L’esquive. Nicolas Sarkozy ses responsabilités dans la crise.

Tout est bon pour essayer d’exonérer Nicolas Sarkozy de ses responsabilités dans la crise.

Emploi, chômage… Même en cherchant bien, aucun de ces deux mots ne figurait dans le plan présenté la semaine dernière par François Fillon. « Vais-je conserver mon poste de travail ? » « Quel avenir professionnel pour mes enfants ? » Ces questions participent de la préoccupation numéro 1 des Français. Mais alors qu’approche la dernière année du quinquennat présidentiel, tout l’art de ce gouvernement consiste à tenter de désorienter le citoyen, de faire oublier les promesses du candidat Nicolas Sarkozy en 2007 et l’état de la France cinq ans après. « Politique du résultat », lançait alors à tout propos le nouvel hôte de l’Élysée… Qu’on en juge : le chômage est officiellement passé de 7, 7 % à plus de 9 %. Actuellement, quelque 4,4 millions de travailleurs sont privés d’emploi et la part des chômeurs de longue durée s’est accrue de plus de 7 % en un an. Ayant débuté sur une mystification, le mandat de Nicolas Sarkozy s’achève sur un échec majeur : l’activité de la France s’est ralentie, le monde du travail s’est appauvri cependant que les cadeaux pharamineux accordés au petit monde des affaires ont aggravé la situation financière de la France.

Derrière la froideur des chiffres du chômage, dont il n’est un secret pour personne qu’ils seront une nouvelle fois mauvais pour le mois d’octobre, combien de vies brisées, d’êtres humains abîmés que les travailleurs de Pôle emploi, qui se sont mis en grève hier, ne parviennent plus à soutenir en raison des moyens largement insuffisants que leur accorde le gouvernement depuis la fusion entre l’ANPE et les Assedic.

La faute à la Grèce ! La faute à la dette ! Tout est bon pour essayer d’exonérer Nicolas Sarkozy de ses responsabilités dans la crise, au plan national bien sûr mais aussi au plan européen. Car la politique de l’Union est décidée par ceux-là mêmes qui accablent leur propre pays sous les plans d’austérité. On est frappé par la convergence des « éléments de langage », comme disent les communicants, entre les discours tenus en France et en Allemagne. François Fillon s’est vanté de présenter un programme d’austérité le plus sévère qui ait été conçu depuis la Libération. Hier, la chancelière allemande, Angela Merkel, a affirmé, devant le congrès de son parti, la CDU, réuni à Leipzig, que l’Europe vivrait « son heure la plus difficile depuis 1945 ». On voit poindre derrière cette surenchère historique une même volonté d’en finir avec ce qui reste de positif dans les modèles sociaux des deux côtés du Rhin. La réunion des ministres de l’Agriculture, hier à Bruxelles, est fort instructive à propos de la conception que les eurolibéraux ont de la solidarité. Après avoir fait blocage à la poursuite du programme d’aide alimentaire aux plus démunis (PEAD), qui concourt à l’action des associations de solidarité comme les Restos du cœur ou le Secours populaire, Berlin a finalement accepté une prolongation de deux années, à condition qu’il soit « très clair » qu’à partir du 1er janvier 2014, « il n’y aura pas de politique sociale à l’échelle européenne ».

En France, comme dans l’ensemble de l’Union, la soumission aux marchés financiers s’accompagne d’une campagne idéologique visant à contenir et à réfréner les envies d’un vrai changement. La course 
au triple A prime sur la création d’emplois et la croissance. Au nom de quoi, il n’y aurait pas motif 
à s’offusquer que la Grèce ait désormais un gouvernement où se côtoient des membres du Parti socialiste (Pasok) et des représentants de l’extrême droite… Dans un pays qui, il y a près de quarante ans, 
se libérait de la dictature des colonels.

 


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