Emplois industriels et réindustrialisation

Emplois industriels et réindustrialisation

La CGT lance une campagne    Emplois industriels et réindustrialisation  dans ARTICLES cgtvidecgtvide dans ARTICLEScgtvidecgtvide

La CGT lance une nouvelle campagne pour l’emploi industriel et la réindustrialisation qui va se traduire concrètement par un diagnostic de la situation de désindustrialisation sans précédent que connait le pays.

Mohamed Oussedik, dirigeant national de la CGT a présenté cette nouvelle campagne lors d’une conférence de presse le 16 janvier 2012.

Un bilan assez catastrophique :
- En cinq ans, l’emploi industriel a reculé de 300 000 emplois en induit,
- L’emploi industriel représentait 30% en 1960 et il représente plus que 11% aujourd’hui,
- Le niveau de la production industrielle en 2011 n’a toujours pas atteint celui de 1997,
- L’industrie manufacturière ne représente plus que 10% de l’économie totale,
- La balance commerciale du secteur industriel manufacturière est déficitaire de 50 milliards d’euros alors qu’elle va dépasser les 150 milliards d’excédents en Allemagne.

Par nos propositions, en rupture avec les mesures prises ces dernières années et qui ont conduit à creuser les déficits, à l’explosion du chômage total et à celui des séniors et des jeunes, à l’appauvrissement des ménages et des territoires, à la déqualification de l’économie française.

Par des mobilisations avec déjà le 18 janvier et ses suites dans les entreprises bien sûr comme ARCELOR, GOOD YEAR, PETROPLUS, M’REAL, FONDERIE DU POITOU, FRALIB mais aussi dans les régions et nationalement en mars prochain.

Nous publierons dès le mois de février notre livre CGT pour l’emploi industriel et la réindustrialisation. Les faux débats autour du label « Made in France », du prétendu coût du travail trop élevé, des salariés qui ne travaillent pas assez en comparaison de leurs homologues européens et allemands, d’un code du travail trop rigide rendent indispensable que les salariés avec la CGT s’expriment pour rétablir la vérité, arrêter la spirale infernale, austérité, chômage et porter nos propositions, seules alternatives à la réindustrialisation, à l’emploi et à la croissance.

Nos propositions reprennent les 5 axes que nous avions proposés lors des états généraux de l’industrie et que nous avons tenté de concrétiser à la Conférence Nationale de l’Industrie et dans les 12 Comités Stratégiques de Filières.

Force est de constater que le rapport qui sortira des travaux de la CNI ne font que reprendre les revendications patronales notamment celle du MEDEF. Si c’était le cas, alors la CNI n’aurait plus de raison d’être car elle se détournerait de ses principales missions : Un rapport annuel objectif sur l’état de l’industrie et les préconisations pour développer l’industrie et l’emploi industriel.

Nos propositions vont du financement de l’industrie à une meilleure évaluation des fonds publics, de nouveaux droits d’intervention sur les choix stratégiques d’entreprises pour les salariés.

Dans une période de crise comme celle que nous traversons, il est urgent de rompre avec les politiques qui nous y ont menés : baisse des salaires, attaques contre les services publics, la protection sociale, dérégulation et encouragement à la spéculation financière.

Standard & Poors dans son argumentation explique les dégradations des notes des pays de la zone euro, dont la France, par les dangers des mesures d’austérité prises en Europe. Alors que tout justifie une relance de la croissance par plus de salaire et de pouvoir d’achat, le pouvoir actuel prépare de nouvelles taxes et de nouvelles mesures d’austérité. Alors que tout justifie plus de sécurité pour les salariés, le patronat plaide pour un contrat emploi contre baisse des salaires, emploi contre temps de travail.

La CGT loin de nier la crise actuelle a fait des propositions concernant le chômage partiel, propositions rejetées par le patronat. L’irresponsabilité du MEDEF dans cette période est lourde de conséquences pour les millions de salariés, de chômeurs et leurs familles, pour des milliers d’entreprises également.

Alors que le MEDEF et le pouvoir portent largement la responsabilité des crises successives, ce sont les salariés, les chômeurs et les retraités qui sont appelés une fois de plus à payer l’addition sociale.

Dès le 18 janvier 2012, nous les appelons à s’inviter dans cette campagne par la mobilisation.

Le 18 janvier, c’est aussi le jour du sommet anticrise, social, etc. Les mesures annoncées et les pistes laissent entrevoir un sommet accélérateur de la crise.

Les mesures préconisées sont loin de répondre aux attentes des salariés de l’industrie et les autres. Les salariés qui vivent mal la stigmatisation dont ils sont l’objet en permanence, le mal au travail.

C’est pourquoi la CGT revendique que le travail soit au cœur des politiques publiques, que les investissements soient orientés vers l’amélioration des conditions de travail, et la reconnaissance de la pénibilité par la prévention et par les départs anticipés en retraite.

Le 31 janvier 2012 au Zénith de Paris, la CGT lancera sa campagne pour les retraites à 60 ans et la reconnaissance de la pénibilité.

 L’affaiblissement de l’industrie est l’un des facteurs clés de la dégradation de la note de la France estime l’organisation syndicale. Deux ans après la tenue des états généraux, la CGT fait cinq propositions et prépare un livre blanc.

C’est entouré de « capitaines » de fédérations de l’industrie CGT, tels Virginie Gensel (mines-énergie), Carlos Moreira (industries chimiques), Philippe Martinez (travailleurs de la métallurgie), que Bernard Thibault s’est présenté devant la presse, hier à Montreuil, au siège du syndicat. Il s’agissait de lancer « une nouvelle campagne pour l’emploi industriel et la réindustrialisation ». Il fut bien difficile de concentrer les échanges sur ces thèmes dans le contexte du sommet prévu à l’Élysée mercredi prochain sur fond de chantage aux droits sociaux pour cause de triple A perdu. « L’emploi industriel et sa dégradation font pourtant partie des causes de la dégradation de la note de la France et de l’état de crise », a relevé Virginie Gensel. « Il faut savoir que la France paye pour être notée », a même souligné le secrétaire national de la CGT, après que fut démontré, par Mohammed Oussedik, responsable confédéral des questions industrielles, que la France paye surtout les mesures politiques prises ces dernières années, « qui ont conduit à creuser les déficits, à l’explosion globale du chômage – à celui des seniors et des jeunes en particulier –, à l’appauvrissement des ménages et des territoires, à la déqualification de l’économie française ».

Avec encore 300 000 pertes d’emplois directs et induits enregistrées ces cinq dernières années, l’industrie ne représente plus en France que 11 % des emplois aujourd’hui, contre 30 % en 1960. « Un bilan catastrophique » et qui ne cesse de s’alourdir malgré les promesses faites par l’État et le gouvernement à la suite des états généraux de l’industrie, en février 2010.

 « Rupture » avec les prétentions patronales

Deux ans après, et devançant le prochain rapport de la Conférence nationale de l’industrie (CNI), mandatée par les ministres de l’Industrie et du Travail pour faire des propositions visant à « gagner de la compétitivité dans les entreprises », la CGT réactive cinq axes de propositions « en rupture » avec les revendications patronales et notamment celles du Medef, qui, elles, semblent être tout à fait entendues, écoutées et mises en œuvre. Parmi ces propositions : favoriser l’investissement, les emplois qualifiés, la formation, la recherche en lien avec les enjeux environnementaux ; créer un pôle public financier et un livret d’épargne industrie (en réorientant une partie des placements de l’assurance-vie dont le montant atteignait 1 600 milliards en 2010) ; évaluer les aides, les subventions publiques, les mesures fiscales dérogatoires appliquées aux entreprises et contractualiser ces mesures en y intégrant l’emploi, les salaires et en fléchant précisément ces mesures (exemple : le crédit impôt recherche doit être réellement affecté à la recherche et à son application en territoire) ; donner les moyens à la puissance publique de reprendre la main en matière de politique industrielle par les fonds publics qu’elle octroie et par les normes qu’elle édicte ; mettre en place un droit suspensif pour les CE sur les licenciements ; combattre la mise en concurrence des salariés (sous-traitants, donneurs d’ordres) à l’intérieur des filières industrielles ; mettre en place une Sécurité sociale professionnelle ; faire du CDI le seul contrat professionnel pour les salariés…

À l’appui de sa campagne, la CGT publiera, en février, un livre blanc élaboré à partir d’un diagnostic étayé de données régionales, nationales et internationales sur les causes du recul de l’industrie manufacturière. « Des initiatives auront lieu en région autour de ces questions » à partir de mars, a indiqué Bernard Thibault. Propositions et mobilisation ! Outre la journée interprofessionnelle d’action du 18 janvier et ses suites dans les entreprises, la CGT relancera sa campagne pour la retraite à 60 ans et la reconnaissance de la pénibilité au Zénith de Paris, le 31 janvier.

Marges en hausse, baisse des investissements

Les pertes d’emplois directs et induits 
dans l’industrie, évaluées à « 300 000 sur ces cinq dernières années » par la CGT, affectent tous les secteurs, y compris ceux de la recherche et du développement. Preuve que quand la production s’en va, tout s’en va. Y compris les clients ! L’industrie française, et en particulier l’automobile, se trouve aujourd’hui « particulièrement exposée face à la concurrence mondiale », parce qu’elle « n’a pas su investir et monter en gamme », accuse Mohammed Oussedik, responsable confédéral des questions de l’industrie. Pas su, pas voulu orienter les profits vers l’investissement. Car profits il y a : « Les taux de marge étaient de 23 % en 1980, ils ont atteint 31 % en 2010. » Mais, selon le syndicaliste « la part des investissements a diminué sur la même période, passant de 19 à 18,5 % ». Entrent dans l’investissement : la recherche-développement, mais aussi l’emploi et la formation qualifiante, 
ce qui engendre notamment une perte de savoir-faire réelle dans certains secteurs.

 
 
 

 

 


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