Mobilisation; sondages commandé par la CGT

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69 % des salariés d’accord pour mobiliser

Selon un sondage Harris Interactive, les salariés du public, à 70 %, et du privé, à 67 %, soutiennent les mobilisations du 11 octobre « pour une autre répartition des richesses ».

Le monde du travail est-il, comme on le laisse entendre beaucoup trop, plongé dans la morosité ? Commandé par la CGT, un sondage répond à la question. « Plusieurs syndicats appellent les salariés à se mobiliser en cette rentrée par des grèves et/ou des manifestations “pour un autre partage des richesses”. Quelle est votre attitude à l’égard de ces appels ? », a demandé l’institut Harris Interactive à un panel représentatif de la population française. La réponse est éloquente : 62 % des Français, 69 % des salariés disent soutenir ces appels syndicaux. On atteint pratiquement le même niveau de soutien que pour le mouvement contre la « réforme » des retraites de l’an passé. Dans un contexte où les médias ne parlent pour ainsi dire pas de cette mobilisation et où l’unité syndicale n’est guère au beau fixe.

« Alors que plus d’un Français sur six soutient cette mobilisation, il n’y a pas de clivages en termes générationnels ou de catégorie sociale. Les catégories populaires et les catégories supérieures sont quasiment au même niveau de soutien », note Jean-Daniel Lévy, directeur du département politique de l’institut. « Et il n’y a pas d’affrontement entre le public et le privé », relève-t-il. Si en effet les salariés du public sont un peu plus nombreux, 70 %, à soutenir la mobilisation du 11 octobre, les salariés du privé la soutiennent à 67 %.

« Sur le terrain, c’est bien ce qu’on ressent », assure Nadine Prigent du bureau confédéral de la CGT. « On avait dit dès avant l’été que la rentrée devait être à la mobilisation. La CGT a poussé dans ce sens et nous sommes confortés », se félicite-t-elle. Les dirigeants de la centrale de Montreuil, Bernard Thibault en tête, font ces jours-ci le tour des régions pour préparer sur le terrain la journée du 11 octobre et les élections du 20 dans la fonction publique. « Un très fort sentiment d’injustice s’exprime, témoigne Nadine Prigent. On ne peut pas continuer à demander toujours aux mêmes tous les efforts. »

De fait, alors que la crise fait peser sur le monde du travail bien des coups et beaucoup d’incertitude, le climat social redevient très conflictuel, avec des luttes contre les licenciements, mais aussi sur les conditions de travail et les salaires. « Le travail ne va pas bien, constate la responsable syndicale. Certes, les échéances électorales de 2012 sont le rendez-vous des attentes du changement, mais le social doit occuper sa place. »

« De nombreuses interrogations se posent sur l’égalité, les processus de solidarité. Les Français sont plutôt favorables aux objectifs de la mobilisation : une autre répartition des richesses », explique Jean-Daniel Lévy. Il estime que « dans la période, les organisations syndicales apparaissent comme relativement légitimes pour adresser des messages et des signaux d’alerte, porter des solutions. Quand le syndicat prend la parole, il est entendu ».

Entre un sondage qui marque un soutien populaire et la réussite d’une mobilisation, il y a certes un monde. Mais les organisations syndicales y verront un signe d’encouragement. Et peut-être aussi un avertissement. « Il ne faut pas être en dessous des attentes », prévient Nadine Prigent.

Sympathie toutes catégories

C’est pratiquement toutes générations confondues que les Français soutiennent les mobilisations syndicales. 
66 % des 25 à 34 ans et 68 % des 35 à 49 ans y sont favorables ; pour les 18 à 24 ans, un peu moins (58 %) et seuls les plus 
de 65 ans y sont opposés. Les ouvriers (72 %) sont 
les plus favorables aux mobilisations syndicales. On soutient majoritairement les mobilisations quelle que soit la taille 
de son entreprise : de 57 % pour les entreprises de moins de 
10 salariés à 77 % pour celles de plus de 500 salariés. Le clivage est surtout politique : à gauche on soutient à 82 % (91 % pour 
le Front de gauche) tandis qu’à droite et à l’extrême droite, 
on ne soutient qu’à 38 %. Les partisans de l’UMP resteront 
à la maison : seuls 23 % sont d’accord avec les mobilisations.

 

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