Nouvelle tête et nouveaux objectifs à Pôle Emploi

Le bureau de l’Unédic a validé ce lundi une nouvelle feuille de route pour ces trois prochaines années et nouveau dirigent pour Pôle emploi. Les nouvelles priorités : l’accompagnement des chômeurs dans la recherche d’emploi, la décentralisation et la baisse des coûts.

Le bureau de l’Unedic a validé le nouveau cahier des charges du service public de l’emploi, qui doit ensuite passer devant le conseil d’administration de Pôle emploi à la fin de la semaine. Dans un même temps, Jean Bassères, 51 ans, verra sa candidature à la tête de l’agence soumise à ce même CA. Il devrait ainsi remplacer à partir de janvier Christian Charpy, l’artisan de la fusion ANPE-Assedic, dont le mandat s’achève.

Trois nouveaux « objectifs » ont été redéfinis, par de superbes éléments de langage : à commencer par une « personnalisation de l’offre de services », avec un accompagnement selon les besoins, très divers d’un demandeur d’emploi à l’autre. Le deuxième maître-mot est décentralisation – après la première phase de trois ans qui a demandé à l’inverse « un pilotage resserré » – pour donner plus d’autonomie au service public de l’emploi. Le troisième est appelé « poursuite des efforts de rationalisation » et « l’optimisation des moyens » voulue avec la fusion de l’ANPE, qui accompagnait les chômeurs, et des Assedic, qui assuraient l’indemnisation.

Autrement dit : plus de pression, plus d’autonomie (« débrouillez-vous »), et encore moins de moyens. L’Etat continuera d’apporter 1,36 milliard d’euros au budget de Pôle emploi et l’Unedic de verser « 10% de l’assiette des contributions encaissées », comme les cotisations d’assurance chômage, soit plus de 3,024 milliards pour 2012, selon le texte de la convention.  Ce ne sera pas suffisant, selon des prévisions révélées en septembre, le budget de Pôle emploi devait frôler 125 millions d’euros de pertes cette année, après plus de 185 millions en 2010. Le SNU (principal syndicat à Pôle emploi) rend l’Etat responsable de ce trou financier en raison de divers transferts de charges non financés et de choix « politiques ». Et la hausse constante du chômage ne devrait pas aider cette « optimisation des moyens » (lire là dessus : Pôle emploi au bord de l’explosion).

Pour les chômeurs, le délai de quatre mois entre l’entretien d’inscription et le contact suivant pourra être fortement raccourci pour les personnes les plus éloignées de l’emploi, qui se verront proposer un entretien mensuel.  Par ailleurs, un bilan approfondi devra être fait au 9ème mois avec tous les demandeurs d’emploi pour « prévenir le chômage de longue durée ».

 

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