Le droit social contre l’économie ?

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Un rapport remis à Xavier Darcos préconise de réformer la représentation du personnel.

« Un droit social nouveau, plus contractuel et moins réglementaire »  : c’est ce que préconise un rapport du Conseil d’analyse économique (rattaché à Matignon) remis hier au ministre du Travail, Xavier Darcos. Ses auteurs, l’avocat spécialisé dans le conseil patronal Jacques Barthélemy et l’économiste Gilbert Cette, ont travaillé dans la ligne des propositions popularisées en 2004 par le rapport Virville  : le droit social français, « trop réglementaire », « bride la réalisation des meilleurs compromis locaux, limite les gains de performance et abaisse le niveau de l’emploi », écrivent-ils. Intitulé « Refondation du droit social  : concilier protection des travailleurs et efficacité économique », leur rapport déplore également une « judiciarisation excessive dans le domaine des rapports de travail » et l’insécurité juridique subie par les employeurs. Rien que du très classique, donc.

Le rapport propose d’élargir les cas dans lesquels un accord collectif peut déroger à l’ordre public social. Il suggère de réformer la représentation du personnel en remontant de 11 à 20 salariés le seuil de désignation des délégués du personnel. Pour les auteurs, il faut rendre obligatoire une délégation unique du personnel (DUP), où les élus remplissent à la fois les attributions des DP et du CE, dans les entreprises de 20 à 100 salariés. Autre proposition, le transfert du pouvoir de négociation des délégués syndicaux, à la DUP ou au CE. Pour désengorger les prud’hommes, le rapport est favorable au développement de la médiation, de l’arbitrage et à des procédures négociées dans les branches pour résoudre les conflits, et conseille de remplacer des sanctions pénales par des sanctions administratives  : bref, tout sauf le juge.

Xavier Darcos a « exprimé son vif intérêt devant la réflexion et les propositions que propose ce rapport ». « C’est une étape dans la réflexion qui trouvera son écho dans l’agenda social 2010 », a précisé son entourage.



projet du plan de santé au travail pour la période 2010-2014

 IL FAUT FAIRE  TOMBER LES MASQUES

celebrites2016.gifLe nouveau groupe de travail du gouvernement, comme à EUROPAC.

Les textes de la prévention des risques au travail existent depuis longtemps mais  DARCOS comme les patrons sont plus préocupés du cout, que des travailleurs concernés.

 Ils n'est jamais trop tard, chez les démagos? 

Xavier Darcos présente le projet du plan de santé au travail pour la période 2010-2014

21.janvier2010 Xavier Darcos. Photo : AFP

Xavier Darcos. Photo : AFP

Xavier Darcos a réuni, le 15 janvier, le conseil d'orientation sur les conditions de travail pour présenter les grands axes du deuxième plan santé au travail pour la période 2010-2014.

Volet essentiel de la politique de santé au travail, ce plan a été élaboré après une concertation avec les partenaires sociaux et les représentants des acteurs de la prévention. Etabli pour la période 2010-2014, il vise deux objectifs ambitieux :

  • diminuer de 25 % les accidents du travail évalués à 700 000 par an dont plus de 44 000 accidents graves ;
  • stabiliser le nombre des maladies professionnelles qui a presque doublé en dix ans. Le plan cible en particulier les troubles musculo-squelettiques (TMS), les risques cancérogènes mutagènes et reprotoxiques, ainsi que les risques psychosociaux.

Le ministre du Travail souhaite aussi développer une politique de prévention active contre des risques clairement identifiés, notamment dans le secteur du bâtiment et des travaux publics.

Quatre axes d'intervention seront privilégiés

Pour atteindre ces objectifs, le ministre a retenu quatre axes d'intervention :

  1. le développement de la recherche et de la connaissance en santé au travail
    s'appuiera, entre autres, sur le réseau francophone de formation en santé au travail, chargé de dispenser à tous les dirigeants et ingénieurs une formation de base en santé du travail ;
  2. le renforcement des actions de prévention des risques professionnels se basera notamment sur le plan d'urgence contre le stress au travail, qui demande aux entreprises de plus de 1 000 salariés d'ouvrir des négociations d'ici au 1er février 2010. Pour prévenir les risques chimiques, il est prévu de mener une surveillance biologique des expositions et d'effectuer des mesures de la qualité de l'air sur les lieux de travail. Concernant les troubles musculo-squelettiques, le plan d'action pluriannuel sera reconduit ;
  3. l'accompagnement renforcé des petites et moyennes entreprises dans leurs actions de prévention ;
  4. la coordination et la mobilisation des acteurs de la prévention au niveau national et régional. A ce titre, la modernisation des services de santé au travail, qui vise notamment à créer de véritables équipes pluridisciplinaires, est un enjeu essentiel.

Le Conseil économique, social et environnemental sera saisi prochainement sur le développement de la certification des entreprises en matière de santé au travail.


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 Que se passe-t-il au CCE d’Air France ? 

Entretien avec Edmond Mauduy délégué CGT à Air France 

 

Edmond ne cache pas sa colère et sa stupeur à la fois sur ce qui s’est passé au CCE et sur la façon dont les médias se sont emparés de l’affaire.  

Edmond : La CGT est majoritaire à Air France et à ce titre a géré majoritairement le CCE. Quand elle avait la responsabilité de la gestion les comptes étaient clairs et équilibrés. Personne n’avait à se plaindre mais voilà si on était majoritaires nous n’avions pas plus de 50% des sièges et en 2007, une coalition CFDT, FO, CGC a pu enlever la majorité de gestion…et en 2 ans ils ont tout dilapidé ! 

Devant cette situation, et avant même de connaître l’étendue des dégâts, la CGT pressentant ce qui était en train de se passer, a demandé un audit et la démission des fautifs. C’est grâce à cette attitude que les responsables de cette situation ont été contraints successivement à la démission laissant en dernier ressort la CFDT seule assumer la débâcle. 

La CGT a demandé et obtenu, sans attendre les résultats de l’audit, la désignation d’un bureau provisoire de gestion afin de remettre de l’ordre dans les comptes. 

Les chiffres (20 à 25 millions de déficit) et les raisons avancées (pour 95% une gestion catastrophique et pour 5% une utilisation frauduleuse) par la presse sont exacts on peut simplement se demander comment elle a eu le rapport avant tout le monde puisque les élus au CCE ne l’ont eu que dans l’après midi de ce lundi. 

L’autre question que l’on peut se poser c’est pourquoi un média comme France Inter a parlé ce matin « des syndicats » sans jamais citer précisément les organisations qui ont trempé dans cette gestion et celle qui a dénoncé cela. 

Il y a même pire, ce matin France 2 a fait son reportage sur le sujet en filmant le bureau et les drapeaux de la CGT, accréditant ainsi l’idée que les fauteurs sont chez nous alors que c’est justement nous qui dénonçons le scandale !!! 

La chaine avait promis un démenti qui bien sûr n’est pas venu ! 

Nous allons nous exprimer collectivement sur cette question mais je peux déjà vous dire que la CGT ne lâchera pas sur cette question. Il en va des droits des salariés, de la justice sociale et ce ne sont pas les gesticulations médiatiques qui vont arrêter notre combat.  

Les 35 heures ont dix ans,
mais plus toutes leurs dents…

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On ne se presse pas au portillon pour célébrer l’anniversaire de la dernière réduction collective du temps de travail. Trop dévoyée, trop détournée  ? En Belgique, la plus puissante centrale syndicale vient, face à la crise, de proposer de passer à la « semaine de quatre jours », sans perte de salaires.

« Il faut passer à la semaine de quatre jours. » Imaginez le pavé dans la mare  : la crise économique cogne dur, les déficits budgétaires se creusent, les emplois perdus se ramassent à la pelle, les salaires stagnent, le chômage partiel crève les plafonds, les conditions de travail sont dégradées, le travail fait souffrir aussi… Et un dirigeant syndical vient proposer de réduire drastiquement le temps de travail en passant à 32 heures par semaine sans perte de salaire. Décalé  ? Pas en Belgique en tout cas, où Anne Demelenne, secrétaire générale de la FGTB (syndicat d’obédience socialiste, 1,4 million d’adhérents), plaide, depuis le début de l’année 2010, pour une mesure de cette ampleur afin de « partager le temps de travail » et de « réduire le chômage ». « Ce qui nous interpelle, c’est le fatalisme qui semble s’emparer du monde politique et 
socio-économique, justifie-t-elle. Avec les mesures de relance, on reste sur la défensive. Nous, ce que nous voulons, c’est passer à l’offensive, qu’on prenne des mesures concrètes, non seulement pour maintenir l’emploi, mais aussi pour en créer. La semaine de quatre jours, cela résoudrait un grand nombre de problèmes liés à la mobilité, cela permettrait aussi de mieux concilier le travail et la vie privée. »

La CSC, l’autre grande centrale syndicale belge, d’inspiration sociale-chrétienne, embraie plutôt mollement  : « On n’habille pas tout le monde avec les mêmes vêtements, 
estime Claude Rolin, son secrétaire général. Il faut tenir compte de la réalité des secteurs, des entreprises. »

Et côté patronat belge, c’est la bronca contre une « idée farfelue » ou un « ballon d’essai crevé »  : « Forcer les salariés à limiter leur temps de travail à quatre jours par semaine, c’est répéter l’erreur française des 35 heures et menacer leur pouvoir d’achat », considère l’une des organisations patronales  ; « le syndicat se trompe de siècle, la plus grande bêtise a été les 35 heures qui ont ridiculisé les entreprises françaises aux yeux du monde », lance une autre. L’effet miroir s’avère saisissant quand, en France, justement, on célèbre dans l’indifférence générale les dix ans de la mise en œuvre des 35 heures  : la seconde loi Aubry sur la réduction du temps de travail avait été votée au Parlement le 15 décembre 1999 et, au 1er février 2000, toutes les entreprises de plus de 20 salariés de-vaient y être passées. Hormis Lionel Jospin, en tournée nostalgie ces derniers jours, il n’y a plus guère que 
Nicolas Sarkozy pour ne pas manquer une occasion d’évoquer les 35 heures… Comme un fléau, évidemment. « Nous avons mis fin au carcan des 35 heures, se vantait-il, par exemple, le 6 janvier à Cholet (Maine-et-Loire) lors de ses vœux aux forces économiques. Ce n’est pas une question idéologique. Le problème de la France n’est pas que nous travaillons trop, mais qu’on ne travaille pas assez. » Une fois les 35 heures « enterrées » ou « détricotées » – ce qui demeure à prouver, par ailleurs, car la durée légale n’a pas été modifiée en France et que peu d’entreprises se risquent à dénoncer les accords –, que reste-t-il de ce qui a été si longtemps l’une des revendications phares du mouvement ouvrier en France  ? On le sait, l’objectif de réduction collective du temps de travail en France a été passablement dévoyé par sa mise en œuvre concrète et, plus encore, par ses « assouplissements » successifs  : sous la pression d’un patronat de combat remobilisé pour l’occasion derrière la silhouette d’Ernest-Antoine Seillière, les effets annoncés des lois Aubry (emploi pour les chômeurs et temps libéré pour les salariés) ont été largement contrebalancés par le blocage des salaires, la flexibilité, l’annualisation du temps de travail et les cadeaux largement distribués aux entreprises sous forme d’exonérations de cotisations sur les bas salaires et d’aides publiques. Derrière le succès démagogique de son « travailler plus pour gagner plus », qui vient démolir le « travailler moins pour travailler tous et vivre mieux » au cœur d’une conception progressiste de la réduction du temps de travail, Nicolas Sarkozy en rajoute encore sur le volet de déréglementation contenu dès l’origine dans la réforme des 35 heures et va bien au-delà en bouleversant le Code du travail  : il privilégie les accords d’entreprise pour déterminer les contingents d’heures supplémentaires pour chaque salarié et ouvre la possibilité d’accords de gré à gré via des conventions individuelles. Ainsi, dans les faits, grâce à l’extension au fil du temps du nombre restreint de cadres sous statut dérogatoire, il est aujourd’hui possible pour certains salariés, comme l’ont fait remarquer certains spécialistes du droit social, de travailler 57 heures par semaine en moyenne sur une année, payées 35  ! L’air est bien connu, mais alors qu’à la crise générale dans le travail, pointée par les psychologues (difficulté croissante à être sujet dans son travail, explosion de la pression liée aux exigences de productivité toujours plus forte, etc.), vient s’ajouter la crise dans l’emploi, le non-débat français sur les 35 heures apparaît aujourd’hui plus que jamais en décalage avec la réalité  : par exemple, l’explosion du chômage partiel, maintenu pour 2010 à 1 000 heures par salarié pour l’ensemble des branches professionnelles (quand les temps de travail annuel en France tourne autour des 1 680 heures), ne démontre-t-elle pas, en creux, l’utilité sociale d’une réduction du temps de travail face aux problématiques de l’emploi  ?

Alors que, dans le dernier baromètre BVA publié le 12 janvier, 53 % des Français jugent que les 35 heures ne constituent pas un « handicap pour les entreprises », peut-être l’heure est-elle venue de reprendre l’offensive pour que la réduction du temps de travail soit un « atout pour les salariés ». La voie est étroite, peut-être, mais en France, elle est libre…

Repères :

- 1er février 2000 : la durée du travail hebdomadaire est fi xée à 35 heures dans les entreprises de plus de vingt salariés. Dans les autres, ce sera le 1er février 2002.
- 2003-2004 : le contingent maximal d’heures supplémentaires par salarié passe de 130 à 220 heures par an. Les allégements de cotisations ne sont plus conditionnés.
- 2005 : la mise en place du compte épargne-temps permet aux cadres de convertir leurs RTT en compléments de salaire.
- 2007 : les heures supplémentaires sont exonérées de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu.
- 2008 : par le biais d’un accord d’entreprise, les directions peuvent librement fi xer le contingent d’heures supplémentaires autorisées pour chaque salarié.

À Droite, la technique du stroboscope

- Dans un article publié par la revue 
Droit social à l’automne 2005, le juriste Emmanuel Dockès définit la méthode de 
la droite pour « en finir avec les 35 heures » comme un « stroboscope législatif ». « Utilisée avec constance et ténacité, elle a déjà permis la destruction de pans entiers du droit du travail. Le stroboscope est un appareil connu pour déclencher des convulsions chez les épileptiques. On peut penser que la méthode stroboscopique finira par déclencher de tels mouvements incontrôlés au sein du corps social. »



Les papetiers d’Alizay ne sont pas à court d’idées

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Les salariés de l’usine M-Real combattent l’arrêt de la production de pâte à papier en avançant une série de propositions économiquement et écologiquement responsables.

« Même s’il ne reste plus beaucoup d’espoir, on n’en est pas encore à se battre pour les indemnités de licenciement. » Pour Thierry Philippot, secrétaire (CGT) du comité d’entreprise, et Jean-Yves Lemahieu, délégué syndical CGT, les salariés de l’usine de papier M-Real d’Alizay (Eure) ont toutes les raisons de contester la décision tombée le 16 décembre. Ce jour-là, la direction annonçait l’arrêt définitif de la production de pâte à papier et le licenciement de 99 personnes. Cette pâte était produite à partir du bois des forêts du nord-ouest de la France, contribuant au maintien de plus d’un millier d’emplois de l’industrie forestière, du coup eux aussi menacés. La pâte servait à fabriquer le papier « écriture » produit sur le même site d’Alizay, qui emploie au total 415 personnes. Multinationale finlandaise, M-Real invoque la « non-rentabilité » de l’usine normande. « Le problème économique est fabriqué », accusent les syndicalistes, dénonçant des charges financières exorbitantes imposées par la maison mère (notamment sous forme d’une location-gérance à 25 millions d’euros) et des choix de gestion pour le moins douteux. Actuellement, en effet, pour produire le papier, l’usine d’Alizay importe de la pâte de Suède et d’Uruguay, à un prix plus élevé (de 30 euros la tonne) que celle qu’elle produisait sur place. S’y ajoute de la pâte dite « écologique », produite à partir de papier recyclé et désencré, en provenance d’Angleterre. Chaque jour, 32 semi-remorques sillonnent les routes pour livrer cette marchandise. Étrange manière de pratiquer l’écologie…

Social, économique, autant qu’environnemental, ce gâchis n’est pourtant pas fatal. Pour les syndicats (CGT, majoritaire, et CGC), l’usine de pâte serait viable si M-Real investissait dans une station de désencrage pour utiliser le papier recyclé, si elle obtenait l’autorisation de vendre à EDF l’électricité verte qu’elle produit à l’aide de la biomasse, et si l’État, comme il l’a déjà fait ailleurs, subventionnait le prix du bois acheté en France. C’est pour imposer la prise en compte de ces propositions qu’un collectif, créé par les syndicats et le maire PCF d’Alizay, Gaëtan Levitre, regroupant tous les partis de gauche, se mobilise et réclame des pouvoirs publics l’organisation d’une table ronde.

FILPAC CGT EUROPAC PAPETERIE DE ROUEN

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LES ELUS ET MANDATES FILPAC CGT VOUS 

 

   SOUHAITENT UN JOYEUX NOEL ET DE 

 

          BONNES FETES DE FIN D’ANNEE 

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BREVES – INFOS C.E.

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BREVES – INFOS C.E

C.E.  EXTRA DU 19/11/2009

Information au CE d’une réorganisation juridique Europac en France pour permettre une optimisation fiscale en homogénéisant la structure comme en Espagne et Portugal, en augmentant le capital social d’EPR par apports en nature  d’actions des 3 sociétés Europac Cartonnerie de Rouen, Savoie et Atlantique.

Après apports des titres sociaux de ces sociétés, Europac Papeterie de Rouen sera l’associée unique des dites sociétés. 

En clair, EPR deviendra la holding du groupe Europac  France 

2 conseils d’administration devant suivre, plus 1 assemblée générale des actionnaires, entérineront cette décision avant le 31 décembre 2009. C’est pourquoi, nous ne pouvons à cette heure, détailler et annoncer de chiffres. Cette nouvelle organisation va permettre la création d’un comité de groupe en France.

D’ores et déjà des contacts ont été pris avec d’autres organisations syndicales présentes dans les différents sites. 

COMITE D’ENTREPRISE DU 2 DECEMBRE 2009

-      Nomination d’un nouveau directeur administratif pour le groupe en France qui sera présent sur Rouen -      Une liste d’investissement validé par les actionnaires à hauteur de 3 millions d’euros concernant essentiellement la machine et la bobineuse KL1000, nous a été remise. Un autre projet plus important (presse à sabot, retrait de la 4ème presse, etc…) a été soumis et est en cours de réflexion voir validation-      A aujourd’hui, il n’est pas prévu d’arrêt entre noël et jour de l’an, même si certains travaux seront réalisés au moment de l’arrêt du 31 décembre

Même si le prix moyen de vente du papier a augmenté de 12 € la tonne (en novembre 268 €/t) - les résultats de l’entreprise restent dans le rouge avec un cumul pour l’année 2009 approchant une perte de 20 millions d’euros 

UN PASSAGE EPHEMERE

Arrivé en juillet, François Veissière, directeur général, a quitté l’entreprise pour reprendre la présidence d’un projet de redémarrage d’une autre papeterie en France. 

José Castro, directeur de l’usine de Viana, assure « l’intérim » avec Jacky Quiesse, en attendant une nouvelle nomination ! 

Difficile de faire un commentaire sur ce départ et de pouvoir apprécier à sa juste valeur « l’homme » sur un laps de temps aussi cours

POUR EVITER TOUT QUIPROQUO ET BRUITS DE COULOIRS

Lors du dernier C.E., nous avons réitéré notre question à la direction, si des mesures avaient été précisées en dehors des institutions représentatives du personnel en ce qui concerne les éventuels départs volontaires qu’elle envisagerait pour diminuer la masse salariale.

La réponse qui nous a été faite a été claire et précise : aucune modalité, aucun chiffre n’ont été annoncés. 

Si nous pouvons trouver normal et humain que dans les salariés les plus âgés, certains souhaitent rencontrer le DRH,  pour connaitre dans quelles conditions leurs départs pourraient être envisagés.

Il ne faudrait pas que les informations qui en ressortent, laisse peser une certaine suspicion, voir une complicité des élus du C.E. notamment ceux de la Filpac CGT, quant à un silence sur les intentions de la direction

Affaire à suivre … 

49ème CONGRES DE LA CGT - INFO 

Pour toutes les informations sur le congrès, rejoignez nous le blog du syndicat :  « Syndicat Filpac CGT Europac Papeterie de Rouen »  http://filpaccgtpapeteriederouen.unblog.fr/



Bernard Thibault réélu secrétaire général de la CGT

      

Du 7 au 11 décembre, suivez le congrès de Nantes en direct intégral et en différé

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Congrès de la CGT

Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a été réélu vendredi par le Comité confédéral national (CCN) pour un quatrième mandat de trois ans (2009-2012) à la tête de la confédération, en se félicitant du score “très honorable” de la direction.

Un nouveau bureau confédéral, resserré à huit membres contre 12 jusqu’alors, a été élu en même temps par le CCN.

Outre Bernard Thibault, Michel Doneddu et Agnès Naton, membres du bureau confédéral sortant, il comprend cinq nouveaux membres : Michèle Chay (fédération du commerce), Philippe Lattaud (union départementale du Val d’Oise), Agnès Le Bot (Nord), Mohammed Oussedik (verre et céramique) et Nadine Prigent (santé).

La veille, Bernard Thibault avait été élu par le congrès à la Commission exécutive (CE) en recueillant 88,42%, selon les résultats rendus publics vendredi.

L’annonce de sa réélection au poste de numéro un a été chaleureusement accueillie par le millier de délégués qui ont applaudi debout leur secrétaire général, scandant comme lors des deux précédents congrès “tous ensemble, tous ensemble”.

Dans son discours de clôture, Bernard Thibault, 51 ans le mois prochain, a affirmé que le “bilan” de la direction avait été “clairement validé” par le congrès, avec un score supérieur à 77%. “C’est un score très honorable pour une direction réputée être +coupée de la base+”, a-t-il raillé.

Le secrétaire général s’en est pris sans le nommer à l’opposant du Nord Jean-Pierre Delannoy, qui prétendait se présenter contre lui, et à ses partisans.

“La CGT, a-t-il mis en garde, n’est pas une organisation qui peut fonctionner avec des écuries ou des tendances qui prétendraient agir dans la CGT en marge des règles de vie communes (…)”. Pour M. Thibault, de tels “clivages (…) feraient perdre à l’organisation l’unité qui fait sa force”.

Le numéro un a d’autre part appelé les militants à “sans attendre, passer à la mise en oeuvre” de la réorganisation interne sur la base des procédures décidées au congrès.

Il a répété que la réforme des retraites “sera pour la CGT, le marqueur de la volonté de résistance des salariés”.

Deux des lieutenants de Bernard Thibault, Maryse Dumas et Jean-Christophe Le Duigou, mais aussi le leader des cheminots Didier Le Reste, ne font désormais plus partie de la direction confédérale, n’ayant pas été élus à la CE. Maryse Dumas, émue, a eu droit à une longue ovation des congressistes debout.

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CGT. Comment gagner sur les retraites ?

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Du 7 au 11 décembre, suivez le congrès de Nantes en direct intégral et en différé

PASCAL PARAPEL, ADMINISTRATEUR DE LA CAISSE DE RETRAITE PRO BTP ET ARCCO, ET YOLANDE GRAFFIÉ, ADMINISTRATEUR À LA CAISSE NATIONALE DE L’ASSURANCE VIEILLESSE, IRCANTEC.

La réforme des retraites sera le combat primordial de 2010. Hors de question pour Yolande Graffi é et Pascal Parapel de louper le rendez-vous, car « le gouvernement nous prépare une réforme définitive, une mise à mort du système par répartition, pour les trente prochaines années ». Du coup, ils veulent prendre les devants. « Depuis plusieurs années, nous avons engagé une bataille revendicative sur le dossier des retraites qui s’est accélérée en 2008 », affirme Yolande. Une réflexion qui aujourd’hui aboutit à la proposition d’une « maison commune des régimes de retraite ». Explication de texte des deux délégués : « Ce serait un outil pour garantir à l’ensemble des salariés, du public comme du privé, un socle commun basé sur une retraite à soixante ans face à la multitude des régimes de retraite qui existent en France, afin d’enrayer la division que le gouvernement et le Medef voudraient mettre dans ces différents régimes. » Un concept nouveau qui fait débat dans le syndicat. « Heureusement ! Cette proposition est nullement figée, confie la jeune syndicaliste. Elle a encore besoin d’être retravaillée, de s’enrichir des débats à partir de la réalité du terrain. Mais elle a le mérite de préparer le rendez-vous 2010. » Dans la salle plénière, comme dans les allées du congrès, l’éternel débat sur l’abandon des 37,5 annuités continue de faire entendre sa petite musique. Une ritournelle qui, selon la déléguée, ne tient pas compte de l’évolution du salariat. « Aujourd’hui, un jeune entre dans une entreprise en moyenne à vingt cinq ans. Cela s’accompagne d’une plus grande précarité. Si on applique la règle des trente-sept annuités, cela risque de les faire partir après soixante ans. Tout ceci me fait penser au nouveau statut du travail qui avait suscité énormément de critiques. » Dans la fédération de la construction, la reconnaissance de la pénibilité est « un préalable à toute négociation sur le futur régime de retraite ». Pour Pascal, cette reconnaissance inclut deux éléments : de partir à la retraite au bon moment, grâce à un départ anticipé, et surtout de partir en bonne santé. Et tous les deux sont d’accord, ils ont du pain sur la planche. Le discours des jeunes aujourd’hui est : « De toute façon, la retraite, nous, on ne la connaîtra pas », déplore Yolande. « Une rupture intergénérationnelle sur laquelle s’appuie le gouvernement aujourd’hui. La maison commune des régimes de retraite est une réponse qui permet de rompre avec cette division », assure-t-elle. Mais tout dépendra « du rapport de forces que nous serons en capacité d’assurer et de notre capacité à mettre les salariés en mouvement, affi rme Pascal. Et dès demain nous devons organiser des journées d’étude et de formation, car il réside encore quelques grandes incompréhensions au sein de la CGT. Il faut armer les militants afi n qu’ils puissent aller à la rencontre des salariés. Et que ces derniers s’emparent de ce dossier ».

CGT. Comment faire la place aux jeunes ?

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Du 7 au 11 décembre, suivez le congrès de Nantes en direct intégral et en différé

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ALEXANDRE BOYER, RESPONSABLE DU COLLECTIF JEUNES DE LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS.

THOMAS MORELLO, RESPONSABLE DU COLLECTIF JEUNES DE LA FÉDÉRATION CGT DE LA CHIMIE.

À la CGT, seulement 7 % des syndiqués ont moins de trente ans. Mais la situation s’améliore : depuis le dernier congrès, 19 % des nouveaux adhérents appartiennent à cette classe d’âge. Alexandre et Thomas, vingt-huit et trente ans, essayent d’accélérer ce rajeunissement. En précisant d’emblée que ce n’est pas facile. À cause de la précarité, car quand on a ramé pour trouver un premier emploi, on pense plus à le garder qu’à améliorer ses conditions de travail. À cause aussi « du manque de repères politiques », estime Alexandre. « Nous sommes la génération à qui on a martelé qu’il n’y a plus d’espoir », déplore Thomas. Pour lui, « l’époque du syndicaliste qui parvient à rameuter tout le monde en grimpant sur son tonneau et en criant : “On y va !”, c’est fi ni. Maintenant, il faut énormément argumenter ».

Toutes les fédérations ne sont pas logées à la même enseigne. « À la SNCF, le fait syndical est connu et reconnu, la CGT est présente partout, il y a une histoire militante très prégnante », raconte Alexandre. Et, chez les cheminots, la démographie est également favorable : « Il y a eu un renouvellement d’un tiers des effectifs en dix ans. » Dans la chimie, c’est à peu près l’inverse : population vieillissante, gel des embauches et vagues de restructurations. « Mais la situation est très variable d’une branche à l’autre, explique Thomas. Dans le pétrole et le caoutchouc, il y a de grosses boîtes et des syndicats puissants. Dans la plasturgie en revanche, il y a surtout des PME, un niveau de soustraitance et de précarité tel que c’est très diffi cile de syndiquer les jeunes. »

Pour Alexandre et Thomas, le premier contact avec un adhérent potentiel passe par l’information, « car on défend mieux ce que l’on connaît ». Alexandre : « Nous expliquons la réglementation, les statuts, le système de la caisse de prévoyance. » Juste après, il faut « casser les clichés », montrer que le militantisme n’exclut pas forcément l’évolution professionnelle. Thomas : « Se syndiquer ne peut plus être synonyme de sacrifi ce total. Je ne me vois pas expliquer à un jeune diplômé qui débarque au syndicat qu’il va devoir s’asseoir sur sa carrière s’il veut s’engager. » Pour autant, Alexandre et Thomas estiment qu’« on ne peut pas se contenter de l’adhésion ». Pour le premier, « une fois qu’on a la carte, il faut se bouger et prendre des responsabilités. Mais pour ça, il faut que le syndicat ait un peu confi ance, parce que, forcément, on est moins prêt, moins expérimenté ». Pour le cheminot, le jeu en vaut la chandelle, car la désillusion n’est pas l’apanage des jeunes générations : « J’ai vu des anciens démotivés se dire, en voyant arriver du sang neuf, que fi nalement tout n’est pas foutu. »

L’orientation de la CGT face à la crise fait débat

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Les syndicats, et le premier d’entre eux en particulier, pouvaient-ils « faire plus  » après la réussite des 29 janvier 
et 19 mars  ? Le débat sur le rapport d’activité, approuvé à 77,29 % des mandats, a tourné autour de cette question.

Nantes (Loire-Atlantique), envoyée spéciale.

C’est un sentiment bien présent, même si une fois la question posée, il semble difficile de trouver des réponses. Les syndicats, et parmi eux la CGT, pouvaient-ils «  faire plus  », «  faire mieux  » ou «  faire autrement  », pour amplifier le rapport de forces après les mobilisations des 29 janvier et 19 mars derniers contre la crise  ? Le premier des débats du congrès a retourné la question dans tous les sens lors la discussion sur le rapport d’activité hier. Celui-ci a été approuvé à 77,29 % des mandats, un chiffre en recul de cinq points par rapport au dernier congrès. La veille, Bernard Thibault avait pris soin de préciser que, pour lui, la démarche de la CGT n’est pas en cause. «  Vous êtes tous témoins que, lorsque nous parvenons à la mettre en œuvre, ça marche  !  » avait-il assuré.

quelles revendications mettre en avant ?

Et parfois, cela ne marche pas, ou pas autant que souhaité, ont tempéré plusieurs délégués. «  Il y a des désillusions sur la conduite du mouvement intersyndical  », fait part Laurent Delaporte, de la fédération des ports et docks. Mais, explique Philippe Valla, du commerce, «  il faut apprécier nos résultats en fonction de nos forces  ». Pour Sophie Duquesme, des Chantiers navals de Saint-Nazaire : «  En janvier, nous étions dans un conflit offensif qui a ouvert des espoirs. Six mois plus tard, nous sommes retombés dans un conflit défensif. »

«  Ce n’est pas avec une mobilisation tous les trois ou quatre mois qu’on fera reculer le gouvernement. La CGT ne doit pas être dans l’accompagnement du système actuel », a affirmé Jean-Pierre Delannoy, de la métallurgie du Nord, opposant déclaré de la confédération. Si le rythme du mouvement interroge, la question de savoir quelles revendications mettre en avant occupe aussi les esprits. «  La crédibilité syndicale dépend de la capacité à proposer des solutions radicales face à la crise  », argumente Denis Durand, de la fédération des finances. Certaines, exprimées, revendiquent un refus plus affirmé des licenciements ou encore une revendication salariale chiffrée.  Être plus offensif dans les revendications, est-ce compatible avec une démarche d’unité syndicale  ? Certains, minoritaires, doutent. D’autres, sans réclamer un isolement de la CGT, suggèrent de savoir prendre un peu de distance. Alain Le Maux, de Rennes, se demande s’il n’aurait pas été fructueux «  d’appeler à la grève tout seul après le 19 mars  ». Mais, pour Raymond Vacheron, de la fédération du textile, «  être unitaire n’est pas contradictoire avec du volontarisme revendicatif. Ce sont les revendications qui fédèrent et conduisent à l’action  ».

Les salariés sans papiers n’ont pas expliqué autre chose. Motibo Traoré, intervenant «  au nom des 6 000 grévistes  », a lancé  : «  Nous sommes dans la lutte pour obtenir une circulaire claire, applicable sur tout le territoire national.  » Chiaka Fane, qui a, grâce à cette bataille, obtenu des papiers a tenu à dire que «  la solidarité est la clé de notre combat alors que le désespoir pousse chacun à aller de son côté. J’étais un sans-voix et vous m’avez donné la parole  ».

CGT : trois campagnes pour mettre les salariés à l’offensive

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Du 7 au 11 décembre, suivez le congrès de Nantes en direct intégral et en différé

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Bernard Thibault lance le 49e Congrès de la CGT en proposant une campagne nationale de revendication, une mobilisation européenne le 24 mars et une initiative nationale pour le service public.

Les 1 000 délégués des syndicats se sont retrouvés hier à Nantes, dans le hall du parc des expositions, pour cinq jours de débats. Dans la ville qui a dû sa renommée au trafic «  du bois d’ébène  », la principale organisation syndicale des salariés de France veut porter haut «  l’ambition sociale  ». Bernard Thibault, qui brigue un quatrième mandat de secrétaire général, a ouvert le congrès en déclinant les atouts de la CGT, mais aussi les défis qu’elle doit relever. Au titre des atouts, il a appelé les militants à apprécier les bons résultats de la CGT aux élections prud’homales. Il a ironisé sur la campagne de presse, assurant qu’il n’était pas atteint de «  sarkozysme aigu  » et s’est livré à une critique de la politique et de l’attitude du chef de l’État. Mais il n’a pas masqué les difficultés et les désaccords qui se sont fait jour «  sur la manière dont la direction confédérale a fait face à la période  » de 2009, mettant au compte de ces difficultés le fait «  que le potentiel de mobilisation interprofessionnel est passé par des hauts et des bas au fil des semaines  ». Et il a appelé à «  mieux articuler nos décisions d’action interprofessionnelle avec l’engagement de toutes nos organisations pour contribuer à leur réussite  ».

des initiatives européennes Pour «  aider à passer à l’offensive  », Bernard Thibault a lancé trois initiatives. Il propose d’abord à l’ensemble des organisations de la CGT de s’engager dans une campagne nationale sur les revendications. «  Emploi, salaires et retraites  » pourraient constituer «  les trois thèmes d’une mobilisation revendicative dès le premier trimestre 2010.  » Pour l’emploi, la CGT demande que les aides aux entreprises soient conditionnées à la pérennisation des emplois précaires et formule ses propositions pour l’industrie. «  Après le travailler plus pour gagner plus, on passe au gagner moins pour garder son boulot  !  » lance Bernard Thibault à propos des salaires. Troisième axe de la campagne revendicative  : les retraites, qui seront «  au cœur de l’affrontement social en 2010  ». «  Nous sommes décidés à en faire le marqueur de la volonté de résistance des salariés face à la remise en cause des garanties sociales  », lance Bernard Thibault qui, en référence à la lutte contre la réforme Fillon en 2003, veut «  éviter que la division se reproduise en 2010  ». La CGT «  ne veut pas laisser chaque régime se battre isolément  » et met au débat l’idée d’une «  maison commune des régimes de retraite  ». La deuxième initiative proposée par la CGT est de s’engager dès maintenant pour des initiatives européennes, et notamment «  la journée de mobilisations coordonnées en Europe le 24 mars  ». Troisième initiative, le secrétaire général de la CGT propose de lancer «  une campagne pour la promotion des services publics  ». Il constate que les actions par secteur dans le public «  n’ont pas réussi à converger ni entre elles ni avec d’autres rendez-vous des salariés du secteur privé  ». La CGT, qui participe à diverses initiatives pour «  défendre et promouvoir le service public  », estime qu’il y a «  une insuffisance d’action syndicale, si possible unitaire, sur le sujet  ».

Du 7 au 11 décembre, suivez le congrès de Nantes

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    Du 7 au 11 décembre, suivez le congrès de Nantes en direct intégral et en différé

    Colette Duynslaeger, Commission Animation des débats
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Nous sommes heureux de vous accueillir ! http://www.congres49.cgt.fr/

Nous souhaitons faire du Congrès de la CGT, au-delà de son « rituel statutaire », un événement en phase avec la situation actuelle, en y associant toutes celles et tous ceux qui s’interrogent sur la meilleure façon d’améliorer l’efficacité du syndicalisme et en particulier de la CGT, afin de relever les défis de notre société en crise et répondre mieux encore aux attentes des salariés.

Chacune, chacun, peut s’en apercevoir, la CGT est une des composantes sociales du pays qui suscite de l’intérêt dans la société. C’est dans ce sens que nous avons voulu l’ouvrir plus largement à des personnalités du monde économique, artistique, universitaire, scientifique, journalistique… que vous pouvez retrouver dans la rubrique « L’invité ».

La large confiance dont elle bénéficie parmi les salariés, n’exclut évidemment pas les critiques.
Critiques qu’expriment très bien les jeunes salariés et étudiants que nous avons interrogés et que vous pourrez retrouver dans notre rubrique « Portraits ».

« Le Forum » vous permet de formuler vos idées, réflexions, remarques, que vous soyez syndiqué ou pas.

Vous pouvez aussi poser « Vos questions à… » des dirigeants de la CGT, qui répondront lors d’un entretien vidéo.

Ce site est le vôtre !     http://www.congres49.cgt.fr/

Nous l’avons voulu attractif, ouvert à toutes les générations… Il se veut également informatif, notamment sur l’histoire de la CGT, mais aussi tourné vers l’avenir, pour que le congrès soit celui de tous les syndiqués, de tous les salariés dans leur diversité.

Syndiqué, ou pas encore, abusez-en !Mêlez-vous des débats de notre 49e Congrès !

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CGT. « On ne naît pas syndicaliste »

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Enquête. CGT

La chercheuse Françoise Piolet a étudié pendant trois ans les structures et pratiques au sein de la CGT, en regard des objectifs affichés au précédent congrès.

Françoise Piotet est professeur de sociologie à l’université de Paris-I et auteur de la CGT et la recomposition syndicale (PUF, 2009).

Pourquoi l’objectif d’une syndicalisation massive est-il essentiel pour la CGT  ?

Françoise Piotet. La première raison évoquée régulièrement par Bernard Thibault est que la citoyenneté et l’émancipation des salariés passent par l’adhésion à un syndicat. Deuxièmement, le syndicalisme français a toujours été un syndicalisme de militants plus que d’adhérents. Mais il y a un moment où le nombre de militants ne garantit plus le renouvellement. La transmission de l’expertise n’est plus assurée. Cela touche le syndicalisme dans son ensemble. La troisième raison tient à la transformation du salariat qui est de plus en plus éduqué, travaille dans des établissements de plus en plus petits avec une atomisation des lieux de production. La proposition de la CGT de constituer des bases syndicales interprofessionnelles et des syndicats de site est bonne, mais il y a loin de l’idée à sa réalisation.

Pourquoi la CGT n’y arrive-t-elle pas  ?

Françoise Piotet. Je réponds avec prudence et sur la base de ce que nous avons rencontré dans notre étude et qui n’est pas forcément à généraliser. Il y a l’ostracisme patronal. Mais en plus les militants de la CGT se refusent pour la plupart à faire du prosélytisme. Il y a une sorte de code d’honneur  : le syndicat est au service de tous les salariés, on ne monnaye pas ses services pour faire des adhérents. Par contre, on repère parmi les salariés ceux qui sont capables de s’opposer au patron, de ne pas vivre le rapport de subordination comme une exploitation.

Qui adhère à la CGT  ?

Françoise Piotet. Plus qu’une idéologie, ceux qui adhèrent à la CGT ont une culture en commun, des parcours engagés. L’adhésion est très dépendante de la qualité du militant de l’entreprise. S’il y a un bon militant CGT, les gens adhèrent à la CGT, s’il y a un bon CFDT, les mêmes adhéreront à la CFDT. Enfin dernière raison  : à un moment donné, il y a une injustice qui devient inacceptable et déclenche l’adhésion. On ne naît pas syndicaliste, on le devient. Ce qui semble important, c’est la qualité de la représentation, c’est-à-dire la capacité de défendre les salariés contre les patrons et la capacité d’avoir une vision alternative, des projets.

Comment la CGT peut-elle surmonter les obstacles à la syndicalisation  ?

Françoise Piotet. Ce n’est pas aux chercheurs à dire ce que doivent faire les syndicalistes. Contrairement aux clichés, la CGT n’est pas un instrument, c’est une anarchie plus ou moins organisée. Chacun fait ce qu’il veut. C’est sa force parce que ça donne une très grande proximité et il n’y a pas de scission comme à la CFDT où la ligne descend du haut en bas et est appliquée. Mais c’est une faiblesse quand il s’agit de modifier les structures, par exemple. Problème supplémentaire  : la plupart des structures interprofessionnelles (unions locales et unions départementales) sont dirigées par des syndiqués du public. Or toutes les réformes structurelles et les efforts de syndicalisation engagés par la CGT, ça concerne le privé.

CGT. Pour Un syndicalisme d’adhérents

« Pour être en mesure de peser plus fortement sur les choix économiques 
et sociaux, il faut travailler à la construction d’un rapport de forces d’une tout autre dimension. Cela suppose de devenir un syndicat fortement présent 
et organisé dans les entreprises, petites et grandes, les services publics et 
la fonction publique, les localités et bassins d’emploi. Cela suppose de devenir un syndicalisme d’adhérents, reposant sur une vie syndicale active et démocratique permettant à chaque syndiqué d’être pleinement impliqué dans l’organisation, 
et à la CGT, de rayonner sur la plus grande partie du salariat pour devenir la grande force syndicale des salariés, celle dans laquelle ils se reconnaissent, avec laquelle ils et elles ont envie de s’investir pour transformer leur condition sociale et de vie. » (Extrait du document d’orientation pour le 49e congrès de la CGT).

Ils préparent un super-plan d’austérité

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Pour réduire les déficits qui ont explosé et les ramener coûte que coûte dans les normes du pacte de stabilité européen, les autorités françaises envisagent des coupes comme jamais dans les dépenses publiques et la Sécurité sociale.

Coupes dans les budgets publics et dans les prestations de la Sécurité sociale, suppression massive d’emplois de fonctionnaires. Sans le dire, c’est une super-purge que le gouvernement est en train de préparer aux Français. Confrontée à un endettement et à des déficits publics qui ont effectivement explosé, dépassant respectivement 80 % et 8 % du produit intérieur brut (PIB), contre 60 % et 3 % requis par le traité de Maastricht, la ministre des Finances, Christine Lagarde, a annoncé lundi, à l’issue d’une rencontre avec son homologue allemand, Wolfgang Schäuble, qu’elle entendait faire revenir la France dans la norme maastrictienne d’ici à 2013 en pratiquant, dit-elle, « un effort de réduction de plus de 1 % par an » à partir de 2011.

Le premier ministre François Fillon avait déjà évoqué la nécessité d’en passer par une telle « purge », tout en fixant cependant l’échéance à 2014. Depuis, Bruxelles, par le biais de Joaquin Almunia, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, a tancé la France, insistant sur la date de 2013 et soulignant que des marges existaient « du côté de la dépense ». Compte tenu que le déficit public français devrait être encore de 8,5 % l’an prochain, selon les prévisions du ministère des Finances lui-même, il n’est pas nécessaire d’être un mathématicien pour conclure qu’un retour à 3 % en 2013 signifierait une réduction de près de 2 % par an, bien supérieure donc encore au rythme de 1 % – déjà considérable – invoqué par Christine Lagarde. Nous avons calculé qu’il faudrait ponctionner les dépenses publiques d’au moins 40 milliards d’euros par an. D’où, sans doute, la nécessité, relevée récemment sans rire par le ministre du Budget, d’être « encore plus rapide dans la contrainte ». Et Éric Woerth de mettre les points sur les i  : « On doit continuer l’effort que nous faisons sur la masse salariale, c’est-à-dire sur la réduction du nombre de fonctionnaires. » Le propos a le mérite de la clarté  : on irait ainsi vers la suppression de dizaines de milliers de postes d’ingénieurs ou de techniciens de l’équipement, d’assistants sociaux, d’enseignants, etc. Une nouvelle « apuration » des comptes de la Sécurité sociale est également dans le collimateur du gouvernement.

Promouvoir à tout prix un euro fort

La démarche n’est pas seulement le reflet d’une volonté d’appliquer à la lettre les dogmes monétaristes qui régissent les pays de l’euro. Même si l’annonce, depuis Berlin, d’un surcroît de rigueur budgétaire à venir de la France ne doit naturellement rien au hasard, la première puissance économique de la zone euro faisant preuve d’une singulière détermination à faire respecter les règles du pacte de stabilité, destinées, on le sait, à promouvoir à tout prix un « euro fort », attrayant pour la place financière européenne. Et cela, en dépit des conséquences pour les exportations de la zone.

Mais la fébrilité constatée autour de la réduction des déficits tient aussi aujourd’hui à la crainte de plus en plus perceptible d’un krach de l’endettement public. Après les retentissantes faillites de l’Islande et de Dubai, des menaces se font jour en effet jusque dans la zone euro. En cause  : les politiques très coûteuses qui ont consisté partout à soigner les marchés financiers en les dopant aux amphétamines publiques. Du coup, les États membres les plus fragilisés comme la Grèce, qui affiche désormais un déficit de 12,7 % de son PIB, sont au bord de l’asphyxie. Selon un parallèle très édifiant, ce sont les collectivités territoriales que l’on s’apprête à ponctionner avec le plus d’empressement en France et en Allemagne. Régions et départements de ce côté-ci du Rhin, Länder et communes de l’autre doivent être soumis au régime sec. Leurs rentrées fiscales vont être pareillement ponctionnées (réforme de la taxe professionnelle en France, baisses d’impôts pour les entreprises en Allemagne). Avec des conséquences désastreuses sur le plan social, qui ne seront pas sans effets pervers sur la croissance et l’emploi, qu’elles risquent de plomber pour une longue période. Ces « purges » reviennent plus que jamais à présenter la super-addition de la crise aux populations. Un choix qui n’est naturellement pas sans rapport avec celui des surenchères populistes que pratique Nicolas Sarkozy.

Ambroise Croizat le bâtisseur de la Sécurité sociale

  • ambroisecroisat.jpgUn slogan brûlant d’actualité à l’heure du détricotage des acquis et qui sonne comme un hommage à un parcours qui a fait du « bâtisseur de la Sécurité sociale », l’un de ceux qui ont forgé la dignité de notre identité sociale.

    .Ambroise Croizat

    Ambroise Croizat le bâtisseur de la Sécurité sociale

    Ouvrier métallurgiste à treize ans, député communiste du Front populaire, il participe à l’élaboration, dans la clandestinité, du programme du Conseil national de la résistance qui débouche, à la libération, alors qu’il est ministre du Travail, sur la création de la Sécurité sociale. La ville de Paris lui rend hommage, mardi, en inaugurant une place à son nom.

    « Jamais nous ne tolérerons qu’un seul des avantages de la sécurité sociale soit mis en péril. Nous défendrons à en perdre la vie et avec la plus grande énergie cette loi humaine et de progrès. » Cette phrase, prononcée par Ambroise Croizat lors de son dernier discours à l’Assemblée nationale, le 24 octobre 1950, sera mardi le fil rouge de l’inauguration de la place qui est lui est enfin dévolue au cœur de Paris  [1] Un slogan brûlant d’actualité à l’heure du détricotage des acquis et qui sonne comme un hommage à un parcours qui a fait du « bâtisseur de la Sécurité sociale », l’un de ceux qui ont forgé la dignité de notre identité sociale. Il faut rappeler ce chemin entamé un 28 janvier 1901, dans l’éclat des fours de Savoie ou son père, Antoine, est manœuvre. En cette aurore du siècle, dans la cité ouvrière de Notre-Dame-de-Briançon, on vit la misère qui court les pages de Germinal. Pas de Sécurité sociale, pas de retraite. L’espoir, c’est le père d’Ambroise qui l’incarne. Fondateur du syndicat CGT, il lance la première grève pour une protection sociale de dignité. Il l’obtient mais de vieilles revanches l’invitent à s’embaucher ailleurs. 1907. Ugine, autre grève, errance obligée vers Lyon. C’est là qu’Ambroise prend le relais du père. Á treize ans, il est ajusteur. Derrière l’établi, les mots du père fécondent : « Ne plie pas, petit. Le siècle s’ouvre… » Ambroise adhère à la CGT. Á dix-sept ans, il anime les grèves de la métallurgie. Reste à faire le pas. Celui de Tours, ou il entre au PCF. « On le voyait partout, dit un témoin, devant les usines, au cœur d’une assemblée paysanne. Proche du peuple d’ou il venait. »

    Antimilitarisme, anticolonialisme tissent les chemins du jeune communiste. 1927. Il est secrétaire de la fédération des métaux CGTU. « Militant ambulant », un baluchon de Vie ouvrière à vendre pour tout salaire. Commence un périple ou il anime les révoltes de Marseille et du Nord, tandis que sur le terreau de la crise germe le fascisme. « S’unir, disait-il, pas unis, pas d’acquis ! » Ces mots, il les laisse au cœur des luttes ou se dessinent les espérances du Front populaire. En 1936, Ambroise est élu député du PCF dans le 14e arrondissement. Il impose la loi sur les conventions collectives. Présent à Matignon, il donne aux accords du même nom, la couleur des congés payés et de la semaine de quarante heures. Vient l’année noire, 1939. Arrêté le 7 octobre avec trente-cinq autres députés communistes, il est incarcéré à la Santé. Fers aux pieds, il traverse quatorze prisons avant de subir les horreurs du bagne d’Alger. Libéré en février 1943, il est nommé par la CGT clandestine à la commission consultative du gouvernement provisoire autour du général de Gaulle. Là, mûrissent les rêves du La pl&ace Ambrouse Croizat se situe dans le 14è arrondissement de Paris, Conseil national de la résistance (CNR). La Sécurité sociale, bien sûr, dont le postulat colore le programme de mars 1944 : « Nous, combattants de l’ombre, exigeons la mise en place d’un plan complet de sécurité sociale vivant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence dans tous les cas ou ils sont incapables de se le procurer par le travail avec gestion par les intéressés et l’État. » Á la tête d’une commission de résistants, Ambroise trace dès l’été 1943 les moutures de ce qui va devenir l’un des systèmes sociaux les plus enviés au monde. « Dans une France libérée, nous libérerons le peuple des angoisses du lendemain ! » écrit-il le 14 janvier 1944. C’est cette réflexion collective, mûrie par François Billoux, ministre de la Santé, qui aboutit à l’ordonnance d’octobre 1945. Le texte écrit, reste à bâtir. Le chantier débute en novembre 1945, quand il est nommé au ministère du Travail. Centre trente-huit caisses sont édifiées en deux ans sous sa maîtrise d’œuvre par un peuple anonyme après le travail ou sur le temps des congés. P. Laroque, technicien chargé de la mise en place du régime, déclarait en 1947 : « En dix mois et malgré les oppositions, a été construite cette structure solidaire alors que les Anglais n’ont pu mettre en application le plan Beveridge, qui date de 1942, qu’en 1948. Il faut dire l’appui irremplaçable d’Ambroise Croizat. Son entière confiance manifestée aux hommes de terrain est à l’origine d’un succès aussi remarquable. » Rappelons combien le rapport de forces de l’époque permit la naissance de l’institution : un PCF à 29 % ; 5 millions d’adhérents à la CGT, qui a joué un rôle fondateur ; une classe ouvrière grandie par l’héroïsme de sa résistance. Là ne s’arrête pas l’héritage. Ambroise laisse à l’agenda du siècle ses plus belles conquêtes : la généralisation des retraites, des prestations familiales uniques au monde, les comités d’entreprise, la médecine du travail, les statuts des mineurs et des électriciens et gaziers (cosignés avec M. Paul), la prévention dans l’entreprise, la reconnaissance des maladies professionnelles… « Jamais nous ne tolérerons que soit rogné un seul des avantages de la Sécurité sociale… » Un cri répété demain, place Ambroise Croizat, pour que la Sécurité sociale ne soit pas une coquille vide livrée au privé mais demeure ce qu’Ambroise a toujours voulu qu’elle soit : un vrai lieu de solidarité, un rempart contre le rejet et l’exclusion. Ambroise meurt en février 1951. Ils étaient un million à l’accompagner au Père-Lachaise. Le peuple de France, « celui à qui il avait donné le goût de la dignité », écrivait Jean-Pierre Chabrol.

    Michel Etiévent (*)

    (*) Auteur d’Ambroise Croizat ou l’invention sociale et de Marcel Paul, images6.jpgAmbroise Croizat, chemins croisés d’innovation sociale. Livres disponibles auprès de l’auteur, 520 avenue des Thermes, 73600 Salins-les-Thermes (25 euros l’un + 5 euros de port l’unité).

    adieu démocratie!

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    statuts des syndicats
ou brûlots antirépublicains  ?

    La fédération SUD PTT affirme « inscrire son action dans une double continuité, celle définie en 1906 par la CGT dans la charte d’Amiens (…) et celle du projet de socialisme autogestionnaire porté par la CFDT dans les années 1970 ». FO se prononce, elle, « pour la disparition du salariat et du patronat ». La CFDT « combat toutes les formes de capitalisme ». Et la CGT « agit pour une société libérée de l’exploitation capitaliste ». Autant de scandales au regard des « valeurs républicaines », n’est-ce pas  ?

    Quand l’UMP exige une allégeance 
à la propriété privée

    Pour les signataires de la position commune sur la représentativité, le critère lié au « respect des valeurs républicaines » devait permettre d’interdire les organisations liées au FN.

    Dans le cadre de la position commune approuvée, au printemps 2008, par la CGT, la CFDT, le Medef et la CGPME, la notion du « respect des valeurs républicaines » était bien définie  : « Le respect des valeurs républicaines implique le respect de la liberté d’opinion, politique, philosophique ou religieuse, ainsi que le refus de toute discrimination, de tout intégrisme et de toute intolérance. » Dans l’esprit des syndicats, il s’agissait en réalité de prolonger la jurisprudence permettant, sur la base d’un arrêt du 10 avril 1998 de la chambre mixte de la cour de cassation, la dissolution des « syndicats » liés au Front national « prônant des distinctions fondées sur la race, la couleur, l’ascendance, l’origine sociale ou ethnique ». Voilà ce que sont, aux yeux des signataires de la position commune sur la représentativité, les « valeurs républicaines » exigibles pour les syndicats…

    Le problème, c’est que, lors de la transposition législative de l’accord, les parlementaires UMP et le gouvernement ont obstinément refusé d’adopter les précisions manifestement indispensables, au vu de la procédure engagée aujourd’hui par la direction de SFR. Tous les amendements présentés par le PCF et les Verts sur ce point spécifique de la loi ont été retoqués. « Il ne me semble pas opportun de réduire la notion de “respect des valeurs républicaines” à l’inventaire dressé dans ces amendements, avait expliqué en séance Jean-Frédéric Poisson, rapporteur UMP du projet de loi sur la représentativité. La Déclaration des droits de l’homme ne fait-elle pas aussi référence à la résistance à l’oppression et au respect de la propriété privée  ? La définition que vous proposez n’est pas contestable sur le fond, mais elle est limitative. » C’est dans cette brèche que s’engouffre SFR aujourd’hui et où d’autres directions d’entreprise pourraient être tentées de la suivre demain. Responsable du pôle juridique à Solidaires, Thierry Renard dénonce ce flou entretenu volontairement. « Il y a là un risque de normalisation citoyenniste des syndicats  : on établit des délits d’opinion et on essaie, au fond, d’effacer les prétentions de transformation sociale des organisations syndicales. »

    Accélération de la hausse du chômage

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    http://filpaccgtpapeteriederouen.unblog.fr/2009/11/21/vers-les-10-de-chomeurs-en-france/  article du 21 novembre en lien.

    En octobre, le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 52 400 personnes.

    L’augmentation du nombre d’inscrits à Pôle emploi, en France métropolitaine, a été deux fois plus importante en octobre qu’en septembre, selon les dernières statistiques publiées hier par Bercy. Au mois dernier, 52 400 personnes supplémentaires se sont inscrites au chômage (+ 2 %), en catégorie A (sans activité dans le mois), alors que pour septembre, ce chiffre était de 21 600 individus. Le rythme d’augmentation retrouve son niveau d’avril (+ 58 500 personnes), alors que l’été a connu une relative accalmie dans l’ampleur de la désoccupation. En octobre, le nombre total d’inscrits en catégorie A s’élève à 2 627 300 personnes. En prenant en compte les chômeurs ayant eu un travail dans le mois (catégories B et C), ce chiffre passe à 3 788 200 personnes. En incluant les DOM, le nombre de chômeurs passe la barre des quatre millions  : 4 019 700.

    Mercredi, le secrétaire d’État à l’Emploi, Laurent Wauquiez, avait préparé le terrain en prévoyant de « nouveaux mois difficiles » sur le front du chômage en 2010. Ces difficultés appelant, selon lui, des « mesures plus offensives » sur l’emploi, notamment la « montée en puissance des emplois verts, pour faire en sorte que dans les petites entreprises, qui redémarreront les premières, on puisse aussi accélérer les embauches ». Vers de nouvelles aides aux entreprises, donc. Dans l’opposition, le député socialiste Gaëtan Gorce a accusé hier le gouvernement de « manifestement ne pas prendre pas la mesure de la crise sociale qui est devant nous », à savoir « des centaines de milliers d’anciens salariés » qui « dans les prochains mois, vont voir leur situation financière plonger ». Selon lui, le gouvernement « commet une lourde faute d’appréciation » en « tablant sur la perspective prochaine d’une reprise de l’activité économique » pour redresser l’emploi.

    La négociation doit s’ouvrir sans délai avec les organisations syndicales

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    Représentativité dans les TPE

    mercredi 25 novembre 2009

    Le groupe de travail patronat-syndicats censé préparer la négociation sur la représentativité syndicale dans les très petites entreprises devait se réunir aujourd’hui. Le MEDEF a annulé unilatéralement ce rendez-vous et demande un délai supplémentaire de 15 jours pour annoncer s’il est ou non en mesure d’ouvrir une telle négociation.

    Lors du point de presse mensuel du MEDEF du 17 novembre, Laurence Parisot avait déjà déclaré que ce sujet n’était pas une priorité pour le patronat, ajoutant qu’il relevait essentiellement des secteurs des professions libérales et concernait donc peu les entreprises.

    Cette position est méprisante à l’égard plusieurs millions de salariés qui, exerçant dans des entreprises de faible effectif, sont dépourvus de tout droit d’information et de consultation collective dans les domaines économiques et sociaux et sont privés de tout accès aux activités socio-culturelles dont bénéficient les salariés des grandes entreprises.

    Elle confirme et souligne à quel point le système français de représentativité patronale est à bout de souffle. Les très petites entreprises se répartissent majoritairement sur l’artisanat, les professions libérales, les associations, autant de secteurs dont les employeurs ne sont pas la préoccupation du MEDEF et de la CGPME. Il serait inadmissible que ces deux organisations patronales soient en situation de bloquer l’indispensable avancée du dossier.

    La négociation nationale interprofessionnelle qui, aux termes de la loi du 20 août 2008, devait se conclure avant la fin du mois de juin dernier, doit désormais s’ouvrir sans délai avec les organisations qui n’y sont pas hostiles. L’UPA s’est déjà déclarée prête à le faire. Les organisations d’employeurs de l’économie sociale, comme l’USGERES, et des professions libérales, comme l’UNAPL, doivent pouvoir y participer.

    À défaut de l’ouverture de cette négociation, la CGT demandera aux pouvoirs publics de préparer le projet de loi en organisant la consultation des confédérations syndicales représentatives et des syndicats des employeurs des très petites entreprises.

    Pour la CGT, il s’agit avant tout de répondre aux besoins de droits sociaux, économiques et démocratiques de plus de 4 millions de salariés qui en sont aujourd’hui dépourvus.

    Montreuil, le 25 novembre 2009

    Négociation « seniors »

    Négociation « seniors »  Les directions d’entreprises sont affolées devant l’éventuelle sanction financière de 1% de la masse salariale si aucun accord n’a été conclu concernant le traitement « social » de l’emploi des salariés âgés de plus de 45 ans.  Pour la première fois, un gouvernement menace de sanctions financières des employeurs si ces  derniers n’ont pas trouvés un accord avec les syndicats sur une problématique particulière. Mais le texte laisse tout de même une échappatoire à nos chers patrons, la possibilité de recourir  à un plan d’action (téléchargement sur le site du gouvernement en partie) à défaut d’accord. Nous y reviendrons par la suite.  Pourquoi une telle négociation ? La question de l’emploi des salariés de plus de 50 ans est une véritable problématique en Europe.  Leur taux d’emploi dépasse difficilement les 50%, en France 38%, et le traitement social des autres salariés privés d’emploi reste à la charge des collectivités. Dans le même temps, la volonté de l’Europe libérale ou sociale-démocrate de revenir sur le concept du droit à la retraite vient se heurter à la réalité sociale des quinquas et plus, donc à leur exclusion du marché du travail. Tout ceci est la conséquence des différents traités européens, celui ou Messieurs Jospin et Chirac entérinent en 2000, la fin des  systèmes de retraite à 60 ans pour passer l’âge à 65 ans, puis d’autres aujourd’hui le passe allègrement  à 70 ans, voire jusqu’à ce que mort s’en suive. Le dossier des retraites est bien entendu corrélé à la négociation « senior » !  Devant l’absence de résultats du « plan national d’actions concertées pour l’emploi des séniors de  2006-2010 » issu d’un Accord National Interprofessionnel que la CGT n’avait pas signé, le gouvernement passe la vitesse supérieure en publiant un décret en Mai et une circulaire cet été. C’est le moment de mettre l’accent sur la reconnaissance des métiers pénibles et d’en demander réparation par la mise en place de départs anticipés à la retraite payés par des cotisations patronales. Quelles sont les thématiques abordées et quel contenu y mettre ? Le décret du 20 mai oblige les entreprises de plus de 50 salariés non couvertes par un accord de branche étendu, celles de 300 salariés et plus y compris celles couvertes par un accord de branche étendu à :  · Etablir un objectif chiffré de maintien dans l’emploi des salariés de 55 ans et plus et/ou de recrutement des salariés âgés de 50 ans et plus. · Adopter au minimum 3 des 6 dispositions pour atteindre les objectifs cités ci-dessus à savoir : _ Recrutement des salariés âgés dans l’entreprise _ Anticipation et évolution des carrières professionnelles _ Développement des compétences et des qualifications et accès à la formation _ Amélioration des conditions de travail et prévention des situations de pénibilité _ Aménagement des fins de carrière _ Transmission des savoirs et des compétences et développement du tutorat. Les modalités de suivi des accords et de réalisation des objectifs sont laissées à la libre appréciation des acteurs. Pour nous, il s’agit d’un point important de l’accord qui doit permettre de renforcer le rôle  et l’intervention des IRP sur les politiques et stratégies d’emplois dans les entreprises.  Petit mémo : n’oubliez pas que les accords doivent répondre aux obligations de la Loi du 20 Aout  2008 sur la représentativité syndicale.  A défaut d’accord, le patron peut toujours avoir recours à un plan d’action (substitut d’un accord)  mais ce dernier doit être validé par les services des préfets de région, dans le trimestre après l’information des IRP.                                                                                 Les organisations syndicales ont, dans ce cadre, leur rôle à jouer pour dénoncer auprès des services concernés, les méthodes de négociation, le fond de l’accord et ainsi tenter d’empêcher la possible validation.  Les 2 dispositions surlignées en rouge sont pour la CGT celles sur lesquelles notre intervention  syndicale doit être la plus développée. Le thème   « Amélioration des conditions de travail et prévention des situations de pénibilité » permet d’aborder bien entendu les questions de « réparation » pour celles et ceux qui ont subi des situations de travail pénible (double peine), mais aussi de travailler à des   diagnostics identifiants les situations détériorant la santé des salariés, par le travail des CHS-CT, médecine du travail, ergonome. A partir de ces diagnostics, les collectifs de travail doivent contribuer à modifier les organisations de travail et conditions dans le cadre de la prévention. Le thème   « Développement des compétences et des qualifications et accès à la formation » permet lui de nous réapproprier les problématiques de formation professionnelle comme clé de voute d’une sécurité sociale professionnelle, d’aborder les enjeux sur l’emploi.  Notre démarche revendicative est à déployer en grand pour faire que ces accords soient largement  débattus avec les salariés. Cela prépare les batailles de l’emploi, des retraites, de la reconnaissance des qualifications que nous sommes en train de mener et qu’y trouvera son point d’orgue l’année prochaine. Dans les entreprises où subsistent encore des plans de départs anticipés à la retraite pour certaines catégories de salariés (Presse quotidienne par exemple), n’est-ce pas un formidable moyen de s’adresser aux autres salariés présents dans l’entreprise et leur proposer de réfléchir et d’agir sur ces enjeux. Cette négociation doit être le moyen de renforcer notre audience, voire notre implantation dans  des secteurs, des catégories de salariés qui nous sont aujourd’hui « interdits ».

    Emploi des seniors; à quoi sert la pénalité

        

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    Par Annie Jolivet, économiste à l’Ires, chercheuse associée au Creapt.

    Au 1er janvier 2010, entre en vigueur la pénalité 
due par les entreprises et certains établissements publics en cas de non-respect de l’obligation 
de négocier sur l’emploi des seniors. Quel sens donner 
à cette obligation  ? Quelle efficacité en attendre  ? Cette obligation peut sembler décalée, voire inopportune 
au vu de la conjoncture actuelle. Penser les moyens 
de maintenir les 55-64 ans dans l’emploi n’a guère 
de sens lorsque la survie même de l’entreprise 
est incertaine ou menacée. De plus, les ajustements d’effectifs qui ont pu avoir lieu depuis le début 
de la crise, à l’automne 2008, ont déjà en partie concerné les salariés plus âgés. Dans plusieurs branches ou certaines entreprises, il existe encore, en 2009, des possibilités 
de départs anticipés liés à des accords Cats, 
soit à des accords de branche dérogatoires sur la mise 
à la retraite, soit enfin à des préretraites d’entreprise.

    Cependant, cette obligation de négocier doit être replacée dans son contexte. Elle est une nouvelle étape 
dans le processus engagé depuis la loi sur la réforme 
des retraites d’août 2003. Lors des discussions préalables, en particulier au sein du conseil d’orientation des retraites, un consensus avait émergé autour de l’idée d’un maintien des salariés plus âgés jusqu’à la retraite, avant d’envisager un recul de l’âge de la retraite. Il s’agissait alors, d’une part, de contribuer au financement des régimes de retraite ; d’autre part, de favoriser une durée de cotisation suffisante pour une retraite à taux plein. Différentes mesures ont été prises dans ce sens depuis 2003, avec des atermoiements dans le cas du recul de l’âge de la mise à la retraite 
à l’initiative de l’employeur. Force est de constater que le maintien dans l’emploi 
des seniors reste insuffisant. Le taux d’emploi des 
55-64 ans reste assez faible en France (38,3 % en 2008), comparé à la moyenne des 27 pays de l’Union européenne (45,6 %). L’Allemagne, par exemple, atteint 53,8 %. 
La très légère hausse de ce taux depuis 2003 (1,3 point) ne révèle pas de modification des comportements. 
La pénalité et l’obligation de négocier traduisent 
donc la volonté de contraindre plus directement et plus fortement les entreprises à agir sur cette question.

    Rappelons par ailleurs que les licenciements 
ou départs de salariés âgés ne se traduisent pas 
par un rajeunissement des effectifs de l’entreprise. 
Les salariés qui restent continuent à avancer en âge 
et les enjeux de prévention de l’usure professionnelle, de formation continue, de transfert des compétences restent posés. La menace d’une pénalité pousse effectivement les employeurs à la négociation. Beaucoup le font dans l’urgence. Certaines branches ont pris le relais et ont négocié ou négocient un accord qui permet de couvrir 
les entreprises employant de 50 à moins de 300 salariés.

    La négociation dans l’urgence n’offre évidemment pas
 les meilleures conditions pour aboutir à un accord mettant en place de réelles actions. L’obligation de négocier n’est, 
en effet, qu’une obligation de moyens. Les entreprises doivent fixer des objectifs chiffrés et définir des actions 
sur au moins trois des six thèmes cités par le décret 
de mai 2009. Aucune sanction n’est prévue si ces objectifs chiffrés ne sont pas atteints. Les services de l’État n’ont que trois mois pour valider un accord  : c’est court pour l’analyser, compte tenu du nombre d’accords signés fin 2009. 
Or, l’absence de réponse vaut accord. L’appréciation 
risque donc de se limiter à des exigences de procédure 
et de ne pas porter sur le contenu. Il est alors probable 
que de nombreux accords seront purement formels.

    Cependant, l’obligation de négociation peut permettre d’engager un processus de réflexion et d’action, 
si la négociation s’appuie sur un diagnostic fin, sur un bilan des actions ou des pratiques dans l’entreprise, 
et si ce processus s’inscrit dans la durée.

    Vers les 10% de chômeurs en France

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    L’OCDE prévoit une croissance trop lente pour enrayer la hausse du chômage.

    « Nous avons arrêté l’hémorragie de destructions d’emplois, il faut rentrer le plus vite possible en convalescence, puis créer suffisamment d’emplois pour faire baisser le chômage. » L’optimisme dont faisait preuve mardi dernier Laurent Wauqiez, secrétaire d’État à l’emploi, vient d’être douché par les prévisions de l’Organisation pour la coopération et le développement économique. La douche est plutôt glaciale puisque l’OCDE estime que « la croissance française ne sera pas suffisamment élevée pour stabiliser l’emploi, et la hausse du taux de chômage pourrait bien ne pas s’achever avant le début de 2011 ». Si l’OCDE prévoit « une reprise » de la croissance dans le club des 30 pays les plus développés du monde, celle-ci devrait, selon l’organisation, rester « modeste ». Les États-Unis verraient leur PIB progresser de 2,5 % en 2010 et 2,8 % en 2011 et la zone euro de façon plus modeste (0,9 % en 2010 et 1,7 % en 2011). Le taux de chômage dans l’OCDE devrait encore grimper l’an prochain pour atteindre les 9 % de la population active. « À la fin de 2010, le total des sans-emploi aura augmenté de près de 21 millions de personnes par rapport à la fin 2007. »

    L’organisation s’inquiète des conséquences de cette hausse du chômage sur le moral des ménages et sur leur niveau de consommation. Pour la France, l’OCDE prévoit que le taux de chômage devrait atteindre 10 % de la population active en 2010 contre 9,1 % en 2009. Mais les principales préconisations de l’OCDE consistent à enrayer, par « des mesures radicales », la dégradation des finances publiques.

    Réforme des Institutions représentatives du personnel (IRP)

     

    Les syndicats prennent l’initiative

    Dans le cadre du projet d’ouverture de négociations avec le Medef sur la réforme des instances représentatives du personnel, mi-décembre, les syndicats ont pris l’initiative commune de proposer au patronat “une méthode” de discussion.

    La réforme des instances du personnel (comités d’entreprise, délégués du personnel, comité d’hygiène et de sécurité), la gouvernance des entreprises (y compris la stratégie économique et les politiques de rémunérations) et l’instauration d’un parcours professionnel des militants syndicaux sont concernés par ces pourparlers.

    Pour Michel Donnedu, de la CGT, cette « vision commune des IRP et de leur avenir » sera l’occasion « d’introduire des revendications de droits nouveaux » tels qu’un élargissement du droit d’alerte du CE à la souffrance au travail, l’enjeu majeur de ces négociations étant « la place des collectifs de travail dans la prise de décision des entreprises ».

    « SONNEZ TROMPETTES, RÉSONNEZ MUSETTES… »

    21.jpgS’il faut en croire le gouvernement, nous serions tirés d’affaire comme en témoigne l’augmentation du produit intérieur brut de 0,3 % au troisième trimestre, comme au deuxième trimestre 2009. Christine Lagarde est béate et nous promet une fin 2009 sur les « chapeaux de roues ».
    Les communiqués victorieux et les satisfecit à bon compte de Nicolas Sarkozy et de ses zélateurs n’ont d’autre but que de valider le cap suivi depuis le début de la
    crise et accréditer l’idée qu’il n’y aurait pas besoin de changer de politique gouvernementale ou de mode de gestion des entreprises. Faire croire que tout a changé, pour que rien ne change et que tout recommence…
    Voilà bien des discours découplés de la réalité vécue par des dizaines de milliers de salariés qui ont perdu leur emploi au troisième trimestre, comme pour des centaines de milliers de salariés qui se trouvent au chômage depuis un an, de même que pour les salariés et les retraités qui souffrent de la baisse du pouvoir d’achat. Pour tous, la reprise, quand elle viendra, se mesurera à l’aune des emplois et des salaires. Par ailleurs, tempèrent les experts, la consommation des ménages, traditionnel moteur de la croissance, a stagné au troisième trimestre
    tandis que l'investissement a continué à reculer    (- 0,7%pour les entreprises, - 2,9 % pour les ménages). Les chiffres de l’Insee confirment comme au trimestre précédent, que la croissance économique en France s’explique par la hausse des exportations. Si rien ne change d’ici la fin de l’année, on aura en 2009 une décroissance de 2,5 %, avec une forte baisse de 7% de l’investissement
    des entreprises et un demi million d’emplois supprimés dans les secteurs marchands non agricoles.
    Tout laisse penser, pour Éric Heyer (OFCE), que les entreprises vont « continuer à ajuster leurs effectifs » à la baisse pour s'adapter à l'activité, regagner en productivité et restaurer leurs marges ce qui crée les conditions d'« une reprise sans création d'emplois ». A l'image de PSA Peugeot Citroën qui a annoncé jeudi que la suppression de 10% des effectifs du groupe en France, soit 6 000 postes, était nécessaire d'ici à 2012 pour améliorer sa productivité. Grâce à l’injection des milliards d’euros d’argent public, les difficultés ont été de courte durée
    pour les secteurs financiers qui affichent des bénéfices considérables et s’apprêtent à distribuer des dividendes importants aux actionnaires… Toujours mutualiser les pertes et privatiser les profits.
    Dans un communiqué du 10 novembre, la CGT rappelle que  « la crise en cours résulte des années de récession sociale».  Une vraie reprise appelle d’autres choix permettant de revaloriser le travail, promouvoir l’emploi stable et bien rémunéré, d’accroître l’investissement productif.
    Les moyens de cette politique existent : il faut mobiliser autrement le système financier et les fonds disponibles au service de l’emploi, de la formation et de l’investissement productif. Mais il faut aussi promouvoir « une autre conception de la démocratie dans laquelle grâce à l’intervention des salariés et citoyens, les choix politiques et de gestion seront fondés prioritairement sur la satisfaction des besoins humains fondamentaux, estime la CGT. Cela implique enfin de reconnaître aux salariés et leurs représentants de nouveaux droits d’intervention
    sur les choix stratégiques des entreprises.»

    Sarkozy exalte « travail et famille »

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    Le chef de l’État a multiplié, les allusions à l’Ancien Régime et au christianisme pour livrer sa vision de « l’identité nationale ».

    Nicolas Sarkozy a détaillé, à la Chapelle-en-Vercors (Drôme), une vision aussi contestable qu’inquiétante de la République, passée au crible de ses injonctions sur « l’identité nationale française ». « La République, c’est l’autorité de l’État, l’égalité des chances, le mérite, le travail », a-t-il lancé, en fustigeant « l’égalitarisme ». Avec des accents dignes du procès de Riom de 1942, intenté par les vichystes à Léon Blum et aux républicains, le président de la République a présenté les 35 heures comme une « erreur tragique » entérinant le « renoncement à la valeur du travail ». Il a ensuite exalté « le travail et la famille » pour défendre la suppression des droits de succession et l’instauration du bouclier fiscal. Chômeurs et autres « assistés » ont été violemment pris pour cible, dans le même temps, par le chef de l’État, qui entend opposer « celui qui fait son travail » et « celui qui ne fait rien ».
Curieuse vision de la République, aussi, lorsque l’hôte de l’Élysée a exalté ce que celle-ci devrait, selon lui, « à l’Ancien Régime ».

    Fidèle à sa stratégie de réécriture et de manipulation de l’histoire, Nicolas Sarkozy a vilipendé « l’expérience sanglante de la Terreur », mais glorifié « le rêve capétien réalisé » de l’unité de la France. Avant d’appeler à « vibrer avec le sacre de Reims » des rois de France. Dans une envolée antilaïque, il a ensuite assuré qu’il n’y avait « pas un seul libre penseur, pas un franc-maçon, pas un athée qui ne se sente, au fond de lui, héritier de la chrétienté ». Confondant « l’identité nationale » avec « les cathédrales, les clochers d’église », il a décrété  : « Être français est un honneur, il nous appartient à tous de le mériter. » Paraphrase limpide d’un slogan du FN.

    Papeteries de Malaucène.REPRISE DES PAPETERIES BIOSYNTEC

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     Notion Invets avait donné jusqu'au 1er octobre pour que Schweizer-Mauduit rende sa réponse pour sa proposition d'achat des Papeteries de Malaucène.

    Biosyntec avait déposé une offre valable jusqu'au 5 octobre. Les délais sont tous deux dépassés et pourtant, les deux sociétés restent positionnées, ou du moins, elles sont toutes en lice pour cette reprise.

    Si elles sont dans l'attente d'une décision de la direction de la société américaine, l'inquiétude est grandissante parmi les salariés.

    Le site ne fonctionne plus ou quasiment plus, les machines sont arrêtées après maintenance et les portes sont prêtes à être verrouillées. Rien de très réjouissant pour les 207 personnes qui vont attaquer dès le 1er novembre le plan de sauvegarde de l'emploi acté entre le comité d'entreprise et l'entreprise. Quatre employés seulement sont partis pour avoir retrouvé un emploi. Et encore ils disent qu'ils ont dû faire le forcing pour obtenir le quitus légal du droit au départ. Une enveloppe de 19 millions d'euros est consacrée pour aider au départ des 211 salariés inscrits au PSE.

    Le PSE représente 18 mois de bénéfices pour Schweitzer-Mauduit

     

    « Ça représente 18 mois de bénéfices pour le groupe Schweitzer-Mauduit. Depuis le début, nous affirmons que la fermeture des Papeteries de Malaucène est vitale pour la survie du groupe. De toute façon sur le repreneur, le comité d'entreprise sera consulté et il donnera son avis », commente Yves Mothay, directeur des ressources humaines, qui a négocié le PSE. Nul doute qu'après de constat, le papetier américain préférerait faire l'économie de ce PSE.

    Si la société dit haut et clair que son seul objet est de permettre aux salariés de conserver leur emploi, ceux-ci se posent toutefois des questions. Et plus particulièrement sur Motion Invest qui a reformulé sa proposition initiale.

    Une première proposition jugée par trop scabreuse, voire utopique par les syndicats : « Ils font de l'informatique et ils veulent garder tout le monde plus remettre en route la machine à papier. Pour moi c'est une société écran et elle est juste là pour faire faire des économies à Schweitzer-Mauduit. Une fois encore ce sera le contribuable qui va payer » explique Thierry Georges de l'union locale de la CGT.

    Un sentiment que partage aussi Iman Emami, PDG du groupe Biosyntec, pour qui l'affaire est pliée et son entreprise écartée.

    Mais toutefois, il ne désarme pas demandant à cor et à cri une réunion au ministère de l'Industrie pour que tout se joue dans la transparence : « C'est un bel outil qu'il serait dommage de le voir disparaître. Il existe des formes différentes pour faire des affaires. Notre projet, à condition que l'Etat nous prête l'argent de l'investissement, permet de maintenir 169 emplois mais surtout permet des perceptive pour la région. Mais je n'y crois plus. »

    Bruno ALBERRO

    Accidents du travail …… Ils ont osé les fiscaliser !

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     L'Assemblée nationale a voté vendredi 13 novembre, par 57 voix contre 25, la fiscalisation des indemnités journalièresSécurité sociale pour les accidents du travail dans le cadre du projet de budget pour 2010.

    A l'origine de l'amendement, Jean-François Copé et Gillez Carrez (UMP) ont parlé “d'une mesure d'équité” pour “corriger une anomalie fiscale“, rappelant que d'autres indemnités journalières (maternité, maladie) étaient déjà soumises à l'impôt sur le revenu. “Il s'agit bien d'équité, c'est le bon terme”, a ajouté le ministre du Budget, Eric Woerth, en donnant un avis favorable du gouvernement à l'amendement UMP. “Je ne vois pas pourquoi toutes les indemnités sont fiscalisées et pas celle-ci. C'est bien un revenu de remplacement du travail“.

    Parler d'équité, c'est de la provocation.

    Il y a 73 milliards de niches fiscales et, la priorité (de la droite), c'est la fiscalisation des indemnités journalières pour accidents de travail!”, a tonné Henri Emmanuelli.

    Le PS a aussi rappelé le faible bénéfice attendu de la mesure : 150 millions d'euros.
    L'amendement UMP n'a pas non plus “convaincu” le Nouveau centre (NC, partenaire de l'UMP dans la majorité) : “Les indemnités journalières pour accidents du travail sont des niches involontaires pour des personnes qui ont le droit à des réparations”, a souligné Philippe Vigier.

    Concrètement, la mesure, qui doit encore être votée par le Sénat, s'appliquera aux indemnités journalières touchées en 2010 (et donc imposées en 2011).

    Non, la crise n’est pas terminée

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    Monde du travail

    Le produit intérieur brut aurait augmenté de 0,3 % au troisième trimestre, comme au deuxième trimestre 2009.

    S’appuyant sur ces chiffres, gouvernement et patronat annoncent que la sortie de crise est en vue. Ils veulent ainsi accréditer l’idée qu’il n’y aurait pas besoin de changer de politique, qu’il s’agisse des choix du gouvernement ou de la gestion des entreprises. Circuler, rien à voir !

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    C’était donc ça, l’identité nationale ? A propos de la campagne contre Marie Ndiaye, Prix Goncourt 2009.

    arton13391d716.jpgC’était donc ça, l’identité nationale ?

    A propos de la campagne contre Marie Ndiaye, Prix Goncourt 2009.

    La Filpac CGT, dont le champ de compétences s’étend à l’édition, ne peut rester indifférente à la violente agression dont le prix Goncourt 2009 Marie Ndyaie est victime.

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    Conférence de l’ONU sur le climat du 7 au 18 décembre 2009

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    Partir plus tôt, c’est bon pour la santé

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    Financement de la Sécurité sociale : le gouvernement déroule le tapis rouge au privé

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    Bolkenstein, le retour

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    Reprise de la Papeterie du Doubs par un cartonnier belge

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    Détournement de fonds public encouragé

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    L’étude de marché de la dernière chance pour les papeteries Étienne

    Publié le jeudi 5 novembre 2009 à 13H22

    Les salariés mettent en avant leur savoir-faire et le côté écologique de leur entreprise

    Le délégué CGT des papeteries Étienne: Bruno Lupi, entouré de camarades salariés de l'entreprise attend beaucoup de l'étude de marché.

    Se battre jusqu'au bout, même si la motivation commence à s'émousser, et l'échéance s'approcher à grands pas. Mardi soir, il y avait tout juste 20 employés des papeteries Étienne à la rencontre débat initiée par la CGT qui leur était pourtant dédiée. Si aucun élément nouveau n'intervient, les papeteries Étienne, vénérable maison fondée en 1911, devrait arrêter sa chaîne de production le 30 novembre, jetant ainsi une centaine de salariés à la rue.
    Autant dire que l'étude de marché commanditée à un cabinet parisien spécialisé est attendue avec impatience. “Ce business plan nous dira ce que notre usine peut faire. À ce jour rien n'est fermé, on pourrait repartir avec une PME, être repris par un groupe ou sous la forme d'une SCOOP (société coopérative de production). On mettra après toutes ces pistes sur une table pour faire des propositions. On essaie toujours d'être constructif” expliquait hier après-midi Bruno Lupi de la CGT.
    C'est que le temps commence à presser pour les salariés. La fermeture est programmée pour le 30 novembre, et les machines ne pourront pas rester bien longtemps à l'arrêt, au risque de devenir inutilisables par la suite. Dans cette course contre la montre, la centaine de salariés a un atout maître : son rôle de recycleur. Ici 170 000 tonnes de papiers usagers sont traitées pour devenir du papier ondulé servant à la confection des cartons. Autant de déchets qui seraient promis à voyager vers des destinations plus lointaines si l'entreprise fermait. Pas très Grenelle de l'environnement tout ça !

    Un marché qui repart

    L'autre bouée se sauvetage : c'est le marché qui repart dans le bon sens pour le papetier qui a perdu jusqu'à 1 million d'euros par mois. Le prix du carton augmente et le déficit se réduit.“Le problème c'est que c'est difficile à anticiper” soulignait hier un salarié. “Il faut que les pouvoirs publics s'engagent” ajoute Bruno Lupi.
    Lundi, une délégation se rend à Paris pour rencontrer le cabinet du ministre chargé de l'industrie Christian Estrosi.“On va simplement poser la question, est-ce que vous voulez encore du recyclage ? Si oui, il nous faudra de l'argent pour sauver l'entreprise” ajoute un salarié.
    Sans solution de sortie, c'est le Plan de sauvegarde de l'emploi signé le 28 septembre dernier qui sera appliqué, et à terme le site démantelé. “La revitalisation c'est du pipeau. On sait ce que cela a donné par le passé. Quand les gens sont licenciés, ils restent au chômage. On les oublie” lançait mardi un ancien syndicaliste des Salins du Midi.

    Chômage partiel

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    Des économies sur le dos des malades du cancer

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    Au bout de cinq ans, les victimes du cancer seraient exclues du remboursement des soins à 100 %. 
    Des économies sur le dos des malades du cancer Au bout de cinq ans, les victimes du cancer seraient exclues du remboursement des soins à 100 %. Lançant le deuxième plan cancer, lundi, le chef de l’État a eu de fortes paroles, dénonçant les inégalités sociales qui font qu’entre trente et soixante-cinq ans, un ouvrier a un risque deux fois plus élevé qu’un cadre de mourir de cette maladie.

    Quelques belles intentions aussi, en matière de recherche notamment. Mais aussi de « gros oublis », comme la question des cancers professionnels‚ qui aurait, il est vrai, impliqué d’épingler la responsabilité des employeurs…
    Et puis, un gros couac. Nicolas Sarkozy a en effet apporté son appui à une mesure inscrite dans le projet de budget (PLFSS) 2010 de la Sécu et très controversée. Selon l’article 29 du PLFSS, au motif que plus de 60% des cancers sont curables et que de nombreux malades peuvent être déclarés guéris au bout de cinq ans, les victimes de cette pathologie, qui bénéficient du régime des ALD (affections de longue durée) garantissant une prise en charge des soins à 100 %, en seront désormais systématiquement sortis au bout de cinq ans. L’ALD, précise le texte, sera renouvelé, au-delà de cette période, « il y a nécessité de poursuite d’une thérapeutique lourde ou de prise en charge de séquelles liées à la maladie ou au traitement ».
    Encore heureux… Mais, en dehors de ces cas, le malade dit guéri ne bénéficiera du remboursement à 100% que sur les examens nécessaires au suivi. Une étrange manière de se préoccuper de « la vie après le cancer », comme feignait de le faire Nicolas Sarkozy dans son discours, lundi.

    On risque alors de dépister trop tard une éventuelle récidive

    En effet, « beaucoup des cancers nécessitant un suivi très prolongé risquent d’échapper à celui-ci et au dépistage précoce des récidives en raison de cette sortie d’ALD qui ne signifie pas toujours guérison », alerte Michèle Delaunay, députée socialiste et cancérologue. Et de mettre en garde‚ « un patient dont on interrompt la prise en charge et qui s’entend déclaré guéri est logiquement incité à cesser le suivi, qui reste dans bien des cas nécessaire. On risque alors de dépister trop tard une éventuelle récidive ». Pour la médecin et parlementaire, « seul un médecin connaissant parfaitement le type de cancer, les critères pronostiques initiaux à l’intérieur de ce type, peut décider ou non du bien-fondé de la sortie du cadre des ALD. La loi ne peut en aucun cas se substituer au médecin et rendre uniforme ce qui est obligatoirement individuel, précisément adapté à chaque cas ». Le risque est donc gros, cette mesure va clairement à l’encontre du souci affiché d’intensifier le dépistage, et pourtant, le chef de l’État la juge « intéressante ».
    Un qualificatif à prendre sans doute au premier degré : en restreignant ainsi le bénéfice du « 100% », le gouvernement poursuit bien sûr son objectif d’ « économies » pour la Sécu. Á tout prix, y compris celui d’une lutte cohérente contre le cancer.

    C’est un scandale !

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    C’est un scandale !

    Les grands patrons atteints par la crise… de foie

    Les licenciements boursiers permettent au CAC 40 de flamber de nouveau. Voici le retour des revenus insolents.

    La crise, la crise, la crise… Il faudrait être grincheux comme l’un de ces cinquante mille salariés jetés sur le pavé chaque mois depuis le début de l’année pour trouver à y redire. Pour préserver ou réduire la baisse de leurs profits, les entreprises licencient. L’État renfloue la finance. Et le résultat est là. Il suffit de lire le magazine Capital de novembre pour s’en persuader. Un copieux dossier, nourri de force tableaux et chiffres, détaille le sort des grands patrons. Les titres indiquent déjà à quel point la crise ne les atteint que peu, et cela pas du fait des filets de notre système de protection sociale  : « Leurs bonus ont moins baissé que les bénéfices. » Ou encore  : « Actionnaires, malgré la crise, les dividendes continuent à pleuvoir. » Enfin  : « Stars de la finance, retour aux superbonus déjà en perspective. »

    Bernard Arnault, le PDG du groupe de luxe engagé dans une stratégie ultrafinancière, ne gagne que 4 malheureux millions d’euros par an. Heureusement pour ce brave homme dans la peine, ses dividendes s’élèvent à 219 millions d’euros. François Pinault émarge, lui, à 211 millions, et Martin et Olivier Bouygues à 105. Ces quatre-là sont derrière l’as des as, Liliane Bettencourt, de L’Oréal  : 265 millions de dividendes. « Quant aux 40 suivants, ils ont empoché chacun, 12 millions, en moyenne. Soit 750 années de SMIC ».

     « Pour une majorité de patrons actionnaires, la crise a glissé comme l’eau sur les plumes d’un canard », précise le mensuel, qui dévoile un secret de chef  : « Pour compenser la baisse des profits, certains en ont distribué une plus grande part (60 % ou plus) aux détenteurs de titres. » Autant de moins donc pour l’emploi, les salaires, la formation ou l’investissement productif. De plus, ces revenus « échappent au coup de projecteur des médias ou des syndicats », « bénéficient ensuite d’une fiscalité douce » et « même à l’heure du bouclier fiscal, ce régime reste très avantageux ». Il y aurait toutefois des malheureux dans ce petit monde. « Chez les Wendel, ce n’est pas encore le retour à la mine mais presque  : la somme des dividendes reçus a été divisée par deux pour les héritiers des maîtres des forges »…, à 17,5 millions. On ne va peut-être pas sortir nos mouchoirs.

    16.jpgIl y a des cas de figure intéressants dans ce palmarès de la richesse insolente. Ainsi M. Marc Ladreit de Lacharrière gagne-t-il 2,4 millions d’euros l’an en salaire, auxquels s’ajoutent 34 autres millions au titre des dividendes perçus en 2009. « La rémunération du patron et propriétaire de Fimalac », commente la revue, « a moins baissé que ses activités ». Quelle sont- elles  ?  La notation financière.  Amusant, non  ? On apprend aussi que certains réalisent « de jolies opérations » en Bourse.  

           Ah! Quel beau capitalisme moral que revoilà!  

                                              

    Licenciés pour l’exemple

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    Licenciés pour l'exemple

    Des salariés toulousains des filiales de distribution des deux groupes, tous militants CGT, ont reçu une lettre de licenciement pour s’être mobilisés au printemps. Ils sont des dizaines dans ce cas, syndicalistes qu’on veut bâillonner. 

    Changeons l’énergie ensemble. Voilà un beau slogan d’EDF. Moyennant quoi, la répression syndicale dans le groupe n’est jamais allée aussi loin. Tout est bon pour criminaliser l’action des salariés fusse en les traitant de voyous, en manipulant les faits, en utilisant des méthodes qui ne sont même pas de police mais d’officines policières, en fichant, en filant, en espionnant, en dénonçant, en choisissant au hasard les salariés que l’on veut sanctionner, licencier.

    Et cela, à Toulouse et en Midi-Pyrénées pour leur faire payer une lutte victorieuse au printemps contre une externalisation d’activités qui devait entraîner plus de 500 suppressions d’emplois et la fermeture de plus d’une vingtaine de sites de proximité. Mais c’est dans toute la France qu’EDF s’est engagée dans ce qui ressemble à un bras de fer avec les salariés, leurs syndicats et singulièrement la CGT.

    L’enjeu en est clair. EDF est désormais soumise à la recherche de la rentabilité, engagée dans une lutte mondiale entre grands groupes de l’Energie, sa direction, appuyée par l’Etat, entend gérer en éradiquant tout ce qui lui reste de culture de service public.

    De ce point de vue et sans que l’on puisse encore en envisager toutes les conséquences, la nomination à sa tête d’Henri Proglio, qui va, en même temps, rester PDG du puissant groupe Véolia et siège dans six autres conseils d’administration est confondante. Mais il n’y pas qu’EDF. Voici quelques mois encore, le chef de l’Etat affectait de n’avoir pas de mots assez durs pour stigmatiser les patrons « voyous ».

    Avant l’été déjà, le ton avait changé et ce sont les salariés de Caterpillar, de Continental, de Molex qui étaient dénoncés comme des fauteurs de troubles. Déjà, Nicolas Sarkozy avait entrepris de mobiliser l’électorat de droite dans ce qu’il de plus réactionnaire en opposant à la France « qui travaille et qui souffre » la France qui proteste. Désormais il est entré dans la deuxième phase de son quinquennat avec le côté obscur de la force.

    Identité nationale, instrumentalisation éhontée des thèmes de l’immigration et de l’insécurité. C’est de la démagogie électoraliste et c’est plus que cela. Il s’agit de façonner une autre France. La rupture avec le modèle social français, la volonté d’éradiquer l’esprit de mai 68 entendent redessiner les paysages sociaux, idéologiques et symboliques qui ont fait la nation. Mais ce n’est pas seulement par l’effet d’une nostalgie de cette vieille droite française qui hante toujours la droite d’aujourd’hui. L’enjeu c’est la soumission de la démocratie aux lois du capital.

    Tout ce qui a été entrepris par Nicolas Sarkozy et son gouvernement va dans ce sens qu’il s’agisse de la réforme de la justice, de la réforme des collectivités territoriales, de celle des universités… La répression syndicale à EDF n’est pas une anecdote ou un accès d’autoritarisme de sa direction. Avec ses 150 000 salariés, avec sa culture, avec ce qui lui reste d’acquis sociaux, EDF reste un puissant pôle d’ancrage et de résistance face à ces projets et si la répression est aussi violente en Midi-Pyrénées, c’est parce que le succès obtenu en mai doit être payé par ceux qui l’ont obtenu. C’est à juste titre que la CGT parle d’un acharnement revanchard. C’est le visage de la nouvelle France que voudrait Nicolas Sarkozy. Il est moche.

    La CGT exige de négocier sur la pénibilité

    La CGT exige de négocier sur la pénibilité avant toute réforme

    Rendez-vous retraite 2010 /

    jeudi, 29 octobre 2009 / Frédéric Dayan

    La CGT fait de la reprise des négociations sur la  prise en compte de la pénibilité dans l’âge de la retraite, “un préalable à de nouvelles discussions sur la réforme des retraites dans leur globalité”, a déclaré Bernard Thibault devant 1700 salariés réunis hier, 28 octobre à Saint-Denis, par la fédération CGT Construction-bois-ameublement . Le secrétaire général de la CGT a appellé à “augmenter la pression sur les politiques” sur ce dossier bloqué depuis que le patronat a alors mis fin en juillet 2008 aux longues négociations sur le sujet, renvoyant la balle au gouvernement. “Il ne s’est rien produit depuis”, a rappelé Bernard Thibault. “Le patronat n’a pas changé de position et ne souhaite pas négocier, cherchant à utiliser le rendez-vous retraites fixé par le président de la République en 2010 pour noyer le sujet dans la problématique générale des retraites”, a poursuivi Bernard Thibault pour qui “cette ficelle est un peu grosse”.
    “Il souhaite ainsi s’exonérer de cette négociation en demandant à ce que les autres salariés mettent la main à la poche, si d’aventure il y a des mesures spécifiques pour ceux qui occupent des emplois pénibles”
    , a estimé le secrétaire général de la CGT.

    Á l’appel de la CGT les salariés ont exprimé leur refus de payer la crise

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    Trente mille manifestants pour défendre l’industrie

    Á l’appel de la CGT, des salariés de très nombreuses entreprises, venus de toute la France, ont exprimé un puissant refus de payer l’addition de la crise et leur volonté de défendre l’avenir de l’industrie. Un avertissement à la veille des États généraux de l’industrie annoncés par Sarkozy.

    Le pari n’avait rien d’évident : mobiliser 20 000 personnes « pour que la France reste une nation industrielle », qu’elle garde ses emplois, ses savoir-faire, et pour que les pouvoirs publics et les directions d’entreprise changent leurs politiques en conséquence. Á midi, sur une place Denfert-Rochereau qui se remplissait à vue d’œil, la CGT pouvait annoncer que l’objectif était tenu, et même dépassé, avec quelque 30 000 manifestants (13 000 selon la police). Automobile, chimie, céramique, transports, énergie… ils étaient venus de tout l’Hexagone, représentant une grande variété de branches de l’industrie, afin de témoigner des nombreuses luttes en cours pour stopper l’hémorragie de suppressions d’emplois ( 20 000 par mois) subie par ce secteur stratégique de l’économie française.

    « La meilleure qualité de production au monde ! »

    Derrière des banderoles proclamant « Stoppons les délocalisations », « Luttons pour le plein-emploi », des salariés de grands groupes, fleurons de l’industrie, comme Arcelor, Pechiney, Airbus, Bosch, Legrand, EDG, Ford ou General Motors, mais aussi un chapelet de PME, durement touchées par la vague de destruction d’emplois. Á l’image de Legré-Mante, « seule usine en France à fabriquer de l’acide tartrique », à Marseille, dont la direction a licencié les 48 salariés cet été. « On avait la meilleure qualité de production au monde ! » lance Martial, venu avec plusieurs de ses camarades, aux côtés notamment des métallos de la Réparation navale, à bord d’un TGV spécialement affrété pour les Marseillais. Mais, explique le syndicaliste, le groupe Margnat, détenteur de l’entreprise, préfère réaliser une opération financière en vendant les terrains de l’usine plutôt que de poursuivre l’activité. Loin de baisser les bras, les « Legré-Mante » occupent leur usine et, avec le soutien de la population, des élus de gauche, de la CGT, ils multiplient les actions pour obtenir du préfet la réunion d’une table ronde afin d’examiner un projet de reprise. Á leur image, le défilé, coloré d’une forêt de drapeaux rouges et bruyant en diable, était tout entier emprunt d’une tonalité très combative.

    Valeur d’avertissement

    « Ils parlent de la crise, mais ils veulent surtout diminuer leurs problèmes de trésorerie et satisfaire leurs actionnaires. » Comme beaucoup, Bernard et Richard, élus au CE de Renault Trucks (camions), venus avec 150 de leurs camarades, refusent de prendre pour argent comptant les « explications » de leur direction censées justifier l’abandon de 2 500 intérimaires, les 140 jours de chômage technique prévus en 2009 et, maintenant, un « plan de dispense d’activité » pour les seniors de cinquante, cinquante et un et cinquante-deux ans. Eux n’ont pas oublié les 200 millions d’euros provisionnés pour les actionnaires. Lucides aussi, et très remontés, les salariés de Nexans (câbles), frappés par un plan de 387 suppressions d’emplois, alors que leur entreprise a reçu des dizaines de millions d’euros de fonds publics du FSI : hier, avant de rallier la manif parisienne, ils ont fait le détour par le siège du groupe, à Clichy, où ils ont laissé s’exprimer leur colère, brisant quelques vitres, à l’appui de leur revendication d’une prime de licenciement à la hauteur du préjudice subi. Refus déterminé, donc, de « payer la crise », mais aussi, très souvent, une non moins ferme volonté de contester les choix économiques des directions d’entreprise, de rechercher et défendre des solutions alternatives à la destruction d’outils et d’emplois. En Saône-et-Loire, où les plans sociaux tombent chez Michelin, Manitowoc, Alia, « la CGT riposte à chaque fois en avançant des propositions industrielles et en mettant la pression sur le préfet pour qu’elles soient prises en compte », explique Jean-Pierre Gabriel. Á la veille des États généraux de l’industrie (EGI), annoncés par Nicolas Sarkozy, la manifestation d’hier a valeur d’avertissement. Demandeuse de ces EGI, la CGT n’acceptera qu’ils se réduisent à « une opération de communication », ni qu’ils débouchent sur « de nouveaux cadeaux aux entreprises », déclarait, sous les applaudissements des manifestants (et les sifflets de quelques « Conti »), Bernard Thibault, invitant le gouvernement à « écouter enfin ce qu’ont à dire les salariés et leurs syndicats sur la politique industrielle ».

    Plus de 30 000 manifestants à Paris pour le développement industriel et l’emploi


    Plus de 30 000 manifestants à Paris pour le développement industriel et l’emploi

    C’est une manifestation aux couleurs et aux accents de tout l’Hexagone qui a arpenté le pavé parisien entre Denfert Rochereau et le ministère de l’Economie. Une manifestation qui rend compte de la colère et de la détermination des salariés de l’industrie à imposer d’autres choix pour développer l’emploi et le tissu industriel. Ils étaient plus de 30 000 derrière des banderoles portant les noms de leurs entreprises : Arcelor Mittal, Aluminium Pechiney, Airbus, Nexans, Boch, EDF, Delphi, Continental, Michelin, Tyco, Ford Blanquefort et General Motors Strasbourg, Fret SNCF, Valéo, Total, L’Oréal… Lire le communiqué

    Avant que le cortège ne s’ébranle, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, s’est adressé aux manifestants. Il a notamment rappellé les cinq priorités défendues par la CGT :
    - 1 ” l’avenir des hommes et des femmes qui travaillent dans l’industrie et de ceux qui sont appelé à y travailler”
    - 2 “l’innovation et la recherche “
    - 3 “mettre sur pied un plan cohérent en faveur du développement durable afin de prendre en compte les enjeux environnementaux”
    - 4 “faire avancer les droits d’intervention des salariés “
    - 5 “le financement”.

     

    Sécurité sociale professionnelle.La véritable solution face à la crise de l’emploi.

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    curité sociale    professionnelle

    La véritable solution face à la crise de l’emploi

    Pour la CGT il faut pousser plus loin les préconisations du Conseil d’orientation pour l’emploi (COE) dans le contexte de crise

    Le COE rend public un avis dans lequel il dresse le bilan des politiques et mesures décidées et mises en place récemment. Il formule de nouvelles propositions notamment pour porter une attention toute particulière aux personnes les plus vulnérables, améliorer l’emploi des jeunes, être plus attentifs aux régions et départements durement frappés par la crise, responsabiliser les entreprises qui ont reçu des aides publiques de la part de l’Etat ou des collectivités locales…

    La Cgt apprécie la démarche du COE et considère que tout doit être fait pour créer des emplois stables et bien rémunérés, surtout pour les jeunes générations dont la situation risque de se dégrader encore à la sortie de la crise.

    La crise économique et sociale n’est pas terminée. Si grâce à l’injection des dizaines de milliards d’euros d’argent public, la crise a été de courte durée pour les financiers, ses conséquences graves pour le monde du travail sont hélas encore devant nous.

    L’emploi diminue, même hors intérim, et le chômage ne cesse d’augmenter. La situation est particulièrement alarmante pour les jeunes.

    Si la Cgt partage les grandes orientations évoquées ci-dessus, elle considère cependant que prises dans l’ensemble, les mesures préconisées par le COE restent en deçà des enjeux et ne permettent pas d’établir une sécurité sociale professionnelle comme elle l’entend.

    • S’il serait opportun de profiter de la baisse actuelle d’activité des entreprises pour porter une attention particulière aux salariés ne possédant pas les savoirs de base, en revanche, ces salariés devraient pouvoir bénéficier de formations adaptées pour sortir de l’illettrisme.

    • Certaines mesures préconisées, par exemple l’utilisation du « 1 % logement » pour la prise en charge des frais de déménagement et/ou de logement des jeunes, ou encore la création d’un « contrat passerelle qualifiant » mériteraient d’être débattues davantage.

    • La Cgt confirme, comme le COE, la nécessité d’améliorer les moyens du Pôle emploi. Mais « recruter temporairement des personnels supplémentaires », comme le préconise le COE, ne nous paraît pas une solution réelle aux problèmes et aux attentes des agents du Pôle emploi.

    • Enfin, si le COE évoque à juste titre les difficultés de financement des PME, la proposition de pérenniser la médiation du crédit et élargir sa mission au crédit inter-entreprises ne nous paraît pas suffisante. Pour résoudre le problème, la Cgt propose d’établir un mécanisme de crédits sélectif visant à faciliter le financement des projets favorables à l’emploi et à l’investissement productif, notamment en direction des PME. La création d’un pôle financier public faciliterait la mise en place d’un tel mécanisme.

    Montreuil, le 22 octobre 2009

    BERNARD THIBAULT. Pour avoir enfin une véritable politique industrielle en France

     

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    BERNARD THIBAULT. Pour avoir enfin une véritable politique industrielle en France

    SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA CGT.

    LA CGT APPELLE À LA MOBILISATION ET FAIT CINQ PROPOSITIONS

    La CGT appelle à la mobilisation et fait cinq propositions Il y a des raisons d’être inquiets de l’avenir de l’industrie en France. Plus de 20 000 emplois sont détruits tous les mois dans ce secteur sans compter l’effondrement de l’emploi intérimaire. La crise a accéléré le processus de désindustrialisation qui était en cours depuis 2 décennies. La CGT s’est trouvée souvent seule pendant cette période à défendre emplois et activités.

    Le discours a brutalement changé avec la crise. Plus personne ne pense qu’un pays moderne puisse se passer d’un socle industriel solide. Le Gouvernement a décidé de lancer « Les Etats Généraux de l’Industrie », reprenant ainsi une exigence posée de longue date par la Cgt. S’agit-il d’un nouveau coup de communication ou bien la manifestation d’une volonté de s’attaquer à une question économique et sociale stratégique ? C’est à l’issue du processus que l’on pourra juger des intentions. Les salariés en ont assez d’être les victimes expiatoires que l’on sacrifie dès que les choses vont mal. Ils le disent avec colère parfois. Non sans raisons. Depuis 25 ans, on leur oppose l’argument du coût de la main-d’œuvre que tout un chacun sait erroné : l’Allemagne a su préserver sa base industrielle avec des salaires plus élevés ! Il faut donc sortir du débat tronqué sur le coût du travail.

    Pendant 20 ans la France a perdu toute vision industrielle. Nous en payons le coût aujourd’hui. La Cgt met en avant 5 priorités constituant les bases d’une politique industrielle cohérente.

    La clé de l’avenir de l’industrie, ce sont les hommes et les femmes qui y travaillent ou qui viendront y travailler. C’est pourquoi il faut refuser les licenciements tant qu’il n’y a pas de possibilités concrètes de reclassement. Nous proposons la mise en place d’une sécurité sociale professionnelle. Elle peut être mise en œuvre immédiatement dans les bassins industriels, alliée avec un plan de formation et de qualification sans précédent.

    Le monde industriel nouveau ne peut naître que d’une stratégie d’innovation. Les entreprises françaises sont en retard et ne consacrent qu’une part limitée de leurs ressources à la Recherche-Développement. On leur fait cadeau de 4,5 milliards d’euros au travers du crédit d’impôt-recherche qui est inefficace. Pourquoi ne pas consacrer ces sommes à des projets de développement d’activités et d’emplois nouveaux dans les fameuses « filières industrielles » ?

    La question de l’énergie est décisive car elle irrigue l’ensemble des secteurs. Privatisations et mises en concurrence des entreprises énergétiques sont en train de faire grimper le prix des énergies réduisant l’avantage qu’avait la France, notamment en matière d’électricité. Nous proposons de créer un « pôle public de l’énergie » afin de remettre en cohérence l’action publique dans ce secteur. La finance est bien sûr la question cruciale. L’industrie est incompatible avec les taux de rentabilité à 2 chiffres exigés par les marchés. Si les fonds privés font défaut, il faut organiser de nouveaux circuits de financement. Il ne s’agit pas de venir au secours des capitaux privés, mais de créer, à partir de la Caisse des Dépôts, d’OSEO, des fonds collectés par La Banque Postale ainsi que sur les livrets CODEVI, un pôle public de financement de l’économie et des besoins sociaux. Des dizaines de milliards d’euros sont aujourd’hui gaspillées dans de coûteuses politiques d’exonération de cotisations sociales au profit des actionnaires. C’est intolérable. La Cgt demande un réexamen de tous ces dispositifs et une évaluation contradictoire.

    Enfin, une véritable politique industrielle suppose plus de démocratie. Il faut bien sûr recréer les outils publics d’intervention. Mais il faut aussi donner des pouvoirs d’intervention aux salariés. La Cgt réclame la création de comités interentreprises, l’inclusion de règles sociales dans les contrats de sous-traitance, la présence d’administrateurs salariés aux conseils d’administration des firmes, le développement d’un dialogue social territorial… On ne peut pas se cantonner aux fatidiques « plans sociaux » pour discuter !

    L’ouverture des Etats Généraux de l’Industrie, jeudi dernier, par Christian Estrosi, laisse quelque peu perplexe.

    Ainsi, deux mesures phares que la presse a retenues sont 2 nouvelles propositions de cadeaux aux entreprises : un crédit d’impôt innovation et une prime à la relocalisation. On est loin de la rupture attendue. Il faut remettre tout cela sur la table et écouter ce que les organisations syndicales ont à dire sur la politique industrielle.

    Les salariés de plusieurs branches (métallurgie, chimie, verre-céramique, textile, agroalimentaire…) diront le 22 à la manifestation parisienne leur exigence d’une politique industrielle cohérente. Nous porterons critiques et propositions dans les réunions régionales et nationales des Etats Généraux.

    L’heure est bien à la mobilisation sur tous les fronts, à partir de ce que vivent les salariés.

    Cessation Anticipée d’Activité des Travailleurs de l’Amiante

    arton1007jpg438ef6510.jpgcgtvide.jpgProjet de décret

    sur l’Allocation de Cessation Anticipée d’Activité des Travailleurs de l’Amiante

    mardi 20 octobre 2009

    La Cgt exige son retrait

    Le ministère du Travail projette de modifier par décret, le calcul de l’allocation ACAATA, qui entraînerait une baisse de son montant.

    Cette possibilité de départ anticipé a été gagnée par les victimes de l’amiante pour réparer une terrible injustice. Ils avaient engagé cette lutte, scandalisés de voir leurs camarades décéder avant ou peu après la retraite.

    Jusqu’à présent, cette allocation réparation représentait à peine 65 % de la totalité des revenus sur les 12 derniers mois. Une trop faible allocation représente une double peine et empêche bon nombre de salariés ayant des bas salaires de partir.

    Grâce aux actions menées devant les tribunaux jusqu’à la Cour de cassation, les primes, les congés payés et les RTT étaient intégrés dans le calcul de l’allocation, augmentant de fait le montant.

    Or, le projet de décret éliminerait du calcul de l’allocation, primes, congés payés et les RTT aggravant la pénalité financière des salariés ayant été exposés.

    Inadmissible, alors que les enjeux d’un devoir de réparation et de l’émergence d’une véritable politique de prévention sont au cœur du débat public face aux conséquences du mal travail. Inadmissible, alors que la commission AT/MP de la sécurité sociale travaille malgré l’opposition des dirigeants du Medef à une transformation de la tarification des risques AT/MP pour une meilleure prévention. Inadmissible, alors que doivent reprendre les discussions en vue d’une prise en compte de la pénibilité dans le calcul du droit à la retraite.

    Aussi, la CGT exige le retrait de ce projet de décret et appelle le monde du travail à le faire savoir en se mobilisant, sous toutes les formes.

    Déjà, à l’initiative des métallurgistes, un rassemblement est en préparation pour le 6 novembre à 10h30 devant le ministère du Travail.

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    EDVIGE 3

    Des décrets dangereux pour les libertés des salariés

     

    Pendant ce week-end deux décrets signés le 16 octobre 2009, soit le jour de la « sainte Edwige », ont été publiés au journal officiel. Ils visent à remplacer le projet EDVIGE qu’une mobilisation citoyenne avait réussi à repousser. Alors que les parlementaires travaillaient sur cette question le gouvernement a décidé de passer en force, sans discussion parlementaire, par simple décret.

    Ces deux décrets, autorisent une nouvelle fois la collecte, la conservation et le traitement de données concernant les personnes mentionnées et leurs activités politiques philosophiques, religieuses ou syndicales.

    Ils prévoient la possibilité de ficher des enfants à partir de 13 ans – ceux-ci paieront longtemps une erreur de jeunesse - et la conservation des données pendant plusieurs années. Nous réaffirmons que la CNIL ne bénéficie toujours pas des moyens nécessaires au contrôle réel des multiples fichiers mis en place sous couvert de sécurité.

    La CGT réaffirme son opposition au fichage des citoyens et plus particulièrement des militants syndicaux sans aucune garantie réelle que ces données ne seront pas croisées avec d’autres.

    Pour nous, le décret numéro 2009 – 1250 du 16 octobre 2009 relatif aux enquêtes administratives est particulièrement attentatoire aux libertés. En effet, de nombreux salariés pourront se voir interdire l’accès à des zones dites sensibles notamment sur les ports, les aéroports, les centrales électriques pour la seule raison qu’ils sont « défavorablement » connus des services de police.

    Par expérience nous savons que cette définition vague, sans possibilité de recours, va conduire à des fins de contrats sans possibilité de s’expliquer ou de s’y opposer. Les premières victimes seront les personnels de service, de manutention, ou de sécurité qui travaillent sur ces zones dites sensibles. Aujourd’hui sur les aéroports ce sont déjà plus de 1000 personnes qui chaque année se voient interdire de travailler, parfois pour un simple soupçon, une homonymie ou la réputation d’un membre de la famille étendue.

    La CGT demande donc le retrait des décrets et la saisine du parlement de cette question. Elle refuse que l’appartenance à un syndicat qui est un principe constitutionnel devienne source d’interdiction professionnelle.
    La CGT sera aux côtés des salariés qui subiront demain cette interdiction, elle les soutiendra y compris dans les recours juridiques qui seront nécessaires.

    Etats Généraux de l’Industrie

    siteon0c707d.gifEtats Généraux de l’Industrie

    Des paroles aux actes

    Après l’annonce, très médiatique, du Président de la République en date du 3 septembre 2009, sur la mise en place d’Etats Généraux de l’Industrie, le Ministre Christian ESTROSI a présenté, à l’ensemble des acteurs de l’Industrie, le projet gouvernemental en la matière.

    Il a voulu donner un message fort sur la nécessité de redonner un sens à l’industrie, en appuyant fortement pour que celle-ci soit le moteur de toute une économie, qu’elle soit la condition de l’avenir de notre pays, des ouvriers, de nos territoires, de l’avenir de notre modèle social…. Innovation, création, redynamisation, sont les mots clés d’un discours qui pourrait rassurer les salariés, si ce même gouvernement, comme les précédents, n’accompagnait pas la stratégie de démantèlement des entreprises avec des aides non négligeables servant à la multitude de plans sociaux en cours dans de nombreuses entreprises.

    Le Ministère annonce déjà que le grand emprunt national sera la clé pour relancer l’industrie. Il annonce des primes à la relocalisation, alors que depuis des années des millions d’euros d’exonérations de charges sociales qui devaient servir au développement de l’emploi et de l’industrie, ont permis l’accélération des délocalisations et remplis les portefeuilles des actionnaires.

    Ainsi la première mesure concrète évoquée s’inscrit dans la vielle logique des cadeaux au patronat. La décision a été prise de mettre en place d’un Comité National des Etats Généraux avec les organisations syndicales, d’organiser des initiatives dans les régions et nationalement, pour aboutir, début février 2010, à une présentation des travaux par le Président de la République.

    Dans ce contexte, la CGT prendra toute sa place dans les différentes initiatives pour porter ses revendications, ses exigences en matière de politique industrielle pour nos régions, notre pays, mais aussi pour l’Europe.

    Cette bataille pour une véritable politique industrielle, la CGT la mène depuis plusieurs années sans relâche. Depuis février, une campagne a été lancée avec, notamment, l’exigence d’un débat national.

    Pour que nos propositions soient retenues, le 22 octobre sera une nouvelle étape de la mobilisation pour exiger que toutes les industries qui font encore la richesse de notre pays puissent se développer : Métallurgie, Textile, Agro-alimentaire, Verre, Chimie, Papier-Carton, etc…. Cela passe par des investissements pour la recherche, la formation et l’innovation et non le pillage des richesses produites pour la seule rémunération des actionnaires.

    Montreuil, le 16 octobre 2009

    Argent public : quand les salariés réclament des comptes

    cgtvide.jpgArgent public : quand les salariés réclament des comptes

    Le Fonds stratégique d’investissement, structure publique destinée à apporter des fonds propres des entreprises, est placé sous surveillance. Un peu comme lors de la “votation” sur la Poste, salariés, contribuables et élus s’associent.

    Tout est parti au mois d’avril de la cour de l’usine PTPM à Ay dans la Marne. Au bout de six mois de discussions avec les autorités, le personnel avait réussi un double exploit : convaincre le Fonds de modernisation des équipementiers automobile (FMEA) d’investir 55 millions d’euros d’argent public dans leur groupe et conclure un accord reconnaissant, sous l’égide du préfet, la “viabilité” du site. Patatras ! Dix jours plus tard, Trèves, ainsi recapitalisé, annonçait son plan de plus de 600 suppressions d’emplois en France, avec la fermeture de ses usines “viables” de Ay et de Crépy-en-Valois à la clé… « Notre fric est utilisé n’importe comment, on en a eu marre, rapporte Christine Tuffin, syndicaliste CGT à PTPM. C’était bête, peut-être, mais aujourd’hui, on va arriver à plus de 2.500 plaintes de contribuables déposées au parquet !

    Associant salariés, citoyens et élus, cette modalité d’action inédite se déploie sur tout le territoire. A Crépy-en-Valois (Oise), les salariés de Sodimatex et leurs soutiens s’apprêtent à se lancer. “Je porte plainte parce que Trèves a détourné les fonds publics de l’affectation qui leur était assignée par la puissance publique”, confirme le conseiller général communiste Gilles Masure. La pression est telle que même Arnaud Foubert, le maire UMP de Crépy, a explicitement dit, vendredi soir, qu’il allait lui aussi porter plainte contre Trèves. Même mouvement dans les Ardennes où Nexans projette de licencier 53 salariés à Fumay : Sylvain Dalla Rosa et Michèle Leflon, deux conseillers régionaux communistes, promettent une action en justice pour “utilisation frauduleuse de l’argent public”. “Quand on fait les comptes, on voit bien que les restructurations menées avec les fonds du FSI, ce n’est plus un hasard”, s’indignent-ils. “Maintenant, c’est à l’Assemblée nationale que les questions doivent être posées aussi !”, invite encore Caroline Substelny, l’avocate des salariés de Trèves.

    Loi de financement de la Sécurité sociale.

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    PLFSS

    Un projet de loi de financement de la Sécurité sociale contraire aux intérêts de la population

    Communiqué des administrateurs et conseillers Cgt

    vendredi 9 octobre 2009

    La CGT se félicite du vote des caisses nationales de la Sécurité sociale qui se sont majoritairement prononcées contre ce projet de loi.

    Le PLFSS 2010 poursuit l’œuvre des précédents : rendre responsables les malades et les faire payer plutôt que d’améliorer l’accès à la santé ; remettre en cause des droits liés à la retraite et ne pas prendre en compte les nouveaux besoins des familles…

    Il laisse filer les déficits, fragilisant gravement notre système solidaire de Sécurité sociale, en créant le sentiment que ce dernier n’est plus viable financièrement. Il ne prend pas à bras le corps la nécessité de recettes nouvelles pour pérenniser et consolider notre système de protection sociale.

    Pourtant, tous les acteurs du champ économique et social reconnaissent que la protection sociale française, a joué dans la crise un réel rôle d’amortisseur social.

    Il est nécessaire et possible de mettre dès à présent en œuvre une réforme du financement telle que la propose depuis tant d’années la CGT, en s’attaquant au causes structurelles de cette crise, à savoir la création de valeur pour l’actionnaire et la dévalorisation du travail.

    En un peu plus de 20 ans, les dividendes sont passés de 5% à 25% dans la valeur ajoutée des entreprises non financières. L’argent existe donc pour satisfaire les besoins sociaux de la population de notre pays. La CGT propose une réforme du financement de la Sécurité sociale basée sur une modulation des cotisations sociales en fonction de 2 éléments :
    - La part des salaires dans la valeur ajoutée : les entreprises pour lesquelles cette part est très importante paieraient moins que les autres ;
    - Le comportement par rapport à l’emploi des entreprises : celle qui créent des emplois seraient favorisées par rapport à celles qui licencient.

    Les parlementaires ne peuvent pas rester sourds à nos propositions : mettre fin au désengagement du régime obligatoire et au transfert de charges sur les ménages, aux exonérations de cotisation sociales pour les entreprises, aux niches fiscales, à la dette de l’État envers la sécu, aux cotisations impayées par les entreprises.

    La sortie rapide de la crise ne se fera que par la réorientation de l’économie au profit de l’humain.

    La CGT avec ses organisations mettra tout en œuvre pour peser sur le débat parlementaire autour de ce projet de loi.

      L'ASSURANCE MALADIE 50 secondes de lecture à  couper le souffle
      Pour combler le déficit de la Sécu, nos chers  gouvernants ont trouvé que le mieux, c'était encore de nous faire payer. .
    a) Dorénavant, sur une consultation médicale,nous versons 1 €, 
    b) Nous sommes restreints lors de nos arrêts  maladie . .
    c)  Nous devons consulter un généraliste avant de voir un  spécialiste . .. 
    d)  Pour tout traitement de plus de 91€, nous en  sommes          de 18 € de notre poche, 
    e)Taxe de 0,50c sur les  boites   etc……. 
    Toutes ces mesures sont destinées à  combler le fameux trou qui est à ce jour de 11 milliards. 
    Or,  savez-vous que :     
    Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la  Sécu, n'est pas reversée. 7.8 milliard
    Une partie des taxes sur  l'alcool, destinée à la Sécu, n'est pas reversé e. 3.5 milliard  
    Une partie des primes d'assurances automobiles destinée à  la Sécu, n'est pas reversée 1. 6 milliard
    La taxe sur les  industries polluantes destinée à la Sécu, n'est pas revers ée 1,2 milliard
    La part de TVA destinée à la Sécu n'est pas  reversé e. 2.0 milliard
    Retard de paiement à la Sécu pour les  contrats aidés
      2.1     milliards
     Retard de paiement par les  entrepris es 1.9 milliards 
       
      En faisant une bête addition, on arrive au  chiffre de 20 milliards d'€. 
      Conclusion, si les responsables de la Sécu et nos  gouvernants avaient fait leur boulot efficacement et surtout honnêtement, les  prétendus                   11 milliards de trou seraient aujourd'hui 9 milliards d'excéden t. Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécu.

      Si les pouvoirs publics étaient vraiment  convaincus qu'il nous faut  consommer 5 fruits et légumes par jour pour sauver  notre santé et donc l'assurance maladie, ils supprimeraient la TVA sur ces  produits   !

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