilisme, qui ont interêt au conservatisme, par crainte d’un monde nouveau qui menacerait leur influence. C’est la vérité et comme toute vérité, elle mérite d’être dite. »

Le président qui a refusé la moindre négociation d’importance passe désormais à une vitesse supérieure, celle de l’affrontement direct. En cela, il obéit au mot d’ordre du patronat, la filiale du MEDEF, la CGPME en particulier, aux anathèmes du Front national, et à la campagne quotidienne de la droite contre les grèves, avec comme fer de lance le journal de Dassault, le Figaro.

Contre les salariés : les accords compétitivité-emploi

Ces accords compétitivité-emploi sont une invention du Medef et de l’UIMM.

Ils « permettent aux chefs d’entreprise et aux salariés de discuter librement », jugeant que la loi « ne peut pas tout prévoir » … « Je souhaite que dans l’entreprise, les accords compétitivité-emploi permettent aux chefs d’entreprise et aux salariés de discuter librement » , a souligné le candidat du patronat.

Il s’agit de détruire la moindre référence au Code du travail, et remettre entre les mains des seuls chefs d’entreprise le niveau des salaires, le temps et l’organisation du travail. Exit les acquis des conventions collectives, le droit individuel du salarié sur son propre contrat de travail.

« Contre les chômeurs, des boulots à un euro, comme en Allemagne »

Il n’a jamais été question de créer des emplois, de traiter le chômage, pendant sa présidence et donc pendant ce meeting devant des figurants UMP en délire.

« J’ai promis que chaque chômeur aurait un droit à une formation quel que soit son âge, quel que soit son statut, parce qu’à 57 ans on est pas fichu, a-t-il assuré. Mais je dis avec la même force que celui qu’on aura formé sera obligé d’accepter l’offre d’emploi qui lui sera proposée. »

Finies les lois sociales.

« Dans le monde qui est le nôtre, la loi ne peut plus tout prévoir, tout organiser, tout régler et surtout tout empêcher dans l’entreprise », a ajouté le président-candidat. « Il faut de la liberté, du pragmatisme, de la souplesse, de la responsabilité », a-t-il insisté.

Tout chômeur devra donc ramper vers n’importe quel emploi à n’importe quel tarif, n’importe où, pour un boulot même pas rémunérateur, déterminé par le seul besoin des patrons.

C’est le but réel du matraquage sur le modèle allemand, qui prévoit pareil dispositif, qui a converti les chômeurs en travailleurs pauvres.

Contre les immigrés, un mur et des barbelés

Nicolas Sarkozy a estimé que les accords de Schengen, qui assurent la libre circulation des citoyens communautaires, devaient être « révisés ».

« Les accords de Schengen ne permettent plus de répondre à la gravité de la situation. Ils doivent être révisés. Il faut mettre en oeuvre pour Schengen une réforme aussi structurelle que celle que nous venons de mettre en oeuvre pour l’euro », a lancé le président-candidat, pour qui « on ne doit pas laisser la gestion des flux migratoires entre les seules mains des technocrates et des tribunaux ».

L’accord idéologique avec le Front national a cette fonction de fournir au gouvernement de combat qu’il aspire à diriger une idéologie raciste. En ciblant l’immigration, il espère atténuer le choc de la fin du contrat de travail et l’utilisation des chômeurs comme des immigrés de l’intérieur, courant à leur corps défendant après n’importe quel travail, de préférence plusieurs travaux. Ce qui serait leur ciment, c’est la haine de l’immigré.

Sarkozy, ancré entre le patronat, les privilèges des riches et le racisme organisé en Front national, mérite d’être battu le plus sévèrement possible.

Paris Normandie – motion de soutien du collectif papetier normand Filpac CGT

SParis Normandie - motion de soutien du collectif papetier normand Filpac CGT dans ARTICLES 11logo2 dans ARTICLESolidarité du
collectif Filpac CGT papetier normand
 

Le collectif normand FILPAC CGT dans sa globalité soutient l’action des
camarades de Paris-Normandie et
sera solidaire avec eux.

 Nous n’acceptons pas la suppression des emplois

 au profit des
actionnaires et de la bourse.

 Nous, salariés des entreprises de SCA Le Theil, UPM Chapelle Darblay, Europac
Rouen, Kimberly Clark, M Real Alizay, Georgia-Pacific serons à vos côtés.

 Tous ensemble, nous refusons le fatalisme.

 Tous ensemble dans la lutte de masse et de classe pour que plus un seul
emploi ne soit perdu, quel que soit le secteur !

Une fois de plus, le collectif normand FILPAC CGT est avec vous et vous
pouvez compter sur nous pour les luttes à venir pour obtenir satisfaction.

 

Votre lutte sera celle de toute la FILPAC CGT.

 

Retraites complémentaires

 

Il y a danger pour la revalorisation des points

jeudi 1er mars 2012, par  F. Dayan

C’est le 9 mars prochain que doit se tenir la réunion du conseil d’administration de l’Arrco qui aura à statuer définitivement sur le niveau de la revalorisation des pensions Arrco pour 2012 au 1er avril.

Cette revalorisation correspond selon l’accord du 18 mars 2011 (que la CGT n’a pas signé) à l’évolution du salaire moyen moins 1,5 point sans pouvoir être inférieure à l’augmentation des prix.
Cette revalorisation s’effectue sur la base des prévisions d’inflation et d’évolution du salaire moyen présentées dans le cadre du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).
Il y a naturellement des écarts entre les prévisions et les valeurs constatées une fois l’année écoulée. Un rattrapage est donc effectué l’année N+1.

L’accord du 18 mars n’évoquant pas ce rattrapage (mais ne l’interdisant pas), le Medef envisagerait de s’y soustraire, au moins partiellement, au motif que celui-ci s’élèverait à +0,55 % (en moyenne annuelle), ce qui représenterait pour l’Arrco 245 millions d’euros.
Le Medef a demandé la constitution d’un groupe de travail afin de statuer, lors du prochain CA de l’Arrco le 9 mars prochain, sur le niveau de la revalorisation et contre toute attente, plusieurs des autres organisations syndicales ont accepté. Rappelons que la prise en compte du rattrapage avait conduit à une revalorisation supplémentaire de +0,26 % en 2011.

Sans le rattrapage, la revalorisation au 1er avril 2012 s’élèverait à 1,56 % (2,3 % avec le rattrapage).

Il y a donc danger immédiat sur le pouvoir d’achat de plus de 11 millions de retraités, mais également pour les futurs retraités, c’est-à-dire tous les actifs. En effet, si on ne rattrape pas d’une année sur l’autre, ou plus exactement si le rattrapage ne s’effectue que lorsqu’il est défavorable (c’est ce qui se passerait sans la pression des retraités et des salariés), la valeur du point va voir son évolution sérieusement ralentie… N’oublions pas que c’est cette valeur qui permet de calculer les pensions de retraite aujourd’hui tout comme demain.

Retraites complémentaires

 

Il y a danger pour la revalorisation des points

jeudi 1er mars 2012, par  F. Dayan

C’est le 9 mars prochain que doit se tenir la réunion du conseil d’administration de l’Arrco qui aura à statuer définitivement sur le niveau de la revalorisation des pensions Arrco pour 2012 au 1er avril.

Cette revalorisation correspond selon l’accord du 18 mars 2011 (que la CGT n’a pas signé) à l’évolution du salaire moyen moins 1,5 point sans pouvoir être inférieure à l’augmentation des prix.
Cette revalorisation s’effectue sur la base des prévisions d’inflation et d’évolution du salaire moyen présentées dans le cadre du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).
Il y a naturellement des écarts entre les prévisions et les valeurs constatées une fois l’année écoulée. Un rattrapage est donc effectué l’année N+1.

L’accord du 18 mars n’évoquant pas ce rattrapage (mais ne l’interdisant pas), le Medef envisagerait de s’y soustraire, au moins partiellement, au motif que celui-ci s’élèverait à +0,55 % (en moyenne annuelle), ce qui représenterait pour l’Arrco 245 millions d’euros.
Le Medef a demandé la constitution d’un groupe de travail afin de statuer, lors du prochain CA de l’Arrco le 9 mars prochain, sur le niveau de la revalorisation et contre toute attente, plusieurs des autres organisations syndicales ont accepté. Rappelons que la prise en compte du rattrapage avait conduit à une revalorisation supplémentaire de +0,26 % en 2011.

Sans le rattrapage, la revalorisation au 1er avril 2012 s’élèverait à 1,56 % (2,3 % avec le rattrapage).

Il y a donc danger immédiat sur le pouvoir d’achat de plus de 11 millions de retraités, mais également pour les futurs retraités, c’est-à-dire tous les actifs. En effet, si on ne rattrape pas d’une année sur l’autre, ou plus exactement si le rattrapage ne s’effectue que lorsqu’il est défavorable (c’est ce qui se passerait sans la pression des retraités et des salariés), la valeur du point va voir son évolution sérieusement ralentie… N’oublions pas que c’est cette valeur qui permet de calculer les pensions de retraite aujourd’hui tout comme demain.

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