suicide collectif !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

M Real – Le vote des salariés de l’usine autorise les syndicats à débloquer le plan social pour lancer ensuite le projet de réindustrialisation de l’entreprise (Paris Normandie)

vendredi 17 février 2012

M-real : c’est oui à 97,7 % !

Deux solutions s’offraient aux salariés de M-real : engager des procédures pour invalider le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).

Ou accepter le plan social lors du comité d’entreprise du 7 mars et chercher des sociétés susceptibles de réindustrialiser le site après fermeture.

A 97,7 %, les 267 votants se sont exprimés pour la seconde solution. « Au moins, à M-real, on a le sens du référendum ! » , plaisante Thierry Philippot, en référence aux récentes propositions du chef de l’état. Le délégué syndical ne s’étonne pas du taux de participation (87 %) : « Ici, les salariés se sentent toujours concernés, même lors des élections professionnelles. Ils ont pris une sage décision, qui ouvre la porte à la réindustrialisation. »

Lancement de la fermeture du site

Ce vote autorise donc les représentants syndicaux de l’usine papetière à donner un avis sur le plan social, qui lance la fermeture du site. En gardant l’ambition de redémarrer l’activité avec un repreneur. « La principale crainte des salariés est une mise en liquidation judiciaire de l’entreprise avant la fin du PSE » , confie Eric Lardeur (CFE-CGC).

« On va toucher de grosses sommes d’argent, mais tant qu’on ne l’a pas dans la poche, le PDG peut tout remettre en question. On l’a vu chez Molex et Malaucene où les patrons ont mis l’entreprise en liquidation judiciaire et tout le monde n’a pas touché l’argent du PSE » , détaille le syndicaliste.

« Mais ce vote ne sera valide que si le PDG, Mikko Helander, respecte ses engagements – tels que le versement par anticipation des primes – et les rédige par écrit » , prévient Thierry Philippot qui se réserve le droit d’engager une procédure au tribunal dans le cas contraire.

« Nous avons des éléments qui démontrent que la situation économique a été créée de toutes pièces. Nous sommes devenus un centre de coût pour l’ensemble du groupe. Nous absorbons des factures astronomiques et n’avons aucun pouvoir de décision. Vous connaissez beaucoup d’usines qui perdent 30 millions d’euros par an ? »

« On arrive au bout du tunnel »

Hier midi, les leaders syndicaux sont sortis déçus de leur entrevue en préfecture avec le ministre Bruno Le Maire. « On s’attendait à une annonce, mais il n’y en a pas eu. Il nous a assuré que l’Etat s’engageait à mettre tous les moyens pour trouver des repreneurs tant sur la chaudière que la machine de pâte à papier. Mais les candidats au rachat ne veulent pas d’une machine à papier sans chaudière. Il faut faire une offre groupée, car ce qui rapporte le plus, c’est la vente d’énergie verte.  C’est clairement le projet d’Activa Pro, mais aussi de Double A » , éclaire Thierry Philippot.

Quoi qu’il en soit, le vote dépouillé hier est déterminant pour l’avenir de M-real. La rencontre à Evreux entre Mikko Helander et le préfet le 29 février devrait l’être tout autant. Un virage s’amorce pour cette entreprise lancée en 1954, et qui a compté jusqu’à 800 salariés. « On arrive au bout du tunnel » , assure Thierry Philippot.

 


Répondre

Le vécu Algérien |
Le blog-note de Catherine G... |
Blog "Ensemble, dynamisons ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | DES IDEES ET DES REVES Nord
| cceta
| Les Enragés d'Aurillac