ASSEMBLEES GENERALES DU PERSONNEL le 21 mai 2013

FILPAC CGT – EUROPAC  PAPETERIE DE ROUEN

 

Des propositions de recul social sans précédent

 

Lors de la réunion du 13 mai après midi,
la direction nous a remis ses projets de propositions de réductions des coûts
de la masse salariale pour améliorer la compétitivité de l’entreprise

 

« IMBUVABLE : c’est le mot qui convient »

 

 

Nous vous proposons d’en discuter ensemble (ouvriers,
employés, agents de maitrise et cadres) lors des assemblées du personnel que la
Filpac CGT organise salle de la Cadip, le

 

 

MARDI 21 MAI

de 10h à 12h et de 16h à 18h

 

(dans le cadre de l’information syndicale payée

 

 

Tout le personnel de l’usine est concerné,

TOUS ENSEMBLE – Rendez-vous le 21 mai

 



CE du 13 mai 2013

Déclaration au CE du 13 mai 2013 sur le liceciement des 4 salariés

Motivation de l’avis
défavorable du C.E. sur l’externalisation de l’ADV et l’administration du
service administratif de la logistique

 

Compte tenu des réponses incomplètes de la direction données
lors des derniers CE extra,
l’incertitude sur la pérennité du site demeure.

Le dépeçage de ces deux services ampute EPR de toute
autonomie de gestion et d’organisation de la production et favorise le dumping
social et la casse de l’emploi sur les sites français.

Pour  la Filpac CGT, la
véritable intention du groupe Europac, n’est ni plus ni moins de faire EPR
uniquement, un centre de production condamné à la fermeture, si la conjoncture
et le prix du produit fini reste en l’état.

 



Ou va la CFDT ?

Ou va la CFDT ? dans ARTICLES gf_un_3314-vLa CFDT vient de signer l’accord de désindexation des retraites complémentaires
Agirc Arrco revendiquée par le Medef. Elle ouvre ainsi la porte à une nouvelle
attaque contre le régime général des retraites. Elle partage avec le Medef la rédaction
de l’accord de la flexibilité du contrat de travail, que les parlementaires
vont examiner début avril. La ligne de la CFDT s’inscrit donc dans la durée.

Analyser la trajectoire de la CFDT suppose donc d’en saisir la cohérence. La question ne
se résume pas de savoir si avec elle s’établit une petite fracture ou une
fracture majeure. Réaffirmer une unité de principe relève de l’angélisme et
surtout de l’inefficacité. Car la CFDT veut enjamber ce qu’elle considère être
le cadavre de la lutte des classes, pour se livrer à un partenariat syndical
avec le patronat.

Les syndicats de la Filpac CGT, et de bien d’autres fédérations et unions
départementales, pratiquent souvent l’unité avec leurs homologues de la CFDT
dans les entreprises et les localités. Il s’agit d’élaborer un mode d’emploi,
qui exclut l’intimidation physique (« C’est
à moi que tu causes sur ce ton ? »
) et ne se contente pas de
réaffirmer les grands principes d’une unité abstraite. Pour finalement parler
de l’unité dans les conditions concrètes du moment.

Décryptage.

 

Une convergence de fond avec le Medef, préparée
ces 3 dernières années

Notre référence est publique : il s’agit du document de juin 2011, intitulé « Approche de la compétitivité française ».

« Approche de la compétitivité française
» a été élaboré sous Sarkozy, entre avril 2010 et mai 2011 par un groupe de travail paritaire composé de représentants de quatre organisations syndicales de salariés (CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO) et des organisations d’employeurs (CGPME, MEDEF, UPA). Il a été approuvé en mai 2011 par trois organisations syndicales
de salariés (CFDT, CFE-CGC, CFTC) et les organisations d’employeurs (CGPME, MEDEF, UPA).

Sous le titre : « Compétitivité : dépasser les approches idéologiques », une Déclaration commune -
Délibération sur la politique économique et industrielle
accompagnait le volumineux document commun de 80 pages.

C’est sur cette déclaration commune que nous nous appuyons, sachant que tout le document
a été rédigé dans la même veine.

Une négation de la
crise économique

 La crise économique relève de l’évidence pour les militants de la CGT et pour nombre de
salariés. Pas pour la CFDT. Elle n’y voit pas du tout la manifestation des contradictions majeures du système capitaliste. A l’inverse, elle substitut à cette vision que naguère elle partageait une autre lecture :

« Malgré plusieurs décennies de difficultés économiques et sociales, la compétitivité n’a jamais réussi à s’imposer comme un sujet essentiel dans le débat public. Des approches simplistes – voire caricaturales – de la compétitivité se sont développées : pour les uns, le coût du travail est la cause unique de tous nos maux ; pour les autres, ce sont les actionnaires et leur vision à court terme. Résultat : des polémiques stériles qui empêchent de faire avancer la réflexion et l’action économiques. »

Dépasser les polémiques stériles avec le Medef revient à abandonner toute critique économique et sociale indépendante pour rallier un point de vue commun : si crise il y a, c’est celle de la compétitivité. Donc, la CFDT se moule dans le rôle du « partenaire social » pour gagner la bataille à ses yeux majeure de la compétitivité.

« Parce qu’elle est l’un des fondements de la prospérité, la compétitivité est l’affaire de tous. Ses enjeux devraient être discutés plus largement qu’aujourd’hui pour dépasser les clivages idéologiques et trouver un consensus
sur lequel bâtir une politique économique de long terme.

En tout état de cause, la mise en oeuvre des priorités que nous avons identifiées suppose que les partenaires sociaux jouent pleinement leur rôle de régulation sociale autonome et que leur responsabilité contractuelle soit respectée par les pouvoirs publics dans le domaine économique comme dans le domaine social. » La CFDT vient dans ces dernières lignes de livrer le code de son comportement :
partenaire social, responsabilité contractuelle, adresse commune Medef CFDT aux pouvoirs publics. CQFD.

Un ralliement au leadership patronal

 Ramener la crise économique du système à une question d’efficacité de la concurrence entre entreprises conduit forcément la CFDT à admettre que le seul leadership possible est celui des propriétaires des capitaux. Ce qu’elle ne
manque pas de revendiquer sous une forme spectaculaire :

 « Le dynamisme entrepreneurial

La France fait désormais preuve d’un grand dynamisme entrepreneurial, comme en atteste le nombre de créations d’entreprise. Mais les PME françaises continuent à avoir du mal à grandir. C’est pourquoi elles ont besoin de moyens pour investir davantage et accroître leurs dépenses de recherche, qui reposent très massivement sur leurs financements propres, et d’abord sur leurs marges. »

La déconstruction du système
social comme priorité commune Medef CFDT !

Puisque la CFDT  appuie la démarche « entrepreneuriale » du Medef, elle se met au
service de la baisse du coût du travail, utile au « choc de compétitivité ».

 « C’est dans cette perspective que se pose la question de la structure des prélèvements obligatoires, qui pèsent
en France plus qu’ailleurs sur les facteurs de production, et en particulier sur le travail. Un des enjeux est de penser une fiscalité de croissance, qui favorise notamment le développement d’activités sur le territoire. Un vrai débat sur les modes de financement de la protection sociale est également à engager. Une réflexion approfondie et globale sur une nouvelle répartition entre ce qui doit être payé par la solidarité nationale (l’impôt) et ce qui doit être pris en charge par la solidarité professionnelle (les cotisations sociales), constituerait sans doute
une méthode à explorer. »

Vont apparaître maintenant les convergences Medef CFDT sur ce que le gouvernement va appeler la réforme du régime général de sécurité social, s’agissant notamment des retraites. Le Medef, dès sa création, exigeait un régime par points. La CFDT aussi.

L’unité mode d’emploi

L’objectif yndical n’est pas dans ce cas de « plumer la volaille », de écupérer les plumes perdues par une CFDT immergée dans la collaboration. Il ’agit à l’inverse de débattre et clarifier les véritables objectifs evendicatifs, conformes aux intérêts des salariés. Et ce dans une phase élicate, car le patronat dispose d’une arme dissuasive, le chômage de massedoublé d’une précarité en expansion.

  • S’il convient de préserver l’unité avec les syndicats de la CFDT, la base revendicative de cette unité doit être
    soumise aux salariés.
  • Avec les militants et adhérents de la CFDT, le  débat doit s’instaurer de façon permanente. Non pour faire de
    l’orientation nationale de la CFDT un préalable, mais pour approfondir les confrontations d’idées.
  • Pour cela, l’information aux salariés sur les  négociations nationales en cours, ANI emploi, accord Agirc Arrco, perspective des retraites et de la protection sociale, doit être produite  de façon rigoureuse.

La seule différence entre la politique de Sarkozy et elle de Hollande, c’est l’approbation systématique par la CFDT des objectifs u patronat relayés par le gouvernement. Raison de plus pour nouer le dialogue vec les syndicats CFDT disponibles. C’est une tâche syndicale majeure.



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PAPETERIE DE ROUEN

 

INFOS

 

 

La centaine de salariés réunis hier en assemblée générale le matin et l’après midi, ont décidé à l’unanimité d’organiser des arrêts de travail de 2 h en fin de faction.

Le 22 mars, les réponses aux questions posées par vos élus lors du dernier CE extra doivent nous êtes remises

 

Afin de faire participer le maximum de personnes, il a
été proposé les arrêts suivant :

 

  • Le 19 mars                   Faction E                       de 19 h à
    21 h
  • Le 20 mars          Faction F                       de 03 h à 05 h
  • Le 21 mars          Faction A                      de 11 h à 13 h
  •          Le 21 mars          Faction B       de 19 h à 21 h
  •          Le 21 mars          Personnel de jour        de 10 h à 12 h
  •          Le 21 mars          Personnel 2×8              de 11 h à 13 h
  • Le 3 avril             Faction
    A                      de 10 h à  ……….

  

Le mercredi 3 avril aura lieu le prochain CE extra,

nous demandons aux personnels en repos et grévistes

de se rassembler autour de la Cadip à 10 heures

pour soutenir les élus et démontrer à la direction,

le refus des salariés aux mesures présentées.

 

 

L’unité des salariés est la garantie du maintien

de l’emploi et de nos statuts

 

 


ASSEMBLEE GENERALE du 19 mars 2013

Le moment est important et  grave chacun d’entre nous doit se sentir mobilisé, votre présence est indispensable, nous ferons le point sur les questions de l’ordre du jour du CE du 14 mars 2013.

Nous devrons ensemble prendre des déscisions importantes pour l’avenir des salariés d’EUROPAC et de nos statuts

Informations syndicales payées

le 19 Mars

de 10.00 à
12.00

de 16.00 à
18.00

                                                                                                                                                                      salle de la cadip                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    Rythmes, Précarité, Salaires : mobilisons nous !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Accord National Interprofessionnel

FILPAC CGT

EUROPAC PAPETERIE DE ROUEN

Rue DESIRE GRANET  SAINT ETIENNE DU ROUVRAY 

courrier envoyé à madame la députée,  de la 3e circonscription (Rouen gauche,Saint Etienne, Sotteville, Quevilly)  

  Accord  National  Interprofessionnel dans TRISTE FRANCE

 

                                                                                        Mme Luce PANE

                                                                                      Députée de la 3e circonscription

                                                                                               de seine maritime 76

                                                                              26 Rue de l’Université 75355 PARIS 07 SP

 

Saint Etienne du Rouvray, le 7 mars 2013

 

Objet :       Accord  National  Interprofessionnel   (dit de « sécurisation  »  des parcours professionnels…)

 Madame la députée,

Il n’est pas habituel que nous nous adressions directement aux parlementaires. Mais au vu de l’URGENCE, il nous semble que la situation créée par la signature de l’accord du 11 janvier 2013 et la publication de votre Tribune avec votre appel des 100 (dont vous êtes signataire)  pour l’adoption du projet justifie notre courrier.

Nous souhaitons vous livrer notre analyse sur les dangers graves portés par ce texte au droit du travail.

Au préalable, nous notons que cet accord conclu le 11 janvier par des partenaires sociaux minoritaires n’a pas reçu la signature d’organisations représentatives d’une majorité de salariés ; la CGT et Force Ouvrière ont en effet refusé de le signer. C’est l’un des arguments que la CGT fait valoir auprès du gouvernement et de vous-même pour qu’il ne puisse être retranscrit dans la loi. En plus de la gravité, c’est aussi une question de démocratie.

Nous ne pouvons croire que la méthode préconisée par votre tribune serait celle consistant à valider des décisions prises par une poignée contre l’avis de tous les autres à partir du moment où elles vont dans le sens du patronat, et qui, de fait, nous éloignent encore de ce qui devrait être notre objectif commun : la lutte contre le chômage.

Parlementaire de la majorité, nous ne pensons pas que les citoyens vous ont élu pour de telles méthodes, déjà largement utilisées par le gouvernement précédent.

Les arguments développés par les directions confédérales signataires et certains de vos parlementaires s’appuient sur des « avancées » obtenues dans certains domaines.

Par ailleurs, celles-ci peuvent-elles justifier, à elles seules, d’offrir au patronat la flexibilité, la mobilité imposée, la possibilité de baisser les salaires, d’allonger les temps de travail, de faciliter les licenciements, de réduire les droits de recours des salariés… comme contrepartie ?

Quelles avancées ?

En réalité ces « avancées » sont conditionnelles, remises au bon vouloir patronal lors de négociations ultérieures et toutes ne concernent pas tous les salariés. Les reculs sociaux eux, seraient pour maintenant et concerneraient tout le monde.

Possibilité d’une mobilité forcée : L’accord offre la possibilité aux employeurs d’organiser la mobilité interne forcée en s’abritant sur un accord d’entreprise leur permettant ainsi de muter les salariés sur un autre poste, de les envoyer à l’autre bout dela France. Si le salarié refuse, il serait licencié pour motif personnel.

 Quel accès à la justice demain, quelle réparation pour les salariés ?

 L’accord demande la sécurisation des licenciements en limitant pour les salariés l’accès à la justice prud’homale et en réduisant de 5 à 3 ans les délais de prescription. Et pour la première fois, l’employeur ne serait plus tenu de réparer le préjudice réel subi par un salarié ; un barème prédéterminé serait établi.

 Maintien dans l’emploi ou chantage?

 L’accord autorise la mise en place dans les entreprises d’accords intitulés : « maintien dans l’emploi » qui sont en fait, sous une autre appellation, ce que Nicolas Sarkozy voulait imposer à travers des accords « compétitivité / emploi ». Il n’avait pas pu les mettre en place à l’époque du fait de notre refus unanime ! Ce sont ces accords qui permettraient désormais d’augmenter le temps de travail et baisser les salaires durant deux ans, sans garantie du maintien des emplois au bout de ces deux ans…

 Sécuriser l’emploi ou sécuriser les licenciements?

 Alors que seulement 3 % des chômeurs inscrits à Pôle Emploi ont pu bénéficier d’un plan social, le Medef veut grâce à cet accord décider de la procédure de licenciement et du contenu du plan social par simple accord d’entreprise, voire, en l’absence d’accord, par un simple document de l’employeur homologué par la direction du travail. Les délais prévus rendraient encore plus difficile l’action des salariés et de leurs représentants face à un plan de licenciement.

 Que devient le Contrat à durée indéterminée ?

Avec cet accord, le Medef veut imposer pour des salariés des petites entreprises de certaines branches le contrat à durée indéterminée « intermittent », c’est à dire un contrat totalement flexibilisé.

Ce sont là quelques exemples, qui nous semblent les plus porteurs de dangers pour tous les salariés.

Alors oui, nous sommes pour un vrai dialogue social, mais avec des résultats concrets et pas décidés avant. Vous avez fait le choix de la démocratie sociale. Nous vous demandons de prendre vos responsabilités de parlementaires.

Votre pouvoir, c’est d’abord celui de respecter la voie choisie majoritairement par les partenaires sociaux et ce n’est pas le cas concernant l’accord conclu.

Aussi, votre pouvoir de parlementaire, ce sera de rejeter ce projet de loi et de demander la réouverture de négociations en rappelant au patronat les légitimes exigences de justice sociale.La CGTsaura prendre ses responsabilités.

Cet accord dans l’état marquerait la disparition de notre modèle social.

Veuillez agréer, Madame la Députée l’expression de nos salutations.

                                                    Pour le Bureau syndical

                                                         Monsieur YON Jean Bernard

 

 

 


Lettre à un adhérent de

Après la signature de l’accord du Medef
par la CFDT, avant sa transposition en loi,

Lettre à un adhérent de
la CFDT

 

Nous nous  adressons à toi, adhérent de la CFDT, parce que l’accord que le bureau national de la CFDT à l’unanimité vient de signer le 17 janvier nous apparaît comme une
véritable bombe à fragmentations contre le droit social, l’emploi et la nature du syndicalisme. Tu trouveras l’analyse que nous en faisons en pièce jointe.
Nous avons tant de questions à te poser, car hier, en 2010, nous manifestions ensemble contre le plan Fillon tant désastreux pour les retraites.

En signant un accord avec le Medef, la direction nationale de la CFDT et deux organisations syndicales à la représentativité incertaine 
- CFTC, la confédération de la doctrine sociale de l’église catholique, et la CFE CGC, une formation catégorielle – auraient à elles seules « ancrer le rôle de la démocratie sociale dans la modernisation de notre pays », selon la déclaration du bureau national de la CFDT. Cette autoglorification suscite les déclarations sur le « rôle historique »
de cet accord.

Un syndicalisme de médiation et de gestion des dégâts sociaux

 Connais-tu l’impact réel de cet accord sur le syndicalisme ? La démocratie sociale selon le Medef et la direction de la CFDT se présente dans l’accord et ses annexes de cette
façon :

Les délégués au CE et les DP seront informés sur les « options stratégiques de l’entreprise » dans la seule mesure de leur serment de confidentialité. Si bien que les délégués seraient muselés, surtout en cas de restructuration, cession, licenciements.

  • Les mêmes délégués, selon un schéma en annexe concocté par le patronat, intitulé « Partager les options stratégiques de l’entreprise pour initier
    les discussions sur la création et la répartition de valeur dans l’entreprise »,
    échangent leur serment de confidentialité contre un
    accord de fond, qui implique un
  • changement de nature du syndicalisme !
  • Ainsi, le Medef a obtenu de partager avec les syndicats les options stratégiques de l’entreprise, dont les objectifs se résument à « son positionnement
    sur son marché
     ». La direction de la CFDT a ainsi choisi pour tout le syndicalisme qu’il devait donner
    la priorité absolue non plus seulement à la « compétitivité »,
    mais à la conduite patronale. Vu les erreurs stratégiques, la nocivité d’une finance toute puissante et la destruction industrielle en cours, voilà un choix
    relevant de joueur de casino plus que de la représentation du Travail !
  • Pourtant, en fonction de ça, « les impacts organisationnels et sociaux » de ces options patronales définiraient l’attribution du syndicalisme, défini comme expert en
    dégâts sociaux, médiateur auprès des salariés de l’inéluctabilité des
    conséquences
    néfastes de la gestion patronale, dont l’un des records les plus glorieux consiste
    à avoir créé plus de 5 millions de chômeurs et avoir ériger la précarité en principe.
  • L’accord Medef CFDT va plus loin encore, puisqu’il codifie la répartition de la valeur créée selon une hiérarchie patronale :
    les cotisations sociales, les salaires, la formation, les conditions de travail sont traitées selon le principe de « l’investissement
    de l’employeur »,
    le dogme syndical que la CGT devrait reprendre. Une prime est donnée à l’épargne, à
    l’actionnariat salarié et à la rémunération des dirigeants.

 

Nous te demandons :
si la direction de la CFDT a choisi de se dissoudre dans la gestion patronale de l’entreprise, ce qui est son droit, as-tu été consulté ? Et en quoi
peut-elle prétendre imposer ce même choix à la CGT ?
La CFDT prétend-elle à ce point à l’hégémonie
qu’elle impose à elle toute seule de parler au nom de tout le syndicalisme pour
organiser d’en haut sa mutation en super Médiator et en expert social des faits et gestes du patronat ?

 

Nous te demandons :
puisque « la CFDT attend désormais du gouvernement et du Parlement qu’ils transcrivent cet accord dans la législation et la réglementation en en respectant les équilibres
et en associant les parties signataires.»,
et que Hollande, qui vient d’embaucher Chérèque et d’autres
confédéraux CFDT, semble souscrire à cette demande manifestement concoctée à
l’avance, pourquoi  nous CGT, serions obligés de nous conformer à une loi dont les termes seraient rédigés par les signataires de la mutation du syndicalisme en médiateur social docile ?

Nous te demandons : la loi de transposition de l’accord Medef CFDT peut-elle passer outre la Constitution qui, en son préambule de 1946 intégré au bloc de constitutionnalité, stipule :

Art 5. Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son
emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.

Art 6. Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l’action syndicale et adhérer au syndicat de son choix.

Déterminer la nature du syndicalisme par cet accord transposé en loi serait un viol de la Constitution. Mais sans doute le bureau national de la CFDT
a-t-il des garanties du premier magistrat de France, le président Hollande…

La négociation
collective ? Mais où est-elle passée ?

 L’accord Medef CFDT, selon le bureau national de la CFDT, « fait la démonstration que la négociation collective entre syndicats et patronat produit des avancées importantes conjuguant acquis sociaux et efficacité économique ».

 Négociation collective ? L’encre à peine sèche de la signature, voilà Renault qui déclare la réduction
nilatérale de ses effectifs de 8 000 postes. La direction se sent pousser des ailes du fait de cet accord Medef CFDT. Et avec elle, des centaines de PME procèdent de la même
façon sans la moindre négociation.

Négociation collective ? Le Medef convoque les syndicats pour leur imposer un gel des retraites complémentaires. Tout haut, le ministre Cahuzac et Laurence Parisot rêvent
conjointement d’une désindexation définitive, et d’une rupture avec le régime général des retraites.

Négociations collective ? Aller défendre ça devant les victimes de destructions unilatérales d’emploi, qui ont expérimenté la brutalité des décisions patronales et la faiblesse des droits
salariaux en matière de défende de l’emploi… S’agissant de Presstalis, de Stracel, d’UPM Kyméné, de la presse en général, la négociation collective est
un objectif à atteindre.

 

Un modèle
syndical d’intégration européenne ?

« Par la signature de cet accord, la CFDT engage sa responsabilité d’acteur social faisant face à une situation
économique particulièrement dégradée en France et dans toute l’Europe. Cet accord s’inscrit dans la
proposition de la CES de mettre en place un contrat social. »
Telle
est l’ambition européenne du bureau national de la CFDT.

Non seulement cet accord devrait bénéficier d’une transposition en loi française, mais servir de modèle continental ? Voilà des métallurgistes allemands,
des imprimeurs italiens, des papetiers espagnols et scandinaves qui risqent de ne pas trop apprécier la proposition CFDT de dissoudre leurs droits dans
l’accord.

 

Nous te demandons :
la CFDT a-t-elle consulté les organisations syndicales européennes sur le texte de l’accord, et reçu leur assentiment au point d’en faire un acte légal de
l’Union européenne ? Les députés européens ont-ils été convaincus, et quand, par un telle démarche ?

Voilà une petite sélection de questions que nous aimerions te soumettre, attachés que nous sommes à l’unité syndicale dans les entreprises, ayant appris par expérience que les scissions
syndicales ne profitent qu’aux patrons. Que le débat commence. Cette lettre a pour but de le nourrir.

 

Reçois,
cher camarade, nos salutations syndicalistes.


Négociation « sécurisation de l’emploi »

 Négociation « sécurisation de l’emploi » dans ARTICLES imagescaq0adtcNégociation « sécurisation de l’emploi »

Nouveau texte … toujours l’impasse pour les salariés et l’emploi

vendredi 30 novembre 2012

 

Alors que le chômage explose depuis dix-huit mois consécutifs, le Patronat cherche de nouvelles règles pour faciliter le licenciement. Il est certain que l’effet premier de ce projet d’accord serait d’envoyer nombre de salariés pointer à Pôle emploi.

Le 29 novembre au soir, le MEDEF a transmis aux organisations syndicales un texte de plus de 70 pages intitulé : « projet d’accord sur la sécurisation de l’emploi ».

En guise de sécurisation, le Patronat traduit dans le texte les déclarations de Laurence Parisot : « pas d’accord sans acceptation du principe de flexibilité ». Effectivement en matière de flexibilité ils « y vont fort » :

• opération destruction du CDI en généralisant les contrats de projets et les contrats à durée indéterminée intermittents,

• contournement du licenciement économique par la création de nouvelles procédures,

• encouragement du chantage à l’emploi au travers de la généralisation des accords dits « compétitivité emploi »,

• difficulté plus grande pour la réparation aux prud’hommes (12 mois au lieu de 5 ans pour réclamer des salaires, limitation des dommages et intérêts…),

• possibilité d’un motif de licenciement imprécis,

• obligation d’accepter un nouveau poste s’il est situé à moins de 50 km ou 1 h 30 de trajet…

En ce qui concerne les quelques sécurités envisagées, elles sont renvoyées à des négociations futures… Et le Patronat ne daigne pas mettre un euro de plus pour l’emploi et la formation alors que les entreprises vont toucher 20 milliards d’euros d’aides supplémentaires au travers du crédit d’impôt.

Ce projet oublie superbement :

• la réponse aux urgences sociales,

• l’exigence de droits nouveaux pour les représentants des salariés sur les stratégies d’entreprise,

• les questions de mutualisation des droits pour les salariés des petites entreprises,

• la modulation des cotisations chômage en fonction de la durée des contrats,

• le droit suspensif sur les plans de licenciements et les plans de restructuration,

• la construction de nouvelles solidarités entre branches et territoires et la nécessaire co-responsabilisation des entreprises…

La CGT appelle les salariés à se mobiliser nombreux le 13 décembre pour dire au MEDEF et aux employeurs : « la précarité, la flexibilité, chômage, les bas salaires : ça suffit !!! ».


Le Medef exige la flexibilité tout de suite, pour la sécurisation des salariés, on verra plus tard !

Le Medef exige la flexibilité tout de suite, pour la sécurisation des salariés, on verra plus tard !Le Medef exige la flexibilité tout de suite, pour la sécurisation des salariés, on verra plus tard ! dans ARTICLES images-medef

La séance de négociation sur la sécurisation de l’emploi de vendredi a été l’occasion pour le patronat de remettre un coup de pression sur la flexibilité et de donner en contrepartie, des miettes pour la sécurisation de l’emploi des salariés. Pour la CGT et FO, la discussion fait du sur place. Pour la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, il a du mieux. Dans tous les cas, on est loin d’un accord.

« A ce stade de la négociation, il est extrêmement important qu’on ait des éléments sur la flexibilité », lance Patrick Bernasconi, négociateur pour le Medef. Dans la séance de discussion sur la sécurisation de l’emploi qui s’est tenue vendredi, le patronat a mis un coup de pression pour exiger un maximum de flexibilité, allant jusqu’à dire qu’il n’y aurait pas d’accord « si la balance n’était pas équilibrée ».

Pour Agnès le Bot, de la CGT, « le Medef a essayé de rendre le texte présentable, mais il est structurellement mauvais », estimant que la négociation était dans « une impasse ». Constat partagé par Stéphane Lardy de FO, « Ce texte est arrogant, nous n’avons pas de droits nouveaux pour les salariés, mais des faux droits conditionnées à des négociations de branches ou à des groupes de travail ». Le Medef a assuré qu’il y avait des avancées du côté de la sécurisation des salariés, présentant les droits rechargeables pour les chômeurs, la création d’un compte individuel de formation ou un droit à la complémentaire santé universelle. Mais pour la CGT, FO et la CFDT, il y a trop de renvois à des négociations ultérieures ou des accords de branches. Alors que le patronat souhaite que la flexibilité, comme les accords de compétitivité emploi, soit immédiate.

La question des droits rechargeables pour les chômeurs pose problème. Le Medef envisage en contrepartie de baisser l’indemnisation des demandeurs d’emploi, pour ne pas plus creuser le déficit de l’Unédic (organisme de gestion paritaire de l’assurance chômage). Ce qu’ont rejeté la plupart des syndicats. Sur la taxation des CDD, le patronat a opposé un feu rouge aux syndicats. Pour Patrick Pierron de la CFDT. « On imagine pas un accord si on ne limite pas les contrats courts, alors que les statistiques explosent ». Pour Joseph Thouvenel de la CFTC, c’est aussi « un point central de cette négociation ». Par ailleurs, la CFDT et la CFTC, plus nuancées, ont salué le texte patronal comme un vrai document de travail.

Quant à Marie-Françoise Leflon, de la CFE-CGC, elle a jugé qu’on est « assez loin de l’équilibre » entre flexibilité et sécurisation des salariés dans ce texte, mais que c’est « un bonne base pour travailler ». Prochaine séance de négociation jeudi prochain.


ARRCO et AGIRC

ARRCO et AGIRC dans ARTICLES aaimagescayq36u3ARRCO et AGIRC

Le Medef veut imposer de nouvelles mesures régressives

Prétextant d’une situation dégradée des régimes de retraite complémentaire des salariés du privé, le Medef a proposé l’ouverture d’une négociation dont l’objet serait de prendre des mesures conservatoires censées préserver à court terme l’équilibre financier des régimes.

En fait, le Medef veut imposer de nouvelles mesures régressives puisqu’il a précisément écarté par avance toute augmentation des ressources, donc des cotisations, sur le court terme. Les mesures envisagées portent aussi bien sur les pensions liquidées que sur les droits en cours de constitution.

Aucune des mesures n’ayant à elle seule un impact suffisant, on peut aisément imaginer que le Medef tentera d’en imposer plusieurs parmi : une moindre revalorisation, voire un gel des pensions ; une augmentation importante du prix d’achat des points, tant en Arrco qu’en Agirc (la conséquence en étant une baisse du nombre de points à salaire équivalent) ; un durcissement des conditions de réversion (60 ans au lieu de 55 à l’Arrco et 54 % au lieu de 60 % de taux pour les deux régimes)…Un nouveau recul de l’âge (62 à 64 ans) ainsi qu’un nouvel allongement de la durée requise, ces deux dispositions pour une retraite Arrco et Agirc sans abattement, sont également évoqués.

La CGT fera en sorte que la négociation s’engage sur de toutes autres bases, car ce qui doit être à l’ordre du jour, ce ne sont pas de nouvelles dégradations, mais au contraire les améliorations tant attendues par les retraités actuels et futurs.

Elle le fera avec d’autant plus de force qu’elle n’est pas dupe de la manœuvre du Medef qui comme à l’accoutumée tente de peser par avance sur le contenu des discussions qui s’engageront au printemps 2013 sur l’avenir de notre système de retraite.


La politique du gouvernement et du patronat amène à la hausse du chômage !

La politique du gouvernement et du
patronat amène à la hausse du chômage !

Sortons
de la salle d’attente ! La gauche et la droite ont

adopté le Traité européen, donc l’austérité durable. Le débat sur le budget
n’est qu’une farce. Tout est verrouillé pour nous infliger la désastreuse
politique européenne au service de la finance. Le patronat hurle ses
exigences : il faut un « choc de compétitivité ». Et pendant
qu’il licencie à tour de bras – Presstalis en est l’un des exemples -, il exige
une négociation sur l’emploi où le CDI, le salaire et le temps de travail
deviendraient flexibles, pendant que les contribuables seraient chargés de
payer les cotisations sociales des employeurs. Alors ? Il faut donner une
suite au 9 octobre. Sortir de la salle d’attente, c’est retrouver le chemin de
la mobilisation. Et pas à la Saint-Glin-Glin

  1. Le candidat anti-Finance Hollande a cédé la  place au Président 3%, qui lui-même a remis les clés du budget aux  commissaires de L’Union européenne.

Le parlement peut bien débattre du budget national, ce n’est plus lui qui décide, du fait de la précipitation du président Hollande à faire adopter à marche forcée le Traité européen
d’austérité. En conséquence, ce sont les commissaires de l’Union européenne, du FMI et de la Banque centrale européenne – La Troïka. Le budget 2013 d’austérité,
en cours de débat au Parlement, est le fils naturel du Traité européen adopté par la droite et la gauche. Le déficit annuel ne doit pas dépasser 3%, le
service de la dette devient absolument prioritaire, la finance est libre de spéculer sur cette dette et d’imposer sa loi par-dessus le Parlement.

  1. Que les riches paient plus, c’était l’annonce du  candidat. Mais le président annonce une fausse équité ! Pourquoi les mesures Sarkozy suivantes (entre autres) ont-elles été conservées ?

Le gel du barème. Dans les faits cependant, près de 10 millions de foyers fiscaux verront leur IR progresser l’an prochain en raison du gel du barème.

La suppression de la taxe sur les mutuelles, instaurée en 2011 par le gouvernement Fillon, n’est pas non plus d’actualité.

La demi-part fiscale pour les veuves, elle, est supprimée. Cette niche fiscale (à l’origine destinée aux veuves de guerre…) bénéficiait à plus 4 millions de personnes, bien souvent des
parents âgés, et coûtait 1,6 milliard d’euros à l’Etat. Sa suppression toucherait de nombreuses personnes modestes. Une mère isolée avec 18 000 euros de revenus devra payer 949 euros d’impôt quand
elle n’aura plus le bénéfice de la demi-part, contre 165 euros en 2010.

  1. Parisot aboie au nom de la classe patronale.   Et avec quel mépris et quelle vulgarité :

« L’ignorance économique dans laquelle les Français ont été maintenus depuis des années est scandaleuse et explique ce grand « bordel »
intellectuel (sic).   »
(Le Figaro-Dassault du 15 octobre).

Pourquoi ?
A la veille du la remise du rapport Gallois sur la compétitivité, prévu le 5 novembre, elle exige un « choc de compétitivité »

Traduction ?  Le Figaro :
Qu’attendez-vous de la négociation sur la sécurisation de l’emploi ?

Parisot :
Qu’en fonction de la conjoncture, elle enlève de la rigidité aux entreprises et leur redonne de la souplesse tout en facilitant le rebond professionnel des
salariés. (…) Si la durée des plans sociaux se raccourcissait et s’ils étaient mieux sécurisés juridiquement, nous pourrions accepter de renforcer les
obligations de reconversion des sites et de formation des salariés, mais aussi d’étendre la portabilité de certains droits qu’un salarié perd lorsqu’il est amené
à quitter une entreprise.

« Compromis historique ? »

En langage CFDT ou CGC, cela signifie échanger le droit patronal de licencier sans contrainte contre la flexibilité du CDI, du salaire et du temps de travail. Bref, c’est le modèle du travailleur saisonnier
précaire qui s’imposerait.

Marché de dupe ? Non, dîner de c… Car l’existence même de la Sécurité sociale est ciblée par alléger les « charges » Des charges ? Non, les
cotisations sociales, que le patronat veut refiler au contribuable !

Parisot : D’un côté, on baisserait à la fois les charges patronales et les charges salariales. De l’autre, on augmenterait légèrement la CSG et la TVA (…) Cette
hausse des impôts indirects serait compensée par les deux premières baisses de cotisations. (…) Nous sommes sur le point de demander officiellement au Haut
Conseil du financement de la protection sociale de mesurer par des simulations  précises l’impact de nos propositions.

  1. La Filpac CGT  constate que, pendant le vote du budget conforme au Traité européen et pendant la négociation sur l’emploi, les licenciements massifs continuent, à
         commencer par les 1 200 de Presstalis.

A l’opposé d’un « compromis historique » déjà avalisé par la CFDT, la CFTC et la CGC en juin 2011 avec le Medef et la CGPME, la
Filpac CGT, contre les positions du gouvernement et du patronat, leur adresse les positions suivantes.

On ne peut faire de l’austérité budgétaire
sans casser la croissance.

Si vous réduisez vos dépenses, cela fait baisser l’activité économique et donc vos recettes. Résultat : le déficit ne s’est pas réduit ou ne le fait que moyennant une récession. Preuve :
Espagne, Grèce, Italie.

On
ne peut faire baisser le coût du travail sans rogner sur le pouvoir d’achat.

Si vous baissez les cotisations sociales pour doper la compétitivité. Il faut alors distinguer plusieurs cas.

Premier cas : vous ne faites rien d’autre, autrement dit c’est le déficit de la Sécurité sociale qui augmente d’autant mais, comme vous voulez le réduire, c’est donc exclu.

Deuxième cas : les baisses de cotisations sociales sont compensées par une hausse de la CSG auprès de la Sécurité sociale. Mais vous postulez que le salaire direct sera
augmenté d’autant. Le pouvoir d’achat des salariés est donc préservé, mais le coût du travail n’a pas baissé pour les entreprises. Donc, cela ne sert à rien.

Troisième cas : les entreprises conservent la baisse de cotisations sociales (pour en faire ce qu’elles veulent), et le pouvoir d’achat des salariés baisse. CQFD.

Corollaire : il existe une variante possible du troisième cas où une partie plus importante du supplément de CSG porte sur les retraités. Vous demandez un rapport à la Cour des comptes pour pointer les privilèges  des retraités. Ah ! C’est déjà fait ? Alors prévoir une juste répartition de cet effort. D’où le budget en cours de « débat ».

Réduire
le coût du travail n’aura pas d’effet sur les exportations.

Imaginons qu’on baisse le coût du travail par de nouveaux allégements de cotisations. Comme il est impossible de cibler les seules entreprises exportatrices, toutes les autres
seront ravies de ce coup de pouce. Quant à celles qui exportent, elles auront le choix entre deux utilisations de cette manne :-         
soit baisser leurs prix pour être plus compétitives et donc exporter plus ;-         
soit augmenter leur taux de marge.

Dans le premier cas, elles vont se trouver confrontées à cette dure réalité : un marché mondial en ralentissement et à peu près plat en Europe, où tous les autres pays auront eu
la même bonne idée. Or, pour augmenter sa part de marché, il faut qu’il y en ait d’autres qui baissent (c’est de l’arithmétique plutôt que de l’économie).
Si les entreprises gardent pour elles les baisses de charges, il faut alors se demander à quoi elles vont utiliser ce bonus. Elles pourraient investir ou augmenter leurs                                                            dépenses de recherche-développement mais le climat des affaires morose n’est pas très encourageant. Dès lors, les entreprises seront tentées d’investir
ailleurs qu’en Europe, sur des marchés plus dynamiques, ou à continuer à distribuer des dividendes, comme elles le font malgré la crise.

L’infléchissement
du chômage est hors de portée des politiques néolibérales.

Notre président est depuis longtemps convaincu que la croissance est le seul moyen de créer des emplois. Et pourtant, il fait tout pour la casser. Depuis le début de la crise, l’investissement
est en berne, et le seul élément un peu porteur de la demande intérieure est la consommation, celle des ménages mais surtout les dépenses publiques.

Or, ces deux robinets vont être fermés par Hollande, et on voit mal comment les exportations pourraient prendre le relais. Le gouvernement table sur 0,8 % en
2013 et tout le monde dit que ce sera moins. Et ensuite ? Il prévoit que l’on retrouvera une croissance à 2 % dès 2014. Mais d’où pourrait-elle venir ?

Conclusion : avec de telles orientations, la courbe du chômage va s’infléchir, mais à la hausse.


Le gouvernement pigeonné par l’UMP et le Medef

Le gouvernement pigeonné par l’UMP et le MedefLe gouvernement pigeonné par l'UMP et le Medef dans ARTICLES 2012-10-04pigeons-entrepreneurs

Les quelques jours d’intense lobbying sur le web des « Pigeons », un groupe anonyme de patrons de l’Internet et de la communication relayé médiatiquement par l’UMP, le Medef et la CGPME, a fait plier le gouvernement. Ce dernier a annoncé ce jeudi matin faire marche arrière sur la fiscalité des créateurs d’entreprise.

Le gouvernement n’en finit pas d’envoyer des signaux amicaux au Medef. Après les 40 milliards d’euros d’exonérations sur cinq ans qu’il s’apprêterait à offrir aux entreprises en guise d’aide à la compétitivité, il annonce ce jeudi un rétropédalage sur la taxation des plus-values liées à la revente d’une entreprise. Plus globalement, l’idée de taxer les revenus du capital au même niveau que ceux du travail a bien du mal à passer. lire la suite


FILPAC CGT – EUROPAC PAPETERIE DE ROUEN

FILPAC CGT - EUROPAC PAPETERIE DE ROUEN dans ARTICLES pnA bon entendeur
…  Salut  !!!

Lors de la reprise en mai 2008 par Europac, nos nouveaux actionnaires s’étaient engagés par écrit à maintenir les
statuts du personnel, les acquis sociaux, les us et coutumes de l’entreprise. Voila qu’en 2012, reniant leurs promesses et après un turnover de DRH, Ils ambitionnent de remettre en cause  de nombres acquis concernant la vie et l’histoire de l’entreprise.

 Pendant 8 mois et demi, période d’absence de DRH, l’ensemble des élus ont fait preuve d’un grand sens de
responsabilité pour faire perdurer le dialogue social dans l’entreprise. Mais la situation a évolué. Depuis le
recrutement d’une nouvelle direction des ressources humaines, nous pouvions penser que les choses rentreraient dans l’ordre et qu’à nouveau, les échanges lire la suite


Pour sortir de la crise; Agissons pour une réponse à nos revendications

 

Pour sortir de la crise

Agissons pour une réponse à nos revendications

 

Les exigences sociales, qui demeurent aujourd’hui, nous ont conduit majoritairement, nous les salariés, à créer les conditions d’un changement politique en France.

Il nous appartient aujourd’hui d’agir pour qu’une véritable rupture avec les choix politiques antérieures interviennent dès maintenant. Ces choix répondaient exclusivement aux revendications patronales et ont conduit à plus de 3 millions de chômeurs, 6 millions de salariés en sous emplois et en situation de précarité, 8 millions de salariés vivant en dessous du seuil de pauvreté.…

Dans ce nouveau contexte, la CGT a porté ces exigences lors de la grande Conférence sociale de juillet, qui a ouvert un calendrier de négociations et de concertations. C’est l’amélioration de nos emplois, de nos salaires, de notre protection sociale qui doivent être au menu de ces discussions.

Le travail n’est pas un coût. Il est le seul levier de création de la richesse par les salariés (voir notre dossier et notre vidéo).
Refusant cela, le patronat poursuit son offensive de casse de l’industrie, de l’emploi, exige la baisse du coût du travail et plus de flexibilité. Dans cette logique Il milite pour l’austérité contenu dans le dernier traité européen.
Avec la Confédération européenne des syndicats (CES), la CGT est opposée à la ratification de ce traité par la France, quel que soit la procédure utilisée, car l’austérité mène à l’appauvrissement des salariés et des retraités et empêche toute reprise de la croissance.

Le 9 octobre, l’emploi lié aux forts enjeux industriels feront l’objet en Europe d’une première mobilisation dans plusieurs pays, à l’initiative de la Fédération européenne de l’Industrie, et en France, une journée interprofessionnelle liant ces enjeux aux préoccupations des salariés de tous les secteurs, sur l’emploi et le marché du travail.

La CGT prend toute sa place dans la mobilisation unitaire (CGT, CFDT, Unsa-FGRP, CFE/CGC, CFTC,……) des retraités du 11 octobre sur le pouvoir d’achat, la perte d’autonomie et l’accès aux soins.

La CGT poursuit sa démarche pour permettre aux salariés de s’exprimer, d’intervenir sur les choix économiques et sociaux et pour développer les nécessaires mobilisations afin de peser sur les choix patronaux et conquérir de nouveaux droits.

Dès aujourd’hui, des mesures immédiates doivent être prises pour répondre à l’urgence de la situation. Le changement, c’est la réponse à nos attentes sociales. Le gouvernement doit être à l’écoute des revendications des salariés et ne pas céder aux exigences du patronat.


Ce n’est pas le travail qui coûte cher mais la rémunération du capital

Contrairement à ce que prône le patronat, ce ne sont ni le coût du travail ni la rigidité du marché du travail qui plombent la compétitivité des entreprises.
Ce sont les salariés par leur travail qui créent les richesses. L’enjeu porte donc sur la répartition des richesses entre le capital et le travail :
- Ce qui va aux salariés : le salaire, y compris les cotisations sociales (part salarié et employeur)
- Le reste étant réparti entre les impôts des entreprises, les investissements et les dividendes aux actionnaires.

Part des salaires dans la Valeur ajoutée Part des dividendes dans la valeur ajoutée
1983->1989 : -10% 1985->2011 : de 5% à 25%

Aujourd’hui, la part des salaires dans les richesses créées est plus faible qu’à la sortie de la guerre.
Alors que la rentabilité financière des entreprises est en hausse, le chômage explose et le pouvoir d’achat baisse freinant ainsi la relance économique.
Diviser par deux les dividendes libérerait 120 milliards d’euros pour les investissements productifs, créerait de l’emploi, permettrait de financer la protection sociale et de diminuer le déficit de l’état.


Sur l’emploi, il y a urgence !

3 millions de chômeurs et 6 millions de salariés en situation de sous-emploi et de précarité.

Les plans sociaux se multiplient auxquels viennent s’ajouter les fins de contrats précaires (CDD, intérim) qui représentent la grande majorité des inscriptions au chômage, plus les licenciements déguisés dans les 900 000 ruptures conventionnelles annuelles.

+ de flexibilité, NON MERCI ! Le patronat tente de nous faire croire que le marché du travail serait trop « rigide » et qu’il faudrait donc un saut vers plus de flexibilité dans la relation au travail.

+ de flexibilité, c’est l’impasse économique et sociale !

Pour la CGT, il faut au contraire de nouvelles sécurités et garanties collectives pour les salariés, quelque soit la taille de leurs entreprises, leurs situations. Tel est l’enjeu de la future négociation sur la sécurisation de l’emploi. Il faut :
- Instaurer la Sécurité sociale professionnelle pour sécuriser le parcours de chaque salarié.
- Orienter l’investissement productif vers la croissance et la création d’emplois.
- S’attaquer concrètement à la précarité, notamment chez les jeunes.
- Évaluer et réorienter les aides aux entreprises en fonction de leur efficacité sur l’emploi.
- Arrêter les suppressions d’emplois et contraindre les entreprises à des alternatives aux licenciements.
- Permettre l’indemnisation de tous les chômeurs.
- Réglementer et encadrer la sous-traitance.
- Renforcer les moyens pour le service public de l’emploi et la formation tout au long de la vie.


Égalité

L’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes, la qualité de vie au travail sont facteurs de croissance et de productivité, c’est bon pour la compétitivité de la France. Transformer le travail pour l’égalité, la santé des salariés et pour la compétitivité des entreprises est un impératif !


Revaloriser les salaires, les pensions et les minima sociaux

- Porter le Smic à 1 700 euros brut et réévaluer les grilles salariales à partir de cette base dans toutes les branches professionnelles.
- Augmenter les pensions de retraite.
- Résorber les inégalités entre les femmes et les hommes.
- Revaloriser de 25 % les minima sociaux.
- Majorer les heures complémentaires au même taux que les heures supplémentaires.
- Doubler le paiement et récupérer les heures travaillées le dimanche.
- Remettre à plat les allègements de cotisations sur les bas salaires.


Des services publics de qualité : indispensable !

- Développer les politiques et les moyens des services publics : Pour l’emploi, l’éducation, la recherche, la santé, le logement, le travail, les infrastructures, au service du développement économique, social, industriel et territorial.
- Assurer le financement de ces politiques par une réforme fiscale, un pôle financier public, une politique monétaire et de crédit.


Impulser l’emploi industriel :

- Contraindre les entreprises à des alternatives aux licenciements.
- Conditionner les aides publiques aux entreprises.
- Aider les petites et moyennes entreprises par la constitution d’un pôle financier public au service de l’emploi, la formation, la recherche, les équipements.
- Redéfinir les filières industrielles stratégiques.
- Mettre en place un fond européen pour financer le développement social et économique.


La formation professionnelle

La formation professionnelle est au cœur des questions d’emploi, de qualification et de salaire.
Un plan d’urgence doit permettre, dans le cadre du service public, de renforcer le droit à la formation, l’orientation et les qualifications. Il doit s’adresser à tous les salariés, en particulier, les jeunes et les demandeurs d’emploi, en continuité de la formation initiale dispensée à l’école.
Les salariés doivent pouvoir peser sur les plans de formation. Dans ce cadre, la CGT intervient, notamment, pour que les jeunes en « emplois d’avenir » et les contrats de génération bénéficient d’un véritable plan de formation pour l’entrée.


Protection sociale

Il ne faut pas plus de taxes ni l’augmentation de la CSG mais plus d’emplois et de bons salaires
- Garantir le droit et l’accès à la santé pour tous.
- Créer un service public de l’aide à l’autonomie.
- Rétablir le droit à la retraite pour tous à 60 ans associé à un bon niveau de pension.
- Reconnaître la pénibilité par un départ anticipé.
- Moduler les cotisations patronales en fonction des politiques d’emploi et de salaires.


Pour un nouveau contrat social pour l’Europe

Alors que s’engage enfin un débat sur le nouveau traité européen, dit traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), la CGT redit avec force sa solidarité avec tous les peuples européens confrontés aux politiques de régression sociale.

La CGT réaffirme son opposition résolue à toute ratification de ce traité par la France dans la droite ligne de l’analyse et de la résolution unanime de la confédération européenne des syndicats (CES). La CGT soutient le « contrat social » proposé par la CES.

Ce traité imposerait les politiques d’austérité qui, là où elles sont à l’oeuvre (Grèce, Espagne, Portugal, Italie), ne font qu’aggraver la régression sociale qui entretient durablement la récession économique.

La CGT lance une campagne expliquant le contenu antisocial de ce traité et proposer une pétition à destination des parlementaires et du gouvernement pour une non-ratification du traité, quelle que soit la procédure utilisée.
- Remettre à plat l’ensemble des exonérations de cotisations.
- Prélever des cotisations sur toutes les formes de rémunération.
- Faire contribuer les revenus financiers des entreprises. dans l’emploi.


Salarié(e)s d’ci, salarié(e)s migrant(e)s : égalité de traitement !

Délocalisations d’entreprises et utilisation ici de travailleurs migrants sans droits sont les deux faces d’une même réalité : la mise en concurrence des salariés entre eux dans une économie globalisée, où le marché du travail est internationalisé et la recherche du « moins disant social » généralisée.

Qu’ils soient travailleurs sans papiers, salariés de la sous-traitance internationale, saisonniers, intérimaires d’agences de placement international, cadres embauchés par des filiales off shore, salariés détachés à l’intérieur d’un groupe, les travailleur-e-s migrants n’ont vocation à être ni les victimes, ni les vecteurs de la déréglementation sociale. Ils ne prennent le travail de personne. Ils sont partie intégrante du salariat et de la création des richesses. Des papiers et un contrat de travail aux normes sociales d’ici pour chaque migrant qui « bosse » ici !


Le syndicat, c’est un collectif de salariés

Pour gagner le changement, il nous appartient à nous salariés, d’intervenir sur la répartition des richesses créées par notre travail, dans chaque entreprise, chaque lieu de travail à partir de la réalité de chacune.

Pour peser dans ce sens, compter pour un dans les choix, le syndicat n’est pas un outil en dehors de nous, c’est la citoyenneté. au travail, le lieu dans lequel nous nous organisons collectivement pour décider ensemble.

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Tarifs progressifs de l’énergie

Tarifs progressifs de l’énergie

Mesure pour les ménages modestes  ou passeport pour une hausse générale des prix ?

mercredi 5 septembre 2012

François Brottes vient de présenter les contours du projet de loi instaurant des tarifications progressives par paliers de consommation pour le gaz et l’électricité, progressivité qui pourrait être étendue à d’autres sources d’énergie (fioul, GPL, bois de chauffage) ainsi qu’à l’eau. Pour la CGT, l’accès de tous aux droits fondamentaux, dont l’eau et l’énergie, doit être garanti et organisé par la puissance publique tout comme doit être préservée et renforcée la tarification nationale et régulée. La CGT partage la préoccupation d’alléger la facture d’électricité et de gaz pour les ménages modestes et l’objectif d’économiser l’énergie. Mais il ne faut pas que ce dispositif soit l’occasion d’instaurer un prélèvement supplémentaire sur la consommation de gaz et d’électricité.

Sur la forme, nous regrettons  l’élaboration d’un projet de loi sans que l’avis des associations de consommateurs et des organisations syndicales ait été préalablement recueilli. D’autre part, la multiplicité des critères à prendre en compte (climat, isolation du logement, nombre de personnes au foyer, situation des occupants …….), qui ne sont par ailleurs pas connus des énergéticiens, risque de conduire à instaurer un système extrêmement complexe et mettre à mal la péréquation tarifaire et les tarifs réglementés. Il n’est pas certain que la notion de foyer fiscal corresponde à la notion de ménages aux sens de l’abonnement au gaz ou à l’électricité. Il apparait de même dangereux de différencier le prix de l’énergie en fonction de la zone géographique. Veut-on en arriver à la situation que nous connaissons à propos des tarifs de l’eau ? Si le droit à l’énergie constitue un droit fondamental, alors l’accès égal à tous doit être garanti. Dans le cas inverse, c’est la notion même de service  public qui est remise en cause.

La CGT estime que les orientations doivent viser une articulation entre l’effectivité de l’accès de tous à l’énergie et à l’eau avec la nécessaire préservation des ressources naturelles. Elle considère également indispensable d’asseoir cette réflexion sur une vision prospective d’un habitat plus économe ainsi que sur une approche globale des besoins et des ressources des ménages. Si nous pensons qu’il est nécessaire d’engager des actions d’économie d’énergie, celles-ci  concernent en premier lieu l’organisation de la société : transports collectifs, urbanisme, isolation des habitats, relocalisation de productions.

Les économies individuelles sont certes nécessaires mais ne peuvent s’obtenir uniquement au travers du fameux « signal prix » qui conduit en général à des restrictions pour les plus modestes qui ne sont pas maîtres de leurs consommations. La mise en place d’un tarif progressif pour l’électricité et le gaz ne doit pas être l’accompagnement pour une augmentation générale des prix de l’énergie, d’autant plus que les entreprises du secteur dégagent des bénéfices.

Pour la CGT, les constats relevés par l’INSEE, le Médiateur de l’Energie et par l’Agence Nationale de l’Habitat, sur la précarité énergétique appellent un ensemble de mesures, sociales et environnementales, d’urgence et de long terme qui ne semblent pas intégrées dans le projet gouvernemental.

Pour répondre à cette urgence  des mesures immédiates doivent  être prises, sachant que la meilleure réponse sur le long terme passe par une revalorisation du pouvoir d’achat et l’instauration d’une réelle justice fiscale :

- Stopper les coupures (Gaz – électricité – eau)  inappropriées. Cela induit une intervention renforcée des salariés des entreprises distributrices à même de juger du « bien fondé » de la coupure ;

- Elargir les tarifs sociaux (le seuil de la CMU est insuffisant) avec un déclenchement automatique de l’obtention de ces tarifs

- Dégager des moyens pour la rénovation thermique des logements et obliger les propriétaires bailleurs à effectuer ces investissements.

- Intervenir sur la fixation des tarifs nationaux et réguliers.(la CGT propose que les tarifs soient fixés de manière transparente par une commission regroupant élus, organisations syndicales et associations de consommateurs)

- Mettre en place un pôle public de l’énergie pour lutter contre la dérèglementation du secteur qui conduit à une hausse généralisée des prix

La CGT estime que les deux conférences gouvernementales organisées, l’une les 14 et 15 septembre portant sur les questions environnementales, la seconde les 12 et 13 novembre consacrée à la lutte contre la pauvreté et les exclusions peuvent judicieusement être mises à profit pour dégager des orientations conjoncturelles et structurelles à partir d’un diagnostic partagé et d’objectifs ambitieux de maîtrise de la facture énergétique.


Rentrée sociale… Le changement se fera, avec l’intervention des salariés

Rentrée sociale…

 Le changement se fera, avec l’intervention des salariés

La CGT en cette rentrée a des responsabilités à assumer et des propositions à faire aux salariés, privés d’emploi et retraités.

Dans un contexte économique qui continue de se dégrader en France et en Europe, il est hors de question d’accepter les mesures prises jusqu’à présent, face à cette crise organisée par le capitalisme qui demeure, dont les salariés ne  sont pas responsables mais à qui on demande de payer la note. 

Le gouvernement va devoir trancher… Il faut que le gouvernement prenne la mesure de l’urgence et des attentes. Le
mécontentement a provoqué un changement de Président de la République et du gouvernement. Pour la CGT, il est normal qu’il y ait une impatience importante, vu la dégradation de la situation.

Le gouvernement ne pourra pas être d’accord avec le MEDEF, qui prône plus de flexibilité, de baisse du coût du travail et les revendications des salariés, il va falloir qu’il fasse un choix. 

En cette rentrée, nous observons la stratégie du MEDEF et des représentants patronaux qui veulent peser sur le choix du gouvernement.
La CGT, après la conférence sociale de juillet, vient de nouveau d’interpeller le gouvernement sur les choix qu’il va faire dans les semaines à venir. Ces choix vont être extrêmement importants et vont être regardés de très près par la   CGT et les salariés.
Les plans d’austérité mis en place en Europe n’ont fait qu’aggraver la situation des salariés et enfoncer les pays dans la misère et la récession. Pour la CGT, il y a urgence que les choix soient faits de façon claire et qu’ils s’opposent aux choix patronaux.
Un patronat qui continue à casser l’emploi, casser les outils industriels, qui en cascade touche beaucoup les salariés de petites et moyennes entreprises qui sont sous-traitantes de grands groupes. En Seine Maritime, nous en avons hélas, la triste illustration.

L’argent existe :

Le PIB (Richesses produites en France) En 2008 : 1.951 milliards d’euros.
En 2011 :
1.996 milliards d’euros.

 Les entreprises du CAC 40 ont enregistré 73,8 milliards d’euros de bénéfices en 201137 milliards d’euros de bénéfices pour le 1er semestre 2012.

210 milliards d’euros, de dividendes versés par les entreprises non financières en 2010 contre seulement 182 milliards d’euros d’investissementslas, la triste illustration.

La CGT vous appelle à vous mobiliser, pour l’emploi…

 La CGT propose dès le 9 octobre, une mobilisation sur les questions industrielles. Plusieurs manifestations sont déjà prévues. Il y a un appel européen de la Fédération de l’industrie qui regroupe de nombreux syndicats, de nombreux pays, pour des actions.

Pour la CGT, nous considérons que l’emploi industriel est central dans notre pays, nous avons en face une stratégie
patronale qui est à l’offensive, qui vise à licencier à tour de bras, à réduire les effectifs dans les entreprises

Le 9 octobre, la CGT vous appelle à vous mobiliser pour la défense de l’emploi dans notre pays, avec pour notre département, une manifestation à PARIS.

La CGT vous appelle à vous mobiliser contre le nouveau traité européen…

La France n’a pas encore ratifié ce nouveau traité européen qui devrait être soumis aux parlementaires en octobre. Si ce traité était ratifié, il instaurerait encore plus d’austérité dans notre pays dans les mois et les années à venir,
comme à l’image de la Grèce, l’Italie ou l’Espagne.

Ce traité imposerait la poursuite et la brutale aggravation del’austérité que nous connaissons déjà :

- blocage et baisse des salaires et despensions,

- destruction massive des emplois dans la fonction publique,

- précarité renforcée pour les jeunes

- destruction de notre sécu et préparation de
nouveaux impôts frappant les salariés (TVA, CSG)

La CGT s’oppose à toute politique d’austérité.

L’UD CGT 76 demande aux députés de Seine-Maritime de voter contre le Traité européen d’austérité (TSCG).

Dès le mois de janvier, tous les syndicats qui sont réunis dans la Confédération Européenne des Syndicats (CES) ont dénoncé ce traité et aujourd’hui il y a une opposition qui va au-delà de nos frontières.

La CGT a décidé de lancer une campagne sur le traité, nous allons proposer aux salariés un texte sous forme de pétition afin qu’ils s’expriment car nous refusons de voir ce traité se mettre en place en France et en Europe.

 Nous ne sommes pas seul à appeler à la mobilisation que ce soit en Italie, en Angleterre, en Espagne ou en Grèce, ou
nous voyons bien que les différents plans d’austérité, n’ont fait qu’enfoncer les salariés dans la misère et les pays dans la récession. 

Nous appelons l’ensemble des salariés à se mobiliser le 9 octobre. 

Car sans industrie, il n’y a pas de services publics, de commerces de proximité et de petites entreprises.

 Il n’y aura  pas de réponse aux questions de l’emploi et du chômage, si nous ne  réussissons pas à avoir un vrai développement industriel dans notre pays et en Europe.

 En Seine Maritime, la CGT appelle les salariés à se mobiliser à toutes les initiatives qui seront organisées.

 

 


Thibault s’attire les foudres de Chérèque

Thibault s’attire les foudres de Chérèque

François Chérèque, le leader de la CFDT, estime que la CGT se sert de la journée d’action prévue le 9 octobre « à des fins politiciennes nationales et internes ».

L’appel de la CGT à manifester le 9 octobre a fortement irrité le leader de la CFDT. L’ouverture de la négociation sur l’emploi mi-septembre est compromise.

François Hollande avait promis d’instaurer un « dialogue social rénové ». Michel Sapin s’était même targué, à l’issue de la conférence sociale, début juillet, d’avoir lancé « une méthode de dialogue social à la française ». Une différence, disaient-ils, avec l’ère Sarkozy… Las, le changement attendu n’aura pas passé l’été. La rentrée de septembre pointe à peine le bout de son nez que la division syndicale réapparaît au grand jour, en laissant apparaître de profondes lignes de fracture.« En appelant séparément à une journée d’action le 9 octobre à des fins politiciennes nationales et internes, la CGT détourne et affaiblit le sens que la Fédération européenne de l’industrie a voulu donner à cette journée »,s’est insurgé jeudi François Chérèque, le leader de la CFDT. La veille, Bernard Thibault avait appelé les Français à se mobilier dans six semaines « pour défendre l’emploi ».Et ainsi mettre la pression sur le gouvernement qui a eu le mauvais goût ces dernières semaines, aux yeux du patron de la CGT, de se montrer plus conciliant avec le patronat. « Il faut dire la vérité : entre ce que revendique le Medef et ce qu’attendent les salariés qui ont majoritairement contribué à un changement de majorité politique, il y a des attentes contradictoires »,avait à demi-mot menacé Bernard Thibault.Le début de la « boîte à baffes »« Ce n’est pas en descendant dans les rues que les entreprises vont arrêter de licencier »,répond Pascale Coton, la secrétaire générale de la CFTC. « Dans la situation actuelle, appeler à manifester est suicidaire car nombre de PME ne s’en relèveraient pas », abonde Carole Couvert, son homologue de la CFE-CGC. « La CGT demande au gouvernement d’être le porte-parole des salariés alors qu’elle reprochait au précédent d’être celui des patrons »,critique encore Luc Bérille, le patron de l’Unsa. Un responsable syndical égratigne aussi la CFDT qui « se prend pour le bras armé du gouvernement et veut coécrire tous les textes de lois ». Ambiance… « On n’en est qu’au début de la boîte à baffes »,promet-il.Ce durcissement de la ligne de la CGT rend un peu plus aléatoire l’ouverture, à la mi-septembre, de la négociation sur la « sauvegarde de l’emploi ». Si le Medef a été rassuré mercredi par le premier ministre sur l’intégration des questions de compétitivité dans les débats, Laurence Parisot suspend toujours sa participation au document d’orientation que prépare Michel Sapin. De son côté, Jean-Claude Mailly fait de la question de la compétitivité un casus belli. « S’il s’agit de donner plus de flexibilité aux employeurs, ce sera sans nous »,argue le patron de FO.

Ce retour à une configuration classique -une opposition entre modernistes et radicaux, doublée d’un chantage sur l’exécutif- n’est en fait pas sans rappeler le dialogue social sous l’ère Sarkozy.

À la différence près que c’était la CGT, et non la CFDT, qui était à l’époque en odeur de sainteté à l’Élysée. Ceci explique aussi peut-être cela…

Par Marc Landré le 31/08/2012
Le Figaro-économie.fr

Thibault veut mobiliser le 9 octobre pour « la défense de l’industrie et de l’emploi »

Thibault veut mobiliser le 9 octobre pour Thibault veut mobiliser le 9 octobre pour « la défense de l’industrie et de l’emploi »

Bernard Thibault, a jugé alarmante mercredi, dans un entretien à l’AFP, la situation économique et sociale de la France et a annoncé des manifestations de la CGT le 9 octobre dans plusieurs villes. Il a également annoncé une mobilisation contre la ratification du traité budgétaire européen.

« Il y a une forme d’alarme de notre point de vue sur la situation économique et sociale », a affirmé M. Thibault au lendemain d’une assemblée générale de rentrée de la CGT qui réunissait les fédérations et les unions départementales. « Depuis la conférence sociale » tenue en juillet, « il y a une forte détérioration de la situation », selon lui.

« Cela confirme notre regret qu’à la conférence sociale il n’y ait pas eu d’autres annonces de la part du gouvernement pour faire face à l’urgence en matière d’emploi, notamment sur les restructurations ». « Compte tenu de l’urgence de la situation », la CGT lance « une première initiative le 9 octobre pour « la défense de l’industrie et de l’emploi », dans le cadre d’une « semaine de mobilisation décidée par la Fédération européenne de l’industrie », a souligné le numéro un de la centrale. Des manifestations seront prévues dans des grandes villes (Paris, Lyon, Bordeaux, etc). « Il faut que le gouvernement prenne la mesure de l’urgence de la situation et des attentes », a-t-il dit. « Le mécontentement était fort et a provoqué un changement de président de la République, il est normal qu’il y ait une impatience importante vu la dégradation de la situation ».

Mobiliser aussi contre le Traité européen

Par ailleurs, la CGT va lancer « une campagne d’information et de mobilisation pour relayer la position de la Confédération européenne des syndicats (CES), rejetant le traité européen, qui est susceptible d’être soumis à ratification dans les semaines à venir », a affirmé M. Thibault. « Nous allons militer pour une non-ratification par la France de ce traité, quelle que soit la procédure utilisée », a précisé M. Thibault. Le gouvernement entend faire ratifier le texte par le Parlement tandis que le Front de gauche, Attac, L’Humanité et bien d’autres, appellent à un référendum.
La CGT « va élaborer un matériel grand public, dont un texte à faire pétitionner dans les entreprises, qui va permettre aux salariés de s’exprimer pour une non-ratification de ce traité », a précisé M. Thibault.

Une manifestation unitaire contre le traité européen est prévue le 30 septembre, mais la CGT n’a pas encore annoncé si elle y prenait part ou non. L’association Attac met elle en garde contre le dispersement des mobilisations.


Communiqué du Syndicat Filpac-Cgt Smurfit- Kappa Cellulose du Pin

Communiqué du Syndicat Filpac-Cgt Smurfit- Kappa Cellulose du Pin

mercredi 29 août 2012

 

ENFIN, LA REPRISE !

Si nous ne pouvons que regretter l’incident du 05 juillet, qui a paralysé notre activité pendant prés d’un mois et demi, nous pensons qu’il est nécessaire de souligner les points positifs, que nous avons relevés durant cette période atypique.

En priorité, nous tenons à souligner l’implication de l’ensemble du personnel, qui a multiplié les efforts, pour réduire du mieux qu’il le pouvait, l’impact qu’aurait eu cet incident sur le fonctionnement de notre entreprise…

Documents joints


L’emploi

 

De véritables emplois d’avenir sont indispensables !

lundi 27 août 2012

 

La situation de l’emploi -et en particulier de l’emploi des jeunes- est particulièrement préoccupante, nous en faisons tous le constat. La politique de l’emploi doit enfin se fixer l’objectif de création d’emplois de qualité pour répondre aux besoins économiques et sociaux.
La CGT considère que les emplois d’avenir sont une mesure d’urgence qui devrait s’insérer dans une série de mesures plus ambitieuses tant pour les jeunes non qualifiés que pour les plus qualifiés.
Il est indispensable de faire aujourd’hui mieux que ce qui s’est fait dans le passé en matière de contrats aidés. Ceux-ci ont démontré leurs limites concernant l’accès durable dans l’emploi. Il est hors de question d’entraîner les jeunes dans un parcours qui les laisserait trois ans après sans débouchés et sans « avenir ».

C’est pour cela que la CGT exige que ces emplois réservés aux jeunes peu ou pas qualifiés  soient bâtis autour de trois conditions indispensables :
• l’accès  à une formation qualifiante,
• un accompagnement et un suivi  dans l’emploi par le service public de l’emploi,
• un tutorat sur le lieu de travail.

Seules ces conditions peuvent permettre que ces jeunes accèdent véritablement à l’emploi pérenne. Leur mise en œuvre pose par ailleurs la question du manque de moyens du service public de l’emploi.
Nous nous opposons à l’ouverture de ces contrats au secteur marchand où ils risquent de se substituer à des embauches qui auraient de toute façon eu lieu.
Dans la fonction publique, l’emploi d’avenir ne doit pas servir à pallier aux sous-effectifs permanents mais répondre à la demande de nouveaux besoins.

En ce qui concerne les emplois avenir professeurs, le manque de concertation sur le projet a fait que,  tant sur la nature du contrat, que sur les conditions de travail et d’étude, il n’y a pas de garanties suffisantes. Cependant le débat n’est pas clos et nous considérons que ce dispositif visant à faciliter pour des jeunes boursiers l’accès au métier d’enseignant peut et doit être amélioré.

La CGT  attend donc sur l’ensemble de ce projet de loi  « emploi avenir » des avancées significatives qui permettront d’ouvrir aux jeunes de véritables perspectives d’avenir.

Montreuil, le 27 août 2012


Affaire Apollonia : le prix de la cupidité

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Affaire Apollonia :  le prix de la cupidité

 

Cinq banques ont été mises en examen depuis le 16 juillet pour escroqueries en bande organisée dans le cadre de l’affaire Apollonia. Les victimes surendettées demandent réparation.

Entre le 16 et le 19 juillet, cinq banques ont été mises en examen dans le cadre de ce que l’Anvi-ASDEVILM, Association nationale d’aide aux victimes de l’immobilier, appelle « la plus grande escroquerie immobilière et financière que la France ait jamais connue ». Cette affaire, d’une ampleur inédite, a provoqué le surendettement massif de particuliers, jusqu’à 8 millions d’euros pour certains d’entre eux.

Une conférence de presse organisée hier à Paris par l’association des victimes et leur avocat a été l’occasion de dénoncer un « scandale bancaire majeur ». Même si, précise l’avocat Jacques Gobert, après Apollonia, sont aujourd’hui pointées du doigt deux filiales du Crédit immobilier de France (le Cifraa et la BIP), la holding de BIP (Crédit immobilier de France développement), le Crédit mutuel méditerranéen et le Crédit mutuel de l’étang de Berre, pour escroqueries en bande organisée. Après quatre ans de procédures, le nombre de mises en examen s’élève aujourd’hui à trente-six, dont treize ex-dirigeants, cadres, directeurs de banque ou courtiers en prêts immobiliers et les cinq banques en tant que personnes morales.

Des familles détruites

L’affaire Apollonia tire son nom d’une société d’Aix-en-Provence qui a commercialisé dans les années 2000 des programmes immobiliers en France auprès d’une clientèle issue principalement du milieu médical. La justice lui reproche d’avoir escroqué près de mille Français en leur faisant acheter des appartements pour un total d’un milliard d’euros, les clients se retrouvant finalement très endettés alors que les revenus locatifs et les avantages fiscaux étaient censés couvrir les prêts engagés auprès des banques pour financer l’investissement immobilier.

D’après Claude Michel, président de l’association d’aide aux victimes, le directeur des engagements du Cifraa aurait reconnu que « les risques ont été acceptés collégialement au regard de l’apport conséquent d’Apollonia ». L’avocat Jacques Gobert a de son côté fermement fustigé la « participation active des banques à l’escroquerie ». Ce dernier regrette la « terrifiante indifférence de la part des pouvoirs publics », jugeant qu’il est « inadmissible que l’ACP ou l’AMF ne mettent pas en place pas des sanctions publiques » au vu des dommages causés par le surendettement des victimes.

Regroupées au sein de l’Anvi-ASDEVILM, elles demandent aujourd’hui réparation au nom des drames humains qu’elles ont connus. Leur situation financière, les saisies, les pressions exercées par les banques ont conduit un grand nombre à la dépression, à des vies de famille détruites et même à des hospitalisations de longue durée. « Les victimes voient passer, impuissantes, les huissiers », déplore Claude Michel, président de l’association. Et l’avocat d’ajouter : « Derrière un crédit bancaire, il y a des morts. »

La décision concernant le sort des institutions financières devrait être prise à la rentrée, elles encourent une amende pouvant s’élever jusqu’à 3,75 millions d’euros. Maître Jacques Gobert réclame qu’« après tant de cupidité, les banques fassent preuve d’un peu d’humilité ».


La transformation sociale, seule issue à leur crise


La transformation sociale, seule issue à leur crise

 Se coucher devant Hersant qui brade la presse, Peugeot qui tire sur l’emploi, et se prosterner au pied des
banquiers et du FMI ? Gober jusqu’à l’overdose les licenciements, l’effondrement du pouvoir d’achat et la destruction de la
Sécurité sociale ? Tout ça parce qu’il n’y aurait pas d’autre politique alternative à l’austérité européenne et à la crise du système capitaliste ? L’ennemi absolu serait le « coût du travail », figure sans visage du terrorisme social ? Bref, il faudrait non seulement se résigner, mais encore s’excuser d’être salarié, de coûter trop cher à notre très cher patron ? Une autre politique est possible !

Sur la crise, même
leurs mensonges sont en crise…

Ils nous présentaient « la mondialisation heureuse ».
Elle n’était qu’une tentative des grandes firmes d’échapper à la saturation des
marchés nationaux. Et une intensification planétaire de l’exploitation
capitaliste.

Ils nous disaient que la crise n’affectait que la finance.  « L’économie réelle », elle, était au dessus de la spéculation mondialisée. Tsss…

Ils nous disent maintenant que pour sortir de l’ornière il n’y a pas d’alternative,
il faut en passer par une austérité durable, longue, sans fin. La nuit tombe sur l’avenir. Et ce serait à nous de payer leur crise ?

La crise, mais à tout prendre, qu’est-ce ?

Après les années d’après guerre, baptisées « 30 glorieuses », voilà que le vaste champ de profits se rétracte.
Nos capitalistes réagissent : pas touche aux profits. Cette fin justifie le moyen : le renforcement de l’exploitation du Travail. L’outil ? La montée du chômage, qui ouvre la voie à la mise en concurrence des salariés.

Fondée sur un niveau record de chômeurs (égal à celui de la Grande Crise de 1929), cette surexploitation dégage des
capitaux. Qu’en faire ? Les placer, mais où ? S’ouvre alors l’orgie des marchés financiers, véritable multiplication des petits pains. Car les capitaux financiers sont libres comme l’air, sans contrainte ni contrôle…

Le capital financier l’emporte sur son homologue industriel, mais les bulles financières éclatent l’une après l’autre,
sur fond de ralentissement général de l’industrie.

Bref, c’est la crise, comme en 1929. Et comme en 1929, de l’argent, il y en à la pelle. Allez voir dans les paradis fiscaux… Sauf qu’aujourd’hui ces montagnes de milliards sont injectés dans les banques pour éviter leur faillite. Toute
cette richesse, produite par le Travail, consacrée à remplir le panier percé du système financier international nourrit la dette, épouvantail usé jusqu’à la corde pour obtenir la soumission.

Pendant ce temps, dans l’entreprise, c’est la boucherie : servir l’actionnaire d’abord, voilà le dogme. Alors ils externalisent, filialisent, restructurent, pour foncer vers le moins disant social. Parce qu’ailleurs, là-bas, les
salariés coûtent moins cher. Ils réinventent d’ailleurs le travail gratuit pour les jeunes, contraints de se traîner de stage en stage non rémunéré, avant de décrocher… un CDD.

Le salaire, l’emploi, la protection sociale ? Des ennemis, qui complotent contre le coût du travail pour
l’enchérir. Du travail ? Mais il n’y en a que de précaire. Les licenciements ? C’est quand le patron veut, ça s’appelle « rupture à
l’amiable ».

Alors, c’est l’heure de la résignation ? De la soumission aux experts en austérité, aux savants économistes du désastre capitaliste ?

 La transformation
sociale, c’est une autre politique et une affaire syndicale. Quelles
mesures ?

 Retrouver tout de suite des marges de manœuvre

 Sans attendre, sans délais, les moyens des pouvoirs publics, tant décriés, insultés, diffamés par les libéraux,
peuvent être restaurés :

-         Une politique fiscale fortement redistributive peut être mise en place, qui annule les cadeaux fiscaux aux grandes fortunes et
aux grands industriels et financiers, en visant les niches fiscales à leur bénéfice, qu’elles soient « déclassées » ou sous forme d’exonérations de cotisations sociales et d’impôts directs.

-     La demande intérieure, sur laquelle repose plus de la moitié de l’économie nationale, doit être stimulée par une hausse d’un
SMIC devenu la référence générale. Il ne s’agit pas de « rattrapage », mais de hausse du pouvoir d’achat des Smicards.

-      L’emploi stable nourrira la cotisation sociale, qui ira alimenter les caisses de la retraite, de la santé, des indemnisations
sociales en tout genre, dont l’indemnisation chômage.

2Lever l’hypothèque de la dette

Une sorcelleriemaîtrisée par les experts en communication nous fait prendre la dette
financière pour un excès de dépenses publiques. La dette grossit selon trois sources politiques :

L’Etat s’oblige à n’emprunter qu’aux marchés privés, un mécanisme français puis européen.

L’Etat accordait aux grands patrons une fiscalité avantageuse ;

L’Etat fermait les yeux sur les évasions fiscales vers la Suisse, la Belgique, le Luxembourg, Monaco, etc.

-     Cette dette doit devenir transparente, être exposée au débat démocratique. A toutes et tous de décider si ce mécanisme
infernal doit continuer.

-         Le service de la dette, les remboursements de l’intérêt, est devenu le 2e budget de l’Etat, juste derrière l’Education
nationale. Arrêtons de servir les intérêts de la dette !

-    L’impôt direct, en lieu et place de l’impôt indirect (comme la TVA), doit peser sur les plus riches ;

-         La Banque centrale européenne, conçue pour gérer de façon privée la monnaie unique, doit être convertie en banque fédérative de l’Europe, prêtant au meilleur taux aux Etats.

-         Les agences de notation doivent être placées sous le contrôle du Parlement européen.

3Contrôler la finance

La finance est le véhicule de la crise, son accélérateur. Pendant de longues années, les banques ont conquis le droit
absolu de mêler les fonds spéculatifs aux fonds issus des dépôts des clients individuels. Toutes ont engagé bien plus que leurs réserves, et joué sans entrave, à peine encadrées par quelques contraintes concernant le crédit.

-         Une séparation doit être établie entre banques de dépôt et banques d’affaires ;

-         Toute banque doit constituer des réserves pour garantir les fonds qu’elle engage ;

-         Un contrôle public doit contenir les risques spéculatifs des banques ;

-         Les paradis fiscaux seront interdits ;

-         Une taxe sera créée sur les surprofits spéculatifs.

En somme, un contrôle social global doit s’exercer sur une activité bancaire aujourd’hui pratiquée en toute obscurité et
en toute… impunité, le scandale actuel touchant les banques espagnoles et anglaises le montre.

 4Mesures d’urgence pour l’emploi face à
la crise

Le CDI      redevient la norme, comme mesure immédiate contre la précarité.

  • L’autorisation  administrative de licenciement est confiée à une Inspection du Travail
    dont lers effectifs seront doublés.
  • Une loi      interdira les licenciements dans les entreprises réalisant des profits.
  • Les syndicalistes élus et mandatés disposeront au comité d’entreprise d’un droit de véto suspensif contre les licenciements.
  • Un droit de  préemption sera institué pour permettre aux élus et mandatés d’influer sur
    les orientations stratégiques et de prendre les mesures protégeant l’entreprise contre les patrons défaillants.
  • Concernant  la législation sociale, le Code du Travail établit la norme. La dérogation
    sera abolie qui permettait de passer par-dessus les normes les plus  avantageuses pour les salariés.

 5Mettre fin au putsch du Traité   européen par une constitution démocratique.

Le putsch économique subi par la Grèce, l’Espagne et l’Italie est le fruit du système bancal et hasardeux de l’actuelle
Union européenne.

Un parlement existe bien, mais la coordination des gouvernements transfère aux commissaires de l’Union, aux
dirigeants de la BCE et au FMI la réalité du pouvoir.

Si bien que l’austérité, considérée comme
le socle de l’Union, est applicable au moyen de la Troïka BCE-Commissaires
européens-FMI par-dessus les systèmes démocratiques des Etats.

-      Une législation sociale européenne sera
élaborée, en lieu et place de la Cour européenne qui dit la loi au service du droit patronal.

-         Le droit européen sera constitué sur la base des meilleures références sociales des différents Etats membres.

-         Les leviers politiques et financiers seront dévolus au Parlement.

-      Tout transfert de souveraineté doit s’effectuersur la base d’une constitution européenne, adoptée au terme d’une Convention
chargée de l’adopter et de la soumettre aux différentes républiques.

- La BCE et tous les organismes financiers lui seront subordonnés.

Voilà les pistes d’une transformation sociale conçue comme dynamique, reposant sur la mobilisation sociale et le débat démocratique. Rien n’est joué. Passons de l’alternance politique à l’alternative sociale. Prenons
le parti de l’avenir.


Les citoyens doivent être associés à l’examen des comptes

Les citoyens doivent être associés à l’examen des comptes

Par Frédéric Lemaire, membre d’Attac et du collectif pour un audit citoyen de la dette.

 

François Hollande, nouveau président de la République, a demandé à la Cour des comptes un rapport sur l’état des comptes publics de la France, attendu fin juin. Le principe de cette initiative est intéressant : il s’agit de livrer au grand jour un panorama de la situation des finances publiques. Ce travail risque pourtant de se révéler incomplet s’il se borne à faire état de la dégradation des comptes publics.

En effet, s’il ne se penche pas sur les causes structurelles de cette dégradation, cet « audit » ne permettra pas d’apporter des réponses à la crise des finances publiques. Pire, il pourrait être instrumentalisé pour justifier la mise en place de mesures d’austérité brutales, au prétexte des « risques pesant sur la réalisation des objectifs de finances publiques » qu’il est censé évaluer. Faut-il le rappeler ? En février 2012, le rapport annuel de la Cour de comptes, déjà présidée par Didier Migaud, stipulait qu’il était urgent d’assurer « la crédibilité des engagements de la France », et de lui imposer une véritable cure d’austérité, avec des coupes massives dans les secteurs comme celui de la Sécurité sociale.

De telles mesures ont été prises en Grèce, en Espagne, en Grande-Bretagne, au Portugal et en Irlande : elles ont plongé les économies de ces pays dans la récession cependant que leur déficit atteint des niveaux record.

Nous pensons qu’un examen rigoureux de l’état des comptes publics suppose de prendre en compte l’intégralité des finances publiques, y compris s’agissant des mécanismes producteurs de la dette publique. Il pourrait ainsi s’intéresser à l’impact des exonérations fiscales et de cotisations sociales sur les recettes de l’État, et donc sur son déficit. Autre piste : l’impact de la crise financière et de la recapitalisation des banques. Les banques ont certes remboursé en partie leurs prêts (sauf Dexia), mais l’impact récessif de la crise bancaire a provoqué des déficits, et donc de l’endettement.

À propos de récession, quel est l’impact des mesures de rigueur budgétaire décrétées à l’échelle européenne, quel est le coût de leur effet récessif ? Enfin, concernant la dette conséquente à ces déficits : quel est le coût de l’obligation faite à l’État d’emprunter aux marchés financiers, plutôt qu’à un circuit public de financement ? Il s’agit là de questions essentielles qui doivent être au centre du débat public et qui concernent l’ensemble des citoyens. Que la Cour des comptes se penche sur ces questions, quoi de plus normal puisque cela fait partie de ses missions ? Mais elle n’est pas la seule concernée.

Depuis octobre 2011, des milliers de citoyens, de nombreuses associations et organisations du mouvement social ont engagé et soutenu la démarche du Collectif pour un audit citoyen de la dette (CAC). Plus d’une centaine de collectifs locaux se sont constitués dans toute la France. Ils regroupent des militants associatifs, syndicalistes et citoyens, qui produisent et diffusent des documents, et participent au nécessaire débat sur l’évolution des finances et de la dette publiques. Des communes, des collectivités territoriales, asphyxiées par les emprunts toxiques et des restrictions budgétaires insupportables (réforme régressive de la fiscalité locale, gel des dotations budgétaires, faillite de Dexia…), sont également mobilisées pour réclamer un tel audit. Il est légitime que différents représentants du mouvement social, d’organisations syndicales, des associations d’élus locaux et d’autres acteurs économiques et sociaux soient associés aux travaux demandés à la Cour des comptes.

D’un constat partagé – issu d’un véritable débat citoyen – doivent dépendre les orientations qui vont être prises et engager notre pays (et indirectement, l’Union européenne) pour les années à venir. C’est pourquoi le Collectif pour un audit citoyen a adressé mercredi 13 juin à MM. Moscovici, ministre de l’Économie, des Finances et du Commerce extérieur, et Migaud, premier président de la Cour des comptes, une lettre ouverte pour leur demander de l’associer aux travaux de la Cour des comptes, d’étendre le rapport demandé à un audit de la dette publique, et d’être reçu par le ministre pour préciser ses demandes.

 

La lettre ouverte, signée au nom du collectif par plusieurs responsables associatifs et syndicaux, est disponible sur le site du collectif : http://www.audit-citoyen.org/?p=2697.


Tarifs du gaz : fort danger d’explosion durant l’été

Tarifs du gaz : fort danger d’explosion durant l’été

Une future facture de gaz en hausse de 10 %, c’est le cadeau de départ du gouvernement de droite et de GDF Suez aux Français. Et ce, après la hausse de 4,4 % de janvier dernier.

C’est une bombe à retardement que vient de rendre le rapporteur public du Conseil d’État en estimant que le gel des tarifs réglementés du gaz devrait être annulé… Un avis, s’il était suivi, qui pourrait faire grimper rétroactivement les prix de 10 % environ pour les particuliers, selon le quotidien les Échos. Rien « d’excessif », a plaidé le rapporteur public, Claire Legras.

Pour comprendre ce nouveau couperet, un petit retour en arrière s’impose. Après avoir participé à une explosion des prix du gaz de 31 % tout au long du quinquennat, le gouvernement Fillon avait, en octobre dernier, à l’approche des élections, temporairement gelé les tarifs, au moment où l’opérateur historique réclamait 8,8 à 10 %. Ce dernier avait alors immédiatement saisi le Conseil d’État afin de demander la réparation « du préjudice », qu’il estimait au quatrième trimestre 2011 à 290 millions d’euros. Si le rapporteur public a recommandé que les factures du quatrième trimestre soient revues rétroactivement à la hausse, il revient au Conseil d’État de prendre la décision. Celle-ci est attendue d’ici « une semaine à un mois ». Le gouvernement actuel aura alors un mois au maximum pour faire appliquer cette hausse par décret.

+4,4% au 1er janvier dernier

En novembre 2011, le juge des référés du Conseil d’État, alors saisi par les concurrents de GDF Suez, avait déjà suspendu le gel des tarifs du gaz pour les particuliers décidé par le gouvernement, qui avait, du coup, annoncé une hausse généralisée des tarifs réglementés de 4,4 % au 1er janvier 2012.

Les mauvaises nouvelles n’arrivant jamais seules, les particuliers pourraient également subir une nouvelle hausse de tarif de 5 % au 1er juillet, si le gouvernement Ayrault valide l’application de la formule du « contrat de service public », conçu par la droite. Une méthode de calcul opaque, basée sur un index de prix de marché anticipés et sélectionnés par l’opérateur et « non sur le coût réel d’approvisionnement, comme c’était le cas jusqu’en 2003 », explique Éric Buttazoni, délégué syndical central CGT chez GDF Suez.

La vérité des prix

« Pour connaître la vérité sur les prix, la première mesure que doit prendre le gouvernement avant toute décision, c’est de commander un audit sur les coûts d’approvisionnement en y associant les syndicats, les associations de consommateurs et les élus », revendique le syndicaliste. Aujourd’hui, 3,8 millions de ménages, selon l’Insee, souffrent de précarité énergétique. Dans son programme, François Hollande envisage la mise en place d’un tarif progressif, selon le type de consommation, et un tarif social accessible à tous pour les foyers qui ne font que s’éclairer, se laver et se chauffer.

Prix du gaz: +60% en six ans!

Gaz: ce sont les ménages qui vont payer la facture


Espagne : le mouvement social s’intensifie

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http://www.ccoo.es/csccoo/menu.do

Dans plus de 58 villes, les principaux syndicats CCOO et UGT, ont appelé ce mercredi à de nouvelles manifestations. A la veille du vote de la réforme du travail au Sénat, les syndicats appellent à une mobilisation massive pour faire pression sur le gouvernement.

Les syndicats dénoncent une réforme du travail qui ne produira que plus de chômage et moins de protection pour les travailleurs. Décidée sans aucune concertation avec les partenaires sociaux, cette réforme est qualifiée comme étant « le plus grand coup porté au droit du travail depuis la fin de la dictature » par le secrétaire général de la CCOO, Paco Molina.

« ¡No te calles, defiende tus derechos! »

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« Ne  te tais pas, défends tes droits », c’est le slogan de la mobilisation  auxquels les espagnols sont conviés à participer dans tout le pays à  partir de 19h. Mais plus largement, c’est contre la politique  d’austérité et les nombreuses coupes sociales qu’elle a impliqué dans le  secteur de l’éducation, de la santé et bien d’autres que les syndicats  appellent à se dresser.

Contre l’austérité

L’Espagne reste encore le pays européen où le taux de chômage est le plus fort avec 24.1% de la population active. « Le gouvernement n’a aucune stratégie pour sortir de cette situation critique » explique Paco Molina. Face à la crise, les syndicats dénoncent l’inneficacité des mesures d’austérité prises jusqu’à maintenant par un gouvernement « qui n’a comme seule obsession de contenir le déficit et d’en finir avec le droit du travail, les droits sociaux et démocratique ». Ils demandent à participer à des négociations afin de sortir de la crise économique, et proposent de substituer au modèle d’austérité celui de la croissance et de l’investissement public.

D’ores et déjà, les syndicats ont annoncé que la mobilisation allait se poursuivre après l’été.


Hersant – Rossel – SPQR – gouvernement : le point avant l’assemblée générale des équipes de presse quotidienne le 21 juin (14 heures)

Hersant – Rossel – SPQR – gouvernement : le point avant l’assemblée générale des équipes de presse quotidienne le 21 juin Hersant - Rossel - SPQR - gouvernement : le point avant l’assemblée générale des équipes de presse quotidienne le 21 juin (14 heures) dans ARTICLES pn2(14 heures)

 

Le 21 juin, le tribunal de commerce du Havre rendra son verdict. Dépôt de bilan sans délai, petit délai, grand délai ? C’est pour parer à toute éventualité et continuer la mobilisation pour la survie des titres et des emplois que la Filpac CGT réunit ses équipes syndicales le 21 juin.  Tout sanction couperet ou toute manoeuvre dilatoire seront appréciées à chaud et les conséquences en seront immédiatement tirées.

L’unité syndicale se renforce à Paris Normandie et la presse havraise.

Le Silpac CGT et le SNJ ont engistré une position de la CGC plus proche que jamais de la leur. Il ne semble pas que les spéculateurs, ceux qui espèrent un essoufflement du mouvement, soient payés de retour…   C’est donc de manière mobilisée que le personnel des titres normands se rendra au tribunal du Havre le 21

Pôle Champagne Ardennes Picardie   Rossel ayant promis de licencier près de 200 ouvriers et employés pour 30 journalistes, comment s’étonner qu’une pétition relevant de mauvaises histoires belges ait recueilli dans la rédaction quelque approbation des 200 licenciements, avec l’assentiment, semble-t-il, de syndicalistes journalistes ?

Mais dans l’ensemble, le personnel refuse le diktat Rossel et ses pressions colatérales, d’autant que la contre-proposition de la Filpac CGT du pôle CAP a mis au jour l’intransigeance du groupe Rossel, buté sur sa fourchette de licenciements, allant – selon les jours – de 230 à 270.

Gouvernement Les émissaires du gouvernement (membres de cabinets ministériels, messagers de tous ordres et experts en médiation) font pression pour que le plan patronal du groupe Rossel-La Voix, concocté sous l’égide du gouvernement Sarkozy, soit accepté.  Etrange que l’alternance affiche le visage de la continuité dans cette affaire…   Il suffirait pourtant que le gouvernement revienne sur le plan Sarkozy et ouvre la voie à une négociation réelle et sérieuse.

Hersant   Bénéficiant de l’asile fiscal en Suisse, Philippe Hersant est tout à fait dégagé de toute obligation envers ses propres dettes, et même de ses obligations d’employeur en matière de financement de Paris Normandie et de presse havraise.

Ni coupable ni responsable, juste gestionnaire d’un gros tas d’or hors de portée du fisc.  A ce jour, Philippe Hersant détient toujours l record de France du licenciement, 2200 à la Comareg. Série en cours…

Bruits, ragots et brouillard  Avant le 21 juin, disparaissent puis réapparaissent des vrais faux repreneurs, comme Ellie Huertas, des éventuels repreneurs en embuscade, comme Ouest France, et des repreneurs réels qui jouent à cache cache – Rossel. ’heure en heure enflent des bruits divers : redressement judiciaire immédiat du pôle CAP, demande d’asile politique de Philippe Hersant aux îles Caïman, réapparition du saint fantôme de Jeanne la Pucelle sur la grand-place de Rouen…

 

Alors ? Le 21 juin rendez-vous à 14 heures !

Rien ne vaut la discussion et la décision collective.

 


Laurence Parisot rejoue Apocalypse Now

Laurence Parisot rejoue Apocalypse Now dans ARTICLES laurence-parisot-photo-afpLaurence Parisot rejoue Apocalypse Now

Lors de sa conférence de presse mensuelle, la patronne du Medef a dressé une liste anxiogène des problèmes économiques auxquels la France doit faire face. Une façon d’influer sur les prochaines décisions du gouvernement Ayrault.

Le patronat français s’est exprimé sur sa vision de la situation économique du pays, et ce regard est bien torve. A peine rentrée du B20, le sommet des patrons des pays riches et émergents du G20 au Mexique, Laurence Parisot a fait part de ses « angoisses » concernant le contexte actuel. « Nous avons tous le sentiment aujourd’hui de vivre un moment grave, historique, un moment de vérité » a déclaré d’emblée la dirigeante du Medef. Le ton du discours était donné, et n’a pas dévié.
« Notre première inquiétude est liée à l’avenir de la zone euro et de l’Union européenne » a ajouté la patronne des patrons français. Sur ce sujet, Laurence Parisot a réaffirmé son opinion en faveur d’une « plus grande intégration ». Celle qui s’était déjà montrée favorable à des « Etats-Unis d’Europe » a réitéré le besoin d’une « voix unique » en Europe afin de « nous permettr[e] de peser, de contrebalancer les puissances colossales des autres grandes régions du monde ». Réagissant à la dernière étude de l’Insee sur une nouvelle détérioration du moral des industriels, la patronne du Medef a dit n’avoir «même plus besoin de regarder les indicateurs macroéconomiques ».

Le Medef met en garde le nouveau gouvernement
Laurence Parisot a également insisté sur le « désarroi » des chefs d’entreprises français et étrangers et a prévenu le gouvernement de François Hollande que « nous allons être très vigilants à ce qu’ [il] voudra introduire dans ses projets de loi de finances ». Elle a d’ailleurs fait part de son objection concernant l’instauration d’une taxe (payée par les entreprises) de 3% sur les dividendes distribués aux actionnaires. Bercy a indiqué que les modalités du projet étaient encore en cours, mais la patronne a jugé cette décision  « contradictoire » avec la volonté de promouvoir les petites et moyennes entreprises. « Augmenter la fiscalité des dividendes, c’est courir le risque que ces investisseurs privés soit investissent moins, soit investissent ailleurs, soit même cessent d’avoir envie d’investir tout court » a affirmé Laurence Parisot. Elle a ajouté que le Medef resterait « ferme » quant à ses positions, car « aujourd’hui nous sommes dans un climat de survie ».

Des dialogues entre syndicats et patronat
Sur la conférence sociale qui doit se tenir les 9 et 10 juillet prochains, Laurence Parisot a réclamé un « cadrage économique » afin que tous les acteurs aient « les mêmes informations et les mêmes diagnostics ». Elle est également revenue sur les deux projets de loi concernant les licenciements abusifs et la cession de sites en cas de fermeture d’entreprises rentables. Laurence Parisot a déclaré être d’accord pour négocier avec les syndicats. Elle souhaite aussi reprendre le dialogue concernant le marché du travail, la flexi-sécurité et les accords activité-emploi entamés sous la présidence de Nicolas Sarkozy. En revanche, elle a qualifié d’ « intéressante » la proposition de François Hollande sur un contrat de génération, mais ne juge « pas nécessaires » les allégements de charges spécifiques.

Cameron en prend pour son grade
Face à la provocation du Premier ministre britannique David Cameron de dérouler le tapis rouge aux entreprises françaises fuyant la nouvelle tranche d’imposition à 75%, Laurence Parisot a ironisé sur « le style direct des Anglais et de David Cameron en particulier ». Le chef du gouvernement britannique a déclaré mardi être ravi d’accueillir les entreprises dissuadées par la proposition phare de François Hollande : « Cela paiera nos services publics, nos écoles et tout le reste ».  Mais Laurence Parisot a assuré qu’elle ne voulait pas voir d’entreprises françaises sur ce fameux tapis, et elle a appelé le gouvernement à assurer leur compétitivité. « Je veux une économie française forte, je veux une France prospère, je veux des entrepreneurs qui puissent multiplier des projets sur notre territoire, et au-delà bien sûr, mais avec comme base notre territoire » a martelé la patronne du Medef.


resultat des élèctions professionnelles d’EUROPAC

resultat des élèctions professionnelles d'EUROPAC dans ARTICLES logo2                                                                                                                                                               ufict dans ARTICLES

Tous les élus de la FILPAC CGT tiennent
à remercier l’ensemble du personnel pour la confiance qui leur a été accordée, à l’issue  des élections professionnelles de  2012

Chaque élection n’est ni un commencement ni une fin, mais une continuité. C’est pourquoi nous continuerons à travailler dans l’intérêt de l’ensemble des salariés. Votre participation de l’ordre de 90%
montre l’intérêt que vous portez à la vie de l’entreprise, et votre souhait d’être représenté d’une manière forte.

Ces  résultats sont aussi le fruit de la visibilité de l’action syndicale CGT menée nationalement, mais aussi dans l’entreprise. Syndicat de lutte et de propositions, la CGT s’inscrit résolument
dans la défense des intérêts collectifs et individuels des travailleurs. Elle s’inscrit également dans la recherche, le maintien et le développement de
l’unité la plus large possible des salariés et de leurs organisations, chaque fois que des convergences sont possibles sur des revendications communes.

Dès aujourd’hui, les militants CGT porteurs d’une représentativité incontestable 75% des votants tous collèges confondus  sont
« sur le pont » pour  avec vous, gagner les batailles et obtenir la satisfaction de vos revendications en terme de salaires, de garanties collectives et individuelles, ainsi que le maintien des
acquis sociaux.

Sont élus nos camarades

DELEGUES DU PERSONNEL – 1er COLLEGE

 

      TITULAIRES                                 SUPPLEANTS

                                                                                                       dans ce collège 2 sièges etaient à pourvoir

 QUEVILLY Guy                              TERRIER André Pierre                         

 JULIEN Patrick                             MILLION Alain                                                                                 

 

DELEGUES DU PERSONNEL 2ème COLLEGE

 

      TITULAIRES                                 SUPPLEANTS

  LIAUDET Pascal                        BARBIER Fabrice                                          dans ce collège 3 sièges etaient à pourvoir

  CIREFICE Rino                            YON Jean Bernard 

COMITE D’ENTREPRISE – 1er COLLEGE

 

TITULAIRES                                      SUPPLEANTS                                   dans ce collège 2 sièges etaient à pourvoir

 

TERRIER André Pierre                    JULIEN Patrick    

 QUEVILLY Guy                                  MILLION Alain 

COMITE D’ENTREPRISE – 2ème COLLEGE

 

 TITULAIRES                                    SUPPLEANTS                                      dans ce collège 3 sièges etaient à pourvoir 

YON Jean Bernard                                         CIREFICE Rino     

 LIAUDET Pascal                                              BARBIER Fabrice

 GREGOIRE
James     (nouvel élu)        

Le  résultat des élections 2012  nous démontrent que notre travail au sein des
ateliers et dans les instances représentatives est reconnu par les salariés.
Ils nous permettent de travailler sereinement pour qu’ensemble nous
construisions l’avenir.

 Merci à toutes et tous, continuons
à travailler ensemble au meilleur

avenir possible des salariés et de
l’entreprise.

 fichier xls Copie de resultats comparatif elections 2008_elections 2012

 

 


80.000 emplois aidés en plus dès maintenant contre le chômage

Le gouvernement a décidé de mettre en place 80.000 contrats aidés, en sus des 115.000 déjà programmés pour le second semestre. Cette nouvelle mesure, avec effet immédiat sans attendre la  conférence sociale des 9 et 10 juillet prochains, devrait coûter quelque  400 millions d’euros supplémentaires, selon de premières estimations.

Le ministre du Travail, Michel Sapin, a écrit en ce sens à tous les préfets de régions, leur demandant de mobiliser « tous les moyens opérationnels » pour parvenir rapidement à la mise en place de ces contrats subventionnés supplémentaires, dont la durée devra être de « près de 9 mois », au lieu de six en moyenne actuellement.

 

Dans sa lettre, dont l’AFP a eu connaissance ce mercredi, Michel Sapin demande aux préfets de privilégier la  demandes et les offres locales en tenant compte des « besoins dans chaque  territoire. » Ces 80.000 contrats aidés se composent de:

  • 60.000 « contrats d’accompagnement dans l’emploi » (CAE) – concernant le secteur non marchand, essentiellement les collectivités locales et les associations
  • 20.000 « contrats initiative emploi » (CIE) – des emplois du secteur marchand, c’est-à-dire essentiellement les entreprises.

Cette lettre intervient alors que le chômage a augmenté en avril dernier pour le douzième mois consécutif. 4,318 millions d’hommes et de femmes étaient en recherche d’emploi en France en avril (+9200 / mars 2012). Le gouvernement précédent avait programmé 340.000 contrats aidés pour l’ensemble de l’année 2012 dont les deux tiers (225.000) pour le premier semestre et 115.000 pour le second. En janvier 2012, 370.000 personnes bénéficiaient de contrats aidés.


Conférence sociale des 9 et 10 juillet 2012

Conférence sociale des 9 et 10 juillet 2012 Pour la croissance et la justice sociale, la CGT propose

La CGT se félicite de l’organisation en juillet d’une conférence sociale organisée par le gouvernement. Après des années de politique régressive dans le domaine de l’emploi et du pouvoir d’achat, des services publics, d’atteintes aux libertés syndicales, les attentes des salariés sont grandes.

Des mesures immédiates sont attendues, elles doivent être prises.  Parallèlement, des changements structurels s’imposent, par exemple en matière de reconnaissance et de valorisation du travail. De même, une réforme fiscale est nécessaire et un véritable contrôle des aides publiques aux entreprises s’impose.

Le patronat entend nous enfermer dans un cadre économique incompatible avec le progrès social et le développement humain durable. Il maintient la pression pour obtenir la baisse du coût du travail et continue à licencier.

Au contraire, la CGT propose de lier l’économique et le social et ainsi développer une autre répartition des richesses pour satisfaire les besoins sociaux.

Dans toute l’Europe, les politiques de soumission à la finance ont conduit les pays et les peuples dans l’impasse. L’ensemble des syndicats européens a rejeté l’austérité généralisée.

Dans ce contexte, la Conférence sociale doit porter des mesures aptes à relancer notre économie. C’est la condition pour sortir du cadre de la rigueur et faire progresser la protection sociale.

Des questions peuvent être traitées immédiatement, c’est le cas de l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Puisque la loi est votée, il faut maintenant des sanctions imposant le respect de la loi.

La démocratie sociale a besoin de moyens, de reconnaissance, c’est la condition d’un dialogue social de qualité, utile aux salariés, aux entreprises, au pays.

Enfin, l’industrie dans notre pays est un défi majeur tout comme le sont les services publics. C’est leur développement que doit porter un état-stratège et c’est de la responsabilité du gouvernement et du président de la République.

La CGT entend contribuer à la réflexion, à l’action, dans un esprit constructif et combatif pour que les  revendications des salariés soient prises en compte, tant par le gouvernement que par les entreprises.

Disponible, exigeante, vigilante, la CGT vous informe pour débattre des revendications qu’elle porte et des moyens de les faire aboutir dans ce nouveau contexte.

La CGT portera, sur chacun des 7 thèmes retenus pour la conférence sociale, des propositions visant une répartition des richesses plus favorable aux salariés.

1) L’emploi, notamment des jeunes, les contrats de génération, les emplois d’avenir, le marché du travail et les licenciements

Ce que la CGT propose
- Instaurer la Sécurité sociale professionnelle,
- arrêter les suppressions d’emplois,
- orienter les investissements dans le développement industriel et créer les emplois publics et privés nécessaires,
- faire reculer la précarité notamment pour les jeunes,
- encadrer les ruptures conventionnelles,
- stopper l’utilisation abusive des heures supplémentaires et du chômage partiel,
- redonner les moyens au service public de l’emploi,
- permettre l’indemnisation de tous les chômeurs,
- contrôler les aides publiques aux entreprises,
- contraindre les entreprises à des alternatives aux licenciements.

2)Le développement des compétences, la formation tout au long de la vie, le congé individuel de formation.

Ce que la CGT propose
- Ouvrir des négociations pour renforcer le droit à information, orientation, qualification et initiative en matière de formation,
- garantir l’insertion professionnelle des jeunes en rupture de scolarité et combattre les situations d’illetrisme,
- redonner à l’école les moyens d’exercer ses missions de formation initiale,
- ouvrir une négociation nationale sur les modalités d’intervention des salariés, sur l’élaboration des plans de formation,
- clarifier les responsabilités pour le financement de la formation des demandeurs d’emploi,
- abroger les ordonnances Villepin de 2005 exonérant les entreprises de 10 à 19 salariés de financer le CIF (congé individuel de formation), renforcer son financement et garantir le droit effectif à chaque salarié,
- redonner toute sa place à l’Afpa (Agence de formation professionnelle pour adulte) au sein du service public de l’emploi,
- rejeter toute ponction de l’Etat sur le fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels.

3)Les systèmes de rémunération et la question du pouvoir d’achat. Intéressement et participation, Smic et indexation, négociation sur les minima de branches, bas salaires, heures supplémentaires, rémunération des dirigeants

Ce que la CGT propose
- Augmenter de façon significative le Smic pour atteindre les 1 700 euros bruts,
- transposer cette hausse sur l’ensemble des grilles de salaires et sanctionner les employeurs pratiquant des minima en dessous du Smic,
- majorer les heures complémentaires pour les salariés à temps partiel au même taux que les heures supplémentaires,
- créer une surcotisation employeur pour les emplois précaires ou les temps partiels subis,
- doubler le paiement et récupérer les heures travaillées exceptionnellement le dimanche,
- faire participer les employeurs aux frais de transport et à l’accès au logement,
- bloquer les prix des loyers et augmenter les aides au logement,
- supprimer  la prime dividende,
- stopper la défiscalisation des heures supplémentaires,
- revaloriser de 25 % les minima sociaux.

4)Egalité professionnelle notamment entre femmes et hommes. Qualité de vie au travail, organisation du travail

Ce que la CGT propose
- Faire appliquer les lois sur l’égalité professionnelle et sanctionner tout défaut d’application,
- appliquer une rémunération égale pour un travail de valeur égale,
- gagner une loi dans la fonction publique,
- porter le Smic à 1 700 euros car 80 % des salariés payés au Smic sont des femmes,
- examiner l’impact de chaque loi et décret sur la situation des femmes,
- développer le service public d’accueil des jeunes enfants, la scolarisation dès 2 ans et des services péri scolaires,
- faire progresser l’emploi stable et à temps plein,
- transformer le cadre dans lequel s’exerce le travail : sens, reconnaissance et conditions de sa réalisation.

5)Redressement de l’appareil productif. Mesures offensives

Ce que la CGT propose
- Investir dans une véritable politique industrielle,
- redéfinir les filières industrielles stratégiques et notamment, le rapport donneur d’ordre / sous-traitant,
- arrêter la spéculation, les dérives financières de court terme, le sacrifice des industries et des services publics, le gaspillage d’argent public pour financer les actionnaires et les revenus financiers, la casse de la protection sociale et du code du travail,
- aider les petites et moyennes entreprises par la constitution d’un pôle financier public au service de l’emploi, la formation, la recherche, les équipements,
- mettre en place un fonds européen pour financer le développement social et économique.

6)Avenir des retraites, financement de la protection sociale

Ce que la CGT propose
- Rétablissement du droit à la retraite à 60 ans pour tous, associée à un bon niveau de pension,
- reconnaître la pénibilité avec une possibilité de départ anticipé,
- rétablissement de l’AER (allocation équivalent retraite),
- répondre aux besoins croissants de la population en repensant le financement de la protection sociale,
- moduler les cotisations patronales en fonction des politiques d’emplois et de salaires,
- remettre à plat l’ensemble des exonérations de cotisations,
- intégrer dans le calcul des cotisations toutes les formes de rémunération : épargne salariale, intéressement, stock option, primes des fonctionnaires,
- mettre à contribution les revenus financiers des entreprises,
- favoriser l’emploi, les salaires, l’investissement productif pour augmenter les recettes de la Sécurité sociale.

7 )Etat, puissance publique, collectivités locales et services publics. Modernisation

Ce que la CGT propose
- Stopper les réformes régressives dans tous les services publics,
- répondre aux urgences sociales par le prisme des droits fondamentaux : logement, éducation, santé, travail !
- déployer des politiques publiques de nature à satisfaire les besoins y compris nouveaux (allongement de la durée de vie, petite enfance, aide à l’autonomie),
- définir et mettre en œuvre des services publics au service du développement économique, industriel, social et territorial,
- définir une politique pluri annuelle de l’emploi : volume, nature, formation,
- assurer le financement des politiques et services publics : réforme fiscale, pôle financier public, politique monétaire et de crédit.

Au delà de ces 7 thématiques, la CGT portera aussi :

Démocratie sociale :
- accorder des droits nouveaux d’intervention aux salariés dans les entreprises,
- reconnaître le droit syndical interprofessionnel,
- mettre fin à la discrimination dans les moyens matériels et financiers entre organisations d’employeurs et de salariés,
- examiner la représentativité des organisations d’employeurs,
- faire respecter le droit syndical sur le lieu du travail,
- mettre en œuvre une loi d’amnistie pour réparer les condamnations liées à l’engagement syndical et stopper la criminalisation de l’activité syndicale.

Une réforme de notre système de santé :
- garantir l’égalité d’accès aux soins,
- stopper les dépassements d’honoraires, réguler l’installation des professionnels,
- développer le service public hospitalier et les centres de santé,
- former des professionnels de santé,
- garantir l’indépendance de la recherche publique face à l’industrie pharmaceutique,
- redonner les moyens et un rôle central à la médecine du travail.


Les premiers contours du décret retraite

Les premiers contours du décret retraite  (La Tribune)

lundi 4 juin 2012

Le décret rétablissant la retraite à 60 ans pour les personnes ayant commencé à travailler à 18 et 19 ans et remplissant les conditions de cotisation sera présenté mercredi 6 juin en Conseil des ministres. Le gouvernement pourrait décider de prendre en compte, dans une certaine limite, les trimestres non cotisés liés à des congés maternité. La question des périodes de chômage reste en suspens.

Jean-Marc Ayrault l’a confirmé : le décret retraite sera sur la table du prochain conseil des ministres du 6 juin. On saura alors quel public sera exactement concerné par cette promesse du candidat Hollande de rétablir à 60 ans l’âge de la retraite pour les personnes ayant commencé à travailler à l’âge de 18 ans et ayant déjà cotisé 41 annuités. Toute la discussion, engagée depuis dix jours entre Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, et les organisations patronales et syndicales, porte justement sur les annuités à prendre en compte.

S’agit-il, comme le prévoit jusqu’ici le dispositif « carrières longues », initié en 2003, des périodes travaillées et cotisées auxquelles s’ajoutent, éventuellement, les périodes de service militaire (dans la limite de quatre trimestres), de maladie et de maternité (dans la limite de quatre trimestres également). Ou alors, ce qui serait une nouveauté, faut-il prendre aussi en compte, comme le demandent les syndicats, les périodes validées mais non cotisées, par exemple celles passées au chômage. Cette question fondamentale devrait donc être tranchée pour mercredi. Actuellement, le gouvernement fait marcher ses calculettes.

Car, et c’est le noeud de l’affaire : il ne faut pas que cette réforme coûte plus de 5 milliards d’euros en vitesse de croisière. En raison de son financement. On le sait, François Hollande l’avait annoncé, cette mesure sera en effet financée par une hausse de 0,1 point des cotisations salariales et patronales durant chaque année du quinquennat. Soit, au total, un point de cotisation supplémentaire. Actuellement, la cotisation vieillesse s’élève à 16,65% du salaire brut déplafonné, dont 6,75% à la charge du salarié et 9,9% à la charge de l’employeur.

Marisol Touraine a été très claire : l’éventuelle générosité du gouvernement devra rester dans l’épure des cinq milliards. Mais c’est peut-être le facteur démographique qui va permettre de donner des marges de manoeuvre au gouvernement. Il semblerait que ce dernier ait surestimé l’importance du public concerné par ce retour à l’âge de la retraite à 60 ans. Il ne s’agirait ainsi non pas de 150.000 personnes mais plutôt de 100.000, voire moins. A ce stade donc, voici ce que pourrait prévoir le futur décret… Du certain à l’hypothétique.

Les personnes ayant commencé à travailler à 18 et 19 ans (mais pas à 20 ans, Marisol Touraine l’a exclu) et ayant 41 anuités de cotisation. Il doit s’agir des assurés du régime général, des régimes alignés (salariés agricoles, artisans, commerçants), des travailleurs non salariés agricoles, des professions libérales, des avocats et des assurés du régime social des ministres du culte.

Seront pris en compte tous les trimestres cotisés, bien sûr. S’agissant des trimestres non cotisés, le gouvernement devrait décider de mieux prendre en compte les congés maternité en relevant le plafond de quatre trimestres actuellement fixé pour le dispositif « carrière longue » Peut-être que ce nouveau plafond sera porté à huit trimestres ?S’agissant des trimestres de chômage, on reste dans l’expectative.

La prise en compte de trimestres de chômage intéresse surtout les chômeurs de longue durée (plus d’un an de chômage). Si le gouvernement fait un geste, en validant certains trimestre chômés pour les personnes ayant commencé à travailler à 18 et 19 ans, cette extension devra aussi être accordée, au nom de l’équité, aux actuels bénéficiaires du dispositif « carrière longue », c’est-à-dire ceux ayant débuté le travail avant 18 ans. Ce qui représentera un surcoût supplémentaire. A tout le moins, la CFDT a demandé, pour régler une partie du problème pour le chômeurs âgés, que soit rétablie l’Allocation équivalent retraite (AER).

Si, s’agissant de la retraite Sécurité sociale, la mesure est financée par une augmentation de la cotisation retraite, le problème reste entier pour les régimes complémentaires Arrco et Agirc, obligés de s’aligner.  Une fois le décret rédigé et examiné mercredi en Conseil des ministres, les partenaires sociaux seront de nouveau consultés, puis le texte sera présenté devant le Conseil d’Etat et devant le conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance vieillesse.


26 Mai, soirée pour la défense de la presse et de ses emplois

26 Mai, soirée pour la défense de la presse et de ses emplois

 

 

 

 

26 Mai, soirée pour la défense de la presse et de ses emplois dans ARTICLES a1a2 dans ARTICLES

 


Bernard Thibault : « indispensable de discuter » pour un retour de la retraite à 60 ans


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Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT... par rtl-fr
Bernard Thibault : « indispensable de discuter » pour un retour de la retraite à 60 ans

Le secrétaire général de la CGT  a estimé lundi « indispensable de discuter des modalités d’application »  du premier décret que François Hollande doit publier pour permettre de  revenir à la retraite à 60 ans, une mesure qu’il a qualifiée d’ »événement en  Europe ».

« Dès lors qu’il s’agit d’un décret permettant de  revenir sur des dispositions concernant la retraite, autrement dit  réinstaurer le droit au départ à 60 ans pour certaines catégories de  Français, il est indispensable de discuter des modalités d’application,  chacun a repéré qu’il y avait certaines zones de flou (…) », a commenté  Bernard Thibault sur RTL (vidéo ci-dessous). Après consultation des partenaires sociaux,  François Hollande doit publier avant fin juin un décret pour permettre  aux salariés ayant travaillé dès 18 ou 19 ans de partir à la retraite à  60 ans s’ils ont cotisé 41 ans. Toute la question est de savoir si les  trimestres « validés » (chômage, maladie, maternité) seront aussi pris en  compte alors que le président élu a toujours parlé de trimestres  « cotisés » donc travaillés.

Interrogé sur l’existence d’un désaccord sur ce  point avec François Hollande, le leader de la CGT a plaidé pour que  « les modalités d’application soient plus larges que celles qui ont été  annoncées jusqu’à présent », avant de comparer cette première du  gouvernement de Hollande à un « événement en Europe ». « Ce sera la  première fois depuis très longtemps qu’un gouvernement reviendra en  arrière sur ce cycle infernal d’un recul sans cesse de l’âge légal de  départ en retraite », a-t-il affirmé.

A propos de la revalorisation du Smic, Bernard Thibault  a déclaré que « notre référence, c’est 1.700 euros de Smic  par mois (…) et nous pensons que c’est le minimum, décemment« . « Il y a un acte politique possible de la part du  gouvernement déjà sur le montant du Smic mais plus largement sur les  conditions d’application (…). Il y a aussi, au-delà du montant du  Smic, à fixer des mécanismes plus automatiques », a-t-il affirmé.

 

 


7 jours filpac

L’exécutif au sommet des institutions de la Ve république n’est plus occupé par l’agent direct du grand patronat et de la finance. L’essai doit être transformé aux législatives. Pour l’heure, une brèche a été ouverte dans le bloc pouvoir-patronat-grande bourgeoisie. Il s’agit d’une alternance politique dont les perdants prédisent qu’elle va buter contre les réalités dictées par la crise, laquelle ramènera tout le monde à la raison universelle de l’austérité. Ce qui est sûr, c’est que cette alternance repose sur le rejet des dégâts de la crise, au travers de la personnalité honnie de Sarkozy. Les fractures sociales s’accumulent et touchent bien au-delà des questions immédiates d’emploi, de salaire, de protection sociale. C’est en cela que l’alternance doit déboucher sur une alternative à la société inégalitaire basée sur l’appropriation du profit par une partie infime de la population. Ainsi l’option du congrès de la Filpac CGT, se prononçant à la quasi-unanimité pour un syndicalisme de transformation sociale – que nous préconisons pour toute la CGT – se concrétise en tant que combat prioritaire. La question sociale est bien au centre de la situation Le mécanisme électoral et la politisation qui s’y est exprimée ont traduit une affirmation, voire une radicalisation, des exigences sociales et un rejet du libéralisme incarné par l’équipe sortante. Pour la première fois depuis des années, à l’échelle de masse, s’est débattue la question d’une nouvelle répartition des richesses, d’une société fondée sur une autre base que le profit privé. La Ve république et son régime présidentiel a été mise en cause par son dépassement démocratique. En somme, le mythe, le dogme libéral absolu, There Is No Alternative – il n’y a pas d’alternative–, a été ébranlé, et pour certains – parmi lesquels beaucoup de jeunes – définitivement brisé. Pourtant la caractéristique de cette expression électorale, c’est qu’elle ne s’accompagne pas d’une montée parallèle de la mobilisation sociale. Bien des luttes se déroulent, mais elles sont suscitées par des actes d’agression patronale et demeurent le plus souvent isolées. Nous ne sommes pas – hélas – dans une dynamique de Front populaire. Il nous la faudrait. Combattre la radicalisation du patronat pour faire payer la crise Dans cette phase où le suffrage universel prend toute sa place, la radicalisation du patronat pour faire payer la crise et la dette aux travailleurs s’accompagne d’une montée des périls sur deux axes : – La recomposition immédiate d’une alternative combinant droite dure et extrême droite, pour former à court terme un gouvernement alternatif, autoritaire, de combat, qui se proposera d’en finir pour une longue période avec le mouvement ouvrier, spécialement la CGT, cible d’attaques qui n’ont rien d’un feu de paille électoraliste. – La montée de l’idéologie nationaliste et raciste peut avoir son autonomie. Une surenchère à la droite de l’extrême droite en voie d’institutionnalisation peut générer une orientation extra-parlementaire, factieuse, lourde d’agressions racistes et d’actes violents à l’égard du mouvement ouvrier. La question sociale demeure le pivot de la situation, malgré les différentes tentatives de la masquer par un assaut de mesures anti-immigrés et nationalistes. Mais ses prolongements doivent conduire à une alternative globale : – Ou bien il n’y a pas d’alternative (TINA), alors la gestion de la crise continuera de se faire sur le dos des salariés. – Ou bien la Filpac CGT et toute la CGT contribuent à en faire apparaître une, portée par le syndicalisme de transformation sociale que nous appelons de nos vœux. La moindre revendication, salaire, emploi, protection sociale, revêt d’emblée un enjeu politique. Entrer sans délai dans cette nouvelle situation ! Il y a peu de chance que le nouveau gouvernement connaisse une quelconque phase dite d’état de grâce. La radicalisation de la droite et de l’extrême droite, la soif revancharde d’un patronat noyant l’alternance dans un flot de licenciements et les rebondissements d’une crise permanente ne laisseront pas de répit au nouveau pouvoir politique. La nouvelle situation nous offre un point d’appui institutionnel, en l’occurrence un exécutif et une représentation nationale à venir, que nous avons contribué à mettre en place. Les rapports du syndicalisme au pouvoir politique ont a priori changé, ce qui reste à pratiquer par la démarche revendicative que nous entreprenons. Dans les tous prochains jours, il nous faudra établir un lien entre une alternance politique fondée sur le suffrage universel et l’alternative à la politique d’austérité, à la dictature de la dette et des organismes financiers. « Ce n’est pas aux salariés de payer la crise », c’est plus que jamais vrai ! Affirmer tout de suite nos exigences : • Un plan d’urgence contre la dette qui lèvera l’hypothèque de l’austérité • Contre les licenciements en cours et à venir, la loi et la mobilisation revendicative • Desserrer l’étau du chantage « emploi contre salaire » : aller aux sources du partage des richesses • Pour rompre avec la politique de coups de force antisociaux passés et répondre à l’offre d’un cadre global de négociations sociales dès juillet, nous revendiquons que soient prises en compte les exigences de la CGT. • Une loi fondamentale pour l’information : la Filpac CGT entre dans la phase active ! • Un plan stratégique de développement de la filière Bois-Papier sous l’égide du gouvernement « invitant fortement » les représentants patronaux à y participer Dans nos branches, sur l’emploi, les salaires, la protection sociale, la Filpac CGT exige une ouverture sans délais de véritables négociations qui prennent en compte les revendications des salariés. Directeur de publication : Marc Peyrade Rédaction : Jean Gersin – gersin@filpac-cgt.fr – Antoine Peillon


TVA sociale : franchement antisociale

TVA sociale : franchement antisociale

A partir d’octobre 2012, la Loi de finance prévoit une suppression des cotisations sociales patronales destinées à la branche « famille », suppression supposée être compensée par la hausse de la TVA et de la CSG. Décryptage d’une mesure antisociale qui pénalise salariés et consommateurs.

Selon la Loi de finances rectificative pour 201TVA sociale : franchement antisociale dans ARTICLES tva-anti-sociale2, à partir du mois d’octobre prochain, les cotisations sociales dites « patronales » affectées à la branche famille – qui  représentent actuellement 5,4 % du salaire brut – seront supprimées. La perte des recettes pour la Sécurité sociale serait compensée par : une hausse de 1,6 point du taux normal de la TVA qui passera à 21,2 % ; une hausse de deux points de la contribution sociale généralisée (CSG) sur les revenus du capital. Nicolas Sarkozy et sa majorité ont ainsi satisfait, une fois de plus, une revendication patronale, et se sont prononcés en faveur d’une « TVA sociale » baptisée, pour des raisons médiatiques, « TVA compétitivité » ou « TVA emploi ».La Cgt n’a pas hésité, dès les premières annonces, à qualifier cette mesure d’antisociale, comme elle l’avait déjà fait en 2007, lors de la précédente campagne présidentielle. La Cgt s’y oppose parce qu’il s’agit d’une mesure qui pénalise particulièrement le monde du travail : salariés, retraités et privés d’emploi. L’instauration de la TVA sociale est une régression importante dans le mode de financement de la protection sociale : on passerait encore plus d’un financement assis sur le travail à une fiscalisation du système. Contrairement aux affirmations et promesses de ses partisans, la TVA sociale n’apporte aucune réponse aux problèmes de l’emploi, aux délocalisations et au creusement du déficit du commerce extérieur du pays. Ce sont en fait les consommateurs et particulièrement les travailleurs qui seront une nouvelle fois pénalisés, alors que la contribution des employeurs à la Sécurité sociale sera de nouveau allégée.


Logement : un violent plan d’austérité en préparation (Laurent Mauduit – Médiapart)

Logement : un violent plan d’austérité en préparation (Laurent Mauduit – Médiapart)

Logement : un violent plan d’austérité en préparation (Laurent Mauduit - Médiapart) dans ARTICLES imagesCALG1TS6

C’est une mesure encore confidentielle dont le candidat Nicolas Sarkozy se garde bien de parler quand il bat les estrades de la campagne présidentielle : Bercy a reçu la consigne de préparer un plan d’austérité sur les crédits budgétaires alloués au logement. Les instructions données visent à réduire d’environ 30 % les montants dédiés actuellement aux aides au logement, qui atteignent aujourd’hui près de 15 milliards d’euros, et à raboter d’environ 600 millions d’euros les crédits inscrits dans deux programmes, celui des aides à la pierre et celui de l’hébergement et accompagnement pour les personnes les plus défavorisées, qui disposent à l’heure actuelle de près de 1,7 milliard d’euros.

Jusqu’à présent, on ne connaissait que les grandes lignes du plan de rigueur que Nicolas Sarkozy voudrait mettre en œuvre s’il était réélu. Et nul n’a vraiment pu prendre la mesure concrète de l’austérité qui, secteur par secteur, en découlerait. Dans son programme (il est ici), le président sortant rappelle ainsi qu’il s’appliquerait à trouver 115 milliards d’euros pour parvenir à l’équilibre des finances publiques en 2016, conformément au programme de stabilité transmis à Bruxelles, dont 40 milliards de recettes supplémentaires et 75 milliards d’euros d’économies sur les dépenses.

Sur ces 75 milliards d’euros d’économies à réaliser d’ici 2016, 39 milliards d’euros ont déjà été annoncés dans le cadre du budget de 2012 ou de la Révision générale des politiques publiques (réforme des retraites, réduction du nombre des fonctionnaires, etc.). Nicolas Sarkozy a donc annoncé, dans un curieux euphémisme, qu’il reste 36 milliards d’euros à « documenter ».

Pour ces 36 milliards, le programme de Nicolas Sarkozy ne donne qu’une décomposition générale qui, elle-même, ne permet pas plus de prendre la mesure de la purge sociale qui en découlerait : il est question pêle-mêle de 7 milliards d’euros d’économies sur les dépenses de personnel de l’État et des collectivités territoriales, de 16 milliards sur les dépenses de fonctionnement et d’intervention de l’État, ou encore de 13 milliards d’économies sur les dépenses de l’assurance maladie.

Mais concrètement, quelles seraient les conséquences de ces économies sur la vie quotidienne des Français ? À ce niveau de généralités, les citoyens ne peuvent pas le mesurer. Ils sont de la sorte invités à penser que Nicolas Sarkozy est un gestionnaire avisé et rigoureux, mais ils n’ont pas de raison de penser que ces réductions des dépenses d’intervention de l’État vont, en fait, se traduire par une sorte de guerre aux pauvres.

 

 


Protection sociale et système de santé. L’urgence d’une réforme d’ampleur

Protection sociale et système de santé

L’urgence d’une réforme d’ampleur

Notre système de santé va mal. Face à ce constat, les enquêtes rappellent que la santé est une des préoccupations majeures des Français, en troisième position après les salaires et l’emploi. Un thème qui doit s’imposer dans le débat pour les élections présidentielles.

Depuis des années, la CGT dénonce cette situation et avance des propositions concrètes pour une réforme qui s’appuie sur les deux piliers sur lesquels doit s’organiser notre système de santé : le service public et une protection sociale solidaire.

La première proposition est celle de la démocratie face aux lobbies catégoriels puissants qui trop souvent bloquent toute évolution. Le remplacement des Agences Régionales de Santé par des chambres territoriales de santé pour organiser une vraie démocratie sociale de proximité, en charge d’analyser les besoins et de faire des propositions.  Une régulation administrée de l’installation des professionnels et la fin de la rémunération à l’acte, avec la suppression de tous les dépassements d’honoraires. Le regroupement des professionnels dans des centres de santé devient aujourd’hui incontournable.

Pour l’hôpital, il apparait indispensable d’abroger la loi « Hôpital, Patient, Santé et Territoire » et de supprimer la tarification à l’activité (T2A). Nous considérons que la santé ne peut être un service marchand,  le conventionnement par la Sécurité Sociale des établissements de santé privés à but lucratif doit être supprimé.

Face au problème de la démographie des professions de santé, nous proposons un plan d’urgence pour l’emploi et la formation.

L’industrie pharmaceutique constitue également un enjeu majeur. La question de l’indépendance de la recherche est incontournable. Nous proposons donc qu’une structure nationale de santé publique soit chargée de définir les priorités de recherche et de contrôler les relations entre la recherche publique et l’industrie.  Une politique de santé doit être « globale » et ne pas séparer ce qui relève de la santé au travail et de la santé publique. L’entreprise de démantèlement de la médecine du travail actuellement en cours doit donc être stoppée pour redonner à cette discipline un rôle central dans le système, notamment en termes de prévention.

Enfin se pose la question du financement qu’il faut remettre à sa juste place, après avoir défini ce qu’il faut financer. Aujourd’hui la Sécurité Sociale souffre d’un déficit de recettes. Nous avançons cinq propositions dont la mise en œuvre peut se faire immédiatement :

1. Une « double modulation » des cotisations sociales « patronales » suivant deux ratios. Le premier considère la masse salariale rapportée à la valeur ajoutée (lorsque la masse salariale augmente, le taux de cotisation diminue) ; le second rapporte les revenus financiers à la valeur ajoutée (lorsque le revenu financier de l’entreprise augmente, elle cotise relativement plus).

2. La remise en cause des exonérations de cotisations patronales qui ont connu une croissance exponentielle depuis les années 90 et représentent aujourd’hui plus de 30 Mds € par an.

3. La création d’une contribution sociale assise sur les revenus financiers des entreprises qui pourrait également inciter ces dernières à développer leurs investissements productifs, matériels comme immatériels (dépenses de formation en particulier).

4. L’institution d’un fonds de garantie des entreprises, afin de rembourser les impayés de cotisations qui occasionnent chaque année une perte de recettes pour le régime général de l’ordre de 2 Mds €.

5. La soumission à cotisations sociales dans les conditions de droit commun des revenus issus de l’intéressement, de la participation et des plans d’épargne d’entreprise (PEE).

La CGT souhaite vivement qu’un grand débat national soit lancé sur cette question afin de préserver et de développer un système qui, depuis 1945 sur la base des principes fixés par le Conseil national de la résistance, a fait la preuve de son efficacité et que les tenants des thèses néolibérales n’ont eu de cesse de vouloir détruire depuis le début des années 1980.


Sarkozy cible les syndicats

Sarkozy cible les syndicats

Le président des riches tire sur tous ceux qui luttent ! Après avoir attaqué la CGT pendant des semaines, il s’en est pris, hier matin, aux «permanents de la CFDT» de Florange.

Nicolas Sarkozy n’en rate pas une. Au diapason du Front national qui, après avoir tenté des hold-up ici ou là, a fini par renouer avec ses diatribes traditionnelles contre le syndicalisme, le président candidat UMP multiplie les attaques contre les organisations syndicales. La semaine dernière, en meeting à Nantes, il a trouvé le moyen de faire huer les «permanents de la CGT» qui, selon lui, ont «scandaleusement empêché la diffusion d’Ouest-France, qui avait commis un crime, prendre une interview que (je) leur ai donnée», alors que les difficultés d’impression et de diffusion du titre étaient en fait liées à un mouvement de solidarité impulsé par la Filpac-CGT et le SNJ, avec leurs collègues de Paris-Normandie, placé en redressement judiciaire ! Avant ça, depuis le début de l’année, le président des riches s’en est pris à de nombreuses reprises aux syndicats : «Que les syndicalistes défendent les syndiqués et ne fassent pas de politique!» Hier matin, dans un entretien à la presse régionale lorraine, Nicolas Sarkozy en rajoute une couche sur les sidérurgistes et leur intersyndicale CFDT-CGT-FO.

Les métallos n’oublient pas
les promesses non tenues

Entre eux et lui, après les promesses trahies à Gandrange et les coups d’épée dans l’eau à Florange (Moselle), c’est désormais la guerre : après avoir promis de transformer la campagne de la droite en «cauchemar» afin d’obtenir le redémarrage des hauts-fourneaux, les métallos ne sont pas près de digérer l’accueil aux lacrymogènes du 15 mars, non loin du QG du candidat UMP, et le président sortant passe son temps à contester leur représentativité, alors qu’à Florange, la CFDT, la CGT et FO ont, aux dernières élections professionnelles, rassemblé plus de 75 % des voix, avec une participation de 93 %. «Les permanents de la CFDT sont venus m’insulter et essayer de casser mon siège de campagne, déclare-t-il désormais. Ne confondons pas les salariés d’ArcelorMittal, que je ne laisserai pas tomber, et des syndicalistes qui trompent leurs adhérents en faisant de la politique au lieu de défendre l’intérêt des salariés.»  Chef de file de la CFDT d’ArcelorMittal, Édouard Martin rétorque vertement : «Si, pour lui, que des ouvriers essaient de défendre leur usine qui est menacée de fermeture c’est faire de la politique, alors là je lui réponds : oui, on fait de la politique !» Dans la même veine, Yves Fabbri, délégué CGT de Florange, insiste : «Devant l’effondrement industriel et social que subissent notre région et le territoire, nous nous invitons dans la campagne présidentielle pour interpeller les politiques sur la nécessité de maintenir tous les emplois industriels.»

 


La police aux portes du comité de paris normandie

La police aux portes du comité de paris normandie dans ARTICLES steve2La police aux portes du comité
Stop au PSE à Paris-Normandie
Non à ceux qui pourraient suivre !

Incident lors du comité de groupe extraordinaire réuni aujourd’hui dans la région parisienne. Une interruption de séance est intervenue quand les représentants des salariés se sont aperçus que deux policiers en civil étaient en faction devant la porte de la salle de réunion. Notre direction craignait-elle une opération musclée des salariés du pôle normand, voire une séquestration ?
Alors qu’un rapprochement avec le groupe belge Rossel, annoncé depuis octobre 2011, est toujours en suspens, le comité de groupe a constaté une fois de plus la situation critique et pour le moins opaque du groupe Hersant Media.
L’utilisation massive de lignes de crédits transitant par les filiales, des frais de groupe exorbitants pour des prestations aléatoires, des remontées de trésorerie ont pénalisé les différentes filiales dans leur gestion et dans leur développement.
Le comité de groupe s’interroge sur la qualification légale d’une telle gestion au profit du seul actionnaire et au détriment de l’intérêt social et économique des entreprises qui y sont représentées.
Paris-Normandie fait aujourd’hui les frais de cette politique qui voit GHM tenter de régler via le tribunal de commerce du Havre ses incapacités de gestion avec une échéance inacceptable au 11 avril. Nous rappelons qu’un journal n’est pas un produit comme les autres ; l’information étant constitutionnelle elle ne peut pas être traitée de la même façon : tel était l’esprit du Conseil National de la Résistance.
Les élus du comité de groupe, forts de l’appui de nombreuses délégations et motions de soutien des élus de la presse nationale, régionale et départementale, réaffirment leur entière solidarité aux élus et aux salariés de Paris-Normandie et mettront tout en œuvre pour empêcher la casse d’une entreprise et la remise en cause de la pluralité de l’information.
Réunis ce jour dans un sentiment de défiance vis à vis de leur direction, ils renouvellent la demande d’ouverture de réelles négociations globales entre les représentants des salariés, les représentants de Rossel, Philippe Hersant,le SPQR ainsi que les pouvoirs publics. Dans l’attente de cette rencontre, ils demandent la suspension du PSE en cours et de tous ceux hypothétiques.

Paris, le 4 avril 2012
Paris Normandie en direct du golf Robert Hersant

 

Les salariés de Paris Normandie et de la presse havraise, à l’appel du Snj et de la Filpac Cgt, se sont retrouvés au golf Robert Hersant, déclenchant la fureur de la direction GHM, présente à Torcy au comité de groupe, derrière des cohortes de policiers.

Eric Hersant non plus, n’était pas content. Manière de dire que pour la presse normande et ses emplois, on ne lâche rien Rendez-vous le 11avril dans l’action.

 

Merci aux camarades du Télégramme, du Dauphiné Libéré, de la NRCO, de Sud Ouest, de Nice Matin, de l’Union de Reims, de Midi libre, de La Voix du Nord, des centres d’impression du groupe Amaury, de Chapelle Darblay et aux militants parisiens

 

 


7 jours FILPAC CGT SPECIAL PRESSE (paris normandie)

Paris Normandie doit  survivre à Sarkozy

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 » Le traité généralise l’austérité sociale  » – interview Bernard Thibault au Monde

 » Le traité généralise
l’austérité sociale  » – interview Bernard Thibault au Monde

mardi 3
avril 2012

Bernard
Thibault consulte les fédérations et les unions départementales de la CGT pour
rechercher un consensus sur sa succession, en mars 2013. Il présentera à la
commission exécutive de la CGT, le 17 avril, la conclusion à laquelle il
arrivera, avant que le comité confédéral national – le parlement du syndicat -
soit saisi, en mai, d’une proposition sur le nom de celui ou de celle qui lui
succédera. Le secrétaire général de la CGT ne risque-t-il pas d’être hors du
jeu ?  » Jusqu’à présent, je n’ai pas capté de velléités de me mettre
hors-jeu à la CGT avant la fin du mandat « , répond M. Thibault qui
explique le positionnement de la CGT dans la campagne présidentielle.

Ne
craignez-vous pas, quel que soit le résultat de la présidentielle, d’être
confronté à une offensive sur l’austérité et la flexibilité, comme on l’observe
un peu partout en Europe ?

Tous les
syndicats européens sont opposés au traité européen, dont Nicolas Sarkozy est à
l’origine, qui généralise l’austérité sociale et la précarité. L’Europe ne
survivra pas si elle continue d’être associée au marché, sans ambition sociale.
Les mouvements nationalistes et racistes la feront imploser. Il faut des
syndicats forts en toutes circonstances. Sinon, seuls les employeurs et les
actionnaires font pression sur les gouvernements, quels qu’ils soient.

En 2002, la
CGT n’avait pas pris position contre la réélection de Jacques Chirac. Dix ans
après, elle souhaite ouvertement la défaite de Nicolas Sarkozy. Pourquoi ?

Ce n’est pas
la première fois qu’on est en désaccord avec le bilan d’une politique. Mais il
s’y ajoute, et ce n’est pas mineur, la conception qu’a eue Nicolas Sarkozy de
l’exercice de son mandat présidentiel. Il s’est transformé en président aux
pleins pouvoirs, arbitre ou juge en toutes circonstances et sur tous les
sujets, à l’opposé d’un président soucieux d’équilibre et d’une certaine
cohésion nationale. Le fait que tout dépend du bon vouloir de l’Elysée nous a
conduits dans des impasses qui sont pour beaucoup dans notre critique du bilan.
Ce n’est pas seulement son orientation politique mais aussi son action
personnelle qui expliquent que nous nous prononcions très clairement pour un
changement de président, susceptible d’ouvrir une séquence de changement de
politique économique et sociale.

Dans son
action, qu’est-ce que vous jugez le plus négatif ?

Incontestablement,
c’est la réforme sur les retraites de 2010, celle qui a fait descendre dans la
rue le plus de monde depuis quinze ans. En ayant eu cette prétention de
maintenir sa réforme coûte que coûte, quelles que soient l’ampleur et la durée
de la mobilisation, il ne peut pas s’étonner que, aujourd’hui, elle fasse
partie du fardeau de son bilan. Aucun responsable politique ne peut imaginer
qu’un tel choix politique, suscitant autant de protestations, n’ait pas de
conséquences sur le comportement électoral.

A son actif,
il y a la réforme de la représentativité syndicale…

On est là
dans une cuisine institutionnelle qui n’intéresse pas grand monde. C’est une
réforme positive, en faveur de laquelle on a milité, mais elle ne change rien,
fondamentalement, à la faiblesse des droits des salariés pour avoir prise, même
là où il y a une présence syndicale, sur les éléments qui structurent leur
quotidien, qu’il s’agisse des mesures de licenciement ou de réorganisation des
entreprises.

La CGT
va-t-elle faire campagne contre M. Sarkozy ?

On n’est pas
en campagne électorale, en ce sens que la CGT n’a pas de candidat à l’élection
présidentielle. Mais le bilan est très négatif, et nous mettons à la
disposition de nos militants un million de tracts pour le dire. Nul ne peut
être surpris, car la CGT a été en pointe dans la contestation. Nous n’avons pas
la prétention, en tant que syndicat, de guider le choix des uns et des autres,
sauf à mettre en exergue des mesures susceptibles de sortir de cette spirale de
crise et qui nécessitent de ne pas faire du social la variable d’ajustement
structurel de l’économie. C’est une approche qui restera posée après l’élection
présidentielle.

M. Sarkozy
fait de la CGT sa cible, et Laurence Parisot, présidente du Medef, vient de
critiquer votre engagement. Quelle est votre réaction ?

Le président
fait siffler la CGT dans ses meetings, comme en 2007. Il n’a pas changé. Il
veut bien recevoir les félicitations de Laurence Parisot qui, pour le Medef,
qualifie son action d’  » extraordinaire  » , mais pas les critiques du
premier syndicat de salariés. C’est surtout très révélateur de son intention de
piétiner  » les corps intermédiaires  » qui sont des obstacles à ses
objectifs.

La CGT ne
risque-t-elle pas d’être fragilisée si M. Sarkozy est réélu ?

A ce stade,
ce n’est pas l’hypothèse la plus probable. En même temps, la CGT assumera sa
responsabilité en fonction du choix que feront les citoyens. En 2007, nous
avions averti des risques sur l’élection du candidat de la droite. Une majorité
de citoyens en a décidé autrement. Si l’élection reconduit Nicolas Sarkozy, on
fera avec, mais nous aurons notre mot à dire. Imagine-t-on, alors, ce que
serait la situation en 2017 ? Que resterait-il du code du travail, des
conventions collectives, de la Sécurité sociale si Nicolas Sarkozy faisait un
deuxième mandat, à savoir le dernier ? Il prétend prolonger son premier mandat.
Avec un deuxième mandat, l’addition serait particulièrement lourde.

Dans les dix
exigences de la CGT pour sortir de la crise, le rétablissement de la retraite à
60 ans ne figure pas. Un oubli ?

Ces dix
exigences, c’est ce qu’on oppose aux plans de rigueur pour sortir de la crise.
La retraite n’y figure pas, mais cela ne nous a pas empêchés de faire un
meeting, le 31 janvier, pour réaffirmer nos revendications en la matière. On a
très clairement redit qu’on était pour un retour du droit au départ à la
retraite à 60 ans, avec une négociation aboutissant à une mesure de départ
anticipé pour les métiers pénibles. C’est notre fil conducteur, qui a mobilisé
des millions de salariés.

Ce n’est pas
ce que propose François Hollande…

François
Hollande dit que, dans l’hypothèse où il arrive au pouvoir, il prendra une
première mesure pour ceux qui ont commencé à travailler tôt et ouvrira
rapidement une négociation. Ce n’est pas la reprise intégrale de la
revendication de la CGT. S’il y a des espaces de négociation, ce sera aussi une
affaire de rapports de force. Ce serait un événement si, en 2012, un pays de
l’Union européenne décidait d’une mesure, sur les âges de départ en retraite,
qui prendrait à revers tout ce qui se fait en Europe.

 


Un article des Comissions ouvrières espagnoles

Un article des Comissions ouvrières espagnoles

Grand succès de la grève générale du 29 mars

10,2 millions de personnes ont suivi la journée de grève du 29 mars et 4 millions ont participé aux 111 manifestations convoquées dans tout le pays.

Le suivi de la grève générale appelée par les CCOO et l’UGT, ainsi que par d’autres organisations syndicales, contre la réforme du travail et pour la défense des services publics, a été un succès remarquable.

En dépit du chantage et des menaces de quelques chefs d’entreprises pour délégitimer la journée de grève, l’impact de la grève a été quasiment total dans les secteurs de la métallurgie, de la construction, des marchés centraux et des centres de distribution. La presse n’est pas parvenue dans les kiosques et les informations des chaînes de radio et de télévision ont été limitées à des éditions réduites. Plus de 75% des salariés du pays ont soutenu l’appel des CCOO et de l’UGT.

La demande énergétique a chuté de 25% par rapport au jeudi antérieur à la grève. La chute de l’activité productive a été de 88,8%,  supérieure celle des grèves de 2002 et 2010. On sait que certaines municipalités et entreprises ont gardé les lumières allumées tout le jour pour l’augmenter artificiellement la demande.Un article des Comissions ouvrières espagnoles dans ARTICLES 29_mars_espagne-300x112

A l’issue de la journée on comptait 111 manifestations qui ont rassemblé plus de 4 millions de personnes.

En ce qui concerne les manifestations dans les Communautés Autonomes, en Andalousie on a enregistré une participation de 360.000 personnes ; en Aragon 200.000 ; Asturies 100.000 ; Cantabrie 35.000 ; Castille et Leon 208.500 ; Castille La Manche 60.000 ; Catalogne 1.000.000 ; Euskadi 60.000 ; Extremadure 25.000 ; Galice 295.000 ; Iles Baléares 74.000 ;les  Canaries 160.000 ; Madrid 900.000 ; Murcie 110.000 ; Pays Valencien 400.000 ; La Rioja 25.000 ; Ceuta 300 ; Melilla 1.000 et en Navarre quelques 20.000 personnes.

Avec le 29 mars, il est clair que les travailleurs et les travailleuses ne sont pas disposés à accepter plus de coupes dans droits du travail et les droits sociaux, et qu’ils exigent le retrait de cette réforme du travail. Le secrétaire général des CCOO, Ignacio Fernandez Toxo, a déclaré que « la grève est une opportunité pour la négociation, et s’il n’en est pas ainsi, le conflit social s’amplifiera jusqu’à ce que la réforme du travail soit substantiellement modifiée. »

« Les syndicats, nous avons des propositions et des alternatives »

En plus de fixer un calendrier de mobilisations croissantes qui inclue le prochain 1er mai, en espérant que la réforme soit modifiée, CCOO et UGT s’adresseront dans les prochains jours au président du gouvernement, aux groupes parlementaires et aux organisations patronales pour chercher un consensus large qui permette, de relancer sur des bases différentes l’activité économique et pour réduire les niveaux élevés du chômage.

Ils demanderont aussi au « Défenseur du Peuple » qu’il présente un recours contre la réforme ; ils déposeront une plainte devant l’Organisation Internationale du Travail (OIT) pour atteinte aux différentes conventions ratifiées par l’Espagne ; ils demanderont au président du Congrès qu’il accélère « l’initiative législative populaire » (ILP) qu’ont présenté en leur temps les syndicats, avec le soutien de plus d’un million de signatures, et avec une proposition alternative pour stimuler la création d’emplois.

Enfin, nous souhaitons exprimer toute notre gratitude à toutes les organisations syndicales qui nous ont fait parvenir leur appui et leur solidarité.


Accords compétitivité emploi

Accords compétitivité emploi             Accords compétitivité emploi dans ARTICLES logo2

La CGT lance
une motion syndicale

Des négociations nationales se tiennent actuellement et les employeurs proposent un texte qui permettrait de baisser les salaires et faire varier la durée du travail par accord d’entreprise, ceci en échange d’un hypothétique engagement à maintenir l’emploi.
La CGT appelle tous les salariés à soutenir une motion syndicale pour s’opposer au projet d’accord proposé par le MEDEF.

Soutien à la motion à l’attention des organisations patronales

J’ai pris connaissance du projet d’accord national interprofessionnel proposé par les organisations patronales dans le cadre de la négociation « compétitivité-emploi ».
Ce projet d’accord est inacceptable : il ne vise qu’à diminuer les rémunérations, assouplir le droit du travail en s’attaquant notamment à des dispositions essentielles du contrat de travail des salariés, libéraliser le licenciement, limiter le pouvoir des juges.

Je refuse que soit négocié le « chantage à l’emploi ».

J’exige des organisations patronales :
- Qu’elles renoncent à ce projet visant la casse du droit social. Celui-ci ne ferait qu’aggraver la crise économique et sociale.
- Qu’elles discutent et négocient sur des solutions pérennes pour répondre à la crise, notamment en revalorisant les salaires, en développant l’emploi et les qualifications.

ALLEZ SIGNER LA MOTION SUR LE SITE CGT


Opération péage gratuit sur l’A13 par des salariés de Paris-Normandie

Une cinquantaine de salariés de Paris-Normandie ont organisé vendredi après-midi une opération « péage gratuit » sur l’autoroute A13 à hauteur d’Heudebouville (Eure), pour protester contre un plan de restructuration, a-t-on appris auprès de l’exploitation de l’autoroute.

Ces salariés ont levé vers 16H00 les barrières de péage pour laisser passer gratuitement les automobilistes auxquels ils ont distribué des tracts durant environ une heure. « On veut alerter les Haut-Normands sur les risques de voir leur presse disparaître et dire au gouvernement que nous ne nous laisserons pas faire », a déclaré Benoît Marin-Curtoud, délégué SNJ.

La Société normande de presse d’édition et d’impression (SNPEI), filiale du Groupe Hersant Média (GHM), qui édite Paris-Normandie et les quotidiens de la pointe de Caux, Havre Libre, Le Havre Presse et le Progrès de Fécamp, a été placée en redressement judiciaire le 29 février.

La direction a présenté depuis un plan de redressement qui prévoit notamment une nouvelle formule, la développement des activités et une réduction des coûts de structure passant par la suppression de 111 postes de travail sur 307.

 Paris-Normandie: péage-gratuit

Une cinquantaine de salariés de Paris-Normandie ont organisé cet après-midi une opération « péage gratuit » sur l’autoroute A13 à hauteur d’Heudebouville (Eure), pour protester contre un plan de restructuration, a-t-on appris auprès de l’exploitation de l’autoroute.

Ces salariés ont levé vers 16h les barrières de péage pour laisser passer gratuitement les automobilistes auxquels ils ont distribué des tracts durant environ une heure. « On veut alerter les Haut-Normands sur les risques de voir leur presse disparaître et dire au gouvernement que nous ne nous laisserons pas faire », a déclaré Benoît Marin-Curtoud, délégué SNJ.

Redressement judiciaire

La Société normande de presse d’édition et d’impression (SNPEI), filiale du Groupe Hersant Média (GHM), qui édite Paris-Normandie et les quotidiens de la pointe de Caux, Havre Libre, Le Havre Presse et le Progrès de Fécamp, a été placée en redressement judiciaire le 29 février.

La direction a présenté depuis un plan de redressement qui prévoit notamment une nouvelle formule, la développement des activités et une réduction des coûts de structure passant par la suppression de 111 postes de travail sur 307.
FIGARO.fr


soutien à nos camarades de VIANA

soutien à nos camarades de VIANA dans ARTICLES CGTP-IN_logo

Au syndicat des travailleurs PORTUGAIS de VIANA  en grève pour les salaires et les conditions de travail le 21 au 24 mars 2012.

la grève à été suspendue jusqu’au 15 avril, nos camarades sont toujours en négociation, le syndicat FILPAC CGT à envoyé un mail de soutien à nos camarades portugais de VIANA et à leur syndicat CGTP Confederação Geral dos Trabalhadores Portugueses

logo22 dans ARTICLES

 

Chères camarades,

nous avons bien reçu vos  documents et nous en ferons l’écho auprès des travailleurs d’EUROPAC FRANCE , nous sommes solidaires de votre lutte du 21 au 24 mars et pour la satisfaction de l’ensemble de vos revendications.

Le 29 mars nous avions un comité d’établissement (réunion mensuelle pour étudier la situation économique et sociale de l’entreprise) nous avons fait une déclaration visant à soutenir le mouvement démarré à VIANA et mettant en évidence la solidarité des travailleurs français avec nos camarades Portugais, et nos camarades Espagnols en grève nationale ce 29 mars. Les patrons d’EUROPAC comme les autres patrons utilisent la crise pour casser nos acquis sociaux, réduire nos salaires, nous imposer l’austérité dans l’austérité.

Le peuple portugais est acculé par son propre gouvernement.

L’actuel Premier Ministre portugais Passos Coelho et son gouvernement comme le gouvernement FRANCAIS imposent des coupes budgétaires et l’austérité, contraires aux intérêts de nos peuples.

Les mesures imposées par la (UE, BCE, FMI) en Grèce, en Irlande et au Portugal plongent ces pays dans le
chaos et la misère. la démocratie n’a plus de sens si les États et les gouvernements de ces pays sont au service des banquiers et non de leur peuple.
Avec la complicité de la social-démocratie et du gouvernement de centre-droit, les forces portugaises au service du capital ont signé un véritable « pacte d’agression ». En échange d’un prêt de 78 milliards d’€, les gouvernements qui
se sont succédés à la tête du Portugal depuis 2009 ont imposé de très violentes cures d’austérité : recul de l’âge légal pour partir à la retraite, liquidation et privatisations de services publics avec même la baisse des aides sociales pour les étudiants des classes populaires, un autre missile lancé pour casser le code du travail portugais, dernier rampart du droit des travailleurs
portugais, ce qui justifie trés amplement une riposte sociale. Les travailleurs du groupe EUROPAC doivent refuser cette situation et
mettre en avant leur volonté de résister comme vous le faites en ce moment.

Les travailleurs du PORTUGAL, d’ESPAGNE et de FRANCE refusent cette Union Européenne du capital, qui bafoue la souveraineté populaire, démantèle nos acquis sociaux et grave l’austérité dans le marbre avec le nouveau traité SARKOZY/MERKEL que nous combattons de toute nos forces !

Plus que jamais, il est temps de construire à l’échelle du continent, des coopérations mutuellement avantageuses entre nations, en plaçant « les travailleurs d’abord, et non les actionnaires » ! Ce qui suppose une rupture avec les traités de Lisbonne et Maastricht.

Camarade votre lutte, pour vos salaires, pour combattre l’austérité, pour vivre dignement de votre travail, devient notre lutte. Nous vous félicitons que votre mouvement de grève ai été massivement suivie ce qui indique un très haut niveau de réalisme de nos
camarades de VIANA  c’est un prolongement réussi de votre capacité de lutte. Je vous demande de partager avec l’ensemble  de nos camarades travailleurs de VIANA notre sentiment sur votre combat.

La FILPAC CGT d’EUROPAC papeterie de ROUEN vous souhaites courage et réussite  dans votre  juste combat.

Pour la FILPAC CGT
Fraternelles salutations YON Jean Bernard


En grève générale, les Portugais résistent à la casse du code du travail

En grève générale, les Portugais résistent à la casse du code du travail

Importante journée de grève générale et de manifestations ce jeudi au Portugal à l’appel du principal syndicat qui espère une forte mobilisation contre les mesures d’austérité du gouvernement responsables de la récession et du chômage.

« Manif », « Grève générale », « Basta » peut-on lire à Lisbonne sur les très nombreuses affiches, collées les jours précédents par les militants de la CGTP, le principal syndicat portugais. « Nous sommes convaincus que nous aurons un taux de participation significatif », a assuré Arménio Carlos, le leader de la CGTP qui rassemble quelque 600 000 sympathisants. Beaucoup de Portugais se disent en effet solidaires des grévistes. Et ce malgré le fait que la CGTP se soit lancée seule dans la bataille, sans le soutien de l’autre grande centrale syndicale, l’UGT, qui l’avait pourtant épEn grève générale, les Portugais résistent à la casse du code du travail dans SOCIAL-ECO greve-portugal-21-300x150aulée lors deux précédentes grèves générales de novembre 2010 et novembre 2011. La CGT est restée inflexible contre la réforme du code du travail qui prévoit l’assouplissement du marché du travail en matière d’horaires et de licenciements et la suppression de jours fériés et de jours de congés, ce que l’UGT avait accepté.

Les mesures d’austérité du gouvernement ont provoqué un ralentissement de l’économie portugaise qui, selon des prévisions officielles, devrait, cette année, se contracter de plus de 3% tandis que le taux de chômage devrait s’établir à 14,5%.

La grève touche particulièrement les transports dans les principales villes du pays où des manifestations étaient prévues dans l’après-midi. A Lisbonne, le métro et les navettes fluviales reliant les deux rives du fleuve Tage étaient à l’arrêt tandis que l’activité dans les principaux ports du pays devait être réduite. L’activité dans l’ensemble des services publics est également fortement perturbée, signe que la mobilisation est forte, même si moindre que ce qu’on a pu voir en Grèce.

Bernard Thibault, secrétaire général de la  CGT, a apporté tout son soutien à la CGTP : « Vos propositions sont justes : recréer et redistribuer des richesses dans le pays, et par conséquent revaloriser salaires et retraites, sont seuls aptes à redresser le cap. C’est d’ailleurs l’argumentation de la CGT : les marchés financiers ont pris le pas sur nos économies nationales et cela est inacceptable. Le nouveau Traité européen – que nous avons décidé de combattre ensemble au sein de la CES – ne ferait qu’augmenter encore les mesures d’austérité envers les salariés et les populations modestes. C’est pour toutes ces raisons que nous sommes à vos côtés et aux côtés des salariés portugais pour ce grand moment de mobilisation.

 » Lire le communiqué en entier.


Cinq ans de casse sociale : le bilan du quiquennat de Sarkozy par la CGT

Cinq ans de casse sociale : le bilan du quiquennat de Sarkozy par la CGT dans SOCIAL-ECO chomeurscgt_01-300x150Cinq ans de casse sociale : le bilan du quiquennat de Sarkozy par la CGT

 

Document. Nouveau Traité européen, salaires, hausse de la TVA, emploi… La CGT fait un bilan au vitriol du quinquennat de Nicolas Sarkozy,  fustigeant son « échec total sur l’emploi et sur la politique  industrielle » ou « la casse du système de protection sociale », à un mois  du premier tour de l’élection présidentielle.

 

« Au vu du bilan et des projets du président de la République, sa   réélection ouvrirait, à coup sûr, une nouvelle séquence de lourds reculs   sociaux », estime la CGT.

Dans un document, édité à un million d’exemplaires, titré « changer de politique, conquérir la justice sociale » publié vendredi sur  son site internet, le syndicat explique ne pouvoir être neutre « au  regard de la gravité de la situation ». Il n’appelle pas à voter pour un candidat en particulier mais à  faire échec « aux idées véhiculées par le Front national et banalisées  par d’autres ».

Parmi ses nombreux griefs : la réforme des retraites de 2010, le  « nouveau traité européen qui généralise l’austérité », l’absence de « coup  de pouce » au smic ou aux retraites, la hausse de la TVA le 1er octobre  prochain ou les suppressions de postes de fonctionnaires. Le chef de l’État est très critiqué sur son bilan pour l’emploi,  puisque la CGT rappelle que « le taux de chômage est passé de 8 à 9,4 % ». La CGT reproche également au candidat-président d’avoir supprimé la   Haute autorité contre les discriminations (Halde) en créant le Défenseur   des Droits.

Quant au programme de Nicolas Sarkozy, « ce serait plus  d’austérité pour les salariés et les retraités, l’accroissement des  inégalités entre les femmes et les hommes, une culpabilisation éhontée  des privés d’emploi, la stigmatisation des travailleurs migrants et  immigrés, la mise en cause du rôle des organisations syndicales  considérées comme obstacles à ses projets », poursuit la CGT.

Le syndicat réaffirme enfin « ses dix exigences pour  sortir de la crise », dont la revalorisation du Smic à 1.700 euros, la  suppression des heures supplémentaires défiscalisées, la taxation de la  spéculation et une réforme fiscale.

 

>>> Voir le document de la CGT sur le bilan du quinquennat de Sarkozy

 


Négociation « accords compétitivité emploi »

Négociation « accords compétitivité emploi »

Tout à perdre, rien a gagner !Négociation

A l’approche des prochaines échéances politiques, le Medef rêve sans complexe : il propose à travers les futurs « accords compétitivité emploi » souhaités par Nicolas Sarkozy, de pouvoir négocier dans les entreprises  toutes les réglementations qui aujourd’hui gênent le patronat : durée du travail, conditions de travail, éléments de rémunérations, aménagement des taux horaires ou du salaire, suppression de primes …

Le salarié n’aurait qu’à se soumettre à ces accords ou  se faire licencier pour cause réelle et sérieuse. Le licenciement ne lui ouvrirait pas les mêmes droits qu’un licenciement économique : ni droit à un plan de sauvegarde de l’emploi, ni à un droit au reclassement, ni droit au contrat de sécurisation professionnelle (CSP) …

Ce dispositif ne serait pas limité aux entreprises en proie à de grosses difficultés économiques, mais ouvert a toutes celles qui entendent prévenir des difficultés économiques à venir liées à des évolutions technologiques,  financières ou commerciales et leurs conséquences sur l’emploi.  Autrement dit, tous les secteurs économiques pourraient être concernés !

Aucune garantie, ni sanction ne sont prévues si l’employeur ne tient pas ses promesses de maintien de l’emploi. La proposition patronale va jusqu’à prévoir des limites à l’intervention du juge en cas de non respect de l’accord.

Naturellement,  il n’est pas prévu de limiter les dividendes des actionnaires : l’accord compétitivité emploi,  c’est zéro contrainte pour le capital !

Nous sommes face a une négociation proprement déloyale : tout devrait servir la cause de l’employeur au détriment des salariés. Les salariés et leurs délégués syndicaux seraient livrés purement et simplement au chantage patronal.

La CGT ne peut accepter de telles conditions de négociation. Où est le droit effectif à la négociation collective alors que d’emblée, il s’agit de sécuriser la flexibilité et le chantage à l’emploi ?

Face à ces exigences patronales, la responsabilité des organisations syndicales est grande : elles ne peuvent plus ignorer après cette séance de négociation les intentions réelles du patronat. Ensemble, elles ont les moyens de repousser cette offensive dans l’intérêt des salariés qu’elles représentent.

Il est urgent de promouvoir d’autres réponses pour sortir de la crise. Il faut valoriser l’emploi stable, augmenter les salaires et répartir autrement les richesses créées.

La CGT s’emploiera à informer largement sur les dangers de cette négociation, sur les alternatives à porter et en plaçant celle-ci sous surveillance des salariés.


Grève générale au Portugal Message de soutien de la CGT

Grève générale au Portugal

Message de soutien de la CGT

A l’occasion de la grande journée de mobilisation et de grève, le secrétaire général de la CGT a adressé le message suivant au secrétaire général de la CGTP, Arménio CARLOS.

Cher Camarade,Grève générale au Portugal Message de soutien de la CGT dans ARTICLES imagesCA3BWILZ
A l’occasion de la grande journée de mobilisation et de grève que vous organisez demain, je tenais à vous adresser mes meilleurs vœux de succès, et à vous assurer du soutien de toute la CGT.

Le projet de réforme du marché du travail tel que le prévoit le gouvernement Coelho et les attaques contre les services publics et les fonctions sociales de l’emploi sont dans la droite ligne des projets déjà infligés par la Troïka ailleurs, notamment en Grèce. Or, le résultat est catastrophique : la situation des salariés ne fait que se détériorer au quotidien, le chômage a explosé, les retraités se retrouvent sans ressources. Pour autant, la situation ne s’améliore pas.

Vos propositions sont justes : recréer et redistribuer des richesses dans le pays, et par conséquent revaloriser salaires et retraites, sont seuls aptes à redresser le cap. C’est d’ailleurs l’argumentation de la CGT : les marchés financiers ont pris le pas sur nos économies nationales et cela est inacceptable. Le nouveau Traité européen – que nous avons décidé de combattre ensemble au sein de la CES – ne ferait qu’augmenter encore les mesures d’austérité envers les salariés et les populations modestes.

C’est pour toutes ces raisons que nous sommes à vos côtés et aux côtés des salariés portugais pour ce grand moment de mobilisation.

Reçois, Cher Camarade, mes meilleures salutations.

 

Bernard Thibault
Secrétaire général de la CGT


Nominations au CESE (Conseil économique, social et environnemental)

 

Entre précipitation et renvoi d’ascenseur, une singulière conception de la concertation !

Nominations au CESE  (Conseil économique, social et environnemental) dans ARTICLES images12Alors que depuis décembre 2010 et la mise en place de la nouvelle mandature au Conseil économique, social et environnemental, la nomination de personnalités associées prévue par les textes ne s’était pas faite, le gouvernement vient de décider, à quelques semaines d’échéances politiques majeures et sans aucune concertation avec les différentes forces qui constituent le CESE, de pourvoir la totalité de ces sièges vacants.

Cette situation appelle plusieurs remarques de la part de la CGT :

La nomination de ces 72 personnes pour une durée de deux ans bloque de fait toute perspective d’évolution et de nomination future pour les besoins du CESE ; le Bureau du CESE avait souhaité une approche souple dans la nomination de ces personnalités, permettant par exemple de nommer des experts pour une période courte en fonction des avis en préparation. La loi organique de 2010 ouvrait cette possibilité, le gouvernement la ferme aussitôt.

Publiée la veille du 8 mars, cette liste comprend 28 femmes pour 44 hommes : la loi organique oblige chaque organisation nommant des membres au Conseil de respecter la parité (la CGT s’y obligeait pour sa part avant même la loi), le gouvernement se considère satisfait d’une proportion  d’un-tiers de femmes pour les personnalités associées relevant de sa seule prérogative ! Derrière les grands discours, la réalité s’affiche : elle s’apparente à du mépris.

Enfin, ces nominations interviennent six semaines avant les élections présidentielles, elles sont l’occasion de remercier un certain nombre de personnes membres de l’actuelle majorité, la grande majorité des élus ou anciens élus nommés sont tous encartés à l’UMP, le summum étant atteint à la Section de l’Aménagement durable où l’on retrouve cinq élus UMP sur les huit nominations de cette section.

Au-delà de la qualité et des compétences personnelles de chacun, tout cela témoigne d’une grande précipitation et du peu de cas fait au dialogue et la concertation avec le CESE et ses composantes qui aurait dû prévaloir avant ces désignations. Ces nominations ne dérogent malheureusement pas avec la logique politique mise en oeuvre lors de la désignation des 40 personnalités qualifiées intervenue  lors de l’installation du conseil par le président de la République.

Pour sa part, la CGT poursuivra son travail au CESE comme elle l’a fait depuis le début de la mandature, en faisant entendre ses opinions et propositions et en construisant avec d’autres des avis et préconisations utiles pour les salariés comme pour le pays.


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