Disparition d’Oswald Calvetti Une figure de la bataille des retraites

 Oswald Calvetti Une figure de la bataille des retraites

Oswald Calvetti, militant communiste, ouvrier papetier devenu dirigeant de la CGT, spécialiste de la question des retraites, est décédé vendredi.

«Les travailleurs n’auront pas une retraite à soixante ans au rabais », proclamait Oswald Calvetti au printemps de 1983. Les négociations étaient alors très serrées entre syndicats, gouvernement, patronat. Le CNPF, l’ancêtre du Medef, manœuvrait, se battant pied à pied contre la mise en œuvre de l’une des promesses phares du candidat Mitterrand devenu président de la République.

Oswald Calvetti, en tant que secrétaire confédéral de la CGT, était pour le syndicat au premier plan de cette bataille emblématique. Il vient de décéder à quatre-vingt-six ans. Né en 1925 dans une famille de communistes italiens qui avait dû fuir le fascisme, il travaille, une fois le certificat d’études obtenu, dans la papeterie de Fontaine-de-Vaucluse où ses parents sont ouvriers. C’est alors qu’il adhère aux Jeunesses communistes et rejoint la Résistance dans les rangs des FTP. En 1945, il est de nouveau ouvrier papetier et assume très vite des responsabilités syndicales et politiques à la CGT et au PCF. En 1948, il est secrétaire du comité d’entreprise des Papeteries Navarre puis secrétaire du groupement intersyndical du groupe, qui compte huit usines et 14 000 ouvriers. Au cours des années qui suivent, il marque de son empreinte le syndicalisme de ce secteur, au plan national comme au plan international. C’est à son initiative que se constitue le comité Hastingn qui réunit dans une sorte d’internationale du papier-carton des syndicalistes anglais, suédois, norvégiens, canadiens, japonais. Et en 1967, en créant l’Union des fédérations du livre et du papier-carton, il lance les jalons de ce qui deviendra vingt ans plus tard la Fédération des travailleurs des industries du livre, du papier et de la communication CGT dont il devient l’un des principaux dirigeants.

Au niveau confédéral de la CGT, Oswald Calvetti participe aux côtés d’Henri Krasucki à la mise en place, de 1969 à 1985, du secteur de la politique revendicative de la CGT. Administrateur de l’Association générale de retraite par répartition en 1952, il devient un spécialiste du dossier des retraites. Il est délégué par la CGT au Conseil économique et social de la CEE de 1969 à 1973 puis siège, en France, au Conseil économique et social de 1973 à 1989. Et il devient vice-président de l’Unedic en 1975, avant d’être de 1985 à 1992 président de l’union confédérale des retraités CGT.

Oswald Calvetti a été membre du comité central du PCF de 1954 à 1972.

Ses obsèques ont lieu aujourd’hui à 14 h 30 à Lagnes dans le Vaucluse. Et un hommage public lui sera rendu dans la salle municipale de La Grange.

Jacqueline Sellem

 


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